Meditation

25 MAI

Une sainte satisfaction

Le séjour des morts et l’abîme sont insatiables, de même, les yeux de l’homme ne sont jamais rassasiés. PROVERBES 27.20

 

Proverbes 27.20 Ecclésiaste 6.7

Il est tellement important de ne pas gaspiller les choses précieuses en passant tout son temps à se plaindre des choses qu’on n’a pas.

DE LA PAROLE… Presque tous les enfants ont promis un jour à leurs parents : « Achète-moi juste ça et je ne te demanderai plus jamais rien. » C’est une promesse creuse dès le départ, tous les parents le savent.

Quel chrétien n’a pas prononcé un jour une prière semblable : « Seigneur, réponds à cette seule prière et je promets d’être satis­fait » ? C’est une promesse creuse. Dieu le sait. Et nous aussi, au fond.

Pourquoi la nature humaine n’est-elle jamais satisfaite ? Au moment de franchir une étape importante de la vie, nous avons tous cru que nous serions désormais heureux. Mais il n’en est rien. Dès que l’emploi a été décroché, la voiture achetée, le mariage célébré, ou qu’un autre désir a été assouvi, nous avons tourné nos regards vers un nouveau projet.

Ces envies insatiables nous apprennent au moins une chose : un besoin nous taraude au plus profond de nous. Nous sommes tenaillés par la faim de sens dans notre vie et de résultats concrets. Nous pouvons remercier Dieu de nous avoir créés ainsi ; il l’a fait pour que notre relation avec lui grandisse et porte du fruit. Mais nous devons comprendre que le péché a déformé ce dessein. Au lieu de laisser notre insatisfaction nous conduire vers Dieu et son royaume, nous reportons notre besoin sur les possessions, les personnes, les lieux et les projets personnels. Nous recherchons la vie au mauvais endroit.

… AUX ACTES Le proverbe d’aujourd’hui dit vrai : les yeux de l’homme ne sont jamais rassasiés. Mais une relation plus mature avec Dieu éclairera notre insatisfaction et reportera notre besoin sur ce qui satisfait vraiment. Nous découvrirons qu’il est en fait possible de se contenter de ce que l’on a dans ce monde tout en désirant Dieu davantage. Lui seul peut nous satisfaire.

25 MAI

Proverbes 27.20 Ecclésiaste 6.7

Il est tellement important de ne pas gaspiller les choses précieuses en passant tout son temps à se plaindre des choses qu’on n’a pas.

– Edith Schaeffer

****

24 MAI

Une illusion défaite

Lorsque tes jugements s’exercent sur la terre, les habitants du monde apprennent la justice. ÉSAÏE 26.9

Ésaïe 26.7-11

La pierre précieuse ne peut pas être polie sans friction, pas plus que l’homme ne peut être perfectionné sans épreuve.

– Anonyme

DE LA PAROLE… L’être humain a une étrange tendance à progresser dans l’adversité et à s’égarer dans la prospérité. Cela nous étonne, parce que nous définissons le succès en termes de performances. Mais Dieu le définit en termes de croissance spirituelle. Et nous nous développons mieux spirituellement lorsque nous avons des difficultés.

Pour quelle raison ? La douleur agit comme un catalyseur de la croissance spirituelle depuis les premières pages des Écritures. Nous l’observons particulièrement dans le livre des Juges. Chaque fois que le peuple prospérait, il s’éloignait de Dieu. Chaque fois qu’il implorait Dieu, celui-ci le délivrait. Et le cycle se répétait. C’est un cycle que nous connaissons bien dans notre vie personnelle, et le principe est presque mathématique dans sa précision. La facilité conduit le plus souvent à l’apostasie, tandis que la douleur pousse à chercher Dieu. Pourquoi ?

Parce que nous sommes motivés par le besoin. Quand tout va bien, nous pensons n’avoir besoin de rien. C’est une illusion dangereuse, car elle masque la pauvreté spirituelle que nous partageons tous. Puis, des circonstances surgissent et soulignent notre besoin – directement lié à notre pauvreté spirituelle. Ces circonstances nous font tourner les yeux vers Dieu et élèvent notre âme. Sa miséricorde nous place dans une situation de crise, et celle-ci nous oblige à nous tourner vers lui.

… AUX ACTES Pensez-vous à ce principe lorsque vous traversez l’épreuve ? Il ne fournit peut-être pas l’unique explication de nos difficultés, mais certainement un élément explicatif. La crise peut être l’occasion parfaite d’apprendre la justice », parce qu’alors nous dirigeons notre attention vers Dieu et nous attendons à sa Parole. Il nous attire à lui dans de telles circonstances. La possibilité de grandir davantage en lui nous est offerte et nous apprenons à chercher Celui qui importe vraiment. Si vous avez des problèmes, cherchez-le avec zèle.

****

23 MAI

Laisser le passé

Oubliant ce qui est derrière moi, et tendant toute mon énergie vers ce qui est devant moi, je poursuis ma course vers le but. PHILIPPIENS 3.13-14

DE LA PAROLE… C’est facile de conserver des regrets inutiles. Certaines personnes sont capables de ne jamais regarder en arrière. Mais la plupart des gens se demandent en quoi leur vie aurait été différente s’ils avaient fait certaines choses autrement. Des pensées de ce genre peuvent nous paralyser. Elles nous hantent et nous maintiennent dans le passé.

Philippiens 3.12-14

Dieu n’est pas vaincu par l’échec humain.

– William J. C. White

Deux choses peuvent empêcher le passé de nous dérober la joie du présent : notre identification avec Jésus et notre foi en la souveraineté de Dieu. Voici comment :

Lorsque l’ennemi saisit toutes les occasions pour nous rappeler nos échecs et nous accuser de désobéissance, le chrétien peut au contraire se rappeler qu’il ne vit pas sur la base de ce qu’il a fait. Il se tient debout devant Dieu sur la base de ce que Jésus a fait. Notre identité est en lui.

La conviction que Dieu est souverain nous protégera également de nos regrets. Même en cas de faux pas, nous savons qu’avant même la fondation du monde, Dieu était au courant et qu’il avait prévu le remède. Aucun de nos actes ne le prend par surprise. Il sait depuis toujours comment nous ramener dans le giron de sa volonté, alors même que nous en sommes très éloignés.

… AUX ACTES Dieu ne nous a jamais demandé de regarder dans le rétroviseur pour mieux nous lamenter sur nos manquements. Lorsque nous sommes venus à Jésus, nous avons confessé que nous étions pécheurs et il nous a sauvés.

Etes-vous hanté par des souvenirs du passé ? Il est temps de les rejeter. A l’ennemi de votre âme, désignez Jésus comme fondement de votre justice – les accusations du malin perdent tout fondement dès lors que vous trouvez votre identité dans le Fils de Dieu. Et souvenez-vous de la souveraineté divine. Trouvez dans les Écritures des héros de la foi qui ont fauté – c’est assez dificile et voyez comment Dieu a servi ses desseins malgré leurs échecs. Vivez dans le présent et regardez vers l’avenir avec espérance. Rien dans votre passé ne peut contrecarrer le plan de Dieu.

****

22 MAI

Réaction au malheur

Aucune calamité n’atteint le juste, mais les méchants sont accablés de maux. PROVERBES 12.21

Proverbes 12.21

Les épreuves permettent aux gens de s’élever au-dessus de la religion, vers Dieu. – Frère André

DE LA PAROLE… Pourquoi les maux accablent-ils les bons ? La question est légitime ; nous voyons des chrétiens fidèles traverser des moments très difficiles. Notre expérience ne contre dit-elle pas ce proverbe ? Faut-il en conclure que ce proverbe n’est qu’une généralité ? Pas nécessairement. Abordons ce proverbe avec quelques définitions claires. Définissons « maux » et « juste ».

Qui sont les justes ? Certainement pas ceux pour qui tout va bien, car alors aucun d’entre nous ne serait concerné. Le proverbe manquerait de réalisme, or la Bible est très réaliste. Les justes savent qui est Dieu, et ils s’appuient sur cette conviction en toute situation. Ils ont suffisamment soif de Dieu pour lui faire confiance. Même si leur passé n’est pas juste, ils savent prendre la bonne direction pour l’avenir.

Que sont les « maux » ? Certainement pas les circonstances difficiles ou la souffrance. Sinon le proverbe ne serait qu’une affirmation fantaisiste, et la Bible ne l’est pas. Tous les êtres humains subissent des épreuves, mais leur relation avec Dieu n’en pâtit pas forcément. Le mal suprême serait la dégradation de notre relation avec Dieu, et les justes s’y refusent. Ils laissent les épreuves les rapprocher de Dieu. Ils voient plus clairement la grâce de Dieu au lendemain de la crise ; ils lui font davantage confiance lorsque des obstacles menacent leur confiance ; ils le servent avec plus d’abnégation lorsque cela coûte cher. C’est à travers la souffrance que nous voyons mieux le Seigneur et qu’il devient plus réel pour nous. Cela ne nous cause aucun tort.

… AUX ACTES Ce proverbe concerne moins les épreuves que la façon d’y réagir. Aucune des épreuves que traverse le juste n’est réellement dommageable si sa foi subsiste. Mais les épreuves sont certainement négatives pour ceux dont la foi est conditionnelle ; leur amour envers Dieu dépend uniquement de ce qu’il fait pour qu’ils se sentent bien.

Nous traversons tous des épreuves et notre réaction définit qui nous sommes. Sommes-nous parmi les justes ou bien les méchants ? Le test de la douleur répond à cette question.

****

Aucun substitut

Ai-je placé ma confiance dans l’or ? Ai-je dit à l’or fin : « Tu es mon assurance » ? (…) j’aurais été traître envers le Dieu du ciel. JOB 31.24, 28

DE LA PAROLE… Un jour, Moïse, dans un long discours, énuméra les bénédictions dont les Israélites jouiraient s’ils obéissaient à I lieu et les malédictions qu’ils subiraient dans le cas contraire. Dieu avait conclu une alliance avec les Israélites, et il allait la res­pecter. En serait-il de même pour eux ? Parmi les sentences claires énumérées par Moïse en cas de désobéissance, figurait celle-ci : leurs ennemis assiégeraient leurs villes « jusqu’à ce que s’écroulent les hautes murailles fortifiées », objets de leur confiance (Deutéronome 28.52).

21 MAI

Job 31.24-28

Ce n’est pas la confiance qui nous protège mais le Dieu en qui nous avons foi.

– OSWALD CHAMBERS

Une des conséquences les plus terribles du péché, c’est que nous nous mettons à placer notre confiance dans nos efforts per­sonnels plutôt qu’en Dieu qui en est à jamais digne. Notre foi s’effrite et nous cherchons alors des solutions de substitution, souvent inefficaces. Dans le discours de Moïse, il s’agit des hautes murailles des villes, une protection au cas où Dieu viendrait à faillir ! Dans les lamentations de Job, c’est l’or au cas où Dieu viendrait à manquer ! Ces « béquilles » dont nous dépendons sont nombreuses pour assurer notre sécurité, notre confort ou notre plaisir. Nous prenons alors le gros risque de leur accorder davantage de confiance qu’à Dieu. Une telle attitude revient à manifester de l’infidélité.

… AUX ACTES Où cherchez-vous votre paix intérieure ? Dans un compte bancaire ? Dans vos connaissances ? Dans les airbags île votre voiture ? La liste pourrait prendre plusieurs pages. Non pas que l’assurance terrestre soit mauvaise en soi. Mais notre confiance dans l’or ou les murs peut dissimuler un manque de confiance en Dieu. Il doit nous débarrasser de nos fausses sécurités afin que nous puissions véritablement nous appuyer sur lui.

Rappelez-vous cette affirmation de Jésus : Dieu garde un œil sur le moineau et, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Seule votre désobéissance délibérée peut vous perdre, et même dans ce cas, il veille encore sur vous. Plaçons notre confiance en Celui qui en est absolument digne. N’acceptons aucun substitut. Reposons-nous dans ses bras souverains.

****

 

20 mai

Libérer un bienfaiteur

Par elle (la langue) nous bénissons le Seigneur notre

Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à

l’image de Dieu. JACQUES 3.9 (LS)

Jacques 3.1-12

Les paroles bienveillantes impriment également leur image sur l’âme des hommes, et c’est une bien belle image.

– Blaise Pascal

DE LA PAROLE… Les paroles positives semblent moins nous marquer que les paroles négatives, mais leur pouvoir peut s’avérer surprenant. Une bonne parole peut édifier. Elle peut confirmer les talents, les compétences et même l’orientation de la vie d’une personne qui a juste besoin d’un peu d’encouragement. Elle peut changer le cours de la journée, voire de toute la semaine, du mois ou de l’année. Une remarque peut avoir un effet boule de neige tout autant constructif que destructeur. Qui négligerait un outil aussi puissant ?

Nos bouches peuvent bénir les autres et glorifier Dieu. Elles peuvent décrire ses grandes œuvres, témoigner de sa miséricorde insondable et s’émerveiller de ses voies remarquables. Nos paroles peuvent être entendues dans les recoins les plus sombres de ce monde, comme dans les grandes assemblées et les salles du paradis. Elles peuvent résonner dans le temple de Dieu avec des louanges et proclamer sa grandeur merveilleuse. Nos voix peuvent pousser des cris de victoire et proclamer la miséricorde divine à toutes les nations. En fait nos bouches ont été créées justement pour cet usage.

Humilier, dénigrer, rabaisser ou détruire, c’est transgresser le dessein pour lequel la langue a été créée. Nous le transgressons aussi lorsque nous exprimons mécontentement et critique de manière excessive. La langue a été formée principalement pour bénir, sinon exclusivement dans ce but. Elle a été donnée pour bénir Dieu et notre prochain. Et par cet usage, elle nous bénira nous aussi.

… AUX ACTES Cet outil puissant, l’avez-vous caché quelque part ? Avez-vous omis d’utiliser cette source puissante de béné­diction ? Si votre bouche prononce des paroles négatives, inversez la tendance. Utilisez votre bouche pour bénir en tout temps. Vous verrez que le cours de votre vie ira dans le même sens. Quand la bénédiction jaillit de votre cœur, Dieu la fait revenir vers vous. Votre langue a été créée pour bénir. Utilisez-là donc à cet usage.

****

 

 

19 mai

Dompter la langue

La langue aussi est un feu ; c’est tout un monde de mal.

Elle est là, parmi les autres organes de notre corps, et contamine notre être entier. JACQUES 3.6

DE LA PAROLE… Chaque été, l’histoire se répète. Quelqu’un n’éteint pas bien sa cigarette et d’une seule braise toute la forêt s’embrase. Les pompiers affrontent l’ennemi destructeur depuis le sol et les airs, et les autorités n’épargnent aucun effort pour le maîtriser. Il est presque impossible d’arrêter un violent feu de forêt tant qu’il ne pleut pas. Des centaines d’hectares peuvent ainsi être détruits, et tout cela a commencé par une étincelle.

Jacques 3.1-12

Les paroles froides glacent les autres, les paroles vives les écorchent et les paroles amères les rendent amers.

– Blaise Pascal

Tel est aussi le pouvoir de la langue, nous dit Jacques. Les paroles brûlent. Une fois enflammées, rien ne peut les arrêter. La seule façon d’éviter de graves dégâts est d’éviter les étincelles. Une fois prononcées, les paroles ne peuvent pas être retirées. Associés à notre nature humaine prompte aux commérages, les mots se répandent rapidement. Il est pratiquement impossible de les « éteindre ».

La langue doit être domptée. Ses capacités destructrices nécessitent la plus grande prudence. Sa perversité se répand au dehors mais œuvre également au dedans. Non seulement les mots déforment-ils la manière dont les autres voient la situation, nuis ils entraînent notre esprit à faire de même. Un commentaire Insouciant devient rapidement une intime conviction. Le bavardage anodin n’existe pas. Les mots ont leur importance.

AUX ACTES Etes-vous prudent avec votre langue ? La sagesse biblique a beaucoup à nous apprendre sur la puissance de la parole. « Ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c’est cela qui rend l’homme impur », disait Jésus (Matthieu 15.18-19). Les mots révèlent notre état intérieur. Quand ce sont nos impuretés intérieures qu’ils expriment, les autres peuvent s’en trouver gravement offensés. Les bâtons et les pierres peuvent nous briser mais les mots aussi.

Gardez votre langue. Elle peut influer sur le cours entier de voire vie, écrit Jacques. Tout ce qui possède un tel pouvoir doit être dompté.

 

****

18 mai

Inébranlables

Le méchant est terrassé par sa perversité, mais le juste reste plein de confiance jusque dans la mort. PROVERBES 14.32

Proverbes 14.32 Psaume 71.1-3

Aussi sûr que Dieu place ses enfants dans la fournaise, il y sera avec eux.

– Charles Spurgeon

DE LA PAROLE… Comment réagissez-vous en situation de crise ? Ou plutôt, comment réagissez-vous aux irritations mineures de la vie quotidienne ? – question plus révélatrice de votre état spirituel. Vous pouvez affirmer que Dieu est digne de confiance, qu’il est votre rempart et votre bouclier, mais ce ne sont que des mots tant qu’ils n’ont pas été mis à l’épreuve. Sommes-nous vrai­ment proches du Père céleste ?

Connaissez-vous des chrétiens qui ont des doctrines correctes au sujet de Dieu mais qui s’affolent à chaque difficulté ? Lorsque la panique s’installe chez un individu, il est difficile de croire en l’authenticité de sa foi en la souveraineté de Dieu. C’est dans le feu de l’action que se révèle la vérité sur notre relation avec Dieu. C’est dans les situations où il faut lui faire confiance que nous découvrons si nous le faisons réellement. Croire à la providence de Dieu ne signifie pas grand-chose tant que nous ne sommes pas dans le besoin. Croire en la puissance de Dieu ne signifie pas grand-chose si nous ne sommes pas impuissants. C’est alors que la vérité se révèle.

Ceux qui n’ont pas placé leur confiance dans le refuge divin, qui l’ignorent et suivent leur propre chemin, sont qualifiés de « méchants » dans la Bible. Cette affirmation peut paraître excessive mais elle exprime une juste appréciation de la rébellion de l’homme. Et ceux qui ne font pas totalement confiance en Dieu seront terrassés au bout du compte. Par contre, rien ne peut ébranler ceux qui lui font confiance, pas même la mort.

… AUX ACTES Alors, où vous situez-vous ? Votre conviction quant à la fidélité de Dieu est-elle creuse ? Appliquez-vous ses promesses aux autres mais pas à vous-même ? Nous devons savoir qui est notre forteresse. Dieu ne nous demande pas de devenir forts, mais de trouver notre force en lui. La voix de sa paix peut résonner plus fort que toutes nos épreuves. Dieu tient ferme lorsque tout le reste vacille. Et vous ?

****

17 MAI

 La parole parfaite

Chaque parole de Dieu est entièrement vraie. Il défend comme un bouclier ceux qui se confient en lui. PROVERBES 30.5

DE LA PAROLE… Dans un monde de loyautés changeantes, d’ar­naques sournoises et d’idées évolutives, nous avons besoin de savoir où ancrer nos âmes. Nous manquons de zèle pour examiner tout ce qui nous paraît injuste, et de perspicacité pour dénoncer les fausses philosophies. Le rationalisme humain n’a pas les moyens de déterminer la vérité éternelle. Nous avons besoin d’aide. Seul Dieu peut nous indiquer la bonne direction.

Proverbes 30.5 Colossiens 3.16

Nous devons à la fois déclarer l’infaillibilité des Ecritures et vivre en conformité avec elles.

– Francis Schaeffer

Pour ceux qui cherchent l’absolu, quel réconfort quand ils le trouvent ! Selon ce proverbe, la vérité absolue nous protège. De quoi ? De tout mensonge subtil, de toute parole malveillante, de Imite erreur doctrinale et de tout faux messie. A notre grande consternation, le monde est plein de promesses creuses. Livrés à nous-mêmes, nous passerions notre vie ballottée par les vagues tumultueuses de « vérités » rivales. Et lorsque nous aurions enfin compris la vanité de nos efforts personnels, il serait trop tard pour nous fonder sur la sagesse divine. En bref, nous avons foncièrement besoin d’être ancrés dans la révélation de Dieu.

AUX ACTES Comment faire ? Passer un moment chaque jour J.ms la Parole de Dieu est un bon début. Mais est-ce suffisant ce moment passé avec Dieu, souvent à la sauvette, peut-il nous protéger de l’erreur ?

Voici un bon modèle à suivre : pour commencer, demandez chaque jour à Dieu de vous aider à démasquer le mensonge. Puis, méditez un texte biblique. Laissez-le faire son chemin en vous, examinez-le sous tous les angles et trouvez des façons de le mettre en pratique. Ne vous contentez pas d’étudier la Parole de I heu. Consommez-la avec autant de plaisir que votre aliment préféré. Dieu sait remplir nos cœurs des choses que nous aimons, nous aimons la Parole parfaite, la Parole parfaite demeurera en nous.

Le Nouveau Testament confirme le proverbe d’aujourd’hui. « Que la Parole du Christ réside au milieu de vous dans toute sa richesse » (Colossiens 3.16). Dans un monde de mensonges n’est- il pas bon de savoir que nous avons accès à un trésor authen­tique ?

****

16 MAI

Ne pas fuir

Je dis : « Ah ! je voudrais avoir les ailes de la colombe, prendre mon vol vers un refuge sûr. Je m’enfuirais bien loin d’ici, pour demeurer dans le désert. Je gagnerais en hâte un sûr abri contre le vent impétueux de la tempête. » PSAUME 55.7-9

Psaume 55.5-9, 17-19

Rien de grand n’a jamais été accompli sans épreuve.

– Catherine de Sienne

DE LA PAROLE… David était un homme selon le cœur de Dieu et un grand roi. Mais de bien des manières, il était semblable à nous. Le Psaume 55 le démontre bien. Face à l’adversité, David a tout simplement voulu s’enfuir.

Nous avons tous des envies similaires. Lorsque des problèmes nous assaillent et ne semblent offrir aucune issue de secours, nous voulons juste nous extirper de la situation. Tout chrétien en qui Dieu est à l’œuvre et qu’il pousse dans ses retranchements peut en témoigner. Parfois, nous serions prêts à tout pour que Dieu nous débarrasse de nos épreuves. Nous prions pour en être délivrés, mais Dieu maintient la pression aussi longtemps qu’il le juge nécessaire.

Dieu ne méprise pas nos sentiments. Il nous a créés et il connaît nos fragilités. Il comprend notre désir de fuir devant les difficultés. Mais il insiste également sur l’importance de l’endurance, parce qu’elle donne des résultats spirituels que rien d’autre ne peut produire. Et il n’y a pas d’autre façon d’apprendre l’endurance qu’en endurant. Impossible de l’apprendre en théorie, seule l’épreuve peut nous l’apprendre. Nous devons être mis dans une situation où nous sommes obligés de nous appuyer sur Dieu et d’apprendre ses voies. L’expérience est la seule façon de le connaî­tre.

… AUX ACTES La bonne nouvelle pour ceux qui traversent de grandes épreuves, c’est qu’une fois le désir de fuir abandonné, Dieu délivre. Lorsque nous développons notre endurance, Dieu nous délivre des tribulations que nous traversons. Toutes les craintes des versets 5-9 sont suivies des bénédictions des versets 17-19. Notre Dieu ne nous abandonne pas dans l’épreuve. Il veut nous faire découvrir ses bienfaits ; il ne tarde pas indéfiniment. Le jour de la délivrance viendra. Dieu est assis sur son trône de toute éternité (v. 20). La souffrance n’aura pas le dernier mot. Inutile de fuir, faisons appel tout simplement à Celui qui est plus fort que nos épreuves.

****

13 mai

Des yeux qui voient tout

L’Eternel voit ce qui se passe en tout lieu ; il observe tous les hommes, méchants et bons. PROVERBES 15.3

DE LA PAROLE… Nous savons bien que Dieu est omniprésent, mais en avons-nous réellement conscience ? Voilà une pensée profonde : quoi que nous fassions, quelles que soient nos moti­vations, où que nous allions et quelles qu’en soient les raisons,

 

Proverbes 15.3 Psaume 139.1-17

Dieu est toujours près de vous et avec vous, ne le laissez pas seul.

– Laurent de la Résurrection

Dieu nous voit. Il connaît chacun de nos élans, bons ou mauvais. Nous ne pouvons pas lui raconter une histoire dont il ne connaîtrait pas les tenants et aboutissants. Il a déjà vu toute la scène.

C’est pour le moins désarmant ! Nous savons, au fond, com­ment nous sommes. Nous savons ce que nous racontons aux autres pour nous donner bonne figure. Nous connaissons le visage qui se cache derrière le maquillage, au sens littéral comme au sens figuré. Nous savons aussi, plus ou moins, que nous nous leurrons nous-mêmes. Et si nous retirions toutes les fausses sécurités et l’image que nous cherchons à projeter de nous- mêmes ? D’avance, nous en tremblons de crainte. Mais notre vrai visage, Dieu le voit déjà.

Connaître ce Dieu qui voit tout est réconfortant. Pourquoi ? parce qu’il nous voit tels que nous sommes et nous invite quand même à nous rapprocher de lui pour recevoir le salut et son amour. Une fois que nous comprenons cela, nous pouvons nous détendre. Il a vu le pire de ce que nous sommes et ne s’est pas détourné de nous ! Il continue à nous chercher. Il désire encore notre compagnie.

… AUX ACTES Personne ne peut tromper Dieu. Notre jeu d’acteur est inefficace. Il vaut mieux avoir une relation honnête avec lui. Il n’apprendra rien de nouveau, mais à moins de rester authentiques dans notre relation avec lui, nous ne pourrons rien découvrir à son sujet. Lorsque nous arrêtons de chercher à faire bonne figure, nous trouvons notre sécurité en lui plutôt que dans notre image. Nous savons que son amour doit être grand, puisqu’il nous aime, qui que nous soyons !

Dieu voit tout. Soyez-en très conscient et laissez ce sentiment guider chacun de vos pas. Reposez-vous sur cette conviction. Il connaît tout de la route sur laquelle vous marchez.

****

12 MAI

Pourquoi pas ?

C’est pourquoi ceux qui te connaissent ont placé leur confiance en toi. Car toi, jamais, tu ne délaisses, ô Éternel, celui qui se tourne vers toi. PSAUME 9.11

Psaume 9.1-11

Avoir confiance, c’est lâcher prise en sachant que Dieu va nous rattraper.

– James Dobson

DE LA PAROLE… Quelque chose nous retient. Peut-être s’agit-il de la crainte de nous tromper au sujet de Dieu. Ou bien nous sentons-nous présomptueux ? Si nous avons été déçus dans le passé, il est possible que nous soyons hantés par notre méprise. C’est alors qu’une petite voix dans notre tête nous dit : et si Dieu ne répondait pas à mes attentes ? Et si tous mes espoirs n’étaient qu’illusion ? » Alors nous hésitons à faire confiance A Dieu. Nous prions et nous espérons, mais la foi demeure incomplète et le doute perdure. Nous lui demandons de nous aider mais nous réservons tout jugement avant d’avoir vu sa réponse.

L’appel des Écritures est contraire à nos penchants naturel » Nous sommes appelés à faire confiance à Dieu dans un total abandon. Il ne s’agit pas seulement de croire qu’il est là et qu’il s’implique d’une manière ou d’une autre. Il nous faut être pleinement convaincus qu’il recherche activement notre bien et répond à nos prières. Nous devons lâcher nos stratégies et nos ambitions, renoncer à tous les « plans B », nous abandonner dans ses bras totalement et irrévocablement. Mais nous sommes réticents et un problème revient sans cesse : malgré ce qu’il a déjà accompli, nous ne lui faisons pas entièrement confiance. Pourquoi ?

… AUX ACTES Dieu a appelé Abraham à quitter Haran et à se rendre dans un endroit qu’il lui révélerait par la suite. Jésus a invité Pierre à sortir du bateau et à marcher sur l’eau. Ce génie d’appel bien qu’effrayant, est typique dans le royaume de Dieu Pourquoi est-ce effrayant ? Où pourrait-il nous mener que nous regretterions ? Pourrait-il nous entraîner dans le danger sans nous en sortir ?

Dieu nous appelle à une confiance totale – le genre de confiance qui ne prépare ni filet de sécurité ni réserve de provisions pour les jours de disette spirituelle. Si elle est trahie, cette confiance ne permet pas de sauver la face. Mais elle ne peut être trahie Essayez de trouver quelqu’un que Dieu a abandonné. Observez la fidélité divine et pesez-vous la question : « Pourquoi ne lui ferais-je pas confiance sans réserve ? » Pensez-y. Pourquoi pas ?

****

11 mai

Des rêves utiles

Celui qui travaille sa terre aura du pain en abondance, mais celui qui court après des chimères est dépourvu de sens. PROVERBES 12.11

DE LA PAROLE… Les rêves sont merveilleux. Dieu nous donne des cœurs de rêveurs parce qu’il veut nous voir accomplir de belles actions. Dans le cœur qui rêve, Dieu peut planter la vision de ministères efficaces, du partage de l’Évangile et de l’aide aux pauvres. Il peut inspirer des méthodes nouvelles pour contribuer, à l’établissement du royaume des cieux. Il peut enthousiasmer des millions de personnes et changer le cours des nations. Les rêves sont le point de départ de grands exploits.

Proverbes 12.11 Matthieu 21.28-32

Les rêves gagnent en sainteté lorsqu’ils sont mis en action.

– Adélaïde Proctor

La difficulté, c’est que les rêves ne sont qu’un début. Ils n’accomplissent rien en eux-mêmes. S’ils alimentent le feu, ils n’en sont pas la substance. Une vie qui fourmille d’idées, quelles qu’elles soient, est futile si aucune action n’en résulte jamais.

I lieu peut planter des rêves dans votre cœur, mais il n’en reste pas là. Il attend du fermier qu’il travaille la terre, qu’il arrose les graines et surveille leur croissance. Dieu veut que nos visions Noient accompagnées d’un plan d’action. Jésus a raconté une parabole qui illustrait ce principe. Un homme avait deux fils. I lin dit qu’il était d’accord de travailler la vigne mais ne le fit pas. L’autre ne le voulait pas mais finit par le faire. Lequel des deux Jésus félicita-t-il ? Celui qui avait agi ; pas le rêveur (Matthieu.’ 1.28-32).

… AUX ACTES Avez-vous de grands projets ? Êtes-vous convaincu d’avoir reçu une vision de Dieu ? Si c’est le cas, quels sont vos projets ? Dieu veut vous voir saisir les visions qu’il vous a données et aller de l’avant. Notez toutes les étapes et poursuivez-les. Ne laissez pas vos rêves et vos aspirations devenir de vagues souvenirs qui vous hantent au réveil.

Vous êtes incertain de vos aspirations ? Vous essayez encore déterminer si elles viennent de vous ou si vous les avez reçues de Dieu ? Alors demandez à Dieu d’encourager de manière précise les rêves qu’il a aussi pour vous. Et quand vous les aurez identifiés, ne les laissez pas dormir. Demandez-lui quel est son planning. Demandez-lui la sagesse. Et agissez selon ses pro­messes.

****

10 Mai

Garder l’intérieur

Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie. PROVERBES 4.23 (LS)

Proverbes 4.20-27

Apprenons à nous « jeter » en Dieu.

– Bernard de Clairvaux

DE LA PAROLE… Comme la plupart des gens, vous pensez peut-être que veiller sur votre cœur consiste à veiller à ce que certaines choses n’y entrent pas. L’injustice, les idées erronées et les tentations doivent être maintenues à distance. Certes, mais la vigilance est double : il s’agit aussi de veiller à ce que certaines choses n’en sortent pas. D’ailleurs, si nous y parvenons, le problème des tentations externes se réglera souvent de lui-même.

Réfléchissez : les forces qui peuvent assaillir un cœur de l’ex­térieur sont innombrables. Mais les qualités que nous devons garder en nous – l’esprit de Jésus, l’humilité et la douceur, l’attitude de service et de sacrifice, l’adoration et la reconnais­sance – relèvent d’un seul et même Esprit. La plupart des religions recommandent d’éviter le mal. Dieu, lui, nous encourage à nous ouvrir à sa personne. En effet, nous sommes mieux équipés pour nous concentrer sur son caractère que sur les séductions de l’ennemi. D’ailleurs, l’ordre nous en est donné. L’apôtre Paul insiste sur cette formation de disciple radicalement nouvelle : « Je dis donc : marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair » (Galates 5.16, LS). Il n’est dit nulle part de vivre contre notre nature pécheresse et d’espérer

****

9 MAI

La sagesse s’offre à nous

Car celui qui me trouve a découvert la vie, il obtient la faveur de l’Éternel. PROVERBES 8.35

DE LA PAROLE… Tout est prêt maintenant pour que Dieu appelle ceux dont le cœur est à lui. Il a créé le monde sur le fondement de la sagesse, et la sagesse nous interpelle. Autrefois étrangers à son plan éternel, nous avons été ressuscités et réintégrés à ce plan par l’œuvre de la sagesse incarnée : Jésus. Maintenant que nous avons l’éternité devant nous, qu’allons-nous en faire ?

Proverbes 8 Le péché

Abandonné est une des meilleures preuves du péché pardonné. -J.C.Ryle

Nous ne sommes pas encore entrés dans le repos éternel. Si Dieu ne nous a pas rappelés à lui, nous vivons néanmoins la vie éternelle déjà sur terre et ce dans un but précis. Seulement, bon nombre de chrétiens ont dilapidé ce trésor. La sagesse éternelle, fondement de ce monde, nous est offerte et nous ne la saisissons pas. Pourquoi ?

Le choix devrait être évident. D’un côté nous sont offerts la Parole fiable de Dieu, le sang purificateur de la croix, la vie res­suscitée, la puissance de l’Esprit Saint, la communion du corps du Christ, l’héritage du Fils et la faveur de Dieu. De l’autre, des plaisirs fugitifs, des objets à posséder, des endroits à découvrir, des personnes à utiliser, de l’argent à dépenser, du temps à gaspiller et des droits à défendre. Seul un fou opterait pour le second choix ; or nous vivons dans un monde de folie. Nous avons pris part à ses passions et sommes imprégnés de ses phi­losophies. La sagesse éternelle nous est offerte si généreusement el pourtant nous la traitons avec si peu d’égards.

… AUX ACTES Nous sommes toujours en quête de quelque chose. Cela peut être la poursuite des biens matériels et des plaisirs ou, de manière moins tangible, l’aspiration à s’élever dans la société ou à réaliser certains exploits. Cette quête peut même être spirituelle, quand nous cherchons la paix de l’esprit et la joie du cœur. Mais à moins d’être inspirée de la pensée de Dieu, cette recherche est vaine.

Le chrétien qui vit selon la sagesse de Dieu découvre que le péché est moins un mal à combattre, qu’une séduction qui perd de son intérêt. Il a trouvé une quête bien supérieure et bien plus bénéfique. Quel péché pourrait rivaliser ? La faveur de Dieu coule comme une fontaine pour ceux qui cherchent sa pensée.

****

Le péché, cet intrus

J’étais à ses côtés comme son maître d’œuvre. PROVERBES 8.30

8 MAI

Proverbes 8

Avec la Chute, tout est devenu anormal.

– Francis Schaeffer

DE LA PAROLE… La Bible commence par ces paroles : « Au com­mencement, Dieu créa le ciel et la terre. » Nous avons de la difficulté à imaginer une création ex nihilo – quelque chose à partir de rien. Des éléments qui n’existaient pas auparavant sont sortis de la parole de Dieu. La substance a rempli le vide.

Nos esprits limités peinent à comprendre cette idée, mais souvenons-nous que la création n’était pas uniquement matérielle. Elle était fondée sur la nature même de Dieu. Ce que la voix divine appelait à exister fut posé sur une base préexistante : la sagesse. Elle était « à ses côtés comme son maître d’œuvre », nous dit le verset d’aujourd’hui. Nous voyons-là une dimension d’ordre et de sens. Mais tout ce que nous voyons aujourd’hui et qui n’a pas de sens – la violence d’un monde obsédé par lui- même, le chaos et la folie, la mort et la maladie – a envahi la création sous la forme d’un intrus virulent : le péché. La voix de la sagesse n’avait pas invité ces symptômes du mal. Leur présence n’est pas légitime et ils n’ont aucun droit de se trouver là, hormis par l’intermédiaire de la rébellion des humains qui les a introduits. Notre péché est une intrusion malveillante dans la propriété du créateur.

Nous nous sommes habitués à ce corps étranger, à cette pathologie du péché. Mais cet intrus n’a pas sa place dans un monde fondé sur la sagesse. Cette même sagesse sur laquelle reposait la création du monde nous interpelle aujourd’hui. Et c’est sur ce même fondement, posé par Dieu au premier jour, que nous pouvons construire notre vie. Mais à condition de rejeter l’intrusion du péché.

… AUX ACTES Comprenez-vous à quel point le péché est violent ? Le considérez-vous comme un cancer invasif, l’antithèse de la vie et une violation de l’ordre créé ? Ou le considérez-vous sans antipathie, comme le résultat de défauts humains compré­hensibles ? Ceux qui parviennent à comprendre le péché comme la contradiction à la voix du créateur souffrent réellement, mais ce faisant, ils acquièrent la sagesse et ils sont purifiés. En s’alignant sur le premier fondement, ils sont enfin en phase avec un monde construit sur la sagesse.

****

7 mai

La sagesse était là

J’ai été établie dès les temps éternels, bien avant que la terre ne fût créée. PROVERBES 8.23

DE LA PAROLE… Notre orgueil humain inverse souvent l’ordre des choses. Nous pensons que Dieu est arrivé dans notre vie assez tardivement. Notre identité était donc déjà bien établie quand il s’est invité pour nous attirer dans une relation avec lui. Pour nous qui avons accepté ses « avances », même cette acceptation peut être empreinte d’orgueil. Alors que notre cœur s’ouvrait à lui, n’étions-nous pas maîtres de la situation ?

Proverbes 8

Seigneur mon Dieu, tu m’as créé et tu m’as recréé.

– St. Anselme

C’est ce que nous croyons, mais Dieu avait déjà posé les jalons indispensables pour que nous lui ouvrions notre cœur. Il a créé le monde qui est devenu notre environnement nécessaire, il a créé le processus génétique qui un jour a donné lieu à noire naissance. Il nous a même formés dans le sein de notre lucre (Psaume 139.13, Jérémie 1.5). Il n’est pas un rédempteur tardif. Il a toujours été là, avec sa sagesse.

11 est extrêmement important d’en être persuadés, notamment quand notre vie semble s’écrouler. Une telle impression est fausse.

I a vie que vous avez construite tombe peut-être en morceaux, mais pas la vie que Dieu a formée. Sa sagesse connaissait toute i hose avant même la création du monde. Si Dieu a permis que vous soyez abattu, c’est pour une raison. Il vous pousse au bout de votre « moi » pécheur et vous place au commencement de la vie dans ses bras rassurants. Il vous débarrasse de votre identité laclice et fragile afin que vous trouviez votre identité réelle en lui cl dans ses voies. La sagesse est en place depuis l’éternité ; c’est vous qui avez du retard, mais Dieu vous ramène à la maison.

… AUX ACTES Comprenez-vous à quel point votre vie est enracinée dans l’éternité ? Votre place dans l’éternité n’est pas le huit d’une réflexion après coup de la part d’un Dieu qui aime improviser. Pensiez-vous que votre péché l’avait pris par surprise ? ce n’est nullement le cas. Il avait déjà prévu la solution. Avant la création du monde, il a accompli au moins deux choses : il a fait jaillir sa sagesse et il a pensé à vous (Éphésiens 1.4). Sa sagesse et voire existence allaient main dans la main. Vous avez du mal à I imaginer ? C’est normal. Reposez-vous sur l’assurance que la sagesse de Dieu dure à jamais.

 ****

6 Mai

Une porte de sortie

J’aime ceux qui m’aiment, et ceux qui me cherchent ne manquent pas de me trouver. PROVERBES 8.17

6 MAI

Proverbes 8

Entrevoir sa crucifixion permet de crucifier le péché.

– Charles Spurgeon

DE LA PAROLE… Il s’agit d’une nouvelle dévastatrice : noire nature pécheresse nous rend incompatibles avec le caractère de Dieu et non-conformes aux principes de sa sagesse. Mais une bonne nouvelle nous rassure : le changement est possible. La sagesse n’est pas hors de notre portée à tout jamais, malgré toute la force avec laquelle nous l’avons rejetée par le passé. Même si la folie est sur nos talons depuis des années, nous pouvons nous tourner vers la voix de la sagesse qui nous interpelle. Il n’est pas trop tard pour devenir aptes au royaume de Dieu.

La sagesse de Dieu va nous conduire à la croix de Jésus, bien sûr. C’est là que Jésus a payé pour notre ancienne vie futile et que notre rébellion est pardonnée. Si nous nous inclinons hum­blement devant l’agneau divin offert en sacrifice, nous sommes purifiés des souillures de ce monde et lancés sur la voie de la vie de disciple. Mais une fois passés par la croix, nous devons cultiver notre amour pour ce qui est éternel. Nous devons rechercher la sagesse avec passion. Il nous faut développer une fascination pour les principes d’un monde juste tel que Dieu l’avait créé.

… AUX ACTES Si vous manquez de vision personnelle, lisez les deux premiers chapitres de la Bible, ainsi que les deux derniers. Genèse 1 et 2 et Apocalypse 21 et 22 sont des images de la perfection. Du jardin d’Éden à la cité de Dieu, de la poussière du sol à l’épouse du Christ, la sagesse règne. Retirez les énormes parenthèses relatives au problème du péché – Genèse 3 à Apoca­lypse 20 – et vous verrez clairement la sainteté de Dieu et la beauté de son œuvre. Il est souvent difficile de voir cette beauté dans la période actuelle, mais elle est là. Elle est notre origine et notre destinée, réunies en une seule réalité.

Pendant que vous lisez ces quatre chapitres, tels des serre- livres éternels de chaque côté du problème temporel du péché, laissez votre amour pour le créateur rédempteur se développer. Comme une plante qui s’élance vers la lumière du soleil, laissez votre vie s’élancer vers sa sagesse. Ouvrez-vous devant lui et apprenez à aimer ses voies.

****

5 Mai

Une voix superflue

« Venez par ici, entrez donc, vous qui n’avez pas

D’expérience ! » PROVERBES 9.4, 16

Proverbes 9

Le bon sens s’adapte au monde ; la sagesse tâche d’être conforme au ciel.

– Joseph Joubert

DE LA PAROLE… Dans les Proverbes, la folie et la sagesse prennent une voix humaine ; ce sont des principes personnifiés. A plusieurs reprises dans ce livre, la sagesse lance un appel. La folie aussi. La sagesse promet une bénédiction éternelle. La folie promet un moment de plaisir. Leurs voix sont incessantes.

Alors, laquelle des deux voix est citée dans les versets ci- dessus ? Les deux, la sagesse au verset 4 et la folie au verset 16. Elles disent exactement la même chose. Elles s’adressent à ceux qui sont ignorants et manquent de jugement ; la seule différence entre les deux interpellations se trouve dans la réaction de l’auditeur qui les entend.

Nous ignorons souvent cet appel persistant. Nous ne savons peut-être pas que chaque choix est une réponse à la voix de la sagesse ou à la voix de la folie. Elles nous interpellent, ces voix, quand nous sommes confrontés à la tentation, lorsque nous recherchons la sécurité, quand nous formons nos projets, lorsque nous dépensons notre argent… Ne les avez-vous pas entendues ? Elles disent toujours la même chose : « Entrez ici ! »

La sagesse est comme une épouse, un partenaire toujours présent pour nous soutenir pour notre bien. La folie est comme une prostituée dont la promesse, bien que séduisante, débouche sur une expérience décevante. Lorsque les Proverbes parlent d’épouses et de prostituées, de fidélité et d’adultère, nous devons les interpréter de manière littérale, mais également au sens figuré. Nous faisons des choix tous les jours ; chaque fois la sagesse et la folie nous appellent, et leurs voix sont parfois très proches.

… AUX ACTES Quelle voix écoutez-vous ? La sagesse ne cherche pas à vous en mettre plein la vue. Elle impressionne peu et n’exige rien. La folie est vantarde, tape-à-l’œil et s’impose souvent. Elle déclare que vous êtes ici pour prendre le maximum de plaisir. La sagesse n’est pas d’accord : vous êtes ici pour être béni et devenir source de bénédiction. Vous voyez la différence ? Quand les deux appellent, à quelle voix vos oreilles s’ouvrent- elles ? Entraînez-vous, beaucoup de choses dépendent de votre capacité à entendre.

****

4 Mai

Une voix superflue

« Venez par ici, entrez donc, vous qui n’avez pas D’expérience ! »

PROVERBES 9.4, 16

Proverbes 9

Le bon sens s’adapte au monde ; la sagesse tâche d’être conforme au ciel.

– Joseph Joubert

DE LA PAROLE… Dans les Proverbes, la folie et la sagesse prennent une voix humaine ; ce sont des principes personnifiés. A plusieurs reprises dans ce livre, la sagesse lance un appel. La folie aussi. La sagesse promet une bénédiction éternelle. La folie promet un moment de plaisir. Leurs voix sont incessantes.

Alors, laquelle des deux voix est citée dans les versets ci- dessus ? Les deux, la sagesse au verset 4 et la folie au verset 16. Elles disent exactement la même chose. Elles s’adressent à ceux qui sont ignorants et manquent de jugement ; la seule différence entre les deux interpellations se trouve dans la réaction de l’auditeur qui les entend.

Nous ignorons souvent cet appel persistant. Nous ne savons peut-être pas que chaque choix est une réponse à la voix de la sagesse ou à la voix de la folie. Elles nous interpellent, ces voix, quand nous sommes confrontés à la tentation, lorsque nous recherchons la sécurité, quand nous formons nos projets, lorsque nous dépensons notre argent… Ne les avez-vous pas entendues ? Elles disent toujours la même chose : « Entrez ici ! »

La sagesse est comme une épouse, un partenaire toujours présent pour nous soutenir pour notre bien. La folie est comme une prostituée dont la promesse, bien que séduisante, débouche sur une expérience décevante. Lorsque les Proverbes parlent d’épouses et de prostituées, de fidélité et d’adultère, nous devons les interpréter de manière littérale, mais également au sens figuré. Nous faisons des choix tous les jours ; chaque fois la sagesse et la folie nous appellent, et leurs voix sont parfois très proches.

… AUX ACTES Quelle voix écoutez-vous ? La sagesse ne cherche pas à vous en mettre plein la vue. Elle impressionne peu et n’exige rien. La folie est vantarde, tape-à-l’œil et s’impose souvent. Elle déclare que vous êtes ici pour prendre le maximum de plaisir. La sagesse n’est pas d’accord : vous êtes ici pour être béni et devenir source de bénédiction. Vous voyez la différence ? Quand les deux appellent, à quelle voix vos oreilles s’ouvrent- elles ? Entraînez-vous, beaucoup de choses dépendent de votre capacité à entendre.

****

3 MAI

Un objectif élevé

Dieu créa les hommes pour qu’ils soient son image, il les créa pour qu’ils soient l’image de Dieu. Il les créa homme et femme. GENÈSE 1.27

DE LA PAROLE… Personne ne peut mener une vie pleine de sens sans savoir d’où il vient, où il va et pourquoi la vie existe. Il s’agit de principes fondamentaux à toute existence. Si nous ne les connaissons pas, nous ne connaissons pas l’Evangile et nous ne disposons pas des éléments qui nous permettent de prendre nos décisions en accord avec le plan de Dieu. Nous devons savoir ceci : nous avons été créés par lui, pour lui et à son image.

Genèse 1.26-28

La règle de vie d’une personne parfaite est d’être l’image et à la ressemblance de Dieu.

– Clément d’Alexandrie

Il s’agit d’une vérité remarquable. Nous étions destinés à cire l’image de Dieu et bien que cette image ait été brisée au moment de la Chute, l’intention originelle de Dieu subsiste. La chute ne l’a pas pris par surprise, et son plan a consisté notamment à créer un peuple qui reflète sa gloire. Il désire toujours que nous soyons à son image. C’est pourquoi il a mis son Esprit dans le cœur d’hommes pécheurs mais rachetés, ces vases de terre que nous sommes. Oui, l’humanité sera effectivement à son image ; il c rendra visible en sa création. Certes, nous avions renoncé au privilège de porter son image en nous, mais il avait déjà décidé de la recréer. Il manifeste lui-même son image en nous.

… AUX ACTES Nous sommes pris par le travail, l’emprunt à rembourser, la famille, les affaires, les relations et les loisirs, essayant d’y trouver la plénitude. Il nous est facile de nous laisser ainsi distraire du vrai but. En effet, nous sommes appelés à une existence bien plus enthousiasmante. Nous sommes faits pour être comme Lui ! C’est l’objectif. C’était le destin de nos premiers parents et c’est le but de notre rédemption. Adam et Eve ont été façonnés à son image ; mais pour ce qui nous concerne, il vit en nous. Et chaque jour, nous sommes transformés un peu plus à I image de Dieu (2 Corinthiens 3.18).

Vivez-vous dans cette perspective ? Prenez-vous vos décisions en tenant compte de ce but ? Méditez cette vérité étonnante chaque jour et laissez-la vous guider. Quels que soient vos autres désirs, rien ne surpasse cette vocation. Nous avons été créés pour Lui ressembler.

****

2 MAI

Des richesses qui ont du sens

Je me suis dit en moi-même : « Va donc, teste les plaisirs, et goûte à ce qui est bon. » ECCLÉSIASTE 2.1

2 MAI

Ecclésiaste 2.1-11

Notre véritable richesse s’évalue à ce que nous valons si nous perdons toute notre fortune.

– John Henry Jowett

DE LA PAROLE… Un journaliste demanda un jour à un homme d’affaires extrêmement riche qui venait de survivre à une grave affection cardiaque comment cette expérience allait changer sa vie. Il répondit qu’il allait dépenser plus d’argent et que, par exemple, aucun vin coûtant moins de cent dollars la bouteille ne franchirait ses lèvres. Sa pensée profonde en ce moment de crise était que la vie est courte et qu’elle doit être vécue pleinement. Ce n’est pas une mauvaise philosophie si l’on sait comment définir « pleinement ». Mais sa définition était erronée, car elle reposait sur des valeurs passagères.

Un chrétien avisé sait reconnaître l’erreur d’accorder la priorité aux plaisirs de la vie. Nous vivons avec un objectif beaucoup plus durable : le plaisir véritable fondé sur les réalités du royaume de Dieu et notre communion avec lui. Du moins, c’est notre idéal. Toutefois, nous découvrons souvent en nous un conflit : une aversion à l’égard de la philosophie de l’homme d’affaires, mais une manière de vivre qui s’en inspire. Depuis la Chute, la nature humaine cherche à établir un paradis sur terre, à reconstruire le jardin d’Éden. Bien que nous soyons promis à un paradis éternel, nous voulons le paradis ici aussi. Nous le voyons dans le confort que nous recherchons et dans les supplications que nous formulons. Le jardin d’Éden est hors d’atteinte, mais nous tendons toujours vers lui.

… AUX ACTES Dans Ecclésiaste 2.1-11, Salomon décrit le résultat final d’une vie investie dans le temporel : rien ! Son portefeuille d’investissements est pourtant impressionnant, mais il est déçu, désabusé même, par les bénéfices. Tout est dérisoire, conclut-il. Un jour nous mourrons et, à moins d’avoir investi dans ce qui est éternel, il ne restera rien.

Comparez la futilité de l’Ecclésiaste avec les richesses de l’Évangile de Jésus. Il nous offre un héritage qui vient de Dieu. L’homme d’affaires couvert de richesses en a été privé, même lorsqu’il s’est trouvé confronté à la mort. Il en va de même pour une multitude de personnes. Mais les yeux de la foi peuvent voir les richesses du royaume de Dieu. Apprenons à vivre pour ces richesses-là.

****

Un désir qui a du sens

L’œil n’est jamais rassasié de voir. L’oreille n’est jamais remplie de ce qu’elle entend. ECCLÉSIASTE 1.8

DE LA PAROLE… La nature humaine n’est jamais satisfaite. Quels que soient les bienfaits de Dieu à notre égard, nous en voulons davantage. Une fois que nous avons goûté à sa générosité, notre appétit est stimulé mais pas rassasié. Nous sommes toujours dans l’attente du prochain bienfait.

1er MAI

Ecclésiaste 1.1-11

Que les choses temporelles servent votre usage, mais que les choses éternelles soient l’objet de votre désir.

-Thomas a Kempis

Ce désir de toujours recevoir une bénédiction supplémentaire .1 cependant un avantage : s’il est bien orienté, nous pouvons obtenir satisfaction. Ceux d’entre nous qui avons entendu prêcher sermon après sermon sur les vertus du contentement seront peut-être surpris. Il est vrai que le désir des plaisirs de ce monde, comme Salomon l’a écrit, n’est jamais entièrement satisfait. Mais 11 existe une soif qui est récompensée par une pluie de bénédictions. Si notre insatisfaction nous conduit vers Dieu et son royaume, elle sera un jour récompensée. Dieu ne se refuse jamais à ceux qui veulent le connaître davantage.

Salomon dit : « L’œil n’est jamais rassasié de voir. L’oreille n’est jamais remplie de ce qu’elle entend. » Ce constat est-il négatif ? Ou peut-il être vu positivement ? Tout dépend. Si nos envies éternelles sont détournées vers les choses temporelles, alors l’affirmation de Salomon est une mauvaise nouvelle. Mais il en est tout autrement si nous cherchons d’abord le royaume de Dieu et sa justice.

… AUX ACTES Etes-vous mécontent de votre vie ? Si vous la remplissez de choses qui ne durent pas, comment pourriez-vous en être satisfait ? Ce que vous recherchez n’est pas de nature à vous combler.

Mais si vous remplissez votre vie de Dieu (et que vous le laissez-vous remplir), il saura satisfaire vos besoins, et lorsque l’insatisfaction reviendra, il vous donnera davantage. Vous serez pleinement satisfait pendant un temps, puis vous comprendrez qu’il reste encore tant à découvrir sur lui. Votre désir vous conduira encore plus à chercher sa présence. Nous pouvons explorer Dieu à jamais ; ses richesses sont inépuisables.