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Manne pour aujourd’hui 18 janvier

Les yeux du cœur

Lecture biblique : Psaume 32 :1-11

Verset clé : « Je t’instruirai et te montrerai la voie que tu dois suivre ; je te conseillerai, j’aurai le regard sur toi. »                   (Psaume 32 :8)

Méditation : Vous est-il arrivé que quelqu’un vous guide des yeux ? Les yeux peuvent approuver, exprimer l’alarme ou communiquer l’amour. Nous avons tous eu l’occasion de lire dans les yeux d’une personne ce quelle ressentait à notre égard. Souvenez-vous des occasions où quelqu’un vous a indiqué de vous rendre dans une autre partie d’une pièce, ou vous a signalé qu’une autre personne avait besoin de vous, et ce, d’un simple coup d’œil dans une certaine direction. Quand nous nous trou­vons dans une réception, ma femme peut me diriger vers une personne qui a besoin de moi par le simple mouvement de ses yeux.

Le psalmiste nous assure que Dieu nous conduit de la même manière. Une communion intime avec la face de Dieu pendant la prière permet à ses yeux de nous guider. Il nous fait part de sa réaction sur ce que nous avons fait ou que nous comptons faire. Il attire aussi notre attention sur les situations et les personnes dont il désire que nous nous occupions : le Seigneur nous conduit.

Nous serons délivrés de bien des soucis si nous croyons avec certi­tude que Dieu agit parmi les hommes et dans les circonstances de la vie. Quand nous perdons cette ferme conviction, nous devenons sombres et moroses. Si nous vivons avec le sentiment que tout dépend de nous, que rien ne se fera sans nous, ou que les seules choses qui deviennent réalité sont celles que nous pouvons voir ou constater par nous-mêmes, les pressions de la vie nous vaincront.

Christ cherche maintenant à vivre sa vie en nous. Voilà ce que nous devons savoir. Le Seigneur est à l’œuvre dans les personnes que nous aimons (et dans d’autres que nous devons apprendre à aimer) ; il accomplit ses plans après les avoir dégagés de l’enchevêtrement inextricable des problèmes humains. Au cours de la prière, les yeux de notre cœur rencontrent l’œil du Seigneur qui nous conduit

Pensée du jour : « Afin que le Dieu de notre Seigneur Jésus-Christ, le père de gloire, vous donne un esprit de sagesse et de révélation, dans sa connais­sance, et qu’il illumine les yeux de votre cœur, pour que vous sachiez quelle est l’espérance qui s’attache à son appel, quelle est la richesse de la gloire de son héritage qu’il réserve aux saints. » (Éphésiens 1 :17-18)

Manne pour aujourd’hui 17 janvier

Les pensées vagabondes

Lecture biblique : Psaume 139 :1-24

Verset clé : « Où irais-je loin de ton Esprit, et où fuirais-je loin de ta face ? » (Psaume 139 :7)

Méditation : « Comment puis-je me débarrasser des pensées vagabondes quand je prie ? » Cette question m’a été posée à maintes reprises.

Les pensées vagabondes nous avertissent simplement qu’autre chose occupe notre esprit. Pourquoi ne pas nous entretenir avec Dieu de ce qui captive réellement notre attention ? Tout ce vers quoi s’égare notre esprit indique les problèmes que Dieu devrait nous aider à résoudre ou à surmonter.

Mais que dire des pensées négatives et fantaisistes ?

Elles trahissent un besoin plus profond. Permettez à Dieu, dans sa compassion, d’en dévoiler la cause. Nous ressemblons à une bobine de fil dont un seul bout dépasse. Le Seigneur s’en empare et commence à démêler l’écheveau. Puisqu’il sait tout de nous, il n’est jamais surpris. Pourquoi croyons-nous pouvoir lui cacher quelque chose ? Il n’est pas d’endroit où nous puissions aller, même pas au tréfonds de nous-mêmes, où il ne soit déjà là à nous attendre.

« Combien de fois devrais-je demander quelque chose à Dieu dans mes prières ? » Je réponds par une formule qui me convient bien : « Demander une fois et le remercier mille fois ». Dieu n’est pas sourd et il n’oublie pas les requêtes que nous lui adressons. Le remercier de nous avoir entendus est une méthode efficace de lui confier pleinement notre besoin. Le Seigneur sait ce qu’il nous faut et il agira quand cela correspondra à son plan et à son temps pour nous.

Souvenez-vous que la prière n’est pas une discussion avec Dieu pour le convaincre d’adapter les circonstances à notre point de vue, mais un exercice par lequel son Esprit nous rapproche de sa volonté.

Pensée du jour :

Ta grâce est mon glorieux recours, À chaque instant, mon unique secours !

Que ta grâce, ô Dieu, tel un cordage, Arrime mon cœur vagabond au tien !

Je sens, ô Seigneur, mon cœur si volage, À quitter le Dieu que j’aime, si enclin ;

Prends-le, ô prends-le et scelle-le Dans tes célestes parvis, scelle-le.

Robert Robinson

 

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Manne pour aujourd’hui 16 janvier

La meilleure réponse de Dieu

Lecture biblique : 1 Thessaloniciens 5 :16-21

Versets clés : « Soyez toujours joyeux. Priez sans cesse. Rendez grâces en toutes choses, car c’est à votre égard la volonté de Dieu en Jésus-Christ. »

(1 Thessaloniciens 5 :16-18)

Méditation : « Si j’avais la certitude, déclara John Baillie, que Dieu allait exaucer mes prières simplement parce que je les ai exprimées, sans même les étudier à la lumière de sa miséricorde, sans même les examiner avec sa sagesse suprême, je crois que je n’oserais plus formuler que très peu de prières. »

Toutes les prières sont exaucées, mais pas toujours de la manière que nous avions espérée ou dans le délai que nous aurions voulu. Nous jugeons souvent l’efficacité de la prière en nous basant sur les résultats obtenus. Ainsi, nous prenons Dieu pour notre garçon de course céleste.

Comme Dieu peut voir ce que nous ne distinguons pas, et qu’il connaît des dimensions qui nous dépassent, il prépare ses réponses selon un plan plus élevé que nous ne pouvons imaginer. Nous devons lui faire part de nos besoins, puis les lui abandonner. C’est seulement après coup que nous verrons l’étroitesse de notre vision et que nous comprendrons que sa réponse dépassait tout ce à quoi nous aurions pu nous attendre.

La prière ne se limite pas à un endroit et à un moment où nous disons à Dieu ce qu’il doit faire, mais elle devient une expérience au cours de laquelle il modèle notre vie. Dans le calme de la méditation, nous commençons à voir les choses sous un angle différent, et nous recevons la force d’attendre le déroulement du plan de Dieu.

« La prière n’est pas une méthode astucieuse selon laquelle, quand nous pro­nonçons les mots appropriés, nous sommes assurés de leur aboutissement. La promesse n’affirme pas que le Père agit toujours comme nous le demandons, mais plutôt qu’il entend toujours. »               Elton Trueblood

« Un refus peut être la réponse s’il est donné de telle façon que Dieu et l’âme peuvent par la suite se comprendre mutuellement. » James Denney

Pensée du jour : Dieu nous a créés à son image. N’essayons pas de lui rendre la pareille !

Manne pour aujourd’hui 15 janvier

Le problème des prières apparemment inexaucées

Lecture biblique : 2 Corinthiens 12 :7-10

Verset clé : « Et il m’a dit : “Ma grâce te suffit, car ma puissance s’accomplit dans la faiblesse”. Je me glorifierai donc bien plus volontiers de mes faiblesses, afin que la puissance de Christ repose sur moi. » (2 Corinthiens 12 :9)

Méditation : « Qu’en est-il des prières inexaucées ? » Cette question révèle une erreur profonde.

Nous croyons peut-être que nos prières ne reçoivent pas de réponse, mais l’absence de réponse ne pourrait-elle pas être en fait une réponse ?

La prière ne consiste pas uniquement à donner à Dieu une liste de nos besoins ponctuée d’un « amen » final. Elle n’est pas une formule magique pour obtenir ce que nous désirons.

La prière a pour but de nous disposer à recevoir ce que Dieu veut. Quelques prières demeurent inexaucées parce que nous ne demandons pas avec foi. Nous ne croyons pas que Dieu puisse nous répondre.

Souvent, les prières paraissent inexaucées parce que nous n’avons pas obtenu ce que nous souhaitions. Nous ne voyons qu’une partie infime de la réalité ! Se pourrait-il que nous soyons réticents à accepter la réponse déjà donnée ?

Nous souffrons d’impatience. Pourquoi nos prières restent-elles si longtemps inexaucées ? Ne vous êtes-vous jamais posé cette question ? Nous nous la sommes tous posée un jour ou l’autre. Nous voulons tout pour la veille. Notre société de l’instantané ne supporte pas l’attente. La prière diffère du fonctionnement d’un ordinateur dans lequel vous insérez une question et voyez aussitôt la réponse jaillir. Le Seigneur a préparé et disposé toutes choses pour notre bien.

L’apôtre Paul pria et découvrit la seule solution satisfaisante à ce qui semblait une prière non exaucée : le Seigneur suffit ! Toute réponse en dehors du Seigneur ne constitue pas une réponse valable. Sa puissance s’accomplit dans notre faiblesse. Une seule alternative s’offre à nous : la frustration ou la liberté. Nous pouvons devancer Dieu ou avancer à ses côtés.

Décidez-en aujourd’hui. Permettez-lui de contrôler votre vie et de fixer le moment favorable pour répondre à vos prières. La paix de votre esprit, votre santé et vos rapports avec les autres en dépendent Le ciel ne s’affole jamais. Pourquoi le ferions-nous ?

Pensée du jour : Le Seigneur lui-même est la réponse à toute prière.

 

Manne pour aujourd’hui 14 janvier

S’attendre à trop peu

Lecture biblique : Actes 12:1-25

Versets clés : « Ils lui dirent: Tu es folle. Mais elle affirma que la chose était ainsi. Et ils dirent: C’est son ange. Cependant, Pierre continuait à frapper. Ils ouvrirent et furent étonnés de le voir. »                          (Actes 12:15-16)

Méditation : Un homme se trouvait au bout du rouleau ! Il avait tout essayé pour résoudre un problème personnel délicat. Il avait passé des heures à réfléchir à ce qu’il devait faire. Toutes les possibilités envisagées présentaient des inconvénients évidents. Il ne lui restait qu’une solution : remettre cette situation confuse et complexe entre les mains de Dieu en lui avouant son incapacité et en lui demandant sa direction et son conseil.

« Très bien, décida finalement cet homme, je vais confier mon problème à Dieu… mais, dites-moi, comment saurai-je qu’il m’a répondu ? Comment, en règle générale, reconnaissez-vous les réponses à la prière ? »

Comment auriez-vous répondu à cet homme ?

Si vous ressemblez à la majorité des gens, vous auriez éprouvé quelques difficultés à lui répondre. Beaucoup, non seulement, ont du mal à considérer la prière comme une conversation naturelle et spontanée avec le Seigneur, mais ils restent perplexes et même incapables de reconnaître les réponses aux prières qu’ils ont formulées.

Ne vous culpabilisez pas outre mesure : nous nous trouvons dans la bonne compagnie de l’Église primitive. Ces saints hors pair avaient aussi quelque peine à reconnaître la réponse de Dieu à leurs prières. Le passage humoristique dans Actes 12 qui nous relate comment l’Église pria pour Pierre, puis ne reconnut pas la réponse de Dieu, nous rassure un peu en nous montrant que ces grands athlètes spirituels souffraient aussi du sous-développement de leurs muscles de prière, de myopie dans leur vision et d’une espérance obscure. Cet incident cristallise un problème général de la prière auquel ils devaient continuellement faire face quand ils confiaient leurs difficultés au Seigneur et attendaient désespérément sa réponse.

Si nous voulons vraiment une réponse de Dieu, nos yeux s’ouvriront à ses réponses et nous participerons avec lui aux implications de cet exaucement.

Pensée du jour: Notre problème ne consiste pas à obtenir la réponse de Dieu à nos prières, mais à reconnaître les réponses qu’il nous a déjà données.

Manne pour aujourd’hui 13 Janvier

À quoi vous attendez-vous ?

Lecture biblique : Jean 5 :1-15

Verset dé : « Jésus l’ayant vu couché, et sachant qu’il était déjà malade depuis longtemps, lui dit : “Veux-tu être guéri ?”. »  (Jean 5 :6)

Méditation : « Eh bien, à quoi vous attendiez-vous ? » Telle est la question que nous posons quand quelqu’un se trouve confronté à une déception qui nous semblait prévisible.

Nous devrions aussi la poser quand des gens expriment de l’étonne­ment devant une intervention miséricordieuse du Seigneur.

Par-dessus tout, nous devrions nous la poser à nous-mêmes. À quoi nous attendons-nous ? L’expectative, redoublée d’une imagination nourrie par le Saint-Esprit, peut produire autant de fruit que la prière dynamique.

Le récit de la guérison de cet homme près de la piscine de Béthesda nous révèle un fait crucial : Jésus demande à ce paralytique s’il veut être guéri. Que c’est étrange ! Cet homme était malade depuis 38 ans et il attendait que l’ange vienne agiter les eaux de la piscine de ses ailes. Mais quelqu’un pénétrait toujours dans l’eau avant lui…

Jésus s’aperçut que, selon toute vraisemblance, cet homme ne s’at­tendait plus à un miracle. Il lui posa donc cette question : « Veux-tu être guéri ? ». On pourrait aussi traduire cette phrase par : « Veux-tu être régénéré ? » ou « Veux-tu être sauvé ? ».

Christ le peut ! Mais le croyons-nous ? Notre manque d’expectative peut bloquer la route aux miracles de Dieu dans tous les domaines de notre vie et de nos relations. L’incrédulité, le découragement et la dé­ception peuvent paralyser notre attente, notre espérance. Nous nous attendons à peu et nous trouvons normal que les autres et nous-mêmes recevions peu. Dieu, par la loi supérieure de l’amour, nous fait coopérer à son intervention dans la loi inférieure de la nature.

La remarque de Jésus au paralytique après sa guérison nous surprend : « Voici, tu as été guéri ; ne pèche plus, de peur qu’il ne t’arrive quelque chose de pire ». Pourquoi jugeait-il nécessaire de convaincre cet homme de sa guérison ? L’ex-paralytique était-il devenu si négatif qu’il ne s’attendait pas à un miracle, et une fois le miracle accompli, demeurait-il vulnérable au point de commettre le péché d’incrédulité et de douter ainsi de la réalité du miracle ? Laissons-nous interpeller également.

Pensée du jour : Je m’attendrai à de grandes choses de la part de Dieu et je vivrai dans l’expectative de son action.

 

Manne pour aujourd’hui 12 Janvier

Approprions-nous l’empressement de Dieu

Lecture biblique : 1 Jean 3 :1-24 ; 5 :14-15

Versets clés : « Bien-aimés, si notre cœur ne nous condamne pas, nous avons de l’assurance devant Dieu. »                    (1 Jean 3 :21)

« Si nous savons qu’il nous écoute, quelque chose que nous demandions, nous savons que nous possédons la chose que nous lui avons demandée. » (1 Jean 5 :15)

Méditation : En ce qui concerne la prière, l’apôtre Jean ajoute deux « si » aux deux étudiés hier : « Si notre cœur ne nous condamne pas », et « Si nous savons qu’il nous écoute ». Le Seigneur doit en premier lieu traiter notre auto-condamnation avant que nous ne puissions jouir de la prière.

Tel l’enfant qui a commis une sottise et qui résiste à ses parents au moment où il a le plus besoin d’eux, nous refusons souvent la puissance de la prière à cause de ce que nous avons fait ou été, et qui nous porte à croire que nous n’avons aucun droit de nous tenir dans la présence de Dieu.

Le Seigneur ne s’avoue jamais vaincu, même pas par nos échecs. Il affirme : « Venez à moi… Tels que vous êtes ! ». L’assurance de la croix nous communique audace et confiance. Remarquez le mal que se donne le Seigneur pour nous encourager à prier. Il ôte les barrières, il crée le désir, il se donne à nous, il nous révèle sa volonté, puis il nous donne le courage de demander ce qu’il est davantage prêt à nous donner, que nous à le lui demander.

« Dès lors, pourquoi est-ce que je prie si peu… et uniquement quand j’ai des problèmes ? » Cette question révèle les sentiments de beaucoup d’entre nous. Nos prières inconsistantes et changeantes trahissent notre volonté personnelle si dominatrice. Notre manque d’empressement à prier indique notre résistance à Dieu.

Quand, finalement, la vie s’effondre et que nous devons affronter des problèmes trop grands pour nous, Dieu se précipite pour nous aider, dans l’espoir que nous serons tellement étonnés de ce qu’il peut faire pour résoudre nos problèmes que nous commencerons à lui confier notre avenir.

Cette grande question se pose alors : « Quelle dimension voulons-nous donner à notre vie ? ». Ce serait un non-sens et de la présomption de notre part d’imaginer que nous pouvons mener une vie spirituelle dynamique sans consentir à mettre du temps à part pour y parvenir.

Prier, c’est attendre que Dieu nous parle.

Pensée du jour :

« Prier, ce n’est pas vaincre la résistance de Dieu ; c’est nous approprier son empressement suprême. »                  Richard Trench

Manne pour aujourd’hui 11 Janvier

Demandez et demeurez !

Lecture biblique : Jean 14 :1-31 ; 15 :7

Verset clé : « Vous savez où je vais, et vous en savez le chemin. » (Jean 14 :4)

Méditation : La prière apparaît comme une amitié double avec Dieu. Elle in­clut la communion et le dialogue. Il est l’instigateur du dialogue. Il crée en nous le désir, non seulement de lui faire part de nos besoins, mais de nous trouver en sa présence.

Bien des questions que les gens se posent sur la prière dénotent une conception erronée, à savoir que la prière est notre ouverture à Dieu. Le désir de prier est un cadeau de Dieu. Pensez-y !

Le Créateur et Maître de l’univers nous a créés afin que nous jouis­sions de la communion avec lui. Jésus nous a enseigné que la prière ne constitue pas une technique pour nous approprier les ressources du Tout-Puissant afin qu’il satisfasse nos désirs, mais un moyen qui permet de réorienter ces désirs en accord avec la pensée de Dieu ; ils peuvent ainsi devenir des canaux pour accomplir sa volonté.

Quelle conclusion pouvons-nous en tirer sur le temps que nous pas­sons à parler et à écouter dans la prière ?

Nos deux problèmes majeurs dans la vie trouvent leur solution dans les deux conditions indispensables énoncées par Christ en vue d’une prière efficace. Il a rendu témoignage de l’omniscience de Dieu qui ma­nifeste une connaissance, une conscience et une sollicitude infinies de nos besoins.

Quand nous prions pour nos problèmes, nous résolvons notre pre­mier besoin essentiel dont découlent tous nos problèmes mineurs : notre besoin de communion avec le Seigneur. Jésus pose deux conditions, deux énormes « si », pour parvenir à la prière efficace. « Si nous demeu­rons », voilà l’essence de la prière. Et ensuite, « si nous demandons en son nom », voilà l’efficacité de la prière. Quand nous demeurons, nous recevons le plus grand trésor de la vie, l’intimité avec notre Créateur. Le nom de Jésus renferme son autorité, sa puissance et son but.

Notre deuxième besoin essentiel est de découvrir ce que notre Seigneur veut que nous fassions en harmonie avec son nom. Demeurer nous permet de connaître la pensée du Seigneur à propos de nos problèmes et de nos ennuis.

Pensée du jour :

« Celui qui apprend à prier, apprend le plus grand secret d’une vie heureuse et sainte. »                                                    William Law

 

Manne pour aujourd’hui 10 Janvier

Si Dieu le sait, pourquoi prier ?

Lecture biblique : Jean 14 :1-14

Versets clés : « Tout ce que vous demanderez en mon nom, je le ferai, afin que le Père soit glorifié dans le Fils. Si vous demandez quelque chose en mon nom, je le ferai. »                                                          (Jean 14 :13-14)

Méditation : Si Dieu connaît non seulement le passé, mais aussi l’avenir, comment osons-nous lui dire ce qui est le meilleur pour le futur ?

Voilà une question épineuse. La réponse que nous y apportons détermine dans une grande mesure comment nous allons prier et ce que nous allons attendre comme exaucement à notre prière.

Il y a quatre parties dans la réponse que nous offre la Bible.

Premièrement, nous prions parce que le Dieu que nous prions nous a poussés à le faire. La plupart d’entre nous croyons que la prière commence quand nous nous présentons un peu à l’aveuglette en présence de Dieu avec nos requêtes et nos préoccupations. La réalité est toute autre. Longtemps avant que nous ayons eu la pensée de prier, le Dieu que nous prions nous préparait à la prière. Notre prière représente la réponse. Quand un besoin nous effleure l’esprit et que nous prions, cela sous-entend que Dieu a une réponse à nous donner pour ce problème. La réponse ne sera peut-être pas toujours positive, elle pourra s’avérer négative ou être remise à plus tard. Dès l’instant où nous nous sentons poussés à prier, la réponse est prête.

Deuxièmement, nous ne prions pas pour changer la pensée de Dieu, mais plutôt pour la recevoir. Alors que nous formulons notre prière et que nous écoutons Dieu, il peut et veut nous pénétrer de sa pensée. Nous imaginons trop souvent la prière comme un moyen pour changer la pensée de Dieu. Ce n’est pas du tout le but de la prière.

Troisièmement, nous prions parce que Dieu a décidé que certaines ressources de sa puissance et de son amour ne sauraient être libérées sans l’intervention de la prière. Il a nous appelés à devenir ses partenaires dans le monde. Il retient souvent ses bénédictions jusqu’à ce que nous priions. Il désire que nous venions à lui comme des enfants pour lui faire part de nos besoins.

Quatrièmement, nous prions parce que nous ressentons plus in­timement la fraternité des hommes en nous adressant à Dieu, notre Père. Dieu cherche à nous rapprocher les uns des autres au travers de la prière. Il préfère retenir nombre de bénédictions que nous recherchons pour autrui, jusqu’à ce que nous priions les uns pour les autres.

Il est passionnant de voir comment, par la prière, nous participons avec Dieu à ce qu’il souhaite faire dans notre vie aujourd’hui !

Pensée du jour : Prier, ce n’est pas changer, mais recevoir la pensée et la volonté de Dieu.

Manne pour aujourd’hui 9 janvier

Qui est votre fardeau ?

Lecture biblique : Psaume 55 :1-23 ; Matthieu 11 : 30 ; Galates 6 :2

Verset clé : « Décharge-toi de ton fardeau sur l’Éternel et il te soutiendra. » (Psaume 55 :22, synodale)

Méditation : Il y a quelque temps, alors que je devais m’adresser à des enfants, je leur parlai d’un éclaireur que j’avais rencontré sur le bord de la route.

Il regagnait son camp à pied et je lui proposai de le ramener en voiture. Il croulait sous le poids d’un énorme sac à dos. Il monta dans la voiture, mais il ne déposa pas son sac pour autant. Je trouvai son attitude absurde et lui dis :

« Jeune homme, ne voulez-vous pas déposer votre sac à dos maintenant que vous êtes dans la voiture ?

– Non, Monsieur, répondit-il, j’ai eu tellement de mal à le fixer… Et ce serait si difficile de l’enlever que j’aime autant le garder sur le dos ! »

Dans mon sermon aux enfants, je m’appliquai à souligner que la plupart d’entre nous nous trouvons dans le même cas : la grâce de Dieu nous porte et, malgré cela, nous conservons le fardeau sur nos épaules parce que nous éprouvons de la difficulté à nous séparer de nos soucis et à les confier à Dieu. J’ajoutai que pardonner signifie oublier et cependant beaucoup conservent le souvenir de leurs échecs passés et de ceux des autres, comme un lourd fardeau sur le dos.

Comme il arrive souvent, quelques adultes ont retiré plus d’enseignement du message destiné aux enfants que les enfants eux-mêmes.

Un couple vint me parler pendant la pause-café. « Je vous présente mon fardeau ! » s’exclama la femme en désignant son mari du doigt. Elle se mit à rire, et il essaya de prendre ces paroles avec humour. Cependant l’aveu était fait : il représentait un fardeau pour elle, et elle ne l’avait jamais remis entre les mains du Seigneur.

Qui est votre fardeau ? Qui portez-vous mentalement, dans votre souvenir ou dans votre conscience ? Qui provoque en vous des réactions pénibles de culpabilité, de peur, de frustration ou de colère ? Cette personne appartient à Dieu. Il la porte aussi, vous savez !

N’est-il pas temps de vous décharger de ce fardeau, de reconnaître les problèmes qui nuisent à vos relations, de pardonner et d’oublier ?

Pensée du jour : Qui est votre sac à dos ?

 

Manne pour aujourd’hui 8  janvier

Demander, c’est recevoir !

Lecture biblique : Ésaïe 65 :24-25

Verset clé : « Avant qu’ils m’invoquent, je répondrai ; avant qu’ils aient cessé de parler, j’exaucerai. »                                         (Ésaïe 65 :24)

Méditation : Voilà l’un des versets les plus extraordinaires de l’Ancien Testament au sujet de la louange. Il nous rappelle que la prière commence en Dieu, pénètre dans notre cœur et nous donne le courage de demander ce que Dieu est plus disposé à nous donner que nous ne le sommes à le recevoir. Dieu a davantage en réserve pour nous que ce que nous sommes prêts à lui demander.

Nous devons passer autant de temps à rechercher ce que Dieu sou­haite que nous demandions, que nous en passons à le demander. Alors, notre requête sera en accord avec sa volonté. Le désir de prier est un don de Dieu.

Apprenez le verset d’aujourd’hui par cœur. Prier, ce n’est pas attirer l’attention de Dieu, mais concentrer nos pensées sur lui et sur ce qu’il a à nous dire. Ne transformez pas la prière en un monologue à sens unique où vous raccrochez avant d’avoir écouté ce qu’il voulait vous dire !

Prier, c’est rechercher Dieu de tout notre cœur. Dieu peut utiliser notre imagination pour nous communiquer une vision de ses plans pour nous, mais à une condition : que nous le cherchions de tout notre cœur. Beaucoup d’entre nous vivent sans but précis et ne parviennent à rien parce qu’ils n’ont pas pris Dieu au mot dans sa Parole.

Nous devenons tous ce que nous envisageons dans notre for intérieur. Prier, c’est permettre à Dieu de former dans notre esprit l’image de ce que nous serons et ferons.

Pensée du jour :

Ô vie bénie ! le cœur en paix

Quand tout sans tumulte paraît,

Qui reconnaît la suprématie de ta volonté

Et rêve que vers le meilleur elle le conduit.

Ô vie, combien bénie, combien divine !

Vie glorieuse, gage de ta gloire à venir…

Sauveur, exauce mon profond désir

Et accorde-moi cette vie bénie.

W. T. Matson

Manne pour aujourd’hui 7 janvier

Le soutien de sa présence

Lecture biblique : Psaume 42 :1-11

Verset clé : « Comme une biche soupire après des courants d’eau, ainsi mon âme soupire après toi, ô Dieu ! »                (Psaume 42 :2)

Méditation : Le psalmiste nous montre la différence qui existe entre nos priè­res et ce qu’est la véritable prière. Plus que toute autre chose au monde, il désirait véritablement vivre en communion avec Dieu. Beaucoup de gens prient sans désirer ardemment l’intimité avec Dieu.

Relisez Psaume 42 :2. Désirez-vous Dieu avec une telle intensité ? Considérez aussi l’honnêteté du psalmiste. Il parle à Dieu de ce qu’il ressent vraiment ! Cette prière sincère a permis à Dieu de pourvoir à ses besoins profonds et pas seulement à quelques caprices superficiels. Utilisons donc ce psaume comme modèle pour parler à Dieu et lui permettre de nous répondre.

De nouveau, le psalmiste nous entraîne vers des niveaux plus pro­fonds de prière. Ce fut la nature ferme et inébranlable de l’amour de Dieu qui l’a attiré dans une communion étroite avec le Père. Ce que Dieu a fait fortifie notre espérance en ce qu’il va faire. La louange nous ouvre le cœur. Plus nous louons Dieu, plus nous sommes prêts à accepter les étapes suivantes de son plan pour nous.

Faisons de ce jour, une journée durant laquelle nous bénirons Dieu pour sa bonté à notre égard, qui se manifeste dans toutes les difficultés et complexités de la vie moderne.

L’anxiété n’a plus de raison d’être quand nous pouvons tout remettre entre les mains du Seigneur de l’univers. Exprimons franchement nos besoins dans la prière, puis rendons grâces au Seigneur de ce qu’il nous a entendus et de ce qu’il agira pour notre bien suprême. La paix qui surpasse toute intelligence remplira notre cœur. Christ gardera notre âme de tout ce qui pourrait nous affliger. La prière consiste à méditer sur des pensées créatrices et positives sur Christ et sur ce qu’il est capable de faire pour résoudre nos problèmes.

Pensée du jour : Prier, c’est méditer, de telle façon que notre esprit et notre cœur se concentrent sur la puissance du Seigneur et non seulement sur nos problèmes. Alors la paix vient remplacer les problèmes de notre vie.

 

Manne pour aujourd’hui 6 janvier

Cessez de vous plaindre, proclamez la vérité !

Lecture biblique : Psaume 39 :1-13

Verset clé : « J’avais dit : (Je veux surveiller mes réactions, pour ne rien dire qui me rende coupable3. »  (Psaume 39 :2, bible en français courant)

Méditation : J’ai un ami dans le Sud qui a l’art des formules lapidaires et saisissantes. L’une de ses réponses favorites aux gens qui passent leur temps à critiquer est la suivante : « Quand vous vous plaignez, vous n’avez plus de temps pour proclamer la vérité ! ». Son diagnostic d’un problème humain profond est d’une justesse remarquable.

Il y a quelques années, j’avais invité un célèbre psychiatre chrétien à assister à une retraite spirituelle. Il écouta pendant plusieurs jours ce que les gens disaient concernant leurs besoins et il m’assura que tous étaient tombés dans le même piège : le syndrome de parler de leurs problèmes sans manifester la moindre intention de trouver ou d’appliquer une solution pour en sortir. Son commentaire sur cette retraite faisait écho à la perspicacité de mon ami du Sud : « Ces gens-là ne font que se plaindre, ils ne confessent pas la vérité ! ».

Ces paroles me rappelèrent les termes utilisés pour décrire un jeune pasteur que je pensais engager et sur qui je prenais des renseignements. « C’est un homme brillant et qui a beaucoup de talent, mais il n’arrête pas de se plaindre. S’il parvenait seulement à confesser ses besoins avec autant d’éloquence qu’il se lamente sur les gens et sur leurs inaptitudes, il trouverait alors l’amour nécessaire pour les aider. »

Se plaindre ou confesser la vérité sont les deux solutions qui s’offrent à nous face aux choses qui nous tourmentent personnellement, ou face aux problèmes que nous posent nos relations avec les autres. La qualité de la vie chrétienne provient de notre capacité à les distinguer l’une de l’autre.

La Bible parle sans ambages de la nature humaine. Elle traite avec sen­sibilité de tous les problèmes auxquels nous nous trouvons confrontés. Le Psaume 39 nous aide à nous identifier avec son auteur. La progression de sa pensée nous suggère un plan pour traiter les frustrations. Il exprime son abattement, puis il confesse la vérité. Dieu est prêt à entendre nos sentiments véritables, s’ils nous conduisent à confesser que nous avons besoin de sa puissance, de son pardon et d’un commen­cement nouveau.

Pensée du Jour : Quand nous confessons nos fautes, nous touchons la puissance de Dieu et nos plaintes sont purifiées. Aujourd’hui est le moment propice pour cesser de nous plaindre et pour commencer à proclamer la vérité !

Manne pour aujourd’hui 5 janvier

Une vie pleine

Lecture biblique : Psaume 146 :1-10

Verset clé : « Louez l’Éternel ! Mon âme, loue l’Éternel ! » (Psaume 146 :1)

Méditation : L’un de mes amis fêta sa retraite en faisant imprimer de nouvel­les cartes de visite. Il fit inscrire sur ces cartes son nom et la définition suivante de sa nouvelle liberté : « Sans téléphone, sans adresse, sans affaires, sans soucis, sans rendez-vous, sans projets, sans travail. »

Cet homme me remit cette carte de visite à une période où mon activité était particulièrement intense. « Que ce serait merveilleux ! », pensai-je intérieurement. Puis, je réfléchis à ce que serait la vie sans tous les défis et toutes les possibilités que j’y rencontrais. Comment mènerais-je ma vie sans un emploi du temps bien rempli et plus à faire dans une journée qu’il n’est humainement possible d’accomplir ?

Cette réflexion me conduisit à un moment de gratitude profonde pour la force surnaturelle qui me permettait de faire face aux besoins quotidiens. En réalité, cet homme dont la carte m’amusa et me donna à réfléchir reste aussi actif pendant sa retraite qu’il l’était dans l’exercice de sa profession. Il passe ses journées dans un travail créateur avec d’autres personnes et dans des organisations bénévoles.

Beaucoup parmi nous se plaignent de leur emploi du temps surchargé, mais il est bon de vivre une vie bien remplie. Le point important à considérer est de savoir ce que nous accomplissons dans toutes ces activités. Justus Shifferes écrit : « Vivez plus longtemps afin de pouvoir aimer plus longtemps, et, inversement, plus vous aimerez longtemps, plus vous vivrez longtemps ! ». Un chrétien peut-il dire qu’il n’attend rien de la vie ? Nous avons toujours des possibilités d’aimer et de com­prendre notre prochain et de partager notre foi.

John Wesley, juste avant sa mort, composa un hymne inspiré du Psaume 146 : « Je louerai mon Créateur tant que je vivrai. Et quand ma voix s’éteindra dans la mort, tout en moi s’élèvera en louanges ». La vie abondante en Christ, c’est vivre jusqu’au bout ! À la fin de sa vie remplie de luttes, John Knox déclara quelque chose qui ne reflétait pas la vie courageuse de ce réformateur : « Le monde est lassé de moi, et moi de lui ». La situation aurait pu être différente. Nous n’avons jamais vraiment terminé notre tâche !

Pensée du jour : Il n’y a rien de mal à avoir de nombreuses activités, si nous accomplissons le travail de Dieu selon sa direction et par sa puissance.

 

Manne pour aujourd’hui 4 janvier

La vallée de la crainte

Lecture biblique : Psaume 23 :1-6

Verset clé : « Quand je marche dans la vallée de l’ombre de la mort […] tu es avec moi. »                                                         (Psaume 23 :4)

Méditation : Alexandre Maclaren, un grand prédicateur d’une génération passée, raconte comment il est parvenu à vaincre la peur. Alors qu’il n’était qu’un tout jeune homme, il travaillait à Glasgow, à quelques kilomètres de son village. Il passait la semaine en ville et rentrait chez lui chaque samedi soir. Sur le chemin du retour, se trouvait un ravin que l’on disait rempli de mauvais esprits. Tout au long de la première semaine de travail, le jeune garçon ne cessa de se tourmenter à l’idée que, lors de son long retour chez lui, il devrait traverser ce ravin. Cette anticipation assombrissait tous les moments conscients de cette semaine.

Le samedi soir arriva et il n’avait d’autre solution que de rassembler tout son courage et de se mettre en route. Son cœur battait rapidement alors qu’il atteignait le ravin. Il s’arrêta, paralysé par la peur. Ses pieds lui paraissaient de plomb. Puis, tout à coup, il entendit une voix qui l’appelait dans la nuit : « Alex, c’est moi, ton papa. Je suis venu pour traverser le ravin avec toi. »

Plus tard, dans sa vie de grand prédicateur en Écosse, Maclaren n’oublia jamais le courage et la force qu’il ressentit cette nuit-là quand son père traversa avec lui cette gorge terrifiante.

David éprouvait la même chose à l’égard de Dieu. La vallée de l’ombre de la mort ne l’effrayait plus parce que le Berger la traversait à ses côtés. David connaissait le réconfort que le Berger pouvait procurer à ses brebis. Le Seigneur fut son Berger tout au long de sa vie. Le mal et les méchants représentaient une menace constante au cours de son existence, déjà lors de sa jeunesse comme berger, et encore plus tard, quand il devint le plus grand roi d’Israël.

Quelles sombres vallées vous tourmentent, vous remplissent d’ef­froi ? Quelle vallée vous hante par la crainte de la mort ou quelque angoisse mortelle ? Le Seigneur ne tourne pas nos craintes en dérision. Il nous comprend. Comme le père de Maclaren, il vient à notre rencontre pour nous raccompagner à la maison. Il sait ce qui se trouve dans le ravin ou dans la sombre vallée, et il veut que nous sachions que, si nous plaçons notre main dans la sienne, nous pourrons les traverser en toute sécurité.

Pensée du jour : Le Seigneur ne tourne pas nos craintes en dérision. Il les traverse avec nous.

Manne pour aujourd’hui 3 janvier

Tête-à-tête avec le Maître

Lecture biblique : Psaume 1 :1-6

Verset clé : « […] qui trouve son plaisir dans la loi de l’Éternel, et qui la médite jour et nuit ! »                                                  (Psaume 1 :2)

Méditation : Thomas A’ Kempis disait : « Rien ne me procure du repos sinon un tête-à-tête avec la Parole du Maître ».

La communion avec le Seigneur au travers de la méditation des Écritures lui apportait un repos et un renouvellement profonds au sein des contraintes de la vie. Ce même thème est repris dans le chant du psalmiste. La méditation de la loi de Dieu le rendait semblable à un arbre solidement enraciné près d’un cours d’eau ; cette source intarissable le nourrissait.

Ce premier psaume est un témoignage autobiographique de ce que le Seigneur a accompli pour le psalmiste et une prophétie à l’égard des méchants et des moqueurs qui se joignent à ceux qui s’opposent aux voies de Dieu.

Remarquez ce que dit ce verset : le psalmiste méditait la loi de Dieu. Nous bénéficions des fleuves de la Bible tout entière comme eau vive pour alimenter l’arbre de notre vie.

La lecture quotidienne d’une portion des Écritures nous fournit de l’eau pour nos racines. La force qui en découle monte à l’intérieur du tronc pour se répandre dans les branches, dans le feuillage d’une vie magnifique et dans le fruit du caractère. Un culte personnel en tête- à-tête avec le Maître permet à l’âme de trouver du repos au milieu du tumulte et de l’agitation de la vie. Jésus a dit : « Demeurez en moi, et je demeurerai en vous. Comme le sarment ne peut de lui-même porter du fruit, s’il ne demeure attaché au cep, ainsi vous ne le pouvez non plus, si vous ne demeurez en moi » (Jean 15 :4).

La métaphore change, mais le message du psalmiste reste le même.

Tous les jours, nous plongeons nos racines dans les fleuves d’eau vive, en Christ lui-même. Puis, tout au long de la journée, nous sommes rafraîchis par ce que nous avons retiré de ce puits artésien lors de notre tête- à-tête avec le Maître. Nous avons tous besoin d’un lieu secret et calme pour notre quart d’heure quotidien de liberté. Au travers de sa Parole, Christ nous donnera une pensée qui réorientera notre journée et nous inspirera. N’attendez rien de moins que cela pour ce jour !

Pensée du jour : L’arbre de ma vie est planté en Christ. Il me donnera tout ce dont j’ai besoin pour vivre aujourd’hui dans l’abondance.

 

Manne pour aujourd’hui 2 janvier

L’année du jubilé

Lecture biblique : Luc 4 :16-21

Verset clé : « Pour renvoyer libres les opprimés, pour publier une année de grâce du Seigneur. »                                               (Luc 4 :19)

Méditation : L’ombre de la croix planait déjà sur le cœur de Jésus quand il a lu ces paroles d’Esaïe, dans sa propre synagogue, à Nazareth. Il savait qu’il devait accomplir cette prophétie par sa souffrance et sa mort.

La dernière partie de la prophétie peut aisément prêter à confusion. « L’année de grâce du Seigneur » signifiait aussi l’année du jubilé. Tous les cinquante ans, selon la vieille coutume hébraïque, on remettait les dettes, on graciait les prisonniers, on restituait les terres à leurs pro­priétaires, et les hommes pardonnaient les rancunes nourries au fil des années.

La croix transforme chaque année en une année de jubilé. La mort de Jésus efface nos péchés et nous donne la liberté de pardonner. Voici l’année de grâce du Seigneur pour nous. Alors, pourquoi ne consacrerions-nous pas cette année tout entière, et n’en ferions-nous pas une année où nous rendrions les hommes libres en les aimant inconditionnellement et en leur accordant notre pardon sans réserve ? Cela ne peut se produire au travers de nous que dans la mesure où nous l’avons vécu pour nous-mêmes. Subsiste-t-il quelque souvenir, quelque blessure non pardonnés, quelque hostilité non abandonnée pour vous retenir dans la prison de l’incrimination ?

Pour pénétrer dans l’année du jubilé, vous devez franchir trois étapes : 1. accepter le pardon ; 2. demander le pardon de toute personne que vous avez blessée ou froissée ; 3. accorder votre pardon à ceux qui vous ont exploité ou qui ne vous ont pas compris. Le pardon est le seul don offert par notre Seigneur que nous ne pouvons pas recevoir tant que nous ne l’avons pas donné nous-mêmes.

Faites une liste des gens qui ont besoin que vous leur pardonniez.

Quelles paroles et quel comportement le Seigneur vous dit-il d’avoir pour les assurer que vous leur pardonnez ? N’attendez pas ! Votre année de jubilé commence aujourd’hui. Demain sera peut-être trop tard !

Pensée du jour : Aujourd’hui, je vivrai comme une personne pardonnée et qui pardonne.

Manne pour aujourd’hui 1er Janvier

La meilleure année de votre vie !

Lecture biblique : Jérémie 29 :11-13.

Verset clé : « Car je connais les projets que jai formés sur vous, dit l’Éternel, projets de paix et non de malheur, afin de vous donner un avenir et de l’espérance. »                                                            (Jérémie 29 : II)

Méditation : Le signe le plus sûr d’une relation authentique avec Dieu est de croire davantage dans l’avenir que dans le passé. Le passé ne peut ni servir comme base de notre confiance, ni nous condamner. Dans sa grâce, Dieu a divisé notre vie en jours et en années afin que nous puissions nous libérer de notre passé et goûter par avance nos lendemains. Pour les fautes passées, il offre le pardon et la capacité d’oublier. Pour nos lendemains, il accorde le don d’anticipation et le sentiment d’une joyeuse attente.

Ce que le Seigneur a dit au peuple d’Israël, qui languissait en exil à Babylone, s’applique aussi à chacun de nous qui se trouve exilé loin de lui, sans espérance pour l’avenir. Il a des plans pour chacun de nous, de bons plans pour notre croissance dans sa grâce, afin que nous béné­ficiions d’un avenir riche en espérance. Le théologien Emile Brunner déclare : « Ce qu’est l’oxygène pour les poumons, l’espérance l’est pour l’âme ». L’espérance permet une qualité de vie vibrante ; elle nous inspire la liberté d’oser, elle nous communique de la confiance face aux frus­trations quotidiennes et du courage pour vivre une vie aventureuse. Ce don d’espérance en l’avenir représente la clé qui nous permet d’ouvrir les écluses de la puissance du Seigneur pour faire jaillir le flot de ses possibilités illimitées et étonnantes.

Les gens disent souvent : « Vous devez garder espoir ! » comme s’il s’agissait de quelque chose que nous pouvions produire par nous- mêmes. L’espérance provient de quelque chose ou de quelqu’un d’autre. L’espérance véritable nous vient de Christ, en raison de ce qu’il est et de ce qu’il est capable de faire. Sa résurrection constitue la source suprême de l’espérance. Rien ne saurait le vaincre ! Ce que l’homme accomplit de pire au Calvaire fut suivi de la plus grande espérance pour tous les temps. Il est avec nous maintenant, afin de nous donner du courage pour l’avenir. Il prend cette année en charge. Il a un plan pour nous !

Abandonnons cette année nouvelle au Seigneur et remercions-le pour tout ce qui nous arrivera, qui contribuera à l’accomplissement de son plan et qui nous aidera à lui ressembler. Bonne année !

Pensée du jour : Le meilleur de Dieu pour ma vie commence par l’espérance pour l’avenir.

Manne pour aujourd’hui 31 DÉCEMBRE

Souvenir et résolution

Lecture biblique : Psaume 116 :1-19

Verset clé : « Mon âme retourne à ton repos, car Éternel ta fait du bien. » (Psaume 116 :7)

Méditation : Le psalmiste s’est donné un conseil dont nous avons tous besoin en ce dernier jour de l’année : nous reposer et être reconnaissants.

Le verset 7 constitue la charnière de ce Psaume. Avant, nous décou­vrons la raison de sa reconnaissance ; après, ce que le psalmiste compte faire pour louer Dieu. Dans son intimité avec Dieu, il se souvient de ce que l’Éternel a fait, et cela change son attitude envers l’avenir.

Voici donc le mécanisme en détail : le souvenir mène à une nouvelle résolution. Quelle chose suscite en nous le plus de reconnaissance ? Qu’est-ce que cela nous suggère de faire, ou d’être ? Le regard que nous jetons en arrière, le regard en nous-mêmes, autour de nous et vers l’avenir sont différents aspects de toute rencontre authentique avec le Seigneur. La réflexion nous rappelle ce qu’il a fait ; l’introspection révèle notre besoin ; la prise de conscience montre ce que nous devons faire ; la vision enfin établit les plans pour le futur. Alors, nous pouvons dire : « J’aime Éternel, parce qu’il a entendu ma voix et mes supplications » (Psaume 116 :1, synodale).

Quelles supplications a-t-il entendues et auxquelles a-t-il répondu dans votre vie ? Pensez à votre vie passée. Considérez toutes les fois où vous avez prié et où le Seigneur s’est manifesté pour vous donner le meilleur pour votre vie. Vous en souvenez-vous ?

Maintenant goûtez au repos et remerciez-le. Une année nouvelle, un commencement nouveau s’ouvrent devant nous !

Le courage naît de la réflexion. Karl Baker a déclaré un jour : « Le courage, c’est la peur qui a fait sa prière ». Nous pouvons dire avec Paul : « Si Dieu se place ainsi de notre côté, qui peut tenir contre nous ? » (Romains 8 :31, parole vivante).

Le regard que nous jetons en arrière et en nous nous a conduits à un regard courageux vers l’avenir pour aujourd’hui et pour tous nos lendemains.

Que cette nouvelle année soit bénie !

Pensée du jour :

Là où règne la foi, règne l’amour ;

Là où règne l’amour, règne la paix ;

Là où règne la paix, règne le Seigneur ;

Là où règne le Seigneur, il n’y a plus de besoins.

Léon Tolstoï

Manne pour aujourd’hui 30 Décembre

L’ordonnance du Seigneur

Lecture biblique : Ésaïe 43 :14-21

Verset clé: « Voici, je vais faire une chose nouvelle, sur le point d’arriver, ne la connaîtrez-vous pas ? »                        (Ésaïe 43:19)

Méditation : Lors d’une étude biblique en groupe à laquelle mon épouse et moi participions, on exhorta chacun de nous à écrire une ordonnance personnelle, que le Seigneur rédigerait à notre intention.

Entendre ce que chacun avait écrit nous a enrichis. Bien que la plu­part des participants aient atteint une certaine maturité, parce qu’ils étaient des chrétiens consacrés depuis des années, nous partagions tous le sentiment que nous venions à peine de nous convertir.

Le Seigneur est à l’œuvre pour accomplir des choses magnifiques en chacun de nous. Nous avons tous besoin de reconnaître les progrès qu’il a réalisés en nous et de délimiter avec précision les nouvelles éta­pes à franchir pour devenir des personnes différentes.

Nous apportons tous notre ancienne nature dans la vie chrétienne.

La nouvelle création est à la fois instantanée et progressive. Quand nous consacrons notre vie à Christ, et que nous l’acceptons comme Sauveur et Seigneur, nous nous engageons dans une relation dyna­mique. Dès l’instant où nous lui disons « oui », nous avons l’assurance de la vie éternelle, de sa présence et d’une transformation continue pour arriver à lui ressembler.

Devenir une nouvelle créature en Christ comporte une réorientation complète et progressive de notre personne. Nous avons subi le conditionnement des valeurs religieuses, culturelles et sociales de notre temps. Les attitudes, les réactions, les buts et les systèmes de pensée ont été subrepticement implantés dans les fibres de notre personnalité. Quand nous devenons chrétiens, aucun de ces choix qui ont été faits sans Christ n’échappera à son pouvoir transformateur.

Concentrons-nous sur les domaines dans lesquels nous avons besoin de grandir dans notre vie nouvelle en Christ.

S’il devait diagnostiquer les prochaines étapes, que prescrirait-il?

Pensée du jour: Identifiez la réalité de la nouvelle création en vous.

 

Manne pour aujourd’hui 29 Décembre

Dites tout au Seigneur !

Lecture biblique : 2 Rois 19 :14-19

Verset clé : « Ézéchias prit la lettre de la main des messagers, et la lut. Puis il monta à la maison de L’Éternel, et la déploya devant l’Éternel. »

(2 Rois 19:14)

Méditation : Un ami m’a avoué : « Mon plus gros problème est d’être trop oc­cupé pour écouter le Seigneur avec attention… Comment pourrais-je écouter et agir selon ce qu’il désire ? » La seule manière de connaître la volonté de Dieu pour notre vie est de l’écouter.

Remarquez comment Ézéchias a exposé son dilemme devant le Seigneur. Il existe trois étapes pour discerner la volonté de Dieu.

D’abord, confessez-lui votre besoin. Demandez-lui la sagesse pour comprendre ce qu’il veut et le courage pour l’accomplir.

Deuxièmement, attendez ! Le silence est crucial. Donnez à Dieu la possibilité de vous communiquer sa direction. Lisez la Bible tranquillement. Il s’agit de sa Parole et il l’utilise pour instruire ses enfants dans sa volonté.

Puis, troisièmement, mettez en pratique ce que vous avez découvert, sachant qu’il peut même se servir de vos erreurs pour sa gloire.

« Comment puis-je avoir l’assurance que la direction choisie corresponde bien à la volonté de Dieu pour moi ? » Cette question nous contraint à soumettre tout projet ou toute entreprise à un examen fondamental.

Voici une série de questions qui m’ont aidé au cours des années : En faisant ce que je prévois, me rapprocherai-je du Seigneur ? Est-ce en accord avec le message de Jésus-Christ et avec les Dix Commandements ? Le royaume de Dieu, son règne et sa Seigneurie s’en trouveront-ils renforcés ? Cela apportera-t-il le bien suprême à tous ceux qui sont concernés ? Y trouve-t-on une expression d’amour ? Puis-je le faire et me sentir à l’aise parce que la présence de Dieu y est évidente ? Cela servira-t-il à la gloire de Dieu ou seulement à la mienne ?

Je me rends compte que, si je me pose ces questions longtemps avant de prendre une décision et si je laisse au Seigneur le temps d’agir dans mon esprit et dans mes sentiments, la justesse ou l’inexactitude de mes décisions apparaissent très clairement.

Pensée du jour :

« L’amour est la plus grande chose que Dieu puisse nous donner, parce qu’il est amour ; c’est aussi la plus grande chose que nous puissions donner à Dieu. »                                                                  Jeremy Taylor

Manne pour aujourd’hui 28 DÉCEMBRE

D’anciens comportements dans une vie nouvelle

Lecture biblique : Romains 6 :12-14

Verset clé : « Ne livrez pas vos membres au péché, comme des instruments d’iniquité ; mais donnez-vous vous-mêmes à Dieu, comme étant vivants de morts que vous étiez, et offrez à Dieu vos membres, comme des instru­ments de justice. »  (Romains 6 :13)

Méditation : Hier, nous avons commencé à méditer sur cette conjonction troublante de transition : « donc ». Les versets pour aujourd’hui présentent une autre vérité glorieuse, possible à cause de ce qui s’est produit auparavant. Paul a clairement défini ce que Dieu a fait en Jésus-Christ pour affranchir l’homme de la puissance du péché. La puissance du mal a été vaincue, et désormais, l’homme est capable de vivre une vie nouvelle et épanouie en communion avec Dieu.

« Donc ! » Si cela est vrai, pourquoi vivons-nous comme si cela ne l’était pas ? Pourquoi ne renonçons-nous pas à nos anciennes attitudes, à nos anciens comportements et à nos anciens problèmes, si Dieu nous a vraiment pardonnés, nous a acceptés sans réserve et nous a donné sa force pour une meilleure qualité de vie ?

À la lumière de tout ce que nous croyons, pourquoi vivons-nous dans la frustration, l’angoisse et la crainte ? Il est bien dommage de reconnaître la vérité admirable de l’Évangile et de continuer à vivre comme nous le faisions avant de croire que le message chrétien était vrai pour nous ! Nous ressemblons à des prisonniers qui ont du mal à croire qu’ils ont été pardonnés et qu’ils sont libres de vivre en hommes et en femmes acquittés.

Nous avons le choix. Nous devenons la personne que nous voulons être ; nous devenons la personne dont nous portons l’image en nous. Notre vision de la vie se réalisera dans les actes et les faits.

Qu’adviendrait-il si nous acceptions l’image réelle de notre vie com­me étant placée sous le contrôle de Dieu et comme un prolongement de son amour ? Comment agirions-nous si nous croyions vraiment que nous ne sommes plus des instruments du péché, mais des instruments de la justice de Dieu ?

Saisissons cette image, et elle correspondra à ce que nous nous dé­couvrirons capables de faire.

Pensée du jour : Quand nous remettrons toutes choses entre ses mains, nous deviendrons alors ce qu’il désire pour nous.

« Dieu peut vous rendre tels que vous souhaitez être, mais vous devez d’abord tout remettre entre ses mains. »

Mahalia Jackson