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Manne pour aujourd’hui 17 novembre

Le don de la gratitude

Lecture biblique : 1 Corinthiens 13 :4 ; Ecclésiaste 4 :4 ; 1 Timothée 6 :1-21

Verset clé : « L’amour n’est point envieux ; il n’est pas présomptueux, il ne s’en­fle pas d’orgueil. »                         (1 Corinthiens 13 :4, synodale)

Méditation : La jalousie et sa complice, la vantardise, témoignent de notre séparation de Dieu.

Si nous manifestons l’une ou l’autre, il s’agit d’un signal d’alarme nous prévenant que nous ne sommes pas pleinement remplis du Saint- Esprit d’amour.

La jalousie découle du fossé qui existe entre ce que nous sommes et ce que les autres sont devenus, entre ce que nous avons et ce qu’ont les autres, entre nos incapacités et les réussites des autres. Elle brise des relations, détruit des familles, divise des Églises, et entrave le développement du royaume. Ce que la jalousie ne peut obtenir, elle le déprécie par le biais de la vantardise. Un snob est quelqu’un qui accorde trop d’importance au rang social et à la richesse parce qu’autre chose lui manque. Devient hâbleur celui qui doute de sa position en Dieu et qui doit, par conséquent, se faire une publicité exagérée.

Quand nous recevons l’amour de Dieu pour nous, une profonde acceptation et une nouvelle estime de nous-mêmes vont de pair. Nous n’avons plus besoin de nous comparer aux autres avec jalousie, ni de claironner nos mérites. Nous nous acceptons parce que nous sommes accepté et aimés de Dieu. Nous nous efforçons d’utiliser les dons que nous avons, pas dans un esprit de rivalité, mais dans l’enthousiasme et la gratitude. La jalousie et la vantardise fondent devant la générosité de Dieu. Nous devenons capables de louer Dieu pour nos dons personnels et ceux des autres.

Le Virgile de Dante avait raison :

« L’envie gonfle les soupirs des hommes. Aucune crainte de cet ordre ne vous influencerait, si l’amour d’une sphère supérieure exaltait vos désirs. » Nous recevons l’amour supérieur au travers du Saint-Esprit. Avez-vous reçu le Saint-Esprit ?

Pensée du jour : L’amour n’est pas jaloux et ne se vante pas.

 

Manne pour aujourd’hui 16 novembre

Le don d’amour

Lecture biblique : 1 Corinthiens 13 :1-3

Verset clé : « Quand je parlerais en langues, celle des hommes et celle des anges, s’il me manque l’amour, je suis un métal qui résonne, une cymbale retentissante. »      (1 Corinthiens 13 :1, tob)

Méditation : Paul prend toutes les qualités humaines louables et les dénonce les unes après les autres… si nous n’avons pas reçu le don d’amour. Il les fait défiler une par une sous nos yeux comme autant de causes ou de dons sans valeur. Ne nous y trompons pas, Paul a bien fait descendre de leur piédestal les valeurs auxquelles nous tenons le plus en déclarant qu’elles ne valent rien… si le don d’amour fait défaut.

L’éloquence, qu’elle soit purement humaine ou divinement inspirée, n’apporte rien… sans le don d’amour. Quelle importance n’accordons-nous pas à la clarté et à la beauté du discours ! Mais l’éloquence communique-t-elle l’amour ? Si ce n’est pas le cas, elle ne représente rien de plus qu’un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit, à l’image d’un orchestre qui se contenterait d’accorder ses instruments sans jamais jouer une mélodie.

On prisait beaucoup le don de prophétie. On attachait une grande importance à la capacité de mettre en lumière les situations du moment et d’annoncer avec précision les événements à venir. Paul dit que cette clairvoyance dans la vie et ce discernement du futur ne signifient absolument rien… si nous n’avons pas le don d’amour.

La foi absolue ne peut égaler l’amour. Le pouvoir d’accomplir des miracles n’a aucune valeur… si nous ne possédons pas le pouvoir d’aimer autrui comme Dieu nous aime. Même si cette foi nous conduit à faire des sacrifices, et obéit de façon absolue, sans toutefois transmettre le don d’amour reçu de Dieu, le chrétien est passé à côté de son objectif.

Paul dénonce toutes les valeurs pour lesquelles nous vivons. Elles sont vaines et dépourvues de sens en dehors de la puissance de l’amour.

Pensée du jour : Nous ne sommes rien et nous n’avons rien, si nous ne som­mes pas capables d’aimer.

Manne pour aujourd’hui 15 novembre

Une vie riche en dons

 

Lecture biblique : 1 Corinthiens 12 :1-31

Verset clé : « Il y a diversité de dons, mais le même Esprit. »

(1 Corinthiens 12 :4)

Méditation : Dans 1 Corinthiens 12, Paul dit aux chrétiens de Corinthe que ce n’est pas l’homme qui produit les qualités de vie le plus recherchées, mais qu’elles viennent de Dieu.

Il dresse la liste des dons de l’Esprit : la sagesse, la connaissance, la foi, le don des guérisons, le don d’opérer des miracles, la prophétie, le discernement, le parler en langues et l’interprétation des langues. C’étaient des qualités recherchées dans l’Église. Paul déclare simplement que ces dons sont l’œuvre du Saint-Esprit, qui les distribue aux membres de son Église afin que tous puissent exercer un ministère.

Le plus grand don semble manquer. Or, il en est question au chapitre 13, où Paul définit ce que signifie l’amour. L’apôtre souligne qu’il s’agit d’un don. Nous pouvons le recevoir et le communiquer, mais nous ne pouvons pas le produire. Nous ne pouvons pas manifester un amour qui donne, qui pardonne, qui soit gratuit, désintéressé, qui ne change pas, qui ne cherche pas son intérêt tant que nous n’aurons pas reçu ce don. Tous nos efforts pour aimer en dehors de la puissance de Dieu resteront égocentriques et sélectifs. Il s’agira d’un amour à double sens, d’un amour exigeant qui ne cesse de se préoccuper de ses droits.

Le Saint-Esprit est amour. Quand il vit en nous, nous devenons capables d’aimer parce qu’il aime au travers de nous. Avez-vous reçu le Saint-Esprit ?

Ces prochains jours, nous considérerons la nature du don d’amour de l’Esprit. Dressez une liste des relations et des responsabilités pour lesquelles vous avez désespérément besoin de cette qualité d’amour. Demandez ce don. Le Seigneur est fidèle !

Pensée du jour : Le besoin devant nous réclame le don que Dieu place en nous. Je vivrai une vie riche en dons.

 

Manne pour aujourd’hui 14 novembre

Son amour ne connaît pas de limites

Lecture biblique : Osée 1 :1-14 :9

Verset clé : « L’Éternel me dit : “Va encore et aime une femme […] l’adultère ; aime-la comme l’Éternel aime les enfants d’Israël, qui se tournent vers d’autres dieux ». »                                                                 (Osée 3 :1)

Méditation : Le cœur de Dieu déborde d’un amour illimité. Osée s’en est rendu compte lors d’une expérience personnelle déchirante dans son mariage. Son chagrin lui permit de comprendre les choses qui brisent le cœur de Dieu.

La femme d’Osée, Gomer, l’avait trompé d’une manière particulièrement détestable : elle n’était pas simplement devenue une prostituée, mais elle avait aussi participé à la fornication sacrilège lors d’orgies rituelles rendues à Baal et à Ashtaroth.

Toutefois, par cette expérience, Osée pouvait sentir le cœur de Dieu qui aimait son peuple infidèle qui allait vers d’autres dieux. Le prophète s’aperçut que ce que Gomer lui avait fait, le peuple d’Israël le faisait au Seigneur. Osée ne pouvait pas l’abandonner, même après quelle se fut adonnée aux orgies de fertilité qui faisaient partie de la religion de Baal.

Il découvrit ensuite quelque chose de plus grand que sa douleur : la grâce de Dieu. Comme Dieu aimait son peuple rebelle malgré son péché et son apostasie délibérée, ainsi Osée devait-il aimer sa femme Gomer ! Il devait l’arracher à son esclavage et la reprendre pour femme. Et surtout, il devait l’aimer comme si elle n’avait pas péché ! L’amour d’Osée ne pouvait pas abandonner Gomer. Il l’a rachetée de l’esclavage de Baal pour 15 sicles d’argent et un homer et demi d’orge, mais ce prix était insignifiant, comparé avec ce que le pardon et la réintégration du domicile conjugal lui avaient coûté.

Cette histoire poignante nous mène à l’amour du cœur de Dieu qui a la forme d’une croix. Des siècles plus tard, bien longtemps après ce qu’avait découvert Osée, Dieu allait payer le prix pour racheter son peuple. Cela s’est passé au Calvaire. Son propre Fils en fut le prix.

Maintenant, malgré tout ce que nous disons ou faisons, son amour nous est offert, à vous et à moi.

Pensée du jour :

Son amour n’a pas de limites, Sa grâce n’a pas de mesures, Sa puissance n’a pas de frontières connues des hommes. Au travers de ses richesses infinies, en Jésus Il donne, donne et donne encore.

Annie Johnson Flint

Manne pour aujourd’hui 12 novembre

Un feu qui renaît des cendres

Lecture biblique : 1 Rois 18 :1-19 :21

Verset clé : « C’est assez ! Maintenant, Éternel, prends mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères. »                     (1 Rois 19 :4)

Méditation : Remarquez comment le Seigneur a guéri la dépression d’Élie.

Il lui a donné repos et sommeil. Le prophète devait être rétabli physiquement. Puis, le Seigneur lui a donné à manger une nourriture substantielle. Quand il eut pris du repos et retrouvé ses forces, le Seigneur lui posa une question surprenante qui l’a ramené brutalement à la réalité : « Que fais-tu ici, Élie ? » (1 Rois 19 :9). Il voulait qu’Élie prenne conscience de ce qui lui arrivait. Alors, le Seigneur envoya des signes extérieurs de sa puissance : du vent, un tremblement de terre, et du feu.

Cependant, Dieu a manifesté sa présence dans un murmure doux et léger. Élie goûtait enfin au calme et au repos, ce qui le disposait à écouter.

Sa relation avec le Seigneur ne dépendait pas de ses prouesses et de ses victoires spectaculaires, mais de l’amour de l’Éternel qui l’acceptait tel quel. Le même feu qui lui avait assuré la victoire sur le mont Carmel, brûlait désormais dans son cœur.

Puis Dieu a renvoyé Élie reprendre son œuvre, non par ses propres forces, mais avec des forces divines. Il a donné au prophète une nouvelle image de lui-même, une nouvelle tâche et une nouvelle puissance. Le découragement était transformé en un nouveau courage.

Le Seigneur réagit de même à notre égard quand nous faisons de l’introspection et que nous prenons nos échecs trop au sérieux.

Pensée du jour : Le feu du Seigneur n’est pas réservé pour les combats sur le mont Carmel, mais aussi pour notre cœur refroidi.

 

Manne pour aujourd’hui 11 novembre

Nous ne sommes jamais perdus

Lecture biblique : 1 Rois 18 :1-19 :3

Versets clés : « Achab rapporta à Jézabel tout ce qu’avait fait Élie, et comment il avait tué par l’épée tous les prophètes. Jézabel envoya un messager à Élie, pour lui dire : “Que les dieux me traitent dans toute leur rigueur, si demain, à cette heure, je ne fais de ta vie ce que tu as fait de la vie de chacun d’eux !” »             (1 Rois 19 :1-2)

Méditation : Le conflit avec les prophètes de Baal sur le mont Carmel a laissé Élie épuisé. Il avait combattu pour le Seigneur et remporté la victoire. Cela aurait dû régler une fois pour toutes la question de savoir qui était Dieu en Israël, mais ce qu’Élie croyait être le dernier combat contre le mal, Jézabel le considéra comme une simple escarmouche.

Élie n’avait touché que la partie apparente du mal qui régnait dans le pays. Après la défaite de ses prophètes, Jézabel se montra plus dange­reuse que jamais. Élie pour sa part n’était jamais apparu aussi vulnéra­ble au découragement qu’après cette victoire spectaculaire. L’euphorie émotionnelle qui avait suivi son triomphe lui avait caché la réalité de son épuisement émotionnel, physique et spirituel.

La menace venimeuse de Jézabel le terrassa : « Que les dieux me trai­tent dans toute leur rigueur, si demain, à cette heure, je ne fais de ta vie ce que tu as fait de la vie de chacun deux ! ». Élie prit peur.

Nous avons tous connu des moments semblables. Nous combat­tons les problèmes de la vie et nous en ressortons victorieux. Nous travaillons de toutes nos forces pour le Seigneur et nous connaissons une efficacité surhumaine. Puis une petite menace ou une mésaventure nous affolent et nous font perdre pied. La difficulté provient de ce que, dans les moments de pressions ou dans les combats, nous oublions que nous sommes humains et que nous avons dépensé une énergie formidable. Nous disons alors comme Élie : « C’est assez ! » (v. 4) où : « Je ne peux pas en supporter davantage. Je croyais avoir terminé ce combat, et il ne fait que commencer ! »

Nous avons besoin de la vision et de la puissance du Seigneur. Il pro­pose de nous secourir de la même manière qu’il a aidé Élie dans son découragement.

Nous en reparlerons demain.

Pensée du jour : Le Seigneur nous communique des forces pour chaque nouveau combat.

 

Manne pour aujourd’hui 10 novembre

Laisse-moi partir !

Lecture biblique : 1 Rois 11 :14-22 ; Matthieu 19 :16-21

Verset clé : « Le Pharaon lui demanda : “Que te manque-t-il auprès de moi, pour que tu désires retourner dans ton pays ?”. Il lui répondit : “Rien ! Pourtant, laisse-moi, laisse-moi partir !”. »  (1 Rois 11 :22, synodale)

Méditation : Hadad et le jeune homme riche avaient le même problème : le royaume des choses matérielles les avait pris au piège. Tous deux devai­ent être affranchis du matérialisme.

Hadad a trouvé la réponse. Son histoire est éloquente et passionnante. Il avait échappé au massacre des bébés mâles en Édom et avait fui en Égypte. Là, il avait trouvé grâce auprès du Pharaon qui lui avait accordé toutes les bénédictions matérielles que l’Égypte pouvait offrir. Toute la magnificence de la société égyptienne était à sa disposition. Cependant, quand il apprit que son peuple se retrouvait sans chef, et que Dieu avait besoin de lui en Édom, Hadad demanda au Pharaon de le laisser partir.

Le jeune homme riche n’a pas fait le bon choix. Il posait des conditions pour suivre le Maître. Quand Jésus vit qu’il était lié par le matérialisme, il lui demanda d’aller vendre tout ce qu’il avait. Le jeune homme ne put se résoudre à le faire, aussi partit-il la tête basse. Et Jésus ne lui a pas couru après pour s’arranger avec lui !

Les implications de cette histoire nous concernent tous, que nous soyons riches ou pauvres. Il peut rester quelque chose, quelqu’un, un souvenir ou un plan secret que Jésus voudrait dévoiler et nous demander de lui remettre. Il nous aime au point de nous concéder la liberté de lui dire « non ».

Cependant, comme Hadad, quand nous considérons la joie de la vie en Christ, maintenant et pour l’éternité, nous disons : « Oh monde ! Laisse-moi partir ! »

Pensée du jour :

« N’est pas insensé celui qui donne ce qu’il ne peut conserver, pour gagner ce qu’il ne peut pas perdre. »

 

Manne pour aujourd’hui 9 novembre

Dieu peut nous rendre sages

Lecture biblique : 1 Rois 3 :1-28

Verset clé : « Ton serviteur est au milieu du peuple que tu as choisi, peuple im­mense, qui ne peut être ni compté ni nombré, à cause de sa multitude. » (1 Rois 3 :8)

Méditation : Dieu proposa au jeune roi Salomon une chose impressionnante : « Demande ce que tu veux que je te donne » (y. 5).

Salomon aurait pu demander tant de choses : la faveur du peuple, la puissance militaire, des chefs dignes de confiance, de la force pour ressembler à David, son père très puissant, mais Salomon avait appris une leçon profonde de son père : il avait remarqué que David avait marché dans la présence de l’Éternel dans la fidélité, la justice et la droiture de cœur (v. 6), et qu’il avait été richement béni.

Salomon ne prétendait pas qu’il avait reçu le trône à cause de ses ca­pacités personnelles ou à cause de son tempérament. Il savait que cette occasion était un cadeau providentiel de Dieu. Par conséquent, il demanda le don qu’il lui fallait par-dessus tout : la sagesse.

« Cette demande de Salomon plut au Seigneur » (v. 10).

La sagesse est la pensée de Dieu transplantée dans les cellules de notre cerveau. Il s’agit de la pensée de Dieu qui contrôle notre pensée plutôt que d’un talent de sagesse ou de perspicacité. Elle englobe une connaissance et un discernement immenses qui surpassent nos pro­pres capacités humaines. L’expression « un cœur intelligent » ou « un cœur qui a de l’entendement » (tob) convient parfaitement, car le mot « cœur » en hébreu comprend l’intelligence, les émotions et la volonté.

La véritable sagesse commence par une pensée guidée par Dieu, des émotions et une volonté suscitée par Dieu. Toutes les choses spectaculaires que Salomon a pu accomplir ont pour origine la sagesse profonde de l’Esprit de Dieu.

En ce qui nous concerne, nous savons bien mieux que Salomon ce qu’il faut demander. Paul a déclaré que Christ est la « sagesse de Dieu » (1 Corinthiens 1 :24). Le christianisme dynamique, c’est Christ qui vit en nous et qui s’exprime au travers de nous.

Pensée du jour : Tous nos besoins se résument en un besoin essentiel : la sagesse. Notre Seigneur attend que nous lui demandions.

 

Manne pour aujourd’hui 8 novembre

Reconnaissance pour la vie

Lecture biblique : Psaume 18 :25-30 ; 1 Rois 2 :1-4,10-12

Verset clé : « Je m’en vais par le chemin de toute la terre. Fortifie-toi et sois un homme ! »                                                             (1 Rois 2 :2)

Méditation : Dans « Le Roi David », du compositeur suisse Arthur Henegger, le récit s’achève par ces mots :

« Et le roi David dit : L’Esprit de Dieu est en moi. Un autre vient après moi pour conduire mon peuple dans la crainte de l’Éternel. Ô combien il m’a paru bon de vivre ! Je te remercie, ô Dieu, toi, qui m’as donné la vie ! ».

« Ô combien il m’a paru bon de vivre ! » Voilà la vraie joie de vivre ! La vie de David fut remplie de triomphes et de défaites, de bénédictions et de péchés, de repentance et de pardon, de joies et de douleurs. Il n’y a pas d’émotions ou de problèmes humains que David n’ait connus. Il ne pouvait regarder en arrière sans remercier Dieu pour le don de la vie et sans admettre qu’il aimait la vie.

Maintenant, le soleil se couchait pour David, et le calme d’un cré­puscule éternel arrivait pour lui. Sa dépendance de Dieu avait toujours constitué un bouclier sûr contre le mal. Ses victoires dans les combats lui procuraient une nouvelle occasion pour louer Dieu, tandis que ses échecs personnels faisaient naître en lui un sentiment nouveau de par­don et de miséricorde.

À la fin de toutes ses épreuves, il a pu dire ce qu’il savait depuis longtemps : « Les voies de mon Dieu sont parfaites, sa parole est éprouvée, et il est un bouclier pour tous ceux qui se confient en lui ».

Quelle est notre conclusion ? Pouvons-nous affirmer : « Qu’il est bon de vivre ! ». Que disons-nous quand nous regardons en arrière ? Pouvons-nous affirmer avec Paul : « Toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment Dieu » (Romains 8 :28).

La seule vie est celle que nous avons en Dieu. Une vie vécue en com­munion avec lui, nous permettra de croître en grâce, que ce soit dans les triomphes et les victoires, ou dans les échecs et les défaites. Dieu tient toute chose sous son contrôle, et il nous a fait don de la vie abondante qu’il avait prévue dans la personne de son Fils.

Pensée du jour : La vie authentique est la vie que nous avons en Dieu.

Manne pour aujourd’hui 7 novembre

Glorifiez Dieu et réjouissez-vous-en lui !

Lecture biblique : 2 Samuel 6 :1-5,12-19

Verset clé : « David dansait de toute sa force devant l’Eternel. »

(2 Samuel 6 :14)

Méditation : L’histoire de David contient un grand drame, mais aussi la joie divine. David savait comment se réjouir. Nous trouvons dans sa vie les jours sombres de l’échec et de la repentance, mais nous voyons aussi cet homme très sensible en train de louer Dieu, mû par une joie simple et irrésistible.

Nous sommes reconnaissants pour cette image de David qui dansait devant l’arche de Dieu. Il s’adonnait à une louange sans réserve. Nous constatons un aspect de la célébration du Seigneur que nous avons aussi besoin de découvrir et de pratiquer. Le Catéchisme de Westminster déclare : « Le but essentiel de l’homme est de glorifier Dieu et de se réjouir en lui pour toujours ». Nous devons nous réjouir en Dieu !

Le faisons-nous ? Pour la plupart, nous sommes des gens lugubres. Nous nourrissons l’idée préconçue qu’être chrétien consiste à être bienpensant, à se conduire avec modestie et à être responsable. Certes, être chrétien, c’est tout cela, mais bien plus encore. Nous avons besoin de partager davantage l’enthousiasme exubérant d’une foi offensive. Tout ce que nous faisons est tellement convenable, ordonné… Quand nous abandonnerons-nous simplement à louer Dieu ?

Plus nous découvrons les besoins humains, plus nous nous rendons compte que nos problèmes sont émotionnels. Nous n’avons pas appris à exprimer librement notre amour et notre affection à Dieu et aux autres. Il est bon pour nous de rire et de chanter et danser. Dieu ne ressemble pas à un policier cosmique qui chercherait à arrêter ceux qui s’amusent. La foi chrétienne n’est pas triste et aride. Elle consiste plutôt à se réjouir en Dieu, dans la vie et dans le don des autres.

Laissons-nous aller à la louange et à l’adoration. David l’a fait, et nous devrions Limiter.

Nous aurons toujours affaire à des Mical rabat-joie dans la vie. Mical n’avait pas la même liberté que David, et elle l’a méprisé pour avoir manifesté spontanément sa joie, mais David ne s’est pas arrêté à cause de son négativisme.

Pensée du jour : Abandonnez-vous à une adoration joyeuse, sans réserve !

 

Manne pour aujourd’hui 6 novembre

De qui aurais-je crainte ?

Lecture biblique : Psaume 27 : 1-14

Verset clé : « L’Éternel est ma lumière et mon salut : de qui aurais-je crainte ? L’Éternel est le soutien de ma vie. De qui aurais-je peur ? »

(Psaume 27: 1)

Méditation : Dans ce Psaume merveilleux, David réaffirme que Dieu est son soutien. La lumière dans les ténèbres et le salut dans le combat constituaient son espérance. L’Éternel lui montrerait le chemin, éclairerait son sentier, illuminerait son esprit et fortifierait ses émotions… pourquoi donc avoir peur ?

Les méchants se trouvaient parmi le peuple de Dieu aussi bien que chez les Philistins. David était assiégé de l’intérieur tout comme de l’extérieur. Toutefois, il demeurait confiant. Il ne demandait qu’une chose : être en communion avec Dieu, le connaître et croître dans son amour.

C’est ce qu’espérait David parce que Dieu lui avait promis sa protection au jour du malheur ; il l’arracherait au danger et l’élèverait au-dessus de la puissance de ses ennemis.

En repassant dans son cœur la bonté de Dieu, David était rempli d’espérance et de joie. Les circonstances paraissaient plus positives dans le contexte du dessein final de Dieu. Il ne craignait qu’une chose : que Dieu lui retire sa bénédiction. Tous les autres pouvaient l’abandonner, mais pas Dieu.

Maintenant, David désire plus que tout connaître la volonté de Dieu. « Seigneur, que veux-tu que je fasse ? ». De faux témoins ne sont d’aucun secours ; Dieu seul peut conduire le cœur de l’homme. Le Psaume s’achève par une exultation et une louange de la fidélité de Dieu.

Remarquez comment ce Psaume nous enseigne à prier.

En premier lieu, il nous apprend à revoir simplement ce que nous savons de Dieu et de sa nature.

Deuxièmement, il nous montre que nous devons confesser les pensées de notre esprit et les sentiments de notre cœur et nous libérer ainsi de tout souci ou fardeau.

Troisièmement, nous devons affirmer de nouveau que nous désirons par-dessus tout faire la volonté de Dieu et lui demander de nous enseigner ses voies.

Quatrièmement, nous devons lui abandonner notre problème ou nos possibilités et reconnaître sa bonté dans la vie des hommes.

Enfin, nous devons attendre avec confiance et patience qu’il nous dirige.

Pensée du jour : Attendez le Seigneur ; fortifiez-vous et que votre cœur s’af­fermisse. Oui, attendez le Seigneur !

Manne pour aujourd’hui 5 NOVEMBRE

Aider les gens à maîtriser leurs sentiments

Lecture biblique : Jacques 5 :13-18

Verset clé : « Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. »   (Jacques 5 :16)

Méditation : Une jeune femme bavardait avec des amis lors d’une réception. La pièce était bondée.

Tout à coup, son esprit fut détourné de la conversation générale. Dans cette marée humaine, elle avait remarqué son mari qui parlait à une autre jeune femme très séduisante. Elle fut bouleversée de constater à quel point son mari semblait prendre plaisir à cet entretien, et combien cette femme si bien habillée paraissait attentive et intéressée. Une vague de jalousie la submergea. Elle essaya de se frayer un chemin dans cette pièce bondée pour rappeler à son mari quelle faisait aussi partie de la réception, mais en vain.

Alors que ce couple rentrait chez lui après la réception, le silence de l’épouse dans la voiture suscita la question qu’elle espérait :

« Tout va bien, chérie ? Quelque chose semble te bouleverser… ».

Elle tenta de lui faire part de ce qu’elle avait ressenti au cours de la réception et elle lui avoua être secouée par un violent sentiment de jalousie. Son mari explosa, à la fois consterné et sur la défensive :

« Qu’est-ce qui t’arrive ? Nous parlions seulement de politique !

         Eh bien, ne peux-tu pas imaginer ce que j’ai éprouvé ? rétorqua son épouse. Tu as passé la majeure partie de la soirée avec elle. N’as-tu jamais ressenti de jalousie ?

Le mari esquiva le sentiment d’honnêteté qui aurait pu arranger la situation.

         Bien sûr que non ! Ta jalousie stupide risque de détruire notre mariage. »

Nous ressentons tous à un moment ou à un autre de la jalousie. Nous avons besoin de mettre nos sentiments au clair. Un ami véritable ne s’en offusquera pas et ne nous jugera pas. Il comprendra et compatira. Il peut ensuite nous aider à le confesser à Dieu qui guérit notre jalousie par son amour incomparable et en nous donnant une joie nouvelle d’être la personne que nous sommes et qu’il aime.

Pensée du jour : Je ne jugerai pas ceux qui éprouvent de la jalousie afin de les aider à recevoir le courage de confier leur sentiment à Dieu.

 

Manne pour aujourd’hui 4 NOVEMBRE

Le signal d’alarme

Lecture biblique : Galates 5 :16-26 ; Jacques 3 :16

Versets clés : « On les connaît, les œuvres de la chair […] jalousie […] envie » (Galates 5 :19-21, tob) « Partout où il y ace zèle et cet esprit de dispute, il y a aussi du désordre et toute espèce de mal. »                   (Jacques 3 :16, synodale)

Méditation : Nous remarquons dans les versets clés d’aujourd’hui une grande différence entre les œuvres de la chair et le fruit de l’Esprit.

Les œuvres de la chair représentent la nature humaine en dehors du Seigneur. Elles sont le reflet de notre personne sans la régénération de la nouvelle naissance et le renouvellement qui découle de la plénitude de l’Esprit. Quand nous remettons notre esprit et nos émotions au Seigneur, il vient faire sa demeure en nous. En réalité, il remplace les tendances de la chair (notre nature humaine séparée de lui) par son propre caractère. Il est impossible d’imaginer Jésus-Christ jaloux ! Paul inscrit la jalousie dans la liste des « œuvres de la chair » ; il s’agit d’une tendance naturelle de la nature humaine qui n’a pas été transformée. Tous les fruits de l’Esprit que les apôtres énumèrent nous indiquent ce que Christ produit en nous.

Mais que penser de la jalousie après notre conversion ? C’est un signal d’alarme qui nous avertit que nous prenons les autres comme modèle, au lieu de Christ. Pour remporter la victoire sur la jalousie, il nous faut grandir dans la connaissance de Christ et devenir de plus en plus conscients de son fruit en nous.

L’amour de Christ pour nous est le seul médicament qui guérisse la jalousie. Quand nous sommes jaloux, prenons les remèdes qu’il prescrit !

Pensée du jour : Voici une série de questions qui nous aideront à surmonter la jalousie en nous réjouissant de notre caractère unique et particulier : Comment Christ m’a-t-il montré son amour ? À quelle période avais-je une bonne opinion de moi-même ? Comment Christ m’a-t-il utilisé dans le passé ? Quels sont mes atouts en tant que personne grâce à Christ ? Qui a profité de mon influence ? À quoi ressemblerait ma vie si je ne mettais pas moi-même des limites et si je me servais de tous mes dons ? Qu’est-ce qui m’empêche de me réjouir d’être moi ? Quelle image le Seigneur a-t-il de la personne que je peux devenir ? Quand ai-je permis à Dieu d’exercer mes dons uniques pour la dernière fois ? Puis-je me défaire de toutes les fausses comparaisons et accepter le fait que le Seigneur prend plaisir en moi.

 

Manne pour aujourd’hui 3 novembre

Une louange déplacée

Lecture biblique : Cantique des cantiques 8 :6-7

Verset dé : « La jalousie est inflexible comme le séjour des morts ; ses ardeurs sont des ardeurs de feu, une flamme de l’Éternel. »

(Cantique des Cantiques 8 :6)

Méditation : La jalousie est une attitude qui dit en gros : « Ce qui est à moi est à moi et ce qui est à toi devrait aussi être à moi ! ».

La jalousie résulte d’un état de grâce instable. Elle nous atteint quand nous nous éloignons de la grâce du Seigneur, que nous cessons de nous réjouir de notre nature unique, et que nous négligeons d’exprimer notre gratitude pour ce que nous avons reçu. Quand nous nous compa­rons aux autres, nous détournons nos regards du Seigneur.

Le verset de ce jour tiré du Cantique des cantiques nous éclaire sur la cause et l’horreur de la jalousie. Ce petit livre de la Bible est un poè­me d’amour de Salomon à sa bien-aimée. Après avoir exalté la gloire de l’amour, Salomon dépeint le caractère redoutable de la jalousie : il la compare à l’Enfer, appelé ici « Shéol ». Tout au long de l’Ancien Testament, le shéol désignait l’endroit où les morts continuaient d’exis­ter, une région d’ombres, de misère et de futilités ; les incrédules y vi­vaient pour toujours dans la misère et l’inutilité. La jalousie équivaut à un enfer vivant.

Par-dessus tout, la jalousie est une louange déplacée. Cet aspect se voit dans l’expression « une flamme de l’Éternel ». Nous nous servons à mauvais escient de la flamme de Dieu en nous, en adorant une autre personne, ses dons et ses biens. Nous dévions la trajectoire de la louange et nous l’utilisons pour exprimer notre désir d’être quelqu’un d’autre ou d’avoir ce qu’il a.

L’antidote à la jalousie se trouve dans la contemplation du Seigneur et de sa bonté, puis dans l’acceptation de nous-mêmes parce qu’il nous aime et nous bénit. Plus nous le louerons pour notre nature unique, plus nous pourrons reconnaître les particularités des autres sans vou­loir les leur dérober !

Pensée du jour : Le Seigneur dit à chacun de nous : « Tu as été créé pour être un original et non la copie de quelqu’un d’autre ! Réjouis-toi en moi et dans la créature particulière que je veux faire de toi. Alors la jalousie ne te troublera plus jamais ! ».

 

Manne pour aujourd’hui 2 novembre

Les problèmes de Saül avec David

Lecture biblique : 1 Samuel 18 :1-30

Verset clé : « Saül dut reconnaître que Yahvé était avec David […] Alors, Saül eut encore plus peur de David et il conçut contre lui une hostilité de tous les jours. »  (1 Samuel 18 :28-29, bible de Jérusalem)

Méditation : Saül était obsédé par la jalousie qu’il ressentait à l’égard de David. Cette jalousie était devenue un poison violent qui avait envahi son esprit troublé. Mais, longtemps avant que David ne devienne la cause principale de l’insécurité de Saül, le roi avait résisté au plan et au dessein de Dieu pour sa vie. Il répondait toujours « non » aux en­couragements et aux impulsions de l’Esprit. Saül n’a vraiment jamais apprécié Saül ! Même l’appel du Seigneur et ses fréquentes interventions pour l’aider ne l’ont pas guéri de son manque d’amour-propre. Il n’a pas permis à Dieu de l’aimer en profondeur.

Tant que nous ne laisserons pas Dieu nous aimer, nous rencontre­rons toujours un David qui réveillera la jalousie en nous, une personne qui aura ce que nous voudrions, ou qui fera ce que nous souhaiterions pouvoir faire. David représentait une menace dans l’esprit de Saül, bien avant que le roi instable ne le considère comme un ennemi. La jalousie fit de Saül un homme que Dieu ne pouvait pas utiliser.

Saül avait un problème avec lui-même qu’il appelait David. Ses pro­pres insécurités se sont cristallisées sur la manière dont le Seigneur em­ployait David. Cela révèle qu’il ne se préoccupait pas tant de la guerre contre les ennemis d’Israël que du conflit que soulevaient en lui sa po­sition et l’estime insuffisante qu’on lui accordait. Pourquoi ne pouvait-il pas se réjouir de la victoire de David sur les Philistins ? Tout monarque sage aurait reconnu le succès qu’aurait remporté un général pour lui, mais pas Saül. Il ne parvenait pas à voir que David combattait pour le Seigneur et pour lui. Sa relation instable avec le Seigneur l’avait rendu jaloux de celui qui pouvait faire ce dont il était désormais incapable.

Le poison de la jalousie nous empêche de partager la gloire. Quand nous prenons part à cette gloire, nous nous réjouissons de la façon dont Dieu œuvre dans les autres et en nous. Consacrons ce jour à reconnaî­tre la manière dont Dieu utilise les autres, et louons-le !

Pensée du jour : Si l’on nous offrait un verre de poison, nous le refuserions ; cependant, nous sirotons le poison de la jalousie, jour après jour, jusqu’au moment où notre âme en meurt. Cette vieille bénédiction gaélique propose une solution merveilleuse :

« Appartenez au Seigneur et devenez une merveille à vos propres yeux !»

Manne pour aujourd’hui 1ER NOVEMBRE

Reconnaître les dons des autres

Lecture biblique : 1 Samuel 17 :48-18 :16

Verset clé : « Saül a frappé ses mille, et David ses dix mille. » (1 Samuel 18 :7)

Méditation : « David est puissant ! Saül a frappé ses mille, et David ses dix mille ! ».

Voilà le chant qui a suivi le massacre de Goliath par David. Il s’agit de l’une des histoires les plus familières de la Bible. Nous l’aimons parce qu’elle révèle la puissance de Dieu qui reposait maintenant sur David. Saül réagit à cet événement miraculeux d’une façon très humaine : « Informe-toi donc de qui ce jeune homme est fils » (1 Samuel 17 :56). Il voulait l’utiliser pour accomplir ses buts sans chercher la source de sa puissance.

David triompha dans toutes les batailles où Saül l’envoya. Comme David devenait populaire et que le peuple commençait à l’aimer, Saül se mit à manifester de l’irritation et de la jalousie.

Nous retrouvons, dans ce contexte ancien, le conflit des générations. Saül se préoccupait davantage de sa propre image que de faire avancer l’œuvre de Dieu. Quelle triste analyse nous donne la Bible : « Saül craignait la présence de David, parce que l’Eternel était avec David et s’était retiré de lui » (18 :12).

Souvent, nous nous mettons à haïr ceux que nous ne pouvons pas utiliser à nos propres fins et manipuler pour leur faire exécuter nos plans. L’histoire du peuple de Dieu est ternie par des récits d’hommes pieux qui ne parvenaient pas à travailler ensemble pour accomplir la volonté de Dieu. L’Église, des groupes de chrétiens, des familles et des amis se retrouvent divisés parce qu’ils refusent d’accepter ce que le Seigneur fait au travers de quelqu’un d’autre.

L’attitude de Saül venait de ce qu’il se souvenait parfaitement combien il était merveilleux de vivre avec la puissance du Seigneur et d’être aimé du peuple. La présence de David pouvait soit le ramener vers le Seigneur, soit le rendre fou, parce qu’il incarnait ce que Saül avait été. Souvent, nous témoignons de l’hostilité aux gens, pas tant à cause de ce qu’ils nous font, qu’à cause de ce qu’ils révèlent sur nous-mêmes.

La maturité chrétienne doit nous conduire avant tout à faire le travail du Seigneur. Qui le réalise importe peu.

Pensée du jour : Aujourd’hui, je reconnaîtrai ceux qui accomplissent l’œuvre de Dieu d’une manière différente de la mienne, et j’apprendrai ce que Dieu veut m’enseigner.

Manne pour aujourd’hui 31 OCTOBRE

Une personne selon le cœur de Dieu

Lecture biblique : Actes 13 :16-25 ; Psaume 89 :20 ; 2 Samuel 11 :1-12 :31 ; Psaume 51 :1-19

Verset clé : « L’ayant rejeté, il leur suscita pour roi David, auquel il a rendu ce témoignage : “J’ai trouvé David, fils d’Isaï, homme selon mon cœur, qui accomplira toutes mes volontés ». »                        (Actes 13 :22)

Méditation : David était un « homme selon le cœur de Dieu ».

Cette description nous surprend. Comment peut-on appeler un adultère, un meurtrier, et un homme qui commettait des actes cruels, un « homme selon le cœur de Dieu » ? La Bible décrit sans ambages les péchés de David. Mais, au travers de ces échecs, Dieu l’a utilisé dans ses desseins pour aider Israël. David a échoué mais a cependant réussi parce qu’il a appris la bonté et la miséricorde de Dieu et qu’il était l’un des hommes les plus reconnaissants de l’Histoire.

David était un « homme selon le cœur de Dieu » parce qu’il abondait en actions de grâces. Dans les Psaumes, nous trouvons un tel mélange de confessions et d’actions de grâces que Dieu en personne a déclaré que David était un « homme selon son cœur ».

Seul un sentiment d’indignité peut produire une gratitude aussi intense. La vie de David nous démontre que ce qui compte n’est pas notre perfection, mais notre dépendance reconnaissante. Nous pouvons nous identifier à David dans son humanité faillible, et nous pouvons voir ce que Dieu accomplit dans une personne qui confesse ses fautes et qui remercie Dieu pour son pardon.

David avait été opposé au cœur de Dieu avant de devenir pleinement un homme selon son cœur. La Bible raconte la sombre histoire de ses transgressions et de son péché. Dieu a attendu longtemps qu’il se repente. Après son adultère avec Bath-Schéba et son comportement cruel envers son mari, Urie, qu’il a envoyé se faire tuer à la guerre, Dieu a envoyé le prophète Nathan pour juger son péché. Il lui a donné une parabole profonde et pénétrante suivie de cette exclamation : « Tu es cet homme-là ! » (2 Samuel 12 :7). David le savait !

Nous pouvons lire dans le Psaume 51 sa fameuse repentance. Dieu l’a pris au mot. La miséricorde infinie de Dieu l’a relevé et employé dans ses plans ultérieurs pour Israël.

Pensée du jour : Nous sommes appelés à être des hommes et des femmes selon le cœur de Dieu.

Manne pour aujourd’hui 30 octobre

Lecture biblique : 1 Samuel 16 :1-23

Verset clé :« Isaï l’envoya chercher. Or, il était blond, avec de beaux yeux et une belle figure. L’Éternel dit à Samuel : “Lève-toi, oins-le, car cest lui ! » »

(1 Samuel 16 :12)

Méditation : Nous pouvons imaginer le grand émoi qui a agité Bethléhem quand Samuel est apparu et annoncé que la voix de Dieu 1 avait dirigé vers la maison d’Isaï afin de désigner un roi pour Israël.

Isaï avait huit fils, et il n’a pas pensé à appeler David, son fils de 14 ans, pour le proposer comme candidat possible à Fonction. Le Seigneur ne voudrait sûrement pas David.

Cependant, Samuel a demandé : « Sont-ce là tous tes fils ? » (v. 11). Isaï fut surpris. « Il reste encore le plus jeune, mais il fait paître les brebis. » « Envoie-le chercher », dit Samuel.

À l’instant même où Samuel a vu David, il a su que c’était celui qu’il cherchait. Ce jeune homme qui avait parcouru les collines, tout en surveillant les troupeaux, qui jouait de sa harpe de berger, qui contemplait les étoiles la nuit et qui rêvait de l’avenir, était le jeune homme que Dieu avait choisi pour conduire le peuple.

Dieu allait faire de lui l’un des plus grands hommes de l’Histoire, mais non sans épreuves ni conflits. Les coups assénés par l’expérience allaient faire de lui l’homme que Dieu voulait et dont il avait besoin.

L’histoire de la vie de David nous apprend cette vérité : Dieu prend des êtres humains frêles et ordinaires et il fait deux de grands hommes pour accomplir ses desseins. Gardons-nous de dire : « Qui, moi ? Pourquoi moi ? ».

Le Dieu qui choisit David choisit aussi les humbles pêcheurs qui sont devenus les disciples de son fils et, avec eux, il a changé le monde. David a appris ce que nous devons apprendre : Dieu utilise des hommes ordinaires pour accomplir ce que d’autres jugent impossible.

David était un homme qui dépendait de Dieu. Le Seigneur pouvait l’employer pour faire des choses extraordinaires parce qu’il lui faisait entièrement confiance.

Dieu peut faire de même avec nous aujourd’hui !

Pensée du jour : Dieu choisit et utilise des personnes ordinaires pour faire des choses extraordinaires dans l’Histoire.

 

Manne pour aujourd’hui 29 octobre

Notre pouvoir peut limiter Dieu

Lecture biblique : 1 Samuel 8 :1-15 :35 ; 1 Chroniques 10 :13

Verset clé : « Ainsi mourut Saül, à cause de la faute qu’il avait commise contre l’Éternel. »                                        (1 Chroniques 10 :13, synodale)

Méditation : Saül avait bien des atouts. Il était beau, plus grand que tout homme du peuple et très doué, mais, dès le départ, apparurent des si­gnes de faiblesse : il semblait ne pas connaître Samuel le prophète, ne pas avoir conscience des problèmes spirituels qui tourmentaient son peuple et être tellement plongé dans ses affaires personnelles qu’il ne prenait point part à la lutte d’Israël pour être le peuple fidèle de Dieu.

Le fait que le Seigneur l’ait choisi pour mener un combat dont il ne s’était jamais soucié semble l’avoir déconcerté.

Quand l’Esprit de Dieu se fut emparé de lui, le peuple fut surpris. « Qu’est-il arrivé au fils de Kis ? Saül était-il aussi parmi les prophètes ? » (1 Samuel 10 :11). Cependant, Dieu l’avait bel et bien choisi à cause du désir exprimé par le peuple. Mais où se trouvait-il donc ? Il se cachait au milieu des bagages !

La première évidence que Saül avait un problème sérieux s’est manifestée quand il a décidé effrontément d’offrir un sacrifice sans la présence de Samuel et a ensuite conduit le peuple au combat sans direction précise de Dieu. Saül avait du mal à ne s’appuyer que sur Dieu.

Il n’a jamais accordé son cœur au rythme de la direction divine. Il vivait sur la base des talents humains, plutôt que sur celle des dons du Seigneur. Il n’a jamais connu la direction personnelle de Dieu.

Nous pouvons nous retrouver souvent dans Saül. Rien ne remplace l’obéissance régulière, la confiance immuable et les ressources de Dieu pour nos besoins.

Pensée du jour : La Bible nous donne des exemples fascinants de ce qui arrive quand nous coopérons avec Dieu, et des exemples effrayants de ce qui se produit quand nous ne le faisons pas.

Manne pour aujourd’hui 28 OCTOBRE

Ébenezer et Jéhovah-Jiré

Lecture biblique : 1 Samuel 4 :1-7 :17

Verset clé :« Samuel prit une pierre, qu’il plaça entre Mitspa et Schen, et il l’appela du nom d’Ebenézer en disant : “Jusqu’ici l’Éternel nous a secourus”. » (1 Samuel 7 :12)

Méditation : Samuel est devenu une source puissante de courage et de direction pour les armées d’Israël dans leurs combats contre les Philistins. Les Israélites vivaient un temps de crise militaire. Le Seigneur a répondu aux besoins du peuple à travers Samuel qui dépendait entièrement de Dieu, et attendait qu’il lui montre chaque pas de la marche à suivre.

Le verset clé du jour nous confirme cette idée. Après avoir triomphé de l’ennemi, Samuel a édifié un autel et l’a appelé Ébenézer. Ce mot hé­breu signifie : « Jusqu’ici, l’Eternel nous a guidés ». Ce qui avait constitué la vision de la défaite d’Israël était désormais un mémorial vénéré de leur victoire. La pierre indiquait l’endroit jusqu’où le Seigneur les avait conduits par ses soins attentifs et sa force en action.

Le cantique « Viens, ô fontaine ! » de Robert Robinson, reprend le mot Ébenézer :« Ici, je dresse mon Ébenézer.

Jusqu’ici, par ton aide, je suis arrivé.

Et j’espère, avec ton bon plaisir, Atteindre sain et sauf la maison. »

Nous sommes sûrs que des générations de chrétiens ont chanté cet hymne sans connaître le sens profond du mot Ébenézer. Un autre couplet cependant en donne une description éloquente :

« Jusqu’ici ton amour m’a béni ;

Tu m’as conduit jusqu’à cet endroit.

Et je sais que ta main me mènera Sain et sauf à la maison par ta grâce ! »

Dans sa bonté, le Seigneur nous accorde des endroits de repos pour que nous puissions lui exprimer notre gratitude. Nous pouvons regarder en arrière et nous écrier : « Ébenézer ! ». Puis, nous pouvons regarder de l’avant et dire : « Jehova-Jiré ». Vous vous souvenez, d’après notre méditation sur l’autel qu’avait élevé Abraham sur le mont Morija, que ce mot signifie : « L’Éternel pouvoira ».

Samuel allait avoir besoin des deux pour les jours difficiles à venir avec Saül et David. Pensez au sens de ces deux termes pour votre vie d’aujourd’hui.

Pensée du jour : Je prendrai aujourd’hui pour modèle « Ébenézer » et « Jéhovah-Jiré ».

 

Manne pour aujourd’hui 27 OCTOBRE

L’auditeur

Lecture biblique : 1 Samuel 3 :1-21

Verset clé : « L’Éternel vint et se présenta, et il appela comme les autres fois : “Samuel ! Samuel !”. Et Samuel répondit : “Parle, car ton serviteur écoute’. » (1 Samuel 3 :10)

Méditation : L’appel de Samuel à devenir prophète révèle l’essence de la vie et du ministère. La vie de ce personnage clef se résume en ces termes : « Parle, car ton serviteur écoute ».

Pour la mère de Samuel, son nom voulait dire : « Dieu entend ». Des exégètes bibliques suggèrent aussi que Samuel signifie : « le nom de Dieu ». Ces deux interprétations se sont réalisées au travers de la vie de Samuel.

Personne dans l’Ancien Testament n’a vécu avec une confiance plus totale que Dieu entend et qu’en son nom se trouvent la puissance et l’autorité pour son peuple. Les paroles qu’il a prononcées en réponse à l’appel du Seigneur nous donnent le secret qui nous permet de faire de cette journée un jour intéressant de notre vie. Comme le Seigneur entend, nous pouvons lui avouer ce qui pèse sur notre cœur, puis dire : « Parle, Seigneur ; j’écoute ! ».

Le ministère de Samuel a débuté à la fin de la période des Juges et au commencement de la monarchie. Il fut l’architecte de la reconstruction sociale et spirituelle d’Israël. « Auditeur du Seigneur », il fut employé pour communiquer l’appel de Dieu à Saül et à David et pour les oindre comme rois. Prophète, il est devenu le père de l’école de prophètes qui s’est perpétuée encore bien plus tard dans la vie d’Israël. Samuel était un homme sensible à Dieu et tellement ouvert à lui qu’il pouvait l’entendre parler et agir, conformément à ce qu’il avait entendu.

Qu’en ce jour nous puissions aussi écouter, d’abord Dieu, puis les hommes ! Dieu entend vraiment nos prières, et il nous parle par la Bible, par une voix intérieure et par une paix profonde dans nos sentiments, qui confirme que nous sommes sur la bonne voie.

Pensée du jour : Mon esprit et mon cœur ont des oreilles pour écouter le Seigneur.