Méditation à la bonne heure 13 mai

13 mai

Lorsque je me souviens de toi sur ma couche, je médite sur toi pendant les veilles de la nuit.

Psaume 63.7

Les jours qui passent ont ceci en commun qu’ils nous donnent l’occasion de toujours plus réaliser les profondeurs du péché, mais également les profondeurs plus grandes en­core de la grâce. Quand arrive le soir et que nous faisons le point devant Dieu de ce que nous avons pu voir, faire, comprendre, aimer, haïr, quand toutes ces choses nous mènent une fois encore à la croix de Christ, parce que c’est là que toutes choses nous mènent et que c’est aussi de là que toutes choses découlent, alors ce temps est un temps les plus profita­bles que nous ayons dans une journée. Quand les ténèbres approchent ou qu’elles sont déjà là, quelle bénédiction de se souvenir de Dieu et de méditer sur lui ! Ainsi, la lumière de Christ continue d’illuminer notre cœur, alors que nous devons nous abandonner au sommeil.

Méditation à la bonne heure 12 mai

12 mai

Tu as donné à ceux qui te craignent une bannière en fa­veur de la vérité.

Psaume 60.6

Marchant dans la crainte de Dieu, les croyants ont une vie qui se distingue de celle des impies. La différence se trouve dans ce qu’ils reçoivent de la part de Dieu : l’Esprit qui inspire la crainte respectueuse donne égale­ment une nouvelle disposition à l’égard de la vérité qui se trouve en Christ. La vérité de­vient en effet précieuse pour le croyant ; elle est son point de repère et il l’aime. Il n’a pas honte d’elle, mais au contraire, il veut qu’elle soit connue et reconnue jusqu’aux extrémités du monde. Il fait d’ailleurs tout ce qu’il peut dans cette perspective. Souvenons-nous des soldats d’antan qui portaient avec fierté la bannière de leur armée en allant au combat ; les croyants doivent aussi avancer fièrement dans ce monde avec la bannière de la vérité, vivre en tout temps et être prêts à mourir pour elle.

Méditation à la bonne heure 11 mai

11 mai

Ils errent ça et là, cherchant leur nourriture.

Psaume 59.16

Les hommes sont tous en quête de bon­heur. Il existe en effet en eux un vide à ce su­jet et ils cherchent à le combler. Leur nature intrinsèquement rebelle à Dieu les pousse malheureusement à chercher leur bonheur en dehors de lui. Ils s’orientent donc « çà et là » vers toutes les sortes de propositions qui se trouvent dans le monde ; le sexe, l’argent, la drogue, le sport, le manger et le boire, la religion même, pourvu que cela les glorifie dans leurs œuvres, etc. Ce n’est cependant pas dans ces choses qu’ils combleront les be­soins de leur âme. Rien de tout cela n’est en mesure de pleinement satisfaire le désir qu’ils ont d’être heureux. Celui qui a créé l’âme sait comment la rassasier. Il déclare qu’en Christ seul se trouve la nourriture qui donne la vie (Jean 6.33-35) ; celui qui la discerne est heu­reux (Proverbes 16.20).

Méditation à la bonne heure 10 mai

Méditation à la bonne heure du 10 mai

Mon cœur est affermi, ô Dieu ! mon cœur est affermi ; je chanterai, je psalmodierai.

Psaume 57.8

Les temps de luttes permettent souvent au croyant de se rendre compte combien l’Eternel est le Dieu des délivrances. Le combat spi­rituel ramène en effet le croyant à la parole di­vine ; elle lui dessine les traits de son Sauveur. La nécessité du moment pousse également tellement à la prière que c’est l’occasion d’en redécouvrir les vertus. Les armes de la parole et de la prière ne tardent pas, par l’Esprit de la consolation, à produire leurs effets : le cœur se trouve affermi. Souvenons-nous qu’il est incomparablement plus profitable de passer un petit temps avec Dieu que beaucoup avec les hommes ; n’hésitons donc pas à en passer beaucoup avec Dieu ! De notre cœur jaillissent alors des chants et des louanges qui se répan­dent jusqu’aux oreilles de ceux qui ne connais­sent pas encore le Dieu du salut.

Méditation à la bonne heure du 9 mai

9 mai

Je dis : Qui me donnera des ailes comme à la colombe ? Je m’envolerais et je trouverais une demeure

Psaume 55.7

David était fatigué de lutter contre l’ennemi ; le guerrier sentait ses forces l’abandonner. La meilleure des choses à faire, en pareille situation, est de répandre son cœur devant le Dieu de grâce. Peu importe si l’expression ne se traduit que par des soupirs, car ils disent parfois plus que des mots bien articulés. Le Seigneur nous connaît mieux que nous-mêmes et sait lire ce que nous avons dans le cœur. De plus, il est le Dieu de l’alliance qui nous assure toujours la provision de grâce suffisante pour faire face à toutes nos circonstances. Pourquoi donc désirer les ailes de la colombe pour fuir la réalité? Que le Saint-Esprit ramène le serviteur fatigué vers l’arche qui se trouve en Christ; c’est en lui seul que se trouve le véritable repos et c’est par lui seul que le croyant renouvelle ses forces.

Méditation à la bonne heure 8 mai

8 mai

L’insensé dit en son cœur : Il n’y a point de Dieu !

Psaume 53.1

Ce psaume est quasiment identique au Psaume 14. Le Seigneur a décidé de renou­veler l’accusation qu’il contient presque mot pour mot ici, puis une fois encore dans l’épître aux Romains (Romains 3.10-18). La situation de cet insensé est grave. Il lutte de tout son être contre la claire révélation de Dieu. Il parle même en son cœur pour nier ce qu’il sait pourtant être vrai. Partir sur cette base, c’est forcément partir à la catastrophe, à la ruine éternelle. C’est hélas ce que font sans excep­tion tous les hommes et leur progéniture, par nature. Le verdict pour de tels rebelles doit tomber et il tombera. Comment ? Il existerait un seul espoir d’y échapper ? Mais l’insensé n’en aura rien à faire, puisqu’il est dans sa na­ture d’être insensé ! Cependant Dieu, dans sa grande miséricorde en Jésus-Christ, change la nature des insensés. Alléluia !

 

Méditation à la bonne heure 7 mai

7 mai

O Dieu! crée en moi un cœur pur, renouvelle en moi un esprit bien disposé.

Psaume 51.12

Le psalmiste reconnaît qu’il est impossible, avec les élans du cœur naturel, de marcher dans les voies de Dieu. Il a besoin d’être puri­fié, lavé complètement de son péché; le regard que Dieu a sur lui est insupportable. Son seul espoir réside dans la valeur du sang de Christ: si Dieu tourne les yeux sur le sang précieux de son Fils pour laver le pécheur repentant, alors le croyant est délivré. Et il l’est. Le croyant invoquant ce sang est au bénéfice d’un cœur purifié; l’Esprit de Dieu le lui confirme. Devant l’immense grâce de son Sauveur, le chrétien est conduit à s’humilier; son esprit devient plus sensible au salut et il en retrouve la joie. Dans cette joie spirituelle, il est disposé à proclamer autour de lui le beau message de l’Evangile; l’abondance de la grâce qui surpasse celle du péché.

Méditation à la bonne heure 6 mai

 6 mai

Celui qui, en sacrifice, offre la reconnaissance me glorifie, et à celui qui veille sur sa voie je ferai contempler le salut de Dieu.

Psaume 50.23

L’adoration des croyants à l’égard du Dieu juste et tout-puissant est une adoration qui trouve son origine en Dieu lui-même, en sa personne et en son œuvre. Ils contemplent celui qui a fait alliance avec eux par le sacri­fice de Jésus-Christ ; son Esprit les pousse alors à exprimer leur reconnaissance pour un si grand salut. Les cœurs qui en sont touchés cherchent à glorifier leur Dieu dans tous les aspects de leur vie. Mais le religieux de nom seulement trouve l’origine de son adoration en lui-même ; il pense qu’il peut s’acquitter de certains devoirs envers Dieu, pour ensuite faire ce qui lui plaît. Ses sacrifices ne sont pas teintés de sa reconnaissance, car il ne connaît, en réalité, pas Dieu. Même s’il connaît intellec­tuellement la théologie la plus orthodoxe, cet irréligieux de cœur ne connaît pas le salut de Dieu en Christ.

5 Mai

Ils ne peuvent se libérer l’un l’autre, ni donner à Dieu le prix de leur rançon.

Psaume 49.8

L’incrédule cherche à bâtir son empire sur terre. Ce qui compte pour lui, c’est la façon dont il va pouvoir s’établir et s’étendre du­rant sa vie. Les possessions, les richesses, les honneurs, la gloire sont autant d’objectifs qu’il se fixe pour avoir l’impression de « réussir » sa vie. Pourtant, est-ce que ces choses peuvent lui être d’un grand secours pour sauver son âme ? Même s’il veut se donner bonne conscience en faisant du bien à son prochain, il ne lui sera ja­mais que d’un secours provisoire. Personne ne peut se libérer soi-même ni libérer quelqu’un d’autre de la condamnation du péché et de la mort. Seul Jésus-Christ homme a pu payer le prix élevé de la rançon qui libère son peuple de ses péchés. Seuls ceux qui se confient en lui « réussissent » véritablement leur vie, car il a donné la sienne pour eux.

Méditation à la bonne heure 4 mai

4 mai

Parcourez Sion et contour- nez-la, comptez ses tours, ob­servez son rempart, examinez ses donjons, pour le raconter à la génération future.

Psaume 48.13-14

La montagne de Sion est à la grâce ce que la montagne du Sinaï est à la loi de Dieu (cf. Hébreux 12.18-22). Lorsque le croyant est appelé à parcourir Sion, il est spirituelle­ment appelé à prendre la mesure de la grâce de Dieu qui se trouve en Christ. Il est certai­nement impossible à l’homme d’en mesu­rer la profondeur ; l’éternité ne suffirait pas ! Cependant, en appliquant son cœur à en faire le tour, il en découvre diverses facettes : nous trouvons par exemple dans la grâce de Dieu, les tours d’une théologie solide, qui permet­tent de voir de loin l’erreur arriver ; un rempart contre toutes les tentatives chamelles et dia­boliques de présenter le salut par les œuvres ; les donjons du cœur, là où le Seigneur fait sa demeure. Ce sont toutes ces choses dont le croyant doit parler à la génération future.