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Manne pour aujourd’hui 6 Décembre

Du vin nouveau dans de vieilles outres

Lecture biblique : Marc : 2 :20-22

Verset clé : « Personne ne coud une pièce de drap neuf à un vieil habit ; autrement, la pièce du drap neuf emporterait une partie du vieux, et la déchirure serait pire. »                                                              (Marc 2 :21)

Méditation : Jésus n’est pas venu pour rapiécer, mais pour transformer ; pas pour corriger, mais pour convertir. Ceux qui voyaient avec leurs yeux spirituels pouvaient comprendre ce jour-là qu’il suggérait une voie nouvelle et essentielle.

Jésus voulait indiquer qu’il ne pourrait jamais être un simple accessoire d’une vie déjà bien remplie, mais qu’il devait constituer le fondement de la vie d’une personne et son but. Il suggérait cela par l’image que le vin nouveau se dilatait et qu’il gonflait les outres. Les outres en peau de mouton étaient souples et ne cédaient pas à la pression de la dilatation du vin. Les vieilles outres craquaient, se rompaient et ne pouvaient donc pas contenir de vin nouveau.

Notre Seigneur avertit ses disciples que ce nouvel enseignement qu’il proclamait ne pourrait pas faire partie des anciennes coutumes et pra­tiques. Les Juifs tiraient leur sécurité des coutumes et des pratiques, et non de l’Éternel. De tout temps, le peuple de Dieu a été confronté au danger d’accorder trop d’importance aux rites et aux rituels. Chaque fois qu’ils étaient menacés, il y avait une réaction d’hostilité et de crain­te.

Le message du vin nouveau dans de vieilles outres s’applique à nos Églises et à chacun de nous en tant qu’individus. Jésus-Christ doit représenter le fondement de notre vie, et non un accessoire. La plupart d’entre nous voulons tout ce que ce monde offre… et le ciel en plus! Nous tenons à garder la sécurité de notre passé, de notre éducation, de notre position financière, de notre talent, de nos capacités, de nos amis et de nos plans pour l’avenir, mais nous voulons aussi Jésus. La difficulté est que Jésus-Christ ne se contentera pas de ce rôle secondaire. Se convertir signifie rompre avec l’ancienne vie et prendre un nouveau départ avec Christ

Le message de Christ et sa puissance qui demeure en nous ressemblent au vin nouveau. Ils requièrent une outre neuve de consécration à Jésus que nous devons renouveler chaque jour. Les vieux us et coutumes, les vieilles habitudes, éclateront sous la pression de sa transformation révolutionnaire de notre vie.

Pensée du jour : Les vieilles outres ne peuvent contenir de vin nouveau.

Manne pour aujourd’hui 5 Décembre

 Naître de nouveau pour espérer

Lecture biblique : 1 Pierre 1 :3-4 ; Romains 6 :3-23

Verset clé : « Si nous sommes morts avec Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. »                                            (Romains 6 :8)

Méditation : Paul nous aide à mieux comprendre la nouvelle naissance.

Il illustre de façon saisissante notre condition de vie, avant et après cet événement. Avant de naître de nouveau, nous sommes morts dans notre ancienne nature. Le centre de ce passage se trouve dans le verset que nous avons choisi comme verset clé aujourd’hui. Nous naissons de nouveau quand nous mourons avec Christ et que nous ressuscitons à une vie nouvelle en lui.

Tout au long de ses épîtres, Paul nous parle de la nouvelle naissance comme d’une expérience de mort et de résurrection. Nous mourons à nous-mêmes, à nos plans, à nos buts et à nos présuppositions. La puissance de Dieu nous relève pour marcher en nouveauté de vie. Comment notre vie devient-elle radicalement différente à cause de cette expérience ?

Un signe de notre nouvelle naissance se manifeste dans l’espérance vivante. Elle constitue la note triomphante de Pierre dans l’expérience de la nouvelle naissance. Notre résurrection présente, par laquelle nous passons de la mort à nous-mêmes à une vie sans mort, nous donne du courage pour affronter les problèmes et les déceptions de la vie, avec la ferme conviction que le Seigneur interviendra et nous communiquera sa puissance quand nous en aurons besoin. Nous pouvons tout affron­ter avec cette assurance. L’espérance produit la patience. Alors, nous aurons la capacité de voir les choses avec du recul. La brièveté du temps et la durée de l’éternité nous confèrent de la patience envers les broutilles de l’existence. Une personne née de nouveau sait quelle appartient à Christ, qui reproduit sa nature en elle. Les gens qui vous entourent pourraient-ils dire que votre nouvelle naissance a fait de vous une personne à l’espérance contagieuse ?

Pensée du jour : « La conviction à laquelle nous sommes arrivés et qui nous guide est celle-ci : si un seul homme est mort pour tous, il s’ensuit que tous sont morts. Et pourquoi est-il mort pour tous ? Pour que ceux qui ont été ressuscités à une vie (nouvelle) ne continuent pas à mener, selon leur gré, une petite vie égoïste, mais qu’ils vivent pour celui qui est mort à leur place et qui est ressuscité pour leur salut. »

(2 Corinthiens 5 :14-15, parole vivante)

 

Manne pour aujourd’hui 4 Décembre

Nés deux fois

Lecture biblique : Jean 3:1-8

Versets dés : « Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l’Esprit est esprit. Ne t’étonne pas que je t’aie dit: il faut que vous naissiez de nou­veau. »     (Jean 3:6-7)

Méditation : Jésus a mis le doigt sur le problème le plus profond de Nicodème.

Nicodème était vivement impressionné par les œuvres puissantes du Seigneur, mais Jésus balaya ses compliments et révéla le véritable problème de ce pharisien : il avait besoin de naître de nouveau, de tout recommencer par la force d’une vie nouvelle dans l’Esprit de Dieu.

Remarquez que Jésus a dit à ce docteur de la loi qu’il devait « naître de nouveau » pour voir le Royaume de Dieu. Cela sous-entend que la véritable question qu’il avait à l’esprit était de savoir quand Israël retrouverait le royaume, quand il serait de nouveau libre. Jésus est passé du domaine matériel au domaine spirituel. Nicodème ne pouvait connaî­tre le Royaume : le règne et la domination de Dieu dans son cœur, que par la nouvelle naissance. En réponse à la question : « Comment cela peut-il se faire ? », Jésus a expliqué à ce docteur spirituellement pauvre qui il était en vérité et ce que lui devait faire. Croire en Christ et se don­ner à lui sans réserve constituent le seul moyen de naître de nouveau.

Cela s’est produit ! Ce que Jésus a expliqué à Nicodème cette nuit-là s’est réalisé plus tard. Ce pharisien est devenu un disciple caché, puis un défenseur ouvert de Jésus. Il a risqué son rang et sa position pour aider à enterrer Jésus. Selon la tradition historique, il est devenu même un responsable de l’Église après la Pentecôte. La crucifixion a dû le mar­quer profondément, mais l’expérience du Seigneur ressuscité l’a sans doute aidé à comprendre la pleine signification de ce qu’il lui avait dit sur la nouvelle naissance.

Mettez-vous dans la peau de Nicodème. Tâchez d’éprouver ce qu’il ressenti quand le Seigneur ressuscité a accompli sa propre prédiction : « Écoute le vent, Nicodème ! ».

Pensée du jour: Sans nouvelle naissance, il n’y a pas de commencement.

Manne pour aujourd’hui 3 Décembre

Avant d’abandonner

Lecture biblique : Ézéchiel 37 :1-28

Verset clé « “Fils de l’homme, ces os pourront-ils revivre ?” Je répondis : “Seigneur Éternel, tu le sais”. »                           (Ézéchiel 37 :3)

Méditation : Il nous arrive parfois d’être tentés d’abandonner : une personne, un groupe, une situation, voire nous-mêmes. « Ce n’est pas la peine, disons-nous ; j’ai essayé, j’ai fait de mon mieux mais rien n’a changé ! » N’avez-vous jamais ressenti cela ?

Le peuple de Dieu en exil à Babylone éprouvait ce sentiment. Dieu lui avait donné un prophète qui pouvait voir le pire et le meilleur. Ézéchiel révéla le jugement que Dieu portait sur le peuple à cause de sa conduite, mais il lui communiqua aussi l’espérance pour l’avenir. (Ézéchiel veut dire : « Dieu fortifie ».) Mais, alors que le peuple se trouvait en exil, il apprit le tragique nouveau de la chute de Jérusalem (586 avant Jésus- Christ). « Quel espoir reste-t-il maintenant ? » demanda-t-il.

Ézéchiel reçut la vision d’ossements desséchés, dans la vallée de Jizréel, qui symbolisaient la vision et l’espérance desséchées du peuple. Le prophète contraignit le peuple à prendre conscience qu’il s’était lui- même placé dans cette situation en se détournant de la gloire et de la sainteté de Dieu. « Nos os sont desséchés, notre espérance est détruite, nous sommes perdus ! » (v. 11). Quand nous admettons la cause véritable de notre état, nous recevons une promesse de Dieu. Les os allaient se rapprocher les uns des autres et vivre !

Pour nous le message de cette vision se divise en deux parties. Avant d’abandonner, il nous faut confesser ce qui nous a conduits à ce mo­ment de découragement. Au lieu de demander : « Pourquoi cela m’arrive-t-il ? », nous devons nous demander : « Qu’ai-je fait qui ait provoqué cela ? ». Nous sommes alors prêts pour la question essentielle : « Que me dit le Seigneur au sujet de ce qui m’arrive ? ».

Cela nous conduit à lui remettre ce qui nous incitait à tout abandon­ner. En réponse, le Seigneur nous donne un cœur nouveau. C’est ce qui se produit quand Christ vient faire sa demeure en nous. Nous sommes remplis de son amour.

Pensée du jour : Aujourd’hui, je reconnaîtrai les « os desséchés » de mon existence, et je demanderai un cœur nouveau. Je n’abandonnerai pas !

 

Manne pour aujourd’hui 2 Décembre

Tenez-vous droit et soyez prêts !

Lecture biblique : Ezéchiel 2 :1-3 :27

Verset clé : « Fils de l’homme, tiens-toi sur tes pieds, et je te parlerai. »

(Ezéchiel 2 :1)

Méditation : Le Seigneur fit trois choses avec Ezéchiel qu’il veut faire avec nous aujourd’hui : il l’a relevé, rempli de son Esprit et nourri de sa Parole.

Ezéchiel a reçu l’appel pour devenir prophète dans une période de grande détresse en Israël. Il se trouvait parmi les exilés qui avaient été conduits à Babylone. Là, il est devenu le porte-parole divin.

Le Seigneur demanda tout d’abord à Ezéchiel de se tenir sur ses pieds afin qu’il puisse lui parler. Cette image est très évocatrice. Le Seigneur voulait qu’Ézéchiel lui accorde toute son attention et qu’il soit prêt à entendre tout ce que l’Éternel avait à lui dire. Le Seigneur agit de la même manière avec nous. Il nous fait lever pour que nous soyons prêts à écouter et à marcher dans l’obéissance. Dieu abhorre l’inactivité craintive, tout comme la nature abhorre le vide. Quand nous nous installons confortablement et que nous maintenons le statu quo, il dit : « Debout, je vais encore te conduire de l’avant ! »

Considérez toutefois le deuxième don. Le Seigneur a donné à Ezéchiel la force nécessaire pour obéir à son commandement. Le plus grand besoin en Israël était que le peuple de Dieu reçoive l’Esprit de l’Éternel et vive par sa puissance. Ce qu’il voulait faire au travers du prophète, il l’a fait d’abord en lui. Le Seigneur nous fortifie pour accomplir ce qu’il nous montre. Après nous avoir relevés, il nous donne la puissance pour avancer.

Le troisième ordre peut nous paraître étrange. « Mange ce rouleau, et va parler à la maison d’Israël » (3 :1). Le rouleau représentait les Saintes Écritures. Ezéchiel devait complètement digérer la Parole du Seigneur afin de pouvoir parler avec l’autorité que confère cette Parole. Après avoir été relevés et avoir reçu l’Esprit de Dieu, nous devons nous nourrir de sa Parole. Nous avons besoin de lire et d’étudier la Bible, de mémoriser des versets clés. Dans les périodes de difficultés et de problèmes, ils feront partie de nous. Ils nous procureront du réconfort dans l’épreuve, ainsi que de l’autorité dans notre témoignage auprès des autres.

Pensée du jour : Tenez-vous sur vos pieds, recevez la puissance, prenez de la nourriture et allez !

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Manne pour aujourd’hui 1er DÉCEMBRE

Une raison réaliste d’espérer

Lecture biblique : Lamentations 3 :1-66

Versets clés : « Voici ce que je veux me rappeler, voici ma raison d’espérer : les bontés du Seigneur ne sont pas épuisées. »

(Lamentations 3 :21-22, bible en français courant)

Méditation : Réalisme et espérance. Il est souvent difficile de réunir ces deux idées. Pour certaines personnes, voir la vie et les gens avec réalisme conduit au désespoir. Pour d’autres, l’espoir est presque totalement irréaliste.

Jérémie fait preuve à la fois d’un réalisme honnête et d’une espérance authentique. Son évaluation de la situation à Jérusalem sous le règne des Babyloniens dénote son angoisse. La ruine de la ville et du temple, ainsi que la déportation des meilleurs citoyens à Babylone, ont brisé le cœur du prophète. Le pire était que les gens ne voyaient pas le rapport entre le jugement de Dieu et leur apostasie. Les chapitres 1, 2 et 3 jusqu’au verset 20 expriment le désespoir. « Et j’ai dit : Ma force est perdue, je n’ai plus d’espérance en l’Éternel ! » (3 :18).

Puis, remarquez un changement de ton et d’état d’esprit au verset 21.

Jérémie ne se souvient pas seulement de toute la tragédie, il se rappelle maintenant les bontés du Seigneur. Il commence à reprendre courage, puis il éclate d’une joie exubérante. L’Éternel n’a pas dit son dernier mot pour le prophète et pour son peuple bien-aimé. Jérémie fonde son espérance sur l’Éternel, et non sur la droiture innée du peuple. « L’Éternel est mon partage, dit mon âme ; c’est pourquoi je veux espérer en lui » (v. 24). Jérémie reconsidère une vérité fondamentale qui le remplit d’enthousiasme. Cette vérité est que Dieu a de la bonté pour qui espère en lui, pour qui le cherche, pour qui place toute sa confiance en lui.

Quand nous agirons comme lui, nous pourrons voir les choses avec réalisme, telles quelles sont, tout en espérant que Dieu va intervenir lui aussi.

Pensée du jour : Le réalisme nous permet une évaluation honnête de ce que nous devons confier au Seigneur et que nous devons attendre avec espérance.

 

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Manne pour aujourd’hui 30 NOVEMBRE

Jugement rétroactif parfait

Lecture biblique : Marc 12 :10-12

Verset clé : « N avez-vous pas lu cette parole de L’Écriture : “La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la principale de l’angle”. »

(Marc 12 :10)

Méditation : Ce que les hommes ont rejeté, Dieu l’a élevé.

En vue de s’assurer que les chefs religieux d’Israël saisiraient parfai­tement son idée, Jésus a cité un texte messianique familier pour identifier sans ambiguïté le Fils de la parabole avec le Messie et s’identifier lui-même avec le Messie tant attendu. Le Christ rejeté serait élevé à la clef de voûte de l’arche de la révélation divine.

Fort de cette assurance, Jésus a affronté sa mort. Dieu utiliserait la croix comme faîte de l’Histoire. Il faisait confiance à son père pour transformer le mal en bien.

La plupart d’entre nous possédons un jugement rétroactif parfait. Nous savons comment Dieu a agi dans le passé, mais nous avons du mal à voir comment il peut mettre à profit la crise présente, notre incertitude et notre crainte de l’avenir. Cependant, nous pouvons chanter : « Ô Dieu, notre secours dans les siècles passés, notre espérance pour les temps à venir ! ».

Possédez-vous cette sorte de confiance ? Pouvez-vous dire : « Quoi qu’il arrive, Dieu remportera la victoire finale » ? Toute communion avec Dieu qui ne procure pas de confiance et de pardon pour le passé, de force pour le présent et d’espérance pour l’avenir est déficiente.

Si nous nous préoccupons de ce qui va arriver, nous serons privés de joie dans le présent. Jésus-Christ qui était, est maintenant encore et sera pour toujours.

Remettez-lui vos soucis pour l’avenir, et Dieu vous donnera une confiance parfaite pour l’avenir.

Pensée du jour :

Les plans de Dieu se hâteront de mûrir, D’heure en heure ils vont s’épanouir ;

Le bourgeon offre un goût encore amer, Mais douce sera la fleur.

Dieu est son propre interprète, Alors tout deviendra manifeste.

William Cooper

Manne pour aujourd’hui 29 Novembre

« Tu es à moi »

Lecture biblique : Esaïe 5 :1-7 ; Marc 12 :1-9

Verset clé : « Maintenant, que fera le maître de la vigne ? Il viendra, fera périr les vignerons, et il donnera la vigne à d’autres. »        (Marc 12 :9)

Méditation : L’Avent correspond à une période de quelques semaines mises à part avant Noël pour préparer notre esprit et notre cœur à la vérité extraordinaire de l’incarnation. Pendant ces jours, nous nous souvenons dans la prière de la puissance souveraine de Dieu qui règne sur la création malgré le mal causé par l’homme. La dernière parabole de l’Évangile de Marc proclame cette vérité avec une clarté frappante :

La parabole de la vigne nous annonce que Dieu aura le dernier mot et que ce mot est « amour ».

Elle dépeint le rejet de la confiance. Le Seigneur a confié à Israël le don de la vie, mais Israël a rejeté ces tentatives de jugement misé­ricordieux que lui proposait l’Éternel au travers des prophètes et des sacrificateurs. Quand nous lisons cette parabole, les noms d’Amos, de Jérémie et d’Ésaïe nous viennent aussitôt à l’esprit. L’histoire du peuple de Dieu est rouge du sang des prophètes rejetés, mais Dieu ne s’est pas avoué vaincu par le rejet des hommes. Il a envoyé son propre Fils. Dans un langage allégorique, Jésus annonce clairement ses souffrances et sa mort.

Percevez-vous l’opiniâtreté de Dieu dans cette parabole ? Il ne considérera pas un « non » comme une réponse.

Cette parabole est un message de vérité et d’espérance pour nous aujourd’hui. C’est nous qui sommes désormais les vignerons. Nous sommes responsables devant Dieu de ce que nous faisons du don de la vie. Nous lui appartenons. Il ne nous laissera pas partir.

Pensez aux nombreuses manières dont nous rejetons ses droits sur nous. Nous prenons les choses en main, nous dirigeons la vie des autres, nous employons nos dons à mauvais escient, mais il vient toujours à nous. Au travers d’expériences, d’autres personnes, dans la tranquillité de notre âme, nous l’entendons dire : « Tu es à moi ! ».

Pensée du jour : Le dernier mot de Dieu est « amour ».

 

Manne pour aujourd’hui 28 Novembre

L’autre moitié de la grâce

Lecture biblique : Amos 7 :1-9

Versets clés : « Ainsi il m’a fait voir ; et voici, le Seigneur se tenait sur un mur (bâti) d’aplomb, et il avait un plomb à sa main. Et l’Éternel me dit : “Que vois-tu, Amos ?”. Et je dis : “Un plomb”. Et le Seigneur dit : “Voici, je place un plomb au milieu de mon peuple Israël”. » (Amos 7 :7-8, darby)

Méditation : Amos était le prophète de la droiture et de la justice.

Au sein de l’apostasie religieuse et du manque d’égards pour la souf­france humaine, il a développé ce thème : « Que le droit jaillisse comme les eaux et la justice comme un torrent intarissable ! » (Amos 5 :24, tob). Le Seigneur lui a déclaré que la droiture et la justice lui servaient de critères pour évaluer et révéler les défauts dans les structures des institutions religieuses. Il impliquait donc que la foi en Dieu devait s’exprimer par la droiture personnelle et la justice sociale. Le message incisif d’Amos vise toute religion qui manque de découvrir et d’exécuter la volonté de Dieu dans nos relations et nos tâches.

Le Seigneur pose son fil à plomb sur chacun de nous et sur nos égli­ses. Il dénonce notre tolérance et notre faiblesse face à tout ce qui s’oppose à l’amour de Dieu. Le jugement fait partie de la grâce. Le Seigneur ne nous flatte pas de la main avec sollicitude : « Allons, allons, tout ce que tu fais est très bien ! ». Il s’intéresse profondément à notre vie tout entière. Il n’existe pas de séparation entre le sacré et le profane, entre vie intérieure et manifestation extérieure.

Dieu ne s’érige cependant pas en juge négatif et maniaque contre nous. Il nous aime tant qu’il veut que nous profitions de la vie abondante et que nous devenions ses coéquipiers pour apporter sa paix et sa puissance dans nos foyers, sur notre lieu de travail, dans notre église et dans notre société.

Quand il éloigne son fil à plomb, nous nous rendons compte de ce qui détruit l’alignement dans nos vies. Son jugement correspond à une expression de sa grâce. Qu’est-ce que le fil à plomb de Dieu montre qui ne va pas dans votre vie et qu’il veut vous aider à redresser ?

Faites une liste de personnes et de situations.

Pensée du jour : Le jugement conduit à la grâce, et la grâce nous permet de corriger ce qui ne va pas.

Manne pour aujourd’hui 27 Novembre

Avant de pouvoir aimer les autres

Lecture biblique : Marc 12 :28-34

Versets clés : « Tu aimeras le Seigneur, ton Dieu, de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta pensée, et de toute ta force. Voici le second : “Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Il n’y a pas d’autre commandement plus grand que ceux-là ». »                                                          (Marc 12 :30- 31)

Méditation : Le second commandement de Jésus (aimer notre prochain com­me nous-mêmes) n’est pas facile à mettre en pratique.

Pourquoi avons-nous tant de mal à aimer les gens qui ne correspondent pas à ce que nous attendons d’eux, à nos exigences, à nos normes et à notre image ? Nous en découvrons la raison dans le commandement lui-même : nous devons aimer les autres comme nous-mêmes. Mais là réside la difficulté. Souvent nous ne nous aimons pas nous-mêmes.

Friedrich Nietzsche se rapprocha douloureusement de cette vérité :

« Votre amour du prochain correspond à votre mauvais amour de vous-même. Vous identifiez votre prochain à vous-même, et vous en tirez volontiers une vertu ! Mais je mesure votre générosité. Vous ne pouvez pas vous supporter et vous ne vous aimez pas suffisamment. »

Je crains qu’il n’ait raison. Nous ne parvenons pas à nous accepter et à nous aimer correctement La vraie maturité chrétienne apparaît quand une personne peut dire : « Très bien, voilà ce que je suis ; voilà mes talents ; voilà mes particularités et mes dons. » Chacun de nous reçoit des dons uniques de la part de Dieu, et chacun de nous a des talents à utiliser pour sa gloire.

Une petite fille reçut une nouvelle robe. Elle se mit à danser joyeusement dans la pièce en chantant : « Je suis contente d’être moi ! ».

Quelle appréciation naturelle, sereine et judicieuse ! Combien d’en­tre nous pourraient dire la même chose ? Qui d’entre nous est heureux d’être ce qu’il est et de se trouver là où il est ?

Voici un exemple de prière pour demander à Dieu un amour-propre centré sur Christ :

Seigneur Dieu, permets-moi de m’apprécier à ma juste valeur et de pouvoir dire: « Je suis content d’être moi ! ». Aide-moi à voir tout ce que tu m’as donné, à voir comment tu m’as béni et guidé au cours des années. Et ensuite, aide-moi à jouir pleinement de la vie que tu m’as donnée. Amen.

Pensée du jour : L’amour pour les autres découle d’un amour de soi équilibré et enraciné dans l’amour de Dieu.

 

Manne pour aujourd’hui 26 Novembre

Soyez reconnaissant !

Lecture biblique : Psaume 18 :1-50

Verset clé : « Tu me donnes le bouclier de ton salut, ta droite me soutient, et je deviens grand par ta bonté. »                        (Psaume 18 :36)

Méditation : Quand nous sommes véritablement reconnaissants, cela affecte radicalement notre existence, qu’il s’agisse de nos relations, de nos atti­tudes, de nos humeurs, de nos actions ou de nos réactions.

Dans notre verset clé du jour, David reconnaît qu’il est devenu grand par la bonté de l’Éternel. Le mot original hébreu, traduit ici par « bonté », prend dans d’autres versions le sens de « sollicitude » (tob) ou « mansuétude » (colombe).

Ce terme signifie en réalité « complaisance ». Dieu s’est « complu » à nous créer, à nous offrir une communion avec lui et à prendre soin de nous avec miséricorde.

David avait découvert cette vérité libératrice : tout ce qu’il était, tout qu’il avait et tout ce qu’il faisait, provenait du fait que Dieu se complaisait à le bénir. Il n’est donc pas étonnant que ce Psaume s’achève sur un crescendo d’actions de grâces !

La grâce de Dieu plus notre gratitude égalent la grandeur. Quand nous donnons gloire à Dieu, la grandeur apparaît dans notre personne. Nous commençons à avoir de la considération pour les autres.

Quand avez-vous dit pour la dernière fois aux personnes de votre entourage que vous étiez reconnaissants pour elles ?

Pensée du jour : J’exprimerai ma reconnaissance pour ce que j’ai reçu, et je serai prêt pour tout ce que le Seigneur me donnera en ce jour

 

Manne pour aujourd’hui 25 novembre

Un ami qui ne nous abandonnera pas

Lecture biblique : Ruth 1 :1-4 :22

Verset clé : « Maintenant, ma fille, sois sans crainte, je ferai pour toi tout ce que tu diras, car sur la place publique chacun sait que tu es une femme de valeur. »     (Ruth 3 :11, colombe)

Méditation : Le petit livre de Ruth nous communique une grande vérité.

Ruth était une Moabite. Elle avait épousé l’un des fils de Naomi, une Israélite qui séjournait à Moab avec son mari Élimélec. Quand son mari et son beau-père furent morts, Ruth témoigna une loyauté absolue à Naomi. Elle se rendit avec elle à Bethléhem en Judée. Même quand Naomi lui eut donné la liberté de la quitter, elle répondit par cette promesse de loyauté célèbre et souvent citée : « Où tu iras j’irai, où tu demeureras je demeurerai ; ton peuple sera mon peuple, et ton Dieu sera mon Dieu ; où tu mourras je mourrai, et j’y serai enterrée. Que l’Éternel me traite dans toute sa rigueur, si autre chose que la mort vient à me séparer de toi ! » (Ruth 1 :16-17)

L’auteur du livre de Ruth souligne la consécration de Ruth à l’Éternel.

Bien qu’elle se soit convertie à la foi hébraïque, Ruth exprime cette fidélité que l’auteur souhaite que nous ayons pour Dieu, et les uns pour les autres.

L’amitié immuable et sans réserve de Ruth pour Naomi est récompensée par son mariage avec Boaz. Il s’agit là de l’une des plus tendres histoires d’amour de la Bible. Elle contredit avec audace l’exclusivisme qui dénigrait l’association avec des non-Hébreux et nous montre comment une personne peut se convertir des dieux païens à l’Éternel.

Ruth nous amène à nous interroger sur la constance de notre loyauté à Dieu et aux amis qu’il nous a donnés. L’engagement à devenir un ami du Seigneur sous-entend notre engagement à devenir un ami véritable pour les autres.

Sommes-nous dignes de confiance ? Les gens savent-ils que nous les aimons avec une fidélité qui ne change pas ?

Pensée du jour : Christ est un Ami qui ne nous quittera pas. Quand nous avons cette assurance, nous pouvons devenir des amis fidèles pour les autres.

 

Manne pour aujourd’hui 24 novembre

Un grand réconfort

Lecture biblique : Philippiens 2 :19-24 ; 1 Thessaloniciens 3 :1-13

Verset clé : « Je n’ai personne ici qui partage mes sentiments, pour prendre sincèrement à cœur votre situation. »                 (Philippiens 2 :20)

Méditation : Avez-vous jamais remarqué notre tendance subtile à modifier les valeurs de notre milieu pour en faire ce qui semble important pour Dieu, selon notre propre avis ? Nous spiritualisons et rationalisons le rang social, le pouvoir et le prestige et pensons alors que Dieu dési­re pour nous ce que nous voulons atteindre. Toutefois, notre bataille acharnée pour obtenir ces choses-là nous gêne souvent dans nos efforts pour le servir.

Ce que Paul pouvait dire de Timothée devient une exhortation per­sonnelle pour nous : « Tous en effet cherchaient leurs propres intérêts, et non ceux de Jésus-Christ » (Philippiens 2 :2).

Timothée s’était rendu une première fois à Philippes avec Paul, puis il y était retourné seul. Maintenant, Paul l’y envoyait une troisième fois pour apporter du réconfort. Il était le seul à demeurer avec Paul, qui ne s’inquiétait pas de ses affaires personnelles et pouvait se dévouer tout entier à la cause de Christ, qui apparaissait là, dans les besoins des Philippiens. Les autres étaient trop occupés, mais Timothée savait qu’il trouverait assez de temps dans une journée pour faire ce que Dieu le conduisait à accomplir. Notez comment l’accent porte de la même manière sur la visite de Timothée à Thessalonique et sur l’amour de Paul pour ses amis.

Pour la plupart, nous nous intéressons trop à nos affaires person­nelles. La routine quotidienne prend tout notre temps. Comment savons-nous ce qui est important ? Pour Timothée, l’important était la cause de Christ. Ce que nous faisons contribue-t-il à faire avancer la cause de Christ, ou avons-nous demandé à Christ de bénir nos intérêts ?

Il y avait d’autres grands hommes autour de Paul à cette époque-là qui devaient sûrement déployer une grande activité pour Christ. Oui, mais peut-être étaient-ils trop occupés pour entendre le cri des besoins humains. Timothée avait le temps et allait réconforter ceux qui avaient besoin de lui.

Pensée du jour : Qui a besoin que vous soyez un Timothée pour lui ou elle aujourd’hui ?

Manne pour aujourd’hui 23 novembre

Ne négligez personne

Lecture biblique : Matthieu 25 :31-46

Verset clé : « Il leur répondra : “Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous n’avez pas fait ces choses à l’un de ces plus petits, c’est à moi que vous ne les avez pas faites”. »                                           (Matthieu 25 :45)

Méditation : Le passage de ce jour nous lance un défi, surtout quand nous prenons conscience que Christ peut venir à notre rencontre aujourd’hui au travers de quelqu’un qui sera « l’un de ces plus petits ».

Christ a promis : « Je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde » (Matthieu 28 :20). Nous pensons souvent que ce verset veut dire que Jésus intervient dans nos besoins particuliers pour nous ap­porter du réconfort et de la force. Cela est souvent vrai, mais n’oublions pas la chose étonnante qu’il nous dit aujourd’hui dans ce passage trou­blant. Où le trouverons-nous ? Souvent dans le plus invraisemblable, le plus petit. Qui est-ce ? Une personne dans le besoin.

Comment répondons-nous à Christ ? Nous utilisons des mots tels qu’engagement, soumission et consécration, Alors, ne devons-nous pas lui répondre en ces mêmes termes au travers de « l’un de ces plus petits » ? Nous devons nous engager à aider, être prêts à servir, à suivre son exemple, comme si Christ apparaissait lui-même.

Nous connaissons tous des gens qui font partie de ces « plus petits ». Il s’agit de personnes qui ont des besoins émotionnels, spirituels et physiques. Nous les trouverons dans notre famille, parmi nos amis, à notre travail, aussi bien que dans les quartiers pauvres de notre ville. Faisons attention à l’existence de ces deux catégories de personnes qui sont dans le besoin : nous risquons de négliger les nécessiteux dans notre ville en nous préoccupant outre mesure du cercle de nos proches, mais nous pouvons aussi ne pas voir les besoins les plus immédiats en nous engageant à répondre aux vastes besoins de notre communauté.

Nous courons donc le danger de négliger l’un ou l’autre par manque d’équilibre. « Le plus petit » change souvent : il peut être une épouse, un enfant ou un ami intime ; d’autres fois, il sera quelqu’un que la société rejette ou défavorise ; ou encore, il peut s’agir de quelqu’un qui se sent seul, harassé par la vie.

Comment saurons-nous de qui il s’agit pour chacun de nous ? Demandons à Christ qui est « notre plus petit ». Il nous le montrera. Voilà le miracle de la prière.

Pensée du jour : Nous devons montrer autant de consécration à servir « l’un de ces plus petits » qu’à servir Christ lui-même.

 

Manne pour aujourd’hui 22 novembre

Quand le lien est rompu

Lecture biblique : Romains 6 :20-22

Verset clé : « Mais maintenant, étant affranchis du péché et devenus esclaves de Dieu, vous avez pour fruit la sainteté et pour fin la vie éternelle. »

(Romains 6 :22)

Méditation : Ils se trouvaient dans une impasse. Leur mariage connaissait de graves problèmes. Chacun avait clairement défini ce que l’autre devrait faire pour arranger la situation et répondre à son attente. Il n’était même plus question maintenant de savoir quel serait le prix nécessaire pour sauver leur mariage : tout avait été dit.

Cependant, aucun des deux ne voulait faire le premier pas, tant qu’il n’avait pas la certitude que ce serait réciproque. Le rejet, répété au long des années, paralysait les deux conjoints : chacun restait sur sa position, au point mort, inébranlable à cause de son orgueil et de son besoin de s’assurer que les efforts seraient mutuels.

Cela vous semble-t-il familier ? Bien sûr, parce que beaucoup d’entre nous avons connu une expérience semblable, que ce soit dans notre mariage, ou dans notre famille élargie, ou chez un ami. Nous désirons que les choses changent, et nous savons même ce qu’il faut faire, mais nous restons figés. Nous avons vécu pendant si longtemps sous la loi de la réciprocité, du donnant-donnant, qu’il nous paraît quasiment impossible de prendre l’initiative personnelle de donner et de pardonner. Il faudrait pourtant que nous disions : « C’est décidé : premièrement, je m’engage dans un amour qui coûte et je ferai tout ce qui pourra communiquer l’amour, dans un langage qui sera compris ; deuxièmement : je le ferai même si mon vis-à-vis maintient sa position ! ».

Et c’est cela l’essence même de l’amour de Dieu, de l’incarnation, de la croix et de la manière dont Dieu pénètre dans notre vie aujourd’hui. Qu’adviendrait-il de nous s’il attendait que nous soyons conformes à ses normes et que nous fassions ce qu’il exige ? Nous nous retrouverions dans le même état où nous plongeons les autres : paralysés et incapables de changer.

Dieu a rompu cette chaîne en Christ. Il nous aime, que nous l’aimions en retour ou non. Ferons-nous le premier pas aujourd’hui ? Pour l’amour de Christ ?

Pensée du jour : Aimer, c’est désirer le bien ultime de quelqu’un et se lancer en avant pour le rendre possible.

Manne pour aujourd’hui 21 novembre

L’amour n’abandonne pas

Lecture biblique : 1 Corinthiens 13 :8-13

Verset dé :« L’amour ne succombe jamais. Que ce soient les prophéties, elles se­ront abolies ; les langues, elles cesseront ; la connaissance, elle sera abolie. » (1 Corinthiens 13 :8, colombe)

Méditation : Le caractère inlassable de l’amour de Dieu nous étonne.

Malgré notre résistance ou notre indifférence, Dieu aime. Son amour ne dépend pas de notre réaction ou de notre reconnaissance. Il nous aime en dépit de tout. Voilà la qualité d’amour qu’il peut nous donner au travers de son Esprit qui vit en nous ! Toutes les choses qui nous semblent importantes passeront ; seul l’amour subsistera.

L’amour sans fin constitue le thème de tout le Nouveau Testament.

Dieu est venu en Jésus malgré les péchés des hommes et à cause d’eux. Avec un pardon parfait, il s’offre lui-même et rencontre l’homme, les yeux dans les yeux. Rien de ce que les hommes font n’arrête son amour. Même leur rejet final à la croix devient le triomphe suprême de Dieu.

Il est ressuscité et a repris sa marche avec l’homme là où elle s’était interrompue au Calvaire. Rien ne pouvait l’éconduire, ou le dévaloriser. Cet amour qui avait conduit son peuple, envoyé les prophètes, résidé en Jésus et l’avait ressuscité d’entre les morts, était le même amour qui a réapparu dans le Seigneur ressuscité. Son amour continue à se manifes­ter, entièrement disponible pour ceux qui veulent croire et recevoir.

Qu’est-ce qui nous fait dire : « Cela suffit ! Je suis allé trop loin, j’ai assez souffert, j’ai assez donné !  Je ne peux pas en supporter davantage ! » ? Où se trouve notre point de rupture ? Avec quelles personnes, dans quelles situations ?

Nous voulons avoir raison, et rien n’affaiblit davantage l’amour que d’avoir raison. Notre sens déformé de la justice explique pourquoi notre amour s’arrête.

Mais Dieu a permis à son amour de surpasser sa justice.

Tout comme Dieu a vengé Jésus par la résurrection et a ainsi eu le dernier mot, un mot d’amour, il nous défendra et nous donnera le pouvoir d’aimer, même quand tout paraîtra perdu.

L’amour dit toujours le dernier mot.

Pensée du jour : L’amour ne prend jamais fin.

 

Manne pour aujourd’hui 20 novembre

La maturité chrétienne

Lecture biblique : 1 Corinthiens 13 :6-7

Verset clé : « (L’amour) excuse tout, il croit tout, il espère tout, il supporte tout. » (1 Corinthiens 13 :7, synodale)

Méditation : La marque distinctive du chrétien mûr est sa miséricorde à la fois spontanée et flexible. Parole vivante traduit ainsi ce verset : « L’amour couvre tout : il souffre, endure et excuse. Il sait passer par-dessus les fautes d’autrui ». Quand nos idées ou nos droits personnels prennent une telle importance à nos yeux que nous ne pouvons plus écouter les autres ou leur céder, nous ne vivons pas dans la puissance de l’amour de Dieu. Combien parmi nous ressemblent à des barils de poudre, prêts à exploser quand tout ne va pas exactement comme ils le désirent ? Nous sommes susceptibles, et nous nous vexons rapidement.

L’homme en qui l’amour de Christ a pénétré se montre lent à juger et à accuser. Il attend, prudent et plein de sollicitude. Comme il sait à quel point il est lui-même faillible et vacillant, il comprend la faiblesse et la fragilité des autres. Il accepte les autres avec amour. Les jugements s’avèrent inutiles parce qu’après avoir porté un jugement hautain, nous devons malgré tout aimer et pardonner. Rien de ce que nous apprenons sur quelqu’un ne nous donne le droit de l’exclure ou de le rejeter. La personne que nous condamnons a encore besoin de notre amour. Nous ne pouvons fuir cette responsabilité.

Notre perspicacité constitue le moteur d’un engagement plus profond et de soins plus attentionnés. Cependant, combien il est facile de garder dans notre mémoire le souvenir des échecs et des fautes des autres et de leur en vouloir en restant à distance… et nous devons admettre, si nous voulons être honnêtes, que nous ne nous consacrons aux gens que s’ils correspondent à nos normes.

L’amour n’est pas ainsi. L’Esprit d’amour de Dieu nous permet de nous donner nous-mêmes, sans jugement ou sans normes préétablies.

Pensée du jour : L’amour n’est pas susceptible et ne fait pas non plus des gorges chaudes des faiblesses des autres.

Manne pour aujourd’hui 19 novembre

Aimer avec sensibilité

Lecture biblique : 1 Corinthiens 13 :5 ; Luc 18 :9-17

Verset clé : « Lamour n’agit pas avec inconvenance. »

(1 Corinthiens 13 :5, darby)

Méditation : La Bible en français courant traduit ce verset ainsi: « Lamour ne fait rien de honteux, il nest pas égoïste, il ne s’irrite pas », et suggère donc que l’amour a de bonnes manières. Notre attitude envers nous- mêmes affecte beaucoup notre attitude envers les autres.

Qu’est-ce qui importe réellement ? Qu’est-ce qui donne de l’impor­tance à une personne ? Qui sont les personnes importantes pour Dieu ? Nous courons le grave danger de nous efforcer de devenir importants dans un mauvais but. Nous aimons tous la considération et les hon­neurs qu’apportent le rang et le pouvoir. Le problème est que cette im­portance nous fait plus de mal que de bien.

Nul ne peut se déclarer lui-même important. Seuls les autres peuvent le faire. Nous devons faire notre travail de notre mieux et laisser les résultats à Dieu. L’importance que nous nous attribuons à nous-mêmes constitue la racine de l’arrogance. Au fond, nous exprimons le désir de nous substituer à Dieu pour diriger les autres et notre vie. De manière subtile, nous disons comme Napoléon :

« Je ne ressemble pas aux autres hommes. Les lois de la mortalité ne s’appliquent pas à moi. »

Cela produit un manque de considération et de l’impolitesse vis à-vis des autres. Nous foulons aux pieds les autres et leurs droits parce que nous croyons tout avoir sous notre contrôle.

L’amour nous libère de l’arrogance parce qu’il nous guérit du besoin d’avoir l’air importants. Il nous donne plutôt une nouvelle énergie pour prendre soin des gens et pour travailler avec diligence. Sans que nous le recherchions, il s’ensuit que Dieu nous emploie dans sa stratégie pour former le Royaume. Une personne à qui Dieu a accordé son crédit n’a plus besoin de convaincre les autres de son importance. Elle n’est plus obligée de mener ceux qui l’entourent à la baguette pour s’assurer qu’ils connaissent son importance : ils le sauront par sa vie et la force de son amour !

Pensée du jour : L’amour est sensible aux besoins des autres.

 

Manne pour aujourd’hui 18 novembre

L’amour patient

Lecture biblique : 1 Corinthiens 13 :4

Verset clé : « L’amour est patient. » (1 Corinthiens 13 :4, synodale)

Méditation :  Comment savons-nous que nous avons reçu le Saint-Esprit d’amour ? Comment pouvons-nous en avoir la certitude ?

Paul nous propose plusieurs tests pour nous en assurer. Aujourd’hui, nous considérons le fait que l’amour est patient. Si nous avons reçu le Saint-Esprit, nous manifesterons une nouvelle capacité de patience pour supporter les autres. Alfred Kuen traduit le verset clé par : « Lamour cherche à être constructif ».

L’amour est patient parce que Dieu est patient. Il reproduit dans no­tre caractère une qualité essentielle de sa nature. Si nous inscrivons le nom de Christ chaque fois que nous rencontrons le mot « amour » dans ce passage, nous percevrons mieux sa signification. En Christ se révèle la patience de Dieu envers l’homme. Il n’est pas limité par les notions de temps et d’urgence de l’être humain. Au-delà du temps, il discerne le grand tableau éternel.

L’amour engendrera toujours de la patience à l’égard de ceux qui tardent à apprendre, à répondre ou à croître. La patience ne peut être authentique que si nous voyons les choses du point de vue de Dieu et que nous vivions au rythme de son temps. Nous ne vivons que pour l’accomplissement de ses desseins dans la vie d’autrui. S’il peut atten­dre, pourquoi ne le pouvons-nous pas ?

Cette patience produit la bonté. Il s’agit là d’une expression active de l’amour. La modération et la retenue patientes préparent à la libre expression de la bonté. La part que nous prenons dans les besoins et les frustrations des gens traduit notre bonté. La bonté, c’est l’amour qui se salit les mains. Comme la patience de Dieu nous affranchit, nous pouvons aimer, sans espérer ou attendre que les autres nous plaisent : nous devons les aider à avoir une relation avec Dieu et à rechercher son but pour eux. Le chrétien patient manifeste aussi de la bonté envers lui- même et envers ses échecs personnels.

Quand nous agissons ainsi, nous nous apercevons tout à coup que nous comprenons mieux les autres.

Pensée du jour : L’amour est patient et bon.

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Manne pour aujourd’hui 17 novembre

Le don de la gratitude

Lecture biblique : 1 Corinthiens 13 :4 ; Ecclésiaste 4 :4 ; 1 Timothée 6 :1-21

Verset clé : « L’amour n’est point envieux ; il n’est pas présomptueux, il ne s’en­fle pas d’orgueil. »                         (1 Corinthiens 13 :4, synodale)

Méditation : La jalousie et sa complice, la vantardise, témoignent de notre séparation de Dieu.

Si nous manifestons l’une ou l’autre, il s’agit d’un signal d’alarme nous prévenant que nous ne sommes pas pleinement remplis du Saint- Esprit d’amour.

La jalousie découle du fossé qui existe entre ce que nous sommes et ce que les autres sont devenus, entre ce que nous avons et ce qu’ont les autres, entre nos incapacités et les réussites des autres. Elle brise des relations, détruit des familles, divise des Églises, et entrave le développement du royaume. Ce que la jalousie ne peut obtenir, elle le déprécie par le biais de la vantardise. Un snob est quelqu’un qui accorde trop d’importance au rang social et à la richesse parce qu’autre chose lui manque. Devient hâbleur celui qui doute de sa position en Dieu et qui doit, par conséquent, se faire une publicité exagérée.

Quand nous recevons l’amour de Dieu pour nous, une profonde acceptation et une nouvelle estime de nous-mêmes vont de pair. Nous n’avons plus besoin de nous comparer aux autres avec jalousie, ni de claironner nos mérites. Nous nous acceptons parce que nous sommes accepté et aimés de Dieu. Nous nous efforçons d’utiliser les dons que nous avons, pas dans un esprit de rivalité, mais dans l’enthousiasme et la gratitude. La jalousie et la vantardise fondent devant la générosité de Dieu. Nous devenons capables de louer Dieu pour nos dons personnels et ceux des autres.

Le Virgile de Dante avait raison :

« L’envie gonfle les soupirs des hommes. Aucune crainte de cet ordre ne vous influencerait, si l’amour d’une sphère supérieure exaltait vos désirs. » Nous recevons l’amour supérieur au travers du Saint-Esprit. Avez-vous reçu le Saint-Esprit ?

Pensée du jour : L’amour n’est pas jaloux et ne se vante pas.

 

Manne pour aujourd’hui 16 novembre

Le don d’amour

Lecture biblique : 1 Corinthiens 13 :1-3

Verset clé : « Quand je parlerais en langues, celle des hommes et celle des anges, s’il me manque l’amour, je suis un métal qui résonne, une cymbale retentissante. »      (1 Corinthiens 13 :1, tob)

Méditation : Paul prend toutes les qualités humaines louables et les dénonce les unes après les autres… si nous n’avons pas reçu le don d’amour. Il les fait défiler une par une sous nos yeux comme autant de causes ou de dons sans valeur. Ne nous y trompons pas, Paul a bien fait descendre de leur piédestal les valeurs auxquelles nous tenons le plus en déclarant qu’elles ne valent rien… si le don d’amour fait défaut.

L’éloquence, qu’elle soit purement humaine ou divinement inspirée, n’apporte rien… sans le don d’amour. Quelle importance n’accordons-nous pas à la clarté et à la beauté du discours ! Mais l’éloquence communique-t-elle l’amour ? Si ce n’est pas le cas, elle ne représente rien de plus qu’un airain qui résonne, ou une cymbale qui retentit, à l’image d’un orchestre qui se contenterait d’accorder ses instruments sans jamais jouer une mélodie.

On prisait beaucoup le don de prophétie. On attachait une grande importance à la capacité de mettre en lumière les situations du moment et d’annoncer avec précision les événements à venir. Paul dit que cette clairvoyance dans la vie et ce discernement du futur ne signifient absolument rien… si nous n’avons pas le don d’amour.

La foi absolue ne peut égaler l’amour. Le pouvoir d’accomplir des miracles n’a aucune valeur… si nous ne possédons pas le pouvoir d’aimer autrui comme Dieu nous aime. Même si cette foi nous conduit à faire des sacrifices, et obéit de façon absolue, sans toutefois transmettre le don d’amour reçu de Dieu, le chrétien est passé à côté de son objectif.

Paul dénonce toutes les valeurs pour lesquelles nous vivons. Elles sont vaines et dépourvues de sens en dehors de la puissance de l’amour.

Pensée du jour : Nous ne sommes rien et nous n’avons rien, si nous ne som­mes pas capables d’aimer.

Manne pour aujourd’hui 15 novembre

Une vie riche en dons

 

Lecture biblique : 1 Corinthiens 12 :1-31

Verset clé : « Il y a diversité de dons, mais le même Esprit. »

(1 Corinthiens 12 :4)

Méditation : Dans 1 Corinthiens 12, Paul dit aux chrétiens de Corinthe que ce n’est pas l’homme qui produit les qualités de vie le plus recherchées, mais qu’elles viennent de Dieu.

Il dresse la liste des dons de l’Esprit : la sagesse, la connaissance, la foi, le don des guérisons, le don d’opérer des miracles, la prophétie, le discernement, le parler en langues et l’interprétation des langues. C’étaient des qualités recherchées dans l’Église. Paul déclare simplement que ces dons sont l’œuvre du Saint-Esprit, qui les distribue aux membres de son Église afin que tous puissent exercer un ministère.

Le plus grand don semble manquer. Or, il en est question au chapitre 13, où Paul définit ce que signifie l’amour. L’apôtre souligne qu’il s’agit d’un don. Nous pouvons le recevoir et le communiquer, mais nous ne pouvons pas le produire. Nous ne pouvons pas manifester un amour qui donne, qui pardonne, qui soit gratuit, désintéressé, qui ne change pas, qui ne cherche pas son intérêt tant que nous n’aurons pas reçu ce don. Tous nos efforts pour aimer en dehors de la puissance de Dieu resteront égocentriques et sélectifs. Il s’agira d’un amour à double sens, d’un amour exigeant qui ne cesse de se préoccuper de ses droits.

Le Saint-Esprit est amour. Quand il vit en nous, nous devenons capables d’aimer parce qu’il aime au travers de nous. Avez-vous reçu le Saint-Esprit ?

Ces prochains jours, nous considérerons la nature du don d’amour de l’Esprit. Dressez une liste des relations et des responsabilités pour lesquelles vous avez désespérément besoin de cette qualité d’amour. Demandez ce don. Le Seigneur est fidèle !

Pensée du jour : Le besoin devant nous réclame le don que Dieu place en nous. Je vivrai une vie riche en dons.

 

Manne pour aujourd’hui 14 novembre

Son amour ne connaît pas de limites

Lecture biblique : Osée 1 :1-14 :9

Verset clé : « L’Éternel me dit : “Va encore et aime une femme […] l’adultère ; aime-la comme l’Éternel aime les enfants d’Israël, qui se tournent vers d’autres dieux ». »                                                                 (Osée 3 :1)

Méditation : Le cœur de Dieu déborde d’un amour illimité. Osée s’en est rendu compte lors d’une expérience personnelle déchirante dans son mariage. Son chagrin lui permit de comprendre les choses qui brisent le cœur de Dieu.

La femme d’Osée, Gomer, l’avait trompé d’une manière particulièrement détestable : elle n’était pas simplement devenue une prostituée, mais elle avait aussi participé à la fornication sacrilège lors d’orgies rituelles rendues à Baal et à Ashtaroth.

Toutefois, par cette expérience, Osée pouvait sentir le cœur de Dieu qui aimait son peuple infidèle qui allait vers d’autres dieux. Le prophète s’aperçut que ce que Gomer lui avait fait, le peuple d’Israël le faisait au Seigneur. Osée ne pouvait pas l’abandonner, même après quelle se fut adonnée aux orgies de fertilité qui faisaient partie de la religion de Baal.

Il découvrit ensuite quelque chose de plus grand que sa douleur : la grâce de Dieu. Comme Dieu aimait son peuple rebelle malgré son péché et son apostasie délibérée, ainsi Osée devait-il aimer sa femme Gomer ! Il devait l’arracher à son esclavage et la reprendre pour femme. Et surtout, il devait l’aimer comme si elle n’avait pas péché ! L’amour d’Osée ne pouvait pas abandonner Gomer. Il l’a rachetée de l’esclavage de Baal pour 15 sicles d’argent et un homer et demi d’orge, mais ce prix était insignifiant, comparé avec ce que le pardon et la réintégration du domicile conjugal lui avaient coûté.

Cette histoire poignante nous mène à l’amour du cœur de Dieu qui a la forme d’une croix. Des siècles plus tard, bien longtemps après ce qu’avait découvert Osée, Dieu allait payer le prix pour racheter son peuple. Cela s’est passé au Calvaire. Son propre Fils en fut le prix.

Maintenant, malgré tout ce que nous disons ou faisons, son amour nous est offert, à vous et à moi.

Pensée du jour :

Son amour n’a pas de limites, Sa grâce n’a pas de mesures, Sa puissance n’a pas de frontières connues des hommes. Au travers de ses richesses infinies, en Jésus Il donne, donne et donne encore.

Annie Johnson Flint