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Méditation 24 mars — Soir.

En ce moment même, Jésus tressaillit de joie par le Saint-Esprit. {#Lu 10 :21}

Le Sauveur était un « homme de douleurs », mais à chaque esprit réfléchi, méditant, il a donné de découvrir le fait que dans le tréfonds de son être intérieur il contenait un trésor inépuisable et raffiné de joie Céleste. De toute la race humaine, il n’y a jamais eu un homme qui eut une plus profonde, plus pure, ou plus constante paix que notre Seigneur Jésus-Christ. Sa grande bienveillance de la nature même des choses, lui a permis de produire le plus profond délice, car la bienveillance c’est la joie. Il y eut quelques moments remarquables pendant lesquels cette joie s’est manifestée. « En ce moment-même, Jésus tressaillit par le Saint-Esprit » et dit « je te remercie ô Père, Seigneur du ciel et de la terre ». Christ eut son cantique, alors que pour lui c’était la nuit, et que son visage ait perdu l’éclat de son bonheur terrestre. D’autres fois il était éclairé d’une splendeur sans pareille, de satisfaction inégalable, alors qu’il avait sa pensée et son regard sur la récompense. Et c’est au milieu de l’assemblée qu’il apportait sa louange à Dieu. En ceci, Jésus est une image bénie de son église sur la terre. A cette heure l’église s’attend à marcher en harmonie avec son Seigneur sur un chemin d’épines. A travers beaucoup de tribulations elle s’efforce de cheminer vers la couronne. Porter la Croix est sa vocation, et être méprisée et comptée comme étrangère par les enfants de sa mère est son lot. Et encore l’Église a un puits profond de joie, duquel personne ne peut puiser si ce n’est ses propres enfants. Il y a des réserves de vin, d’huile, et de froment caché au milieu de notre Jérusalem, avec lesquelles les Saints de Dieu sont pour toujours soutenus et nourris ; et quelquefois, comme dans le cas de notre Sauveur, nous avons nos saisons d’intense délice, car « Il est un fleuve dont les courants réjouissent la Cité de Dieu ». {#Ps 46} Nous sommes des exilés, nous nous réjouissons dans notre Roi ; oui, en lui nous avons une joie ineffable, tandis qu’en son nom nous plantons nos bannières.

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