Meditation

22 SEPTEMBRE

Un mécontentement coupable

Dans leur cœur, ils ont mis Dieu au défi en réclamant à manger à leur goût. PSAUME 78.18

Psaume 78.17-31

Le secret du contentement, c’est de réaliser que la vie est un don, pas un droit.

– Anonyme

DELA PAROLE… Dieu avait conduit les Israélites hors d’Égypte et à travers la mer Rouge. Confiants, ils étaient en chemin vers la Terre Promise. Après tout, elle leur était promise. Mais en route vers l’abondance de Canaan, ils devaient tra­verser un désert. L’étendue sauvage n’était pas à leur goût. Oui, ils avaient bien vu Dieu faire des choses merveilleuses, mais à présent ce désert leur paraissait beaucoup plus impressionnant que la bonté de Dieu. Était-ce un problème de mémoire courte ? Une faiblesse de la nature pécheresse ? L’habitude de se plaindre ? Peut-être tout ceci à la fois. Quoi qu’il en soit, le peuple choisi s’est mis à murmurer contre celui qui les avait choisis. Le gou­vernement de la Loi divine venait juste d’être instauré, mais leurs envies les gouvernaient avec une poigne plus forte.

Nous pouvons comprendre. Les êtres humains sont râleurs par nature. Nous savons que certaines choses ne tournent pas rond dans notre vie. Nous vivons dans un monde déchu, mais nous en attendons de bonnes situations – allez savoir pourquoi ! Quand nos désirs ne sont pas satisfaits, nous crions à Dieu de manière intempestive. Il s’est déjà bien occupé de nous par le passé, mais nous avons la mémoire courte. Il a fourni la manne, mais nous voulons autre chose maintenant. Il nous a créés pour servir ses desseins, mais nous avons nos propres projets. Alors nous défions l’autorité divine.

 

… AUX ACTES Quelle situation absurde ! Des êtres humains errants – miraculeusement délivrés d’un esclavage accablant, nourris d’une nourriture céleste et promise à la victoire – et nous n’apprécions pas notre situation ! Chaque fois que nous deman­dons : « Seigneur, pourquoi ça tombe sur moi ? », chaque fois que nous exprimons notre frustration de voir nos projets pas tout à fait réussir, nous sous-estimons la bonté de Dieu. S’il nous arrive de penser que le Libérateur, Sauveur, Rédempteur, Vainqueur, Guide et Protecteur nous a abandonnés, peut-être devrions-nous nous demander : qui a mal compris la situation – lui ou moi ?

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21 SEPTEMBRE

Des leçons d’histoire

Ils avaient mis en oubli ses exploits et les hauts faits opérés sous leurs yeux. PSAUME 78.11

Psaume 78.9-16

Quand le souvenir de Dieu demeure dans notre cœur (…), alors tout va bien.

– Théophane le Reclus

DE LA PAROLE… Dieu a fait de grandes choses. Certaines d’entre elles sont consignées dans la Parole écrite, par des générations qui voulaient que leurs descendants connaissent sa fidélité. Elles sont aussi relatées dans les biographies ou dans les traditions de l’Église. Mais grand nombre des bienfaits divins sont relégués aux oubliettes de l’histoire. Elles ont fréquemment disparu avec ceux qui sont décédés. Parfois il reste de vagues réminiscences de ces bénédictions dans notre inconscient, mais nous avons oublié de quoi il s’agit. Bien trop souvent, nous ne laissons pas la bonté persistante de Dieu subsister suffisamment dans notre esprit.

Pourquoi nous souvenons-nous de la personne qui nous a insulté il y a des dizaines d’années, mais pas de la délivrance que Dieu nous a accordée l’année dernière ? Nous pouvons garder une rancune toute notre vie, mais si on nous demande comment Dieu a répondu à nos prières par le passé, il nous est difficile de répondre. Il a effectivement répondu, parfois même par une intervention spectaculaire, mais nous avons toujours tendance à nous concentrer sur le prochain obstacle, le prochain problème ou le prochain objectif qui se présente. Dans notre perspective, Dieu n’est pertinent que s’il s’attache à répondre à nos besoins du moment.

En fait, Dieu nous paraîtrait plus pertinent dans son action présente si nous pouvions nous remémorer ses victoires du passé. Il est plus facile de prier Dieu qui nous a délivrés d’une situation impossible si nous nous souvenons de son intervention. Nous prions avec foi quand sa force miraculeuse est présente dans notre esprit. Nous prions avec ambivalence quand elle ne l’est pas.

… AUX ACTES Assurez-vous que sa » force soit bien présente dans votre esprit. Si vous n’avez pas l’habitude de tenir un journal de prière, commencez dès maintenant. Inutile d’entrer dans les détails. Faites juste une liste de vos sujets de prière puis, quand Dieu répond, cochez-les. Puis, au jour de la détresse, révisez les points cochés – et regardez votre foi grandir. Les repères spirituels que vous avez posés détermineront la profondeur de votre foi.

20 SEPTEMBRE

Une obéissance résolue

« Moi aussi, je suis prophète comme toi ; et un ange m’a parlé de la part de l’Éternel et m’a dit : Ramène-le avec toi dans ta maison, et qu’il mange du pain et boive de l’eau. » Il lui mentait. 1 ROIS 13.18 (LS)

1 Rois 13.7-26

Ne croyons pas toutes les paroles des autres, ni tous nos propres sentiments, mais avec prudence et patience, éprouvons-les pour savoir s’ils sont de Dieu.  – Thomas à Kempis

DE LA PAROLE… Dieu avait envoyé un prophète de Juda pour parler au roi d’Israël, mais avec l’ordre de ne pas manger ni boire jusqu’à l’accomplissement de sa mission et son retour chez lui. Le roi lui offrit à manger et à boire, mais le prophète résista à la tentation. Seulement, sur le chemin du retour, un autre prophète k* tenta également, prétendant que Dieu lui avait parlé. « Un ange m’a dit… » affirma-t-il, et l’homme de Dieu le crut. Il mangea et but, contrairement à l’ordre donné par le Seigneur.

Dans ce récit, qu’est-ce qui cause la perte du prophète ? Par quoi sa désobéissance est-elle provoquée ? Il choisit d’accepter aveuglément la prophétie d’un autre homme plutôt que les ins­tructions qu’il a lui-même reçues de Dieu. Il doute de ce qu’il a perçu avec certitude comme étant la voix de Dieu. Il ne garde pas les yeux fixés sur la parole divine.

Nous courons le même risque. Souvent Dieu nous parle directement dans sa Parole. Nous entendons l’Esprit nous guider et sa voix nous appeler, mais nous laissons facilement les autres nous dissuader de nos convictions. Nous argumentons : « Ils en savent plus que moi. » Ou nous avouons : « Il y a certainement des éléments qui m’échappent. » Pendant ce temps, nous étouffons la voix de Dieu, pourtant si claire.

… AUX ACTES La Bible nous recommande de vérifier notre interprétation des Ecritures auprès de l’Église du Christ dans son ensemble. Nous ne sommes pas autorisés à partir dans des digressions personnelles sur des points de doctrine ou d’obser­vances. Il nous est demandé, en revanche, de suivre la voix de Dieu, en rejetant ce que disent d’éventuels tentateurs. Bien qu’une personne puisse affirmer « Dieu m’a dit… », il n’est pas sûr que Dieu l’ait fait. Il est essentiel d’avoir du discernement. Entendez-vous la voix de Dieu ? Ses paroles tirées des pages de l’Écriture atteignent-elles votre cœur ? Si c’est le cas, ne rejetez pas l’Esprit qui vous appelle. Fixez le regard sur sa Parole et soyez résolu dans votre obéissance. Ne laissez rien vous dévier de votre cap.

 

19 SEPTEMBRE

La sagesse attend

L’Éternel rendra à chacun selon sa justice et sa fidélité. SAMUEL 26.23 (LS)

1 Samuel 26

Dieu a pour objectif de se glorifier en œuvrant pour ceux qui s’attendent à lui.

– John Piper

DE LA PAROLE… David trouve sur sa route l’opportunité dont rêve toute personne opprimée : l’occasion de se débarrasser lui- même de son pire ennemi. En effet, Saül dort dans son camp quand David se glisse au milieu de la troupe, où il pourrait faci­lement frapper son rival de sa lance. Mais il n’a certainement pas pris tous ces risques uniquement pour démontrer qu’il est dans son droit ! Si, c’est bien ce qu’il a fait ! Cette occasion s’était déjà présentée à lui auparavant, et il avait refusé de mettre la main sur l’«oint de l’Eternel » (v. 9, LS). Nous oublions bien souvent ce dont David s’est souvenu : nos temps sont dans les mains de Dieu.La plupart d’entre nous aurions pensé comme le compagnon de David, Abishaï, qui voyait dans cet événement le moment choisi par Dieu pour que David se libère d’un roi oppressif et insensé. Il pensait que Dieu avait certainement mis David dans cette situation pour une raison précise ! Ce n’est pas faux, mais l’objectif de David n’était pas d’éliminer Saül. En effet, il avait compris qu’il devait déclarer ses intentions, clamer son innocence et proclamer la souveraineté de Dieu. Il n’avait pas oublié que Saül était roi par la volonté de Dieu lui-même et jamais il ne s’at­taquerait à l’oint de Dieu, même si ce roi s’était montré indigne !Nous sommes étonnés d’une pareille sensibilité à la sagesse divine qui nous serait bien utile à nous aussi. David savait que Saül mourrait au temps voulu par Dieu, mais il n’était pas convaincu d’être lui-même l’instrument de sa volonté. Il s’est donc retenu. Quand il s’agit de la volonté de Dieu, avancer avec assurance ne convient que si le chemin est sûr. Ce chemin n’était pas certain. Il valait mieux se retenir.

… AUX ACTES Comment voyez-vous la volonté de Dieu ? Quand la direction à prendre vous semble probable, foncez-vous dans ce sens ? Ne le faites pas. Dieu ne nous demande jamais d’aller de l’avant sur la base d’une probabilité mais sur la base de ses promesses. Si son plan n’est pas clair, ce n’est pas le moment d’avancer. Dieu n’aide pas ceux qui s’aident eux-mêmes.Il aide ceux qui font confiance à sa souveraineté. Il honore la fidélité. Quand le plan de Dieu est peu clair, la sagesse attend.

18 SEPTEMBRE

Une dévotion pure

Il y a de l’interdit au milieu de toi, Israël ; tu ne pourras résister à tes ennemis, jusqu’à ce que vous ayez ôté l’interdit du milieu de vous. JOSUÉ 7.13 (LS)

Josué 7.1-26

Arrêtez tout, dépouillez-vous de tout, et vous aurez tout en Dieu.

– Jean de Gerson

DE LA PAROLE… Les instructions de Dieu étaient claires : après la chute de Jéricho, les Israélites devaient détruire tous les trésors île la ville. Aucun des objets autrefois dédiés à l’idolâtrie ne devait être toléré dans le campement du peuple de Dieu. S’ils n’étaient pas détruits, la désobéissance d’Israël conduirait le peuple à sa perte. Les enfants de Dieu ne peuvent pas prospérer sur la base de richesses d’inspiration idolâtre. Mais dans le récit du livre des Juges, un homme viola l’interdit. Acan convoita quelques objets du butin et s’en empara discrètement. Peut-être ne voyait-il pas pourquoi il devrait détruire des richesses utiles. Ou bien, il voulait se faire un trésor personnel, ou encore, il avait décidé de pourvoir lui-même à ses besoins au lieu de faire confiance à Dieu. Quoi qu’il en soit, Dieu ne pouvait pas le laisser impuni. Le destin d’une nation – la nation choisie – était en jeu. Dieu renonça alors à la gloire de son nom à cause de la désobéissance d’un seul homme. Une désobéissance d’apparence minime avait gâché l’effort louable d’une nation. L’objectif saint contenait un élément malsain. Le parallèle avec notre vie est évident. Nous sommes entrés dans le pays promis par la puissance de Dieu et marchons vers il victoire totale. Mais en nous, les yeux d’Acan convoitent quelques petites reliques de notre péché passé. Nous voulons laisser derrière nous l’essentiel de notre péché tout en gardant quelques éléments auxquels nous sommes très attachés. Nous puions à la fois obéir et garder un peu de notre nature pécheresse. Nous voulons embrasser la foi sans lâcher tout le reste.

…AUX ACTES Selon la loi divine, cette approche est un non-sens spirituel. Le principe est inviolable : Dieu ne nous donnera victoire que si nous lui sommes consacrés ; sinon il nous laissera souffrir la défaite. Victoire et cœur partagé ne peuvent coexister. Dieu ne le permettra pas. 1 Quels sont vos ennemis ? Le péché ? Les dettes ? Les relations brisées ? Les circonstances difficiles ? Dieu peut avoir ses raisons (vous faire passer par ces épreuves, mais une chose est sûre : ennemis subsisteront tant que vos idoles ne seront pas tombées).

 

17 SEPTEMBRE
Une sagesse inattendue
. JUGES. 7.2
Ton armée est trop nombreuse pour que je te donne la victoire sur les Madianites

Juges 7
Il nous est avantageux de nous trouver vides, faibles et très méfiants à l’égard de nous-mêmes, et de vaquer ainsi au travail de notre Maître.
– CHARLES SPURGEON

DE LA PAROLE… Gédéon se contentait d’accomplir la mission que Dieu lui avait donnée : conduire une révolte contre l’oppresseur madianite. Mais au moment décisif, l’Éternel l’arrêta dans son élan : il lui dit qu’il avait trop de soldats. L’objectif n’était pas la victoire en elle-même, mais la victoire divine.
Il est possible d’être entièrement du côté de Dieu et pourtant en conflit avec lui. Avez-vous remarqué l’ironie de nos efforts ? D’un bout à l’autre de la Bible, des êtres humains fidèles se donnent à Dieu et font tout leur possible pour mettre leurs forces à son service. Pendant ce temps, Dieu nous offre la faiblesse, désirant être fort en nous. La force est notre objectif commun, à nous et à lui. Nous voulons que la nôtre le glorifie, et lui veut que la sienne le glorifie. Nous qui vivons pour sa gloire, ferions mieux de nous habituer à cette étrange dynamique : c’est dans notre insuffisance que notre louange est la plus efficace.
Nos efforts en son nom semblent louables. Nos intentions sont pures, empreintes de foi, soucieuses de la volonté de Dieu et conformes à une abondante sagesse humaine. Ce n’est pas au niveau des intentions, de la foi ou des priorités que le problème se trouve. C’est la sagesse humaine elle-même qui nous fait tré¬bucher. Dieu veut, plus encore que nous-mêmes, que nous servions ses desseins, mais selon ses méthodes à lui, très différentes des nôtres. Pour que sa gloire soit manifestée, la gloire humaine doit s’effacer. Il nous est impossible d’acquérir de l’honneur pour la donner ensuite à Dieu. Nous ne pouvons que nous soumettre à lui et le laisser manifester son honneur. Il nous faut diminuer pour qu’il croisse.

… AUX ACTES La sagesse de Dieu, différente de l’intuition humaine, s’apprend pendant des années d’expériences doulou¬reuses. Nous n’aimons pas être faibles et désirons que Dieu nous rende forts. Mais, comme Paul l’a rappelé plusieurs siècles après Gédéon, nous devons puiser notre force dans sa puissance (Ephésiens 6.10).
Si Dieu n’a pas la première place dans notre vie et ne remporte pas nos victoires selon ses propres règles, l’image de sa gloire reste confuse. Comprenez ses desseins. Faites de votre vulnérabilité une occasion pour qu’il manifeste sa puissance.

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16 SEPTEMBRE

Des adversaires subsistent

Il voulait que les nouvelles générations d’Israélites, qui n’avaient pas connu la guerre, apprennent ce qu’est la guerre. JUGES 3.2

Juges 3.1-4

Une mer calme n’a jamais fait un bon marin.

– Proverbe africain

DE LA PAROLE… Quand nous rencontrons l’adversité, nous nous posons beaucoup de questions : « Pourquoi certaines per­sonnes malveillantes peuvent-elles agir librement ? » « Seigneur, pourquoi n’enlèves-tu pas ces circonstances insupportables ? » •• Pourquoi dois-je attendre si longtemps la réponse à mes prières ? » Et la grande question : « Seigneur, pourquoi le diable peut-il encore sévir ? » Les questions de la vie sont complexes et ne trouvent pas leur solution dans une réponse unique. Mais la suivante est rare­ment considérée : Dieu permet l’adversité pour nous apprendre à mener de saintes batailles. Pour une raison obscure – c’est le mystère du plan éternel – il nous faut être entraînés au combat. De plus, nous devons le faire avec la force de Dieu et selon son caractère : apprendre à reconnaître et à utiliser ses armes, ses méthodes, ses objectifs et ses stratégies. Mais ces choses ne se découvrent pas au fil d’une existence paisible. L’épreuve est nécessaire. Nous n’aimons pas cela. Et nous ne le comprenons pas. Dieu nous a promis sa paix – son « shalom ». Alors pourquoi faut-il apprendre à se battre ? Pourquoi faut-il que nos cœurs soient entraînés au combat ? Nous ne le savons pas. Est-ce l’entraînement pour des luttes spirituelles qui devront être menées avant la venue du Shalom – des luttes que seuls des cœurs expérimentés pourront mener ? Peut-être sommes-nous des instruments décisifs entre les mains de Dieu dans sa violente opposition au mal. Quelle qu’en soit la raison, Dieu veut nous entraîner au combat.

… AUX ACTES Soyez encouragé. L’adversité que vous traversez ne doit pas vous détruire, ni même vous abattre – ce n’est pas l’intention de Dieu. Il veut vous apprendre à être un instrument utile dans un conflit qui n’est pas de ce monde. Et cette opposition constitue votre apprentissage.Vous rencontrez des difficultés ? Des conflits ? Des ennemis ? Des peines ? Vous êtes en formation. Apprenez bien les leçons ; menez le combat. Si Dieu permet des adversités dans votre vie, c’est qu’il a ses raisons.

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15 SEPTEMBRE

La victoire en Jésus

Maintenant le prince de ce monde sera jeté dehors. JEAN 12.31 (LS)

 Jean 12.31 ; 14.30

La foi est victorieuse ! Glorieuse victoire qui triomphe du monde.

– John H. Yates

DE LA PAROLE… Nous savons que Jésus a remporté la victoire sur le malin, mais nous savons aussi que le malin reste actif. Nous ne saisissons pas toutes les implications de la victoire de la croix, car nous ne les voyons pas toujours. Bien que nous soyons habités par l’Esprit de Dieu, l’esprit de ce monde saisit souvent notre cœur. Avec quelle poigne ! Aucun être humain n’en a été totalement préservé. La puissance de Jésus est-elle insuffisante ? Non, il est capable de nous sauver parfaitement. Nous sommes hors de portée de l’ennemi. Mais il attaque quand même, et s’il peut attirer ainsi toute notre attention, alors elle ne se portera plus sur Dieu. En effet, nous ne pouvons pas nous concentrer à la fois sur le combat et sur le vainqueur – à moins de laisser Christ le vainqueur mener notre combat. Jésus a déclaré avoir toute autorité sur l’ennemi – dans le ciel et sur la terre (Matthieu 28.18). Quand nous sommes attaqués, nous savons donc où nous tourner pour obtenir la victoire. Tentés, nous savons d’où viendra notre résistance. Découragés, nous connaissons la source de notre espérance. Tout ce que l’ennemi menace de nous faire sur le champ de bataille de ce monde est neutralisé par la victoire de Jésus. Mais pour remporter la victoire ici et maintenant, nous devons croire celui qui est le Commencement et la Fin, l’Alpha et l’Oméga, notre Sauveur et Seigneur. Il nous donne la solution pour vaincre. A nous de la saisir.

… AUX ACTES Êtes-vous fatigué de combattre ? Soyez encouragé. Le chef de ce monde a été dépouillé de tout pouvoir, et sa résistance apparente est trompeuse. Il ne détient aucun réel pouvoir sur le croyant. Le monde passera, avec tout ce qu’il contient (1 Jean 2.17). Il est gouverné par un régime mourant et désespéré. Une fois que nous l’avons vraiment compris, les ten­tations et les épreuves sont plus faciles à gérer. En effet, nous ne plaçons pas notre foi dans notre capacité à vaincre, mais dans la puissance du divin vainqueur. Jésus est le seul qui transcende vraiment ce monde, et il nous amène avec lui dans la gloire. Faites-lui confiance.

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14 SEPTEMBRE

L’ennemi rôde  Le monde entier est sous la puissance du malin. 1 JEAN 5.19 (LS)

1 Jean 5.18-20

Quelle idiotie pour la civilisation moderne d’avoir cessé de croire au diable, alors que rien d’autre ne peut en expliquer l’existence.

– Ronald Knox

DE LA PAROLE… Nous pensons peut-être que notre amitié avec le monde est une relation neutre. Croyons-nous qu’à condition île nous en référer à Dieu pour la plupart de nos décisions, nous soyons libres de poursuivre tout autre désir de notre cœur ? Pensons-nous que seuls les péchés de rébellion sont graves ? Nous sommes insensés si nous avons de telles pensées. Quand nous acceptons les philosophies de notre monde – les stratégies de ses faux systèmes, l’esprit de ses idolâtries, la défense de nos libertés et du bonheur en excluant Dieu – nous avalons du poison. C’est l’ennemi qui nous fait croire que nous pouvons rester neutres et que Dieu ne se soucie pas du lieu où nous mène notre cœur. Le monde tout entier – ses valeurs, ses principes humanistes, ses idéologies – est pénétré par l’esprit du malin. Ce dernier se mêle de tout sur cette planète. Même l’Église peut être infectée si nous le laissons agir. La vie chrétienne est une vie vraiment particulière, car l’esprit diabolique dans ce monde cherche à saper la véritable adoration de Dieu. Nous reconnaîtrons le comploteur malveillant si nous faisons preuve de sagesse et de discernement, ce qui requiert une grande diligence de notre part. Nous devons examiner nos activités avec perspicacité et plonger dans les profondeurs de notre cœur. Nous devons demander à l’Esprit de nous révéler notre aveuglement. Sinon, nous finirons par être complices de l’ennemi du Dieu Très-Haut.

… AUX ACTES La terre est un champ de bataille où s’affrontent le Dieu éternel et son ennemi. Cet ennemi ne respecte aucune règle ou engagement et n’est soumis à aucune morale ou obligation. Nous nous soumettons à lui aisément et fréquemment. Mais c’est involontaire – nous ne faisons que nous conformer à notre culture et à notre intuition. Mais cette culture n’est pas fiable, ni même notre intuition, et Dieu nous appelle à demeurer totalement en lui. Nous devons boire la coupe de sa sainteté, manger le pain de sa Parole et vivre en communion avec son Esprit. Il est notre seul refuge derrière les lignes ennemies.

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13 SEPTEMBRE

Un amoureux dédaigné Ne savez-vous pas qu’aimer le monde, c’est haïr Dieu ? JACQUES 4.4

 Jacques 4.4-6

Le monde s’est approché de la porte même de l’Église et il cherche à s’emparer des saints de Dieu.

– Watchman Nee

DE LA PAROLE… Que reproche Dieu au monde qu’il a créé ? C’est que de nombreux aspects du monde ne viennent pas de lui. Dans ces aspects de ce monde-là, on s’adore soi-même et on vénère le péché, la créature plutôt que le créateur, le profane plutôt que le sacré. Ce monde-là cherche le confort, le prestige, le pouvoir, la sécurité et l’amour, puis se fabrique un dieu à sa convenance. Dieu ne veut pas cela pour ses créatures. Dans les Écritures, Dieu qualifie souvent son peuple d’épouse infidèle, voire de prostituée. Il ne traite pas nos sentiments de la même façon désinvolte que nous. Quand nous plaçons une chose, une personne, un idéal ou une conviction au-dessus de notre créateur, nous sommes comme une épouse infidèle. « Ils m’ont rendu jaloux par ce qui n’est pas Dieu, et ils m’ont irrité par des divinités qui ne sont pas des dieux », dit le Seigneur en parlant de son peuple (Deutéronome 32.21). Dieu déteste l’infidélité à son égard. Et pourtant nous dévions régulièrement vers une telle infidélité. Notre Dieu est souvent un amoureux dédaigné ; et nous pouvons faire preuve d’une étonnante insensibilité dans ce domaine. Le signe de notre ignorance dans notre relation avec Dieu se trouve dans nos fréquentes prières pour qu’il bénisse nos autres amours. Nous lui demandons de satisfaire notre désir de confort et de conquête – nos idoles. Il ne répond pas à ces prières, pas plus qu’un mari n’accepte l’infidélité de son épouse. L’amour de ce monde – corrompu par la recherche du pouvoir, la convoitise, l’orgueil et la cupidité – est une lettre de rupture envoyée à Dieu, une tentative de séduction de son plus terrible rival – l’esprit de rébellion.

… AUX ACTES L’amitié avec le monde est peut-être le plus subtil et dangereux des ennemis de l’Église, conduisant à des cœurs tièdes et des âmes inconstantes. Cette amitié nous pousse à la compromission, et elle donne la nausée à Dieu (Apocalypse 3.16). Que faire ? Prier pour la fidélité, rechercher l’intimité, être résolus à nous satisfaire uniquement de l’amour tendre de notre amoureux divin. Si nous demeurons dans cet amour, ce sera un pur bonheur.

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12 SEPTEMBRE

Des cœurs partagés

N’aimez pas le monde ni rien de ce qui fait partie de ce monde. Si quelqu’un aime le monde, l’amour pour le Père n’est pas en lui. 1 JEAN 2.15

1 Jean 2.15-17

Et les choses de la terre pâliront peu à peu, si tu lèves vers Jésus les yeux.

– Hellen H. Lemmel

DE LA PAROLE… « Dieu a tant aimé le monde… » Ainsi commence l’un des versets bibliques les plus connus, Jean 3.16. Mais si Dieu a aimé le monde, et si nous devons avoir les mêmes sentiments que lui, pourquoi Jean nous dit-il de ne pas aimer le monde ? Parce que « le monde » dont Jésus parle est la belle création de Dieu, avec les âmes des hommes et des femmes qui y habitent. Par contre, « le monde » dont parle Jean représente les systèmes corrompus auxquels nous sommes confrontés – sys­tèmes économiques, politiques, culturels, etc. Quiconque en tombe amoureux – s’y cramponne au lieu de chercher le royaume de Dieu – a choisi le mauvais royaume. Il a renoncé aux trésors de Dieu pour les futilités d’une humanité pécheresse. C’est l’un des problèmes les plus tenaces que connaît le chrétien. Nous voulons à la fois être amis avec le monde et avec Dieu. Nous voulons aimer les deux. Mais nos désirs sont semblables à ceux d’un mari qui veut aimer deux femmes, ou d’une femme qui veut aimer deux hommes. Une relation à deux est gâchée par des amours multiples. Et Dieu insiste toujours sur une relation à deux avec nous. Il est capable d’aimer des milliards de per­sonnes – après tout, il est Dieu – mais il n’en va pas de même pour nous. Si nous ne lui sommes pas attachés par-dessus tout, nous sommes des idolâtres et il est jaloux. Il refuse d’être un de nos nombreux trésors. Avec lui, c’est tout ou rien.

… AUX ACTES Si nous voulons trouver la sagesse, nous devons choisir entre Dieu et nos autres amours. Quand bien même nous le voudrions, Dieu ne peut pas être mis en balance avec autre chose dans notre cœur. Et notre recherche de la sagesse nous montrera le choix rationnel. Il paraît évident que celui qui nous a créés pour lui-même nous laissera insatisfaits si nous nous tournons vers d’autres prétendants. Lui seul peut nous combler, parce que nous sommes conçus uniquement pour lui.

Êtes-vous aux prises avec des sentiments d’insatisfaction ? Peut-être avez-vous investi votre cœur dans ce qui ne peut pas vous satisfaire au final. Abandonnez tout cela, et tournez votre cœur vers Dieu. Lui seul peut le remplir.

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11 SEPTEMBRE

Où sommes-nous plantés ?

Les justes poussent comme le palmier (…). Bien plantés dans ta maison, Éternel, ils fleurissent sur les parvis de ton temple, notre Dieu. PSAUME 92.13-14

Psaume 92.13-16

Sur Christ, mon solide rocher, je me tiens ; tout autre terrain est sable mouvant.

– Edward Mote

DE LA PAROLE… Les sables mouvants de ce monde ne sont fertiles que pour cultiver la peur. Nous voyons l’incertitude partout, sur les marchés de la bourse, dans les conflits militaires, dans la propagation des maladies et dans les nuages de pollution. Nous pouvons facilement paniquer, pris par la même illusion que le monde autour de nous : l’être humain vit dans un lieu fragile où rien n’est sûr.

Dieu offre à son peuple un autre lieu d’habitation. Oui, ce siècle chaotique semble effrayant à première vue. Mais il faut regarder plus loin, à Celui qui est refuge et force et qui s’est engagé par des promesses. Il est notre tour fortifiée et notre aide, comme l’affirment de nombreux psaumes. Et au Psaume 92, Dieu nous fait la promesse : « Les justes poussent comme le palmier. »

Voilà une excellente nouvelle, mais dans notre for intérieur, nous doutons d’être des justes. Nous sommes conscients de ne rien mériter devant Dieu. Comment ces versets peuvent-ils alors nous encourager ? En connaissant celui qui est le Juste. C’est lui qui poussera comme le palmier, et nous sommes en lui. La Bible insiste beaucoup là-dessus, et nous pouvons la prendre au mot. C’est en Jésus que nous existons. Sa mort fut la nôtre, sa résurrection est la nôtre, et sa vie à la droite de son Père est la nôtre (Ephésiens 2.6, Colossiens 3.1). Il vit en nous, et nous vivons en lui.

… AUX ACTES Qu’en est-il, dans ce cas, de nos peurs ? Quand les tours de ce monde s’écroulent, nous tenons fermes. Quand les bombes de ce monde explosent, nous ne bougeons pas. C’est grâce au lieu où nous sommes plantés.

Avez-vous le sentiment d’être planté dans des sables mouvants, vulnérable aux tactiques d’affolement de notre société paniquée ? Reconsidérez votre position en Christ. Toute personne plantée dans le monde est ébranlée quand la terre tremble. Mais celles et ceux qui sont plantés en Jésus ne sont pas ébranlés quand la terre tremble, parce qu’il tient ferme. Accrochez-vous à lui. Mettez votre confiance en lui. Rappelez-vous que vous vivez en lui.

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10 SEPTEMBRE

La sécurité en Dieu

L’Eternel est mon refuge. Si tu as fait du Très-Haut ton abri, aucun mal ne t’atteindra, nul malheur n’approchera de la tente où tu demeures. PSAUME 91.9-10

 Psaume 91

Je compte sur les promesses de Dieu. – R. Kelso Carter

DE LA PAROLE… Comment une personne rationnelle peut-elle accepter une telle affirmation ? De bons chrétiens ne sont-ils pas morts dans la catastrophe du World Trade Center ? Des soldats qui avaient foi en Dieu, ne sont-ils pas morts en Normandie, au Vietnam, en Afghanistan, en Iraq et dans d’autres zones de conflit ? Les inondations, tremblements de terre, famines et crimes ne touchent-ils pas, sans distinction, les fidèles et les incroyants qui se trouvent au même endroit le même jour ? Le psalmiste a- t-il bien réfléchi à ce qu’il disait ? L’Esprit de Dieu a-t-il pu inspirer un tel espoir ?

Mais nous savons que la Bible est vraie – nous avons souvent pu le vérifier dans notre vie. Alors, que signifie cette promesse ? Comment Dieu peut-il nous assurer que nous serons à l’abri des méfaits du monde ? La réponse se trouve dans une vérité essentielle : nous ne sommes pas de ce monde.

Certes, nous sommes nés de la chair, héritiers du péché. Nous n’avons certainement pas eu un comportement irréprochable sur le chemin de la vie. Mais la Bible contient des promesses glo­rieuses pour le peuple de Dieu. Nous sommes nés d’en-haut. Quel que soit le taudis spirituel dont nous venons, nous demeurons maintenant dans la maison de notre Père. Et ce lieu est parfaitement sûr.

… AUX ACTES La Bible et la tradition disent vrai au sujet des martyrs. Etienne fut lapidé, Pierre crucifié, Paul probablement décapité et Jean exilé. Ils connaissaient tous ce verset et y croyaient de tout leur cœur. L’Esprit en eux l’avait inspiré des siècles aupa­ravant. C’était la vérité.

De fait, ils furent souvent miraculeusement gardés et aucun n’est mort avant son heure. Ils ont malgré tout beaucoup souffert. Mais eux qui savaient par expérience ce que sont le malheur et le danger, étaient certains d’être protégés. Ils connaissaient le véritable emplacement de leur tente ; ils demeuraient dans un royaume éternel exempt de toute menace. Nous aussi pouvons-nous y installer. Car pour les citoyens de ce royaume, rien ne justifie la crainte – jamais.

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9 SEPTEMBRE

Le repos dans le danger

Celui qui demeure sous l’abri du Très-Haut repose à l’ombre du Tout-Puissant. PSAUME 91.1 (LS)

Psaume 91

Quelle bénédiction, quelle paix, quand je m’appuie sur les bras éternels.

– Elisha A. Hoffman

DE LA PAROLE… Que faites-vous quand le monde vous semble dangereux ?

Vous cachez vous ? Êtes-vous préoccupé par votre sécurité ? Priez-vous avec ardeur ? Toutes ces réactions sont ins­tinctives, mais Dieu nous demande de réagir contrairement à notre instinct. Il nous demande de nous reposer.

Comment se reposer quand la menace gronde ? Comment vivre en sécurité dans un monde dangereux ? Tout dépend du lieu où nous choisissons de demeurer. Il existe une confiance qui se préoccupe davantage du caractère solide de notre Dieu souverain, que des signes concrets du danger. Quand le psalmiste nous dit de demeurer sous l’abri du Très-Haut, l’Esprit nous conduit à regarder à Dieu qui est sûr, plutôt qu’au monde qui ne Test pas. Il nous appelle à nous baser sur la fiabilité divine plutôt que d’écouter les annonces inquiétantes d’une catastrophe immi­nente. Et il nous presse de nous accrocher aux vérités auxquelles nous croyons, plutôt qu’aux mensonges que nous entendons. Cette faculté de nous focaliser sur le caractère du Tout-Puissant fait de nous des citoyens du Royaume de Dieu – ceux qui connais­sent la solidité des murs de sa maison. En d’autres termes, ceux qui se reposent en lui.

L’âme agitée regarde le monde troublé et en est troublée. Elle ne se sent pas en sécurité car elle ne connaît pas la source de la sécurité. Elle ne comprend pas que, quoi qu’il arrive dans ce monde difficile, une réalité éternelle sous-tend toutes choses. Dans cette réalité se trouve un royaume paisible où les péchés ne nous suivent pas et où les pleurs ne laissent aucune trace. Le Dieu qui règne nous presse d’y trouver notre citoyenneté céleste. L’âme agitée peut y trouver le repos.

 

… AUX ACTES Où demeurons-nous ? Les pensées effrayantes qui traversent notre esprit risquent de nous ballotter comme une barque dans un ouragan. Dieu nous propose de nous ancrer en lui, c’est-à-dire d’apporter nos espoirs, nos peurs, nos péchés, notre foi et nos faiblesses, et de les placer sous son abri. Son abri est notre refuge car rien de néfaste ne peut y pénétrer – aucune guerre, maladie, débâcle financière, relation brisée – rien. Un lieu sûr nous est offert. Demeurons-y et reposons-nous.

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8 septembre

Éprouvés par le feu

C’est au travers de beaucoup de souffrances qu’il nous faut entrer dans le royaume de Dieu. ACTES 14.22

Actes 24.19-22

On voit de grandes choses depuis la vallée ; seulement des petites depuis le sommet.

– G. K. Chesterton

 

DE LA PAROLE… Paul et Barnabas avaient commencé leur travail missionnaire par une tournée dans l’île de Chypre et en Asie Mineure. Les gens avaient alors réagi avec étonnement. Mais presque aussitôt, les responsables, partisans du statu quo, se mirent à étouffer le nouveau mouvement. La bonne nouvelle de Jésus représentait une menace pour eux.

C’est dans ce contexte que Paul et Barnabas ont déclaré que ceux qui entrent dans le royaume de Dieu passent par des souffrances. Cette pensée était-elle nouvelle pour eux ? S’agissait-il d’un changement majeur dans la réflexion de Paul ? Le livre des Actes ne s’étend pas là-dessus. Quoi qu’il en soit, il s’agit d’une affirmation pour l’Église primitive d’une réalité que Jésus avait enseignée à ses disciples : « Vous aurez des tribulations dans le monde » (Jean 16.33). Pierre et Jean en avaient déjà fait l’expérience. C’était au tour de Paul de la vivre. La Bonne Nouvelle n’était manifestement pas jugée « bonne » par ses détracteurs.

De nos jours, beaucoup de gens passent par de telles épreuves, mais l’Église en Occident a oublié que la souffrance est normale pour le disciple de Jésus. Nous sommes pris par notre amour de la vie et par la poursuite du bonheur. Nous considérons les épreuves et la persécution comme une aberration. Aurions-nous oublié que le doux royaume de Dieu et le vicieux royaume des ténèbres se disputent le même territoire ? Nous avons oublié que la méthode de Dieu pour faire des disciples consiste à modeler son peuple et à l’épurer par le feu. Il arrive que le processus soit éprouvant.

… AUX ACTES II est dans la nature humaine de chercher à éviter l’épreuve. Il est dans la nature du croyant de persévérer dans l’épreuve. La raison des épreuves est de nous façonner à l’image du Christ qui, rappelons-le, a beaucoup souffert. Établir le royaume de Dieu en son nom fut pour Jésus un événement dramatique. Entrer dans le royaume de Dieu en son nom l’est également pour nous. Ne cherchez pas les épreuves, mais ne les fuyez pas non plus. Dieu travaille en profondeur au moyen des épreuves, pour vous modeler ou pour manifester son royaume. Avec patience, laissez-le agir.

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7 septembre

Dans un monde en dérive

Mais lorsque Paul en vint à ce qu’est la juste manière de vivre, à la maîtrise de soi et au jugement à venir, Félix prit peur et lui dit :

« Pour aujourd’hui, cela suffit : tu peux te retirer. » ACTES 24.25

Actes 24.24-26

Il n’y a jamais eu, et il n’y aura jamais, une vie juste sans maîtrise de soi.

– John Milton

 

DE LA PAROLE… L’apôtre Paul a parcouru tout l’Empire romain en prêchant la grâce de Dieu et le salut par la foi seule en Jésus. Dans ses discussions et ses lettres, il insistait beaucoup sur la miséricorde de Dieu : c’est par la grâce seule que nous sommes sauvés. Alors pourquoi, quand il s’est défendu devant Félix, a-t- il parlé d’une juste manière de vivre, de la maîtrise de soi et du jugement à venir ? Pourquoi n’a-t-il pas parlé de la grâce ?

Peut-être Paul voulait-il donner de lui-même l’image d’un honnête citoyen, et non d’un perturbateur susceptible de semer le trouble sur le territoire de Félix. Peut-être voulait-il faire appel à une noblesse morale qui aurait attiré Félix vers sa femme juive. Mais une raison plus plausible – et qui est particulièrement per­tinente à notre époque – est que Félix, citoyen romain, était ignorant de la Loi divine et se satisfaisait du choix qu’offrait le panthéon romain. La religion de l’Empire comptait d’innombrables dieux protecteurs parmi lesquels on pouvait faire son choix, la plupart ayant leur propre morale relativement souple. Dans un tel contexte, on comprend que la grâce ne signifiait rien. La conviction de péché est un préambule pour comprendre la grâce. Une juste manière de vivre, la maîtrise de soi et le jugement sont des enseignements prioritaires.

 

… AUX ACTES Que signifie la grâce dans notre société ? Dans l’esprit des personnes convaincues de péché, la grâce est une oasis rafraîchissante qui les délivre du désert spirituel. Mais pour celles qui adhèrent à une moralité relativiste (l’éthique du « fais comme il te plaît »), la grâce ne signifie rien. Pourquoi une géné­ration qui a défini sa propre éthique sans aucun absolu aurait- elle besoin de Dieu ? Que reste-t-il à pardonner ?

Nous devons vivre d’une manière qui manifeste la pureté de Dieu. Il n’est pas question de se donner une image de « petit saint », mais de procéder à un changement radical de notre style de vie. Au lieu de craindre que nos amis réagissent comme Félix, craignons une génération qui a perdu la notion du péché. L’idée de la maîtrise de soi est étrangère à notre société. Alors soyez-en un exemple vivant.

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6 septembre

Une vie joyeuse

Tu me feras connaître le chemin de la vie : plénitude de joie en ta présence.

PSAUME 16.11

Psaume 16

La joie est le signe le plus sûr de la présence de Dieu.

-Léon Boy

DE LA PAROLE… Ce n’est pas une coïncidence si ce psaume de confiance est aussi une prophétie messianique. Pierre en cite les quatre derniers versets lors du premier sermon de l’Eglise après l’effusion de l’Esprit (voir Actes 2.25-28). Ce dont David avait besoin, c’était d’un refuge et d’un conseiller, et les voici désormais réunis en Jésus. La vie du Serviteur fidèle est incorruptible et éternelle, et c’est là où nous plaçons notre espoir. Les gens dont la vie est imprégnée de Dieu et qui laissent sa sagesse modeler leur cœur connaîtront cette joie. Jésus est la sagesse de Dieu. Il est notre refuge face à ce monde de péché et de mort. Tous les chemins ouverts par Dieu conduisent à Jésus.

David dit, de manière prophétique, qu’il a constamment les yeux fixés sur L’Eternel (v. 8), tout comme Jésus fera toujours la volonté du Père. Toute l’Ecriture décrit cette approche comme le chemin qui conduit à la vie. C’est la voie dans laquelle nous devons marcher : une poursuite résolue du caractère et de la volonté de Dieu, une dévotion sans réserve au plaisir de sa com­pagnie et à la beauté de sa gloire. Aucun autre bonheur n’est durable comme celui de la présence de Dieu.

Avez-vous trouvé ce chemin ? Trop de chrétiens n’y marchent pas. Des âmes dépourvues de joie remplissent nos églises, des âmes qui n’ont pas pleinement fixé les yeux sur le Seigneur. Ces personnes croient qu’il est là-haut, mais elles ne l’ont pas cherché intimement. Que leur manque-t-il ? La joie.

… AUX ACTES Ce psaume messianique promet la joie, un bonheur éternel, la sécurité et le repos, un héritage merveilleux – bref, tout ce auquel le cœur humain aspire. Pas étonnant que Pierre cite ce texte. Le vent et la flamme apparus le jour de la Pentecôte l’avaient rempli de la connaissance du Dieu saint. Tout ce que le cœur humain désire se trouve en Jésus ressuscité.

Connaissez-vous cette joie ? Voici comment la trouver : demandez ! Dites à Dieu que vous ne voulez plus d’une foi défraîchie, mais seulement son cœur à lui, son Esprit, son amour. Demandez-lui de raviver sa passion en vous. Ne laissez pas le don de sa joie se gaspiller.

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5 septembre

Un sage conseiller

Je bénis l’Éternel, mon conseiller. La nuit même mon cœur m’exhorte. PSAUME 16.7 (LS)

 Psaume 16

Apprenons à abandonner nos cœurs à Dieu.

– Bernard de Clairvaux

DE LA PAROLE… Quel étrange verset ! David loue le Seigneur qui le conseille, et dans l’affirmation parallèle qui suit, il dit que c’est son cœur qui l’exhorte. Il s’agit du cœur humain, que Jérémie qualifie de « tortueux par-dessus tout » (Jérémie 17.9, LS). Comment David peut-il lui faire confiance ?

Le cœur de David avait été formé à la bonne école. Considérons tout ce qu’il dit dans ce psaume : il se réfugie en Dieu, il se réjouit du peuple de Dieu, il ne court pas après d’autres dieux, et il prend plaisir au souverain plan de Dieu. Seul un cœur instruit par Dieu peut en être à ce point imprégné. Il a été changé et modelé à la ressemblance de son créateur. Il s’est nourri de la volonté de Dieu et s’est confié en sa bonté. A son tour, il est prêt à conseiller d’autres.

Les conseils d’une personne attachée à Dieu sont-ils infaillibles pour autant ? Certainement pas. Mais si nous nous imprégnons des choses de Dieu, nous pourrons mieux discerner ses voies. Un cœur qui désire voir le plan divin s’accomplir plus que le sien propre est susceptible de donner de bons conseils, même dans l’obscurité de la nuit. Un esprit né de la Parole vivante est mieux équipé pour conseiller selon cette Parole de vie.

… AUX ACTES Combien nous désirons la sagesse du Dieu vivant ! Tout autre conseil paraît bien pâle en comparaison. Mais peut-être pensons-nous que le conseil de Dieu est hors de notre portée et recherchons-nous alors des avis moins fiables. Ou peut- être avons-nous du mal à distinguer entre nos priorités et les siennes. Nos élans intérieurs, proviennent-ils de Dieu ou de nous- mêmes ? Souvent nous l’ignorons.

Mais Dieu ne nous laisse pas dans l’impasse. Soyez encouragé ; il est notre conseiller et il nous guidera. Quand la ligne de démar­cation entre sa volonté et la vôtre devient floue, dites-vous que votre cœur est peut-être en train de s’aligner sur le sien. Avez- vous fait le nécessaire à cet effet ? Dieu est-il votre refuge ? Son peuple est-il l’objet de votre amour ? Son plan fait-il votre joie ? Alors Dieu a modelé votre cœur. Ne faites pas naïvement confiance en votre cœur, mais fiez-vous au travail que Dieu y a accompli. C’est pour battre à l’unisson avec le sien que Dieu l’a modelé.

 

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4 septembre

Une providence certaine

La part que tu me donnes, je l’apprécie. Pour moi, c’est un cadeau magnifique.

PSAUME 16.6

Psaume 16

Si la paix n’habite pas notre esprit, tout réconfort extérieur ne nous sera pas plus utile qu’une pantoufle dorée sur un pied qui souffre de la goutte.

– John Bunyan

 

DE LA PAROLE… Les décisions insensées sont souvent prises dans le trouble du mécontentement. C’est effrayant de diriger sa vie de cette manière mais, hélas, nous le faisons souvent. N’étant jamais tout à fait satisfaits de notre vie, nous oublions un principe inébranlable de la Bible : Dieu lui-même est l’auteur de notre destinée.

Il n’y a rien de mal à cultiver de saintes ambitions. Cependant le sont-elles vraiment ? Dieu a placé en nous le désir de réaliser de belles choses, essentiellement pour sa gloire. Mais nous pouvons facilement nous méprendre, pensant que nous travaillons pour Dieu alors que nous tentons d’échapper aux circonstances qui nous déplaisent. Le contentement est le fruit d’une sagesse pieuse, qui commence avec cette certitude que c’est Dieu qui nous donne notre « part ».

Nous ne vivons pas dans une culture du contentement. Notre société fonctionne essentiellement au carburant de l’agitation. Nous savons bien que les choses ne sont pas comme elles devraient être, et la réaction instinctive du monde sans Dieu est d’essayer de les réparer. Cependant, nous qui sommes en Christ savons qu’il y a mieux à faire : c’est lui le Grand Réparateur, et seule notre confiance en lui nous délivrera de notre agitation. Seule cette confiance, cultivée avec soin, nous donnera le contentement que David exprime dans ce psaume.

 

… AUX ACTES Quand David décrivait sa paix intérieure, siégeait-il déjà sur son trône ou se cachait-il au fond d’une caverne ? Était-ce lorsqu’il dansait en louant l’Éternel ou lorsqu’il pleurait la mort de son fils Absalom ? Peu importe. Le refus de définir notre vie en fonction des circonstances du moment, voilà la clé du contentement. Il s’agit de comprendre que nous nous trouvons là où nous sommes parce que Dieu est souverain. Même quand la situation est désespérée, nous pouvons dire : « La part que tu me donnes, je l’apprécie. Pour moi, c’est un cadeau magnifique. » Pourquoi ? Parce que nous avons pu entrevoir la fin de l’histoire et que nous connaissons celui qui l’écrit. Elle se terminera bien, si nous lui faisons confiance. La foi croit cela, s’y cramponne et en tire avantage. Il en résulte la sagesse du contentement.

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3 SEPTEMBRE

Un refuge sûr

O Dieu, protège-moi, car je me réfugie en toi.

PSAUME 16.1

Psaume 16

Voici la foi chrétienne sage et saine : qu’un homme s’en remette à Dieu (…) et que par conséquent il ne craigne plus rien.

– George MacDonald

 

DE LA PAROLE… Pour recevoir la sagesse de Dieu, il faut déjà le connaître. Même si la connaissance de Dieu commence par la lecture de sa Parole, elle ne s’arrête pas là. Il nous reste à l’expé­rimenter. Et, bien que nous le redoutions, nous faisons cette expé­rience dans le creuset de la vie. C’est dans l’épreuve que nous apprenons à connaître Dieu. C’est quand nous apprenons à lui faire confiance que nous devenons sages.

David parlait souvent de Dieu comme d’un refuge et il en parlait par expérience. Le futur roi avait passé de longs mois à se cacher dans des grottes, à fuir la fureur insensée de Saül. Mais son vrai refuge n’était pas dans les grottes. Il disposait d’un lieu bien plus sûr. Quand tout semblait s’acharner contre lui, c’est en Dieu lui-même que David se cachait.

Les dictionnaires définissent le refuge comme un lieu où l’on se retire pour se mettre à l’abri. Un refuge ne peut supprimer les menaces et vaincre les dangers que nous rencontrons, mais il nous en protège. Ce lieu ne nous promet pas l’absence de conflit ou de douleur, mais il nous fournit un espace de repos au cœur du conflit. Et nous pouvons tirer un grand réconfort du refuge qui nous est promis. Il ne s’agit pas d’une grotte, d’un bunker, d’un compte en banque ou d’un bon plan. Il s’agit de Dieu lui- même.

 

… AUX ACTES Le Seigneur est-il votre refuge ? Vous ne connaîtrez jamais cet aspect de Dieu à moins de passer par l’épreuve. Parfois, il paraît lointain, mais il n’ignore pas vos supplications. La déli­vrance viendra, d’une manière ou d’une autre, mais Dieu veut d’abord que vous le connaissiez comme un havre de sécurité et de repos. Il souhaite que ses enfants sachent, dans les épreuves les plus dramatiques de la vie, que sa présence les accueillera toujours à la maison. Quand notre seul désir est de nous cacher, c’est en lui que nous pouvons le faire.

Les tempêtes feront rage, mais le bon Père ne laissera jamais ses enfants dehors, à la merci des éléments. Il les fera rentrer à l’abri en attendant la fin de l’orage. Ils pourront attendre entre les murs solides de sa présence, où un bon feu les réchauffera et où ses mains les réconforteront. C’est là que les sages se rendent d’abord.

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2 septembre

Dieu, le Rédempteur

Dieu rachètera ma vie du séjour des morts, car il me prendra.

PSAUME 49.16

Psaume 49

Dieu est le juge de tous les systèmes sociaux.

– Oscar Romero

DE LA PAROLE… Ce verset exprime l’essentiel de la vie, tant pour nous que pour les autres. Il doit représenter notre préoccu­pation première dans tous nos projets. Ce ne sont pas nos perfor­mances professionnelles, notre patrimoine ou toute opportunité dont nous avons pu profiter qui déterminent si nous sommes riches ou pauvres spirituellement. C’est la tombe qui crée la dis­tinction. C’est seulement à la mort d’un individu que ses richesses éternelles sont évaluées.

N’est-ce pas étonnant de constater que les gens consacrent si peu de temps aux choses éternelles par rapport au temps qu’ils consacrent à leurs passions, à leur carrière, à leurs études et à leurs conditions de vie ? C’est un signe certain de la pauvreté humaine quand hommes et femmes n’ont pas la capacité – ou l’envie – de voir au-delà de la tombe. Faut-il attendre la fin de la vie pour regretter toute l’énergie investie dans des choses périssables et le peu d’effort fourni pour les choses éternelles ? « Dieu rachètera ma vie du séjour des morts, car il me pren­dra » – voilà l’espérance de ceux qui ont percé les illusions du monde promettant gloire et fortune. Toute personne méprisée par les grands de cette terre ne s’en souciera plus le jour où elle sera sauvée de la tombe. Les rôles que les gens jouent n’auront plus aucune importance. Les rivalités sociales, économiques ou politiques perdront toute importance. Il n’y aura plus que deux sortes de personnes – celles qui sont rachetées, et celles qui ne le sont pas.

 

… AUX ACTES Combien il est important de relativiser les choses ! Quoi de plus facile mais dangereux que de se laisser entraîner dans le système de valeurs du monde ! Une culture moralement discutable n’est pas une source fiable de vraies valeurs. Seule la Parole de Dieu en est une. La confiance placée dans tout autre appui est trompeuse.

Etes-vous facilement découragé par votre statut social peu élevé ? Alors posez-vous la question : qui a défini ce statut ? Dieu ou le monde ? Dieu a seulement deux classes pour les voyageurs de la vie, et il vous invite toujours à occuper la meilleure. Le monde a beaucoup de classes et de catégories, mais elles sont faussées. Qui préférez-vous croire ?

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1er septembre

La mort, le grand égalisateur

On voit bien mourir le sage, et le fou et l’insensé vont périr également, en laissant leurs biens à d’autres.

PSAUME 49.11

Psaume 49

User de richesses vaut mieux qu’en posséder.

– Fernando de Rojas

DE LA PAROLE… Voilà l’un des plus grands mystères : alors que nous avons été créés pour l’éternité, avec une aspiration pour les choses éternelles, nous investissons nos efforts dans ce qui est éphémère. Nous sommes malheureusement tous capables de la « trahison du Sinaï » : alors que Dieu enseignait des vérités éternelles à Moïse, les Israélites dans la vallée adoraient le veau d’or, un objet dépourvu de vie et de puissance mais qui brillait. Aujourd’hui encore, Dieu continue à transmettre des vérités éter­nelles par son Esprit et par la Parole, et nous, nous continuons à adorer l’or. Il y a des mystères qui persistent.

Le verbe « adorer » peut paraître un peu sévère. Nous savons tous que posséder des richesses ne veut pas dire être possédés par elles. Mais notre capacité à maîtriser nos possessions est souvent illusoire. Très facilement, les choses que nous possédons finissent par nous posséder. Nous ne courbons pas le genou devant nos biens matériels, mais nous serions très chagrinés si nous en étions privés.

Ce psaume de sagesse des fils de Koré est juste : la mort est le grand égalisateur. Ceux qui disposent de richesses considérables et ceux qui n’en ont pas se retrouveront pareillement démunis au moment de rendre leur dernier souffle. Nous quitterons ce monde comme nous y sommes entrés – nus et indigents. Nous trouvons peut-être que notre séjour ici-bas a été riche en avantages, mais aucun de nos biens matériels ne nous accompagnera. La richesse pour elle-même, n’a pas plus d’importance pour l’au-delà que la terre dans laquelle nous serons enterrés.

… AUX ACTES Comment échapper à ce piège ? Pour la plupart d’entre nous, nous n’envisageons pas d’adopter une existence d’ascèse religieuse, ou de devenir de pauvres mendiants. Nous avons de l’argent et nous l’utilisons. Où est la dimension spirituelle ? Une approche spirituelle de l’argent consiste à employer nos biens temporels en vue des bienfaits éternels. Dieu nous en donne la possibilité. L’argent qui disparaîtra demain peut être investi aujourd’hui dans des vies humaines, avec une portée éternelle. Richesse et piété doivent agir puissamment de concert. C’est le rôle de la sagesse de les conjuguer ainsi l’une à l’autre.

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31 août

La richesse, une illusion

Pourquoi donc craindrais-je, aux jours du malheur, d’être environné des méfaits des fourbes ? Ils ont foi dans leur fortune et ils tirent vanité de leurs immenses richesses. PSAUME 49.6-7

Psaume 49

Ceux qui placent avant Dieu la recherche des richesses s’avancent sur un chemin sans fin, dans un dédale sans issue.

– Bernard de Clairvaux

DE LA PAROLE… Le Psaume 49 est un texte de sagesse. Il nous instruit sur les voies de Dieu et nous met en garde contre les agissements des hommes. Il nous dépeint la futilité de l’homme repu de ses propres ressources. Il nous rappelle que les puissants de ce monde, généralement les riches, n’ont pas de pouvoir sur les enfants de Dieu.

Pourquoi donc le psalmiste craindrait-il le malheur ? Parce que nous vivons avec l’illusion que d’autres disposent de nos vies : nos créanciers, nos gouvernants, les institutions, et ainsi de suite. Qui peut entrer en lutte contre les autorités et faire bouger l’ordre établi ? Quand des gens puissants nous demandent de faire quelque chose, soit nous nous exécutons, soit nous avons les moyens financiers pour contester devant un tribunal. Comme la plupart d’entre nous ne pouvons pas nous permettre cette ligne d’action, nous sommes réduits à nager dans le sens du courant avec tous les autres. Nous nous sentons obligés de suivre le mouvement du monde.

Le Psaume 49 nous apprend une bonne nouvelle : nous ne sommes pas obligés de nous plier au système de l’argent et du pouvoir. Les coteries et les cercles fermés d’une société dévoyée ne méritent pas notre attention. Le statut social, surtout s’il est basé sur les possessions matérielles, est une illusion répugnante qui sera anéantie à la fin des temps.

… AUX ACTES Pourquoi trouvons-nous du réconfort dans cette idée ? Parce que nous sommes facilement découragés de nous trouver dans le système trompeur du monde où nous vivons. Il se gonfle d’orgueil à cause de ses réalisations et nous nous sentons exclus. Sachons pourtant que notre statut ne repose pas sur un quelconque système social ou économique qui nous serait imposé. Notre condition dépend de ce que nous sommes devenus en Christ. Nous tirons notre valeur de ce que Dieu a fait pour nous. Notre utilité procède de l’Esprit qui habite en nous. Le sens de notre vie nous est garanti au-delà de notre existence sur cette terre. Quiconque place sa confiance dans les illusions ici- bas aura le cœur brisé. Par contre, ceux qui savent s’en affranchir ne seront jamais ébranlés.

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30 août

Le conseiller incontournable

L’homme projette de suivre tel chemin, et Dieu dirige ses pas. PROVERBES 16.9

Proverbes 16.9 Genèse 50.20

Tes voies dépassent l’entendement humain mais tu connais le chemin que tu as pour moi.

– Dietrich Bonhoeffer

DE LA PAROLE… Les frères de Joseph l’avaient vendu comme esclave. Les évènements prenaient une tournure surprenante à la lumière de ses rêves récents : il avait vu en songe sa famille s’incliner devant lui. Quelle surprise de se retrouver la propriété de marchands caravaniers ! Et que dire des années passées dans une prison en Égypte ? Dieu l’avait-il abandonné ? Ses rêves avaient-ils été le fruit d’une imagination au service de sa propre gloire ? Comment avait-il pu autant se tromper ?

Joseph ne s’était pas trompé. Le plan élaboré par ses frères pour lui nuire concordait avec les visées de Dieu. Bien que les personnages de l’histoire aient été totalement ignorants de l’action divine, chaque étape était réglée par l’Éternel. Il avait vu à l’avance toute la tragédie et y avait introduit son propre plan. Nous ne savons pas exactement comment sa souveraineté intervient dans la volonté des hommes, mais nous savons qu’elle le fait. Même quand la vie nous surprend, rien n’est inattendu pour Dieu. Il a toujours un plan.

Tout cela est difficile à saisir pour nous. Parfois il semble que nous nous sommes égarés. Nous pensons avoir quitté le bon chemin ou perdu le contrôle des circonstances. Pourtant nous oublions une chose : nous sommes les enfants d’un Dieu qui voit loin en avant et qui a déjà conjugué son plan bienveillant et sou­verain avec les intentions surprenantes et présomptueuses des êtres humains. Nous ne sommes pas aussi égarés que nous le pensons.

… AUX ACTES Si la souveraineté divine pouvait s’exercer dans le cas des frères jaloux de Joseph, elle saura aussi guider nos décisions. Nous tendons nos efforts à discerner le plan de Dieu, et il est important de chercher sa volonté en tout. Dès lors que nous l’avons fait et que nous avançons par la foi, rien ne justifie de nous demander si un aspect de son plan parfait nous aurait échappé, puisque lui-même a réglé nos pas. Il y a longtemps, il a utilisé notre volonté même quand nous étions trop volontaires. Combien plus nous guidera-t-il quand nous cherchons à lui être fidèles ! attachez-vous à trouver la volonté de Dieu, lui-même se charge de guider vos pas.

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29 AOÛT

Le conseiller irrésistible

L’homme projette de suivre tel chemin, et Dieu dirige ses pas.

PROVERBES 16.9

 Proverbes 16.9 Jacques 4.13-17

Si une brebis s’écarte du troupeau, le berger envoie son chien (…) pour la ramener dans le troupeau ; notre Berger divin fait de même.

– Daniel Cawdray

DE LA PAROLE. Dans l’histoire de Balaam, ce devin était prêt à accepter la récompense promise par le roi de Moab pour maudire les Israélites. Il se mit donc en route, mais sur le passage de son ânesse, un ange vint lui barrer la route. Des siècles plus tard, Jonas cherchait à éviter Ninive alors que Dieu l’appelait à s’y rendre. Une tempête et un poisson le ramenèrent. Lors des premiers temps de l’Eglise, Paul avait l’intention de traverser l’Asie Mineure en annonçant l’Evangile mais l’Esprit Saint ne le lui permit pas, car il avait un meilleur plan pour l’apôtre. Paul et son équipe furent conduits vers l’Europe et un nouveau champ missionnaire s’ouvrit au message du Christ.

Ces exemples décrivent des personnages de piété très inégale, mais ils se ressemblent dans la manière dont Dieu les a guidés. Chacun d’eux avait des projets qui ne concordaient pas avec le programme divin. Dieu finit par les conduire, bon gré mal gré, là où il voulait les faire intervenir.

Il en va de même avec nos projets : il nous arrive de choisir une direction que nous voulons prendre et Dieu s’interpose. Parfois, il le fait même lorsque nous cherchons à agir pour lui, comme Paul qui voulait évangéliser l’Asie Mineure. Si Dieu a un plan et que nos projets ne servent pas ses objectifs, son projet est néanmoins prioritaire. Il interviendra. La volonté humaine ne peut faire dévier son plan souverain.

… AUX ACTES Ce n’est pas une excuse pour poursuivre nos intérêts égoïstes. Dieu veut que nous cherchions constamment à faire sa volonté. Nous ne sommes pas des marionnettes dans ses mains, mais pour autant ses projets ne seront jamais contrariés. Serons-nous dociles et bien disposés pour les accomplir ? Ou serons-nous têtus et portés sur notre propre volonté ? Que nous soyons rebelles ou obéissants, Dieu atteindra ses objectifs dans ce monde.

Fiez-vous à ses conseils, même si vous ne discernez pas clai­rement sa volonté. Son plan s’accomplira de toute façon. Ouvrez votre cœur, prêt à aller là où il veut vous emmener, et laissez-le vous guider !

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28 AOÛT

Une anxiété spirituelle

Ce sacrifice montre aussi la justice de Dieu dans le temps présent, car il lui permet d’être juste tout en déclarant juste celui qui croit en Jésus.  ROMAINS 3.26

Romains 3.21-31

La justification est une œuvre de l’Esprit de Dieu et non du cerveau du croyant.

– C.I. SCHOFIELD

DE LA PAROLE… Il faut toute une vie pour bien comprendre la Bonne Nouvelle. Peut-être en sonderons-nous sans cesse les pro­fondeurs, sans jamais en découvrir les limites. Nous avons beau essayer de nous reposer dans le salut offert par Dieu, nous ne l’avons pas encore tout à fait compris. Nous essayons encore de le mériter, sinon par légalisme, du moins pour prouver l’authenticité de notre foi.

Comment en arrivons-nous ainsi à altérer la pureté de l’Evan­gile ? Prenons conscience que chaque fois que nous regardons à nous-mêmes pour vérifier si notre salut est authentique, nous diminuons sa portée. En effet, quand nous nous demandons si nos bonnes œuvres sont suffisantes, notre salut devient quelque chose à acquérir. Lorsque nous nous efforçons de croire avec plus de conviction ou de pureté, là encore nous faisons du salut une question de volonté personnelle. Ces démarches deviennent source d’anxiété, car elles font toutes deux reposer le salut sur notre cœur humain inconstant.

Une angoisse sourde est tapie dans les profondeurs de l’âme de nombreux chrétiens. Elle se manifeste par le sentiment désa­gréable que nous n’en avons peut-être pas fait assez, que notre foi, nos efforts, nos sacrifices sont peut-être insuffisants. L’apôtre Paul donne le remède : Dieu est à la fois le Juste et celui qui nous justifie, celui en qui le salut trouve son origine et son accomplis­sement. Nous n’avons qu’à dire oui et le salut nous est offert.

… AUX ACTES Que signifie : « Dieu est à la fois le Juste et celui qui nous justifie » ? Le Juste qui exige la sainteté de nous est celui-là même qui l’accomplit en nous. Celui qui ordonne un sacrifice de sang est celui-là même qui l’accomplit. Celui qui exige de nous la perfection, nous offre la sienne en Jésus.

Chaque fois que cette anxiété concernant notre salut s’insinue dans notre cœur, fixons notre regard sur Jésus. Ne cherchons pas à tester la qualité de notre foi ou l’abondance de nos œuvres. Regardons vers Jésus. Comptons sur ce qu’il a fait. Reposons-nous sur son œuvre. Sachons qu’il a pleinement satisfait la justice de Dieu à notre égard.

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27 AOÛT

Les péchés cachés

Les eaux dérobées sont plus douces, et le pain mangé en secret est savoureux. PROVERBES 9.17

 Proverbes 9.17 Psaume 90.8

Le péché qui réussit à passer inaperçu sur la terre éclate au ciel tel un scandale.

– Lewis Sperry Chafer

 DE LA PAROLE… Notre maturité spirituelle est démontrée surtout dans les moments d’intimité. Lorsque nul ne nous observe, notre regard est-il pur ? Quand nous sommes seuls, nos prières sont-elles sincères ? Veillons-nous à la véracité de nos paroles, même lorsque nous ne courons pas le risque d’être contredits ? Notre vie secrète révèle qui nous sommes vraiment. Et Dieu la voit.

En raison de la nature humaine déchue, notre réputation auprès de nos semblables a souvent plus d’importance pour nous que notre position devant Dieu. Nous cachons nos pensées secrètes à notre entourage mais ne ressentons pas de gêne devant I lieu. Pourquoi ? Est-ce parce nous savons qu’il voit toutes ces choses et les comprend ? Peut-être. Pourtant, son regard pur et saint est davantage affligé par les péchés cachés que notre entourage ne le serait s’il les voyait.

C’est pourquoi Jésus a passé autant de temps à exhorter ses disciples à veiller sur la probité de leur vie intérieure. Pour cela, leur spiritualité devait s’exprimer de manière discrète : prier dans sa chambre, jeûner sans le montrer, donner aux pauvres en secret. Ces attitudes et ces gestes sont des manifestations d’une maturité réelle et non de façade. Mais nous réservons généralement cette discrétion à nos péchés.

Il nous semble naturel de dissimuler nos péchés et de faire étalage de notre spiritualité. Mais Dieu va à contrecourant de notre nature. Nous devons révéler nos péchés, les confesser à Dieu et aux proches, et rester humbles dans les actes extérieurs de la foi. La foi se révèle par les œuvres, mais ne fait pas étalage d’elle-même. Le péché, pour sa part, cherche à se cacher au regard des autres mais ne peut échapper au regard de Dieu.

… AUX ACTES Qu’est-ce qui compte le plus pour vous : l’opinion du monde ou celle de Dieu ? Ce que Dieu pense est bien plus important, et son appréciation sur notre vie cachée porte davantage à conséquence que nous ne le pensons. Vivez en toute transparence devant lui. Confessez tous vos péchés du fond du cœur et avec une honnêteté sans détours. Laissez-le illuminer vos recoins les plus obscurs.

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26 AOÛT

Dépasser la mesquinerie

Commencer une querelle, c’est ouvrir une brèche dans une digue, c’est pourquoi : abandonne tes griefs avant que la dispute n’éclate. PROVERBES 17.14

Proverbes 17.14 2 Timothée 2.23-24

Si l’on donne priorité aux broutilles, on remplira sa vie de broutilles et on n’aura pas le temps pour les choses importantes.

– Anonyme

DE LA PAROLE… Quel aspect de notre psychisme nous pousse à poursuivre une affaire jusqu’au conflit ? Le plaisir d’une bonne controverse ? Pour une raison étrange, nous ressentons l’obligation d’établir la vérité – du moins la nôtre ! – même sur un sujet insi­gnifiant. Bien souvent, nos opinions nous importent plus que de rester en bons termes avec notre entourage.

Pourquoi en arriver là ? Comment notre indignation nous emprisonne-t-elle au point de sacrifier l’amitié et les sentiments pour un sujet qui ne le mérite pas ? Heureux ceux qui n’ont pas l’esprit querelleur, mais nous y sommes tous confrontés un jour ou l’autre. C’est le lot de la nature humaine. Nous sommes offensés lorsque quelqu’un nous désapprouve et nous nous achar­nons à rétablir la vérité même si tout n’est pas blanc ou noir.

N’y aurait-il donc aucune place pour le conflit ? Certainement pas. Nous sommes appelés à défendre jusqu’à un certain point ce que nous estimons juste du point de vue moral et spirituel. Jésus lui-même, notre modèle, n’a pas toujours évité les conflits, mais nous avons besoin d’apprendre à discerner les opinions qu’il vaut la peine de défendre et celles pour lesquelles ce n’est pas nécessaire. Nous avons souvent des difficultés à faire la dif­férence.

… AUX ACTES Quand vous sentez que la tension monte vers le conflit, quelle est votre réaction ? Cherchez-vous à avoir raison ? Ou êtes-vous capable de réfléchir s’il vaut vraiment la peine de se battre ? Les rapports conflictuels ne font pas plaisir à Dieu ; c’est lui qui a inspiré à l’auteur des Proverbes de décrire une dispute comme un péché (Proverbes 17.19). Une fois commencées, les chamailleries ne s’arrêtent pas facilement ; il ne sied pas à un enfant de Dieu d’y être mêlé.

Exercez-vous à la discipline de la retenue. Ne vous retirez pas si l’enjeu est important mais ne vous attachez pas à une question futile. Donnez priorité aux relations paisibles plutôt qu’aux broutilles. Dieu a agi ainsi envers nous, alors faisons de même avec nos prochains !

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25 AOÛT

Prière et désirs

Alors Balaq se mit en colère contre Balaam (…) :« C’est pour maudire mes ennemis que je t’ai appelé et voici la troisième fois que tu les combles de bénédictions ! » NOMBRES 24.10

Nombres 24.10-14

Vous ne pouvez pas changer la volonté de Dieu, mais l’homme attaché à la prière est capable de la découvrir.

– Sadhu Sundar Singh

DE LA PAROLE… Dans l’histoire étrange de Balaam et Balaq (Nombres 22-24), il est question d’un roi convaincu que Dieu ne peut avoir d’autre volonté que d’exaucer ses désirs. Il somme Balaam de maudire les tribus d’Israël qui approchent de ses frontières. Nous sommes étonnés par l’incapacité de Balaq à comprendre : « Pauvre idiot, il n’a rien pigé ! » Bénir et maudire ne relèvent pas de son propre pouvoir mais de celui de Dieu. Balaam a beau expliquer au roi les « règles du jeu », Balaq n’arrive pas à se sortir de l’esprit que, s’il y met le prix, supplie assez fort et promet beaucoup d’honneurs, le devin va réussir à établir lui-même la volonté divine. Evidemment, Balaam ne peut qu’accomplir ce que Dieu lui ordonne.

Il est facile de considérer Balaq avec mépris et de penser de lui : « Quel imbécile ! » Mais à bien y réfléchir, ne nous arrive-t-il pas de lui ressembler ? N’est-ce pas fréquemment notre manière de prier ? Nous essayons de persuader Dieu d’exaucer nos désirs. Nous lui exposons notre plan, persuadés qu’il cadrera avec sa volonté. En fait, nous avons manqué une étape cruciale, car la première composante de notre prière devrait être de demander à Dieu sa volonté, non pas de défendre notre point de vue. Son obstination ne valut à Balaq qu’un échec cuisant. Et nous, connaissons-nous aussi de telles frustrations ?

… AUX ACTES Combien de fois priez-vous que vos projets réussissent, sans consulter Dieu au sujet des siens ? Etes-vous toujours sûr que vos demandes font partie de son plan ? Il n’est pas nécessaire de connaître chaque détail de sa volonté pour commencer à prier. Par contre, il nous faut prier sachant que la volonté de Dieu peut aller à l’encontre de la nôtre. Nous sommes appelés à abandonner nos présomptions et à nous ouvrir aux désirs de Dieu. Gardez-vous de ressembler à Balaq en faisant de la prière une forme aseptisée de sorcellerie ; au contraire, pratiquez-la en harmonie avec le programme divin. Alors ce sera le moment de prier de tout votre cœur.

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24 AOÛT

Les motivations révélées

Vous pouvez penser que tout ce que vous faites est bien, mais c’est l’Éternel qui apprécie vos motivations. PROVERBES 16.2

Proverbes 16.2 Psaume 139.23-24

Le plus important, ce n’est pas ce que nous faisons, mais l’amour avec lequel nous le faisons.

– Mère Teresa

DE LA PAROLE. Dans notre recherche constante d’amélioration personnelle, nous portons toute notre attention sur nos actes. A mesure que nous grandissons spirituellement, nous nous jaugeons par nos actes. Nous nous soucions de résultats et tant qu’ils sont en progression, nous croyons que c’est le signe de notre amélio­ration.

Cependant, Dieu voit les choses autrement ; il regarde nos motivations. En vérité, Jésus n’a pas été tendre avec les spécialistes religieux dont les actes étaient justes au regard de la Loi mais dont les motivations étaient mauvaises. Le comportement visible d’une personne peut être réduit à néant s’il repose sur une intention douteuse. Ce que Dieu veut, ce sont des cœurs intègres, et les actes suivront tout naturellement. Mais il est tout à fait possible de donner une bonne image de nous-mêmes alors que notre être intérieur est creux. Jésus a parlé de « tombeaux blanchis » pour décrire cet état – une belle apparence qui cache la réalité de la mort.

Trop souvent, notre perception de nous-mêmes est limitée. Nous estimons que nous pratiquons le bien et que nos intentions sont pures. Mais Dieu nous appelle à un examen plus approfondi. Agissons-nous par intérêt personnel ou pour l’amour du Seigneur et l’avènement de son royaume ? Pensons-nous d’abord à notre réputation ou à la sienne ? Sommes-nous des disciples engagés à long terme ou attendons-nous plutôt un exaucement rapide de la part de Dieu ? Les réponses ne sont pas simples. Il nous faut l’éclairage de l’Esprit Saint. Il projette une lumière crue sur les intentions cachées de notre cœur.

… AUX ACTES David a demandé à Dieu de le sonder et de pénétrer son cœur (Psaume 139.23-24) ; il savait que ses intentions importaient à Dieu et comprenait qu’il avait besoin d’un regard plus objectif que le sien. Nous ne voyons jamais tout ce qui se cache derrière nos intentions.

Demandez à Dieu de mettre en lumière vos désirs. Il aimerait que vous partagiez les siens, motivés par la sainteté et la com­passion ! Que ses motivations deviennent les vôtres et que vous preniez part à sa pureté comme vous ne l’avez jamais imaginé !

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23 AOÛT

Le versant spirituel de l’argent

Si donc vous n’avez pas été fidèles dans la gestion des richesses injustes, qui vous confiera les véritables ?

LUC 16.11

Luc 16.10-15

Un cinquième de toutes les paroles de Jésus concernait l’argent.

– Billy Graham

DE LA PAROLE… Dans plus de 2300 versets, la Bible évoque un sujet inattendu. Il en est question plus souvent que du paradis, de l’enfer, du salut ou de nombreuses doctrines clés de la foi. Si la Parole accentue tellement ce thème, Dieu doit y porter un intérêt particulier. Mais le sujet n’est pas souvent considéré comme étant spirituel. Ce sujet, c’est l’argent.

 Mammon. Cet élément non-sanctifié de notre existence qui nous oblige à toujours rendre compte de toute productivité, de chaque minute de travail et du moindre service rendu, parce que nous ne nous faisons pas confiance mutuellement. Songez-y : l’argent existe uniquement parce que nous devons garder la trace des actions réalisées et des produits échangés. Nous ne pouvons pas compter sur les autres pour être justes, alors nous avons établi un système équitable. Nous donnons une valeur précise à diverses monnaies et nous les utilisons pour garder une trace de ce qui nous est dû. Nous rivalisons avec les autres pour les res­sources disponibles. C’est en raison de la Chute que nous avons besoin d’utiliser de l’argent.

Il n’en sera pas ainsi au paradis. Si nous devions le décrire en termes humains, nous pourrions le comparer à un lieu où règne la confiance, car chacun nous y fournirait gratuitement produits et services en retour des nôtres gratuitement fournis. Nul besoin de comptabilité au ciel, car toutes choses seront abon­damment disponibles et chacun sera absolument digne de confiance. Le défaut fatal du communisme était qu’il cherchait à créer une économie divine dans une société sans Dieu. Cela ne peut pas fonctionner. Nous ne croyons pas en une telle illusion. L’argent est intrinsèquement corrompu à cause du contexte dans lequel nous vivons. La manière dont nous l’utilisons est cependant profondément spirituelle.

… AUX ACTES Avez-vous considéré l’importance accordée par votre Père céleste à votre utilisation de l’argent ? Ou voyez-vous à tort les finances comme un élément à la périphérie de la vie spirituelle plutôt qu’un moyen essentiel de grâce ? Utilisez-le souvent, mais utilisez-le bien. Il s’agit d’une question spirituelle plus profonde que vous ne le pensiez.

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22 AOÛT

Prière et compassion

Celui qui fait la sourde oreille quand le malheureux appelle à l’aide, appellera lui-même à l’aide sans obtenir de réponse. PROVERBES 21.13

 Proverbes 21.13 Psaume 82.3-4

Celui qui veut obtenir quelque chose de Dieu doit s’en approcher les mains vides.

– Robert C. Cunningham

DE LA PAROLE… Généralement, lorsque nous parlons des obs­tacles à la prière, nous mentionnons des choses évidentes : les désirs déplacés, le doute, la haine et ainsi de suite. Peu de chrétiens se rappellent des versets comme celui d’aujourd’hui, qui nous apprend que la réponse de Dieu à nos besoins dépend de notre propre réponse aux besoins d’autrui. Mais l’Écriture est claire. Le livre des Proverbes et d’autres passages de l’Ancien Testament insistent sur ce fait : Dieu est profondément compatissant envers les pauvres, et ses disciples doivent l’être également.

Ceux qui comprennent réellement l’action divine refléteront sa grâce dans leur attitude à l’égard des opprimés. Nous étions tous brisés et misérables. Nous avions besoin de compassion et de restauration, et Dieu nous a accordé Tune et l’autre. Il est celui qui donne aux pauvres. Il nous pousse à reconnaître notre pauvreté afin que nous soyons bénis par sa grâce (Matthieu 5.3, Luc 6.20). La personne qui comprend cela doit agir comme lui. Sinon, elle serait coupable d’hypocrisie ; nous recevons la misé­ricorde sans la répandre, et nous prenons sans donner.

Nous pourrions nous satisfaire d’aider les pauvres chaque fois que nous les croisons, mais les intentions de Dieu vont plus loin. Il les cherche, de même qu’il nous a cherchés. Il est le dis­pensateur qui répond aux besoins de ceux qui crient à lui, et souvent il répond à leurs besoins à travers nous. Nous devons être disponibles entre ses mains.

… AUX ACTES Comment notre réaction aux malheureux améliore-t-elle nos prières ? Ceux qui comprennent la compassion de Dieu pour les nécessiteux – ceux qui l’ont expérimentée et qui la manifestent – sont plus aptes à discerner la volonté de Dieu et à prier avec passion. La compassion qui bat dans le cœur de Dieu est celle qui bat dans le nôtre.

Vos prières ne mènent-elles nulle part ? Vérifiez si vos préoc­cupations sont celles de Dieu. Si ce n’est pas le cas, cherchez à changer. Ceux qui répondront aux besoins des autres verront Dieu répondre aux leurs.

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21 AOÛT

Prière et pureté

L’Eternel se tient loin des méchants, mais il entend la prière des justes. PROVERBES 15.29

Proverbes 15.29 Jacques 5.16

Aussi longtemps que nous prendrons part à un péché, quel qu’il soit, nous ne verrons jamais distinctement le visage béni de notre Seigneur.

– Julienne de Norwich

DE LA PAROLE… Nous aimons penser qu’il n’existe pas de lien entre notre péché et la qualité de notre vie de prière, mais la Bible est claire à ce sujet : le péché du cœur affecte les prières de la bouche. Une purification doit être effectuée avant que nous puissions entrer dans la salle du trône de Dieu. Le cœur a besoin d’être vidé de ses impuretés avant que Dieu vienne y siéger. Les interférences doivent disparaître si nous voulons une communication limpide.

Même si nous pouvons traiter le péché avec désinvolture, Dieu le prend très au sérieux, car il est saint. Un cœur qui tolère le péché ne peut en aucune manière devenir intime avec le Dieu saint. Comme entre l’huile et l’eau, il n’y a pas de mélange possible entre le saint et l’impur. Le péché et la prière ne se mélangent pas.

Ce principe soulève une sérieuse préoccupation pour nous. Nous savons au fond de nous que nous sommes pécheurs. Com­ment pouvons-nous alors prier ? Par la purification réalisée grâce à Jésus. Il nous a rendus purs. Il a ouvert le rideau pour nous permettre d’accéder au Saint des Saints. Nous pouvons entrer et communier avec le Dieu juste.

Mais nous prenons ce privilège pour acquis. Peut-être pensons-nous que l’effet de la rédemption est définitif et que notre purification a une validité permanente. Effectivement, le salut a été accompli une fois pour toutes – nous sommes justifiés pour toujours aux yeux de Dieu. Mais cette droiture doit être vécue pour que la foi soit vivante. Une âme désobéissante n’aura pas grand-chose en commun avec le Seigneur de toute la création. La prière ne peut pas s’épanouir dans de telles conditions.

… AUX ACTES Avez-vous déjà ressenti que votre relation avec I fieu, bien que réelle, fonctionne mal ? Vos prières semblent-elles peu accordées à sa volonté ? Vous avez ce sentiment, parce que Dieu, par sa grâce, vous appelle plus près de lui. Vous devez renoncer à votre péché pour vous rapprocher de lui. Les deux ne peuvent cohabiter. Le péché fait barrage à la communion avec Dieu. Confessez-le, repentez-vous, réparez vos erreurs et rapprochez- vous du cœur de Dieu.

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20 AOÛT

Ceux qui sont persécutés

Eternel, aie pitié de moi ! Vois la misère où m’ont réduit ceux qui me vouent leur haine ! C’est toi qui me fais remonter des portes de la mort pour que je publie tes louanges (…) et que je sois dans l’allégresse de t’avoir pour Sauveur.

PSAUME 9.14-15

 Psaume 9

La prospérité a souvent été fatale aux chrétiens, mais jamais la persécution.

– Amish Bishop

DE LA PAROLE… La lettre aux Hébreux cite des héros de l’Ancien Testament qui ont été persécutés – lapidés, coupés en deux, mis à mort par l’épée, dépossédés et maltraités. Ils ont tout enduré parce qu’ils portaient leur regard sur la résurrection à venir, un nouveau royaume, une cité construite par Dieu. Ils savaient que la vraie vie était en Dieu et ils refusaient de s’attacher aux plaisirs de ce monde. Pourquoi ? Parce que les plaisirs d’ici-bas sont superficiels et éphémères. Le royaume de Dieu est éternel et solide.

Vous pouvez toujours distinguer entre le croyant qui s’est installé dans ce monde et celui qui s’est installé dans le royaume divin. Même si tous les chrétiens vivent dans ces deux mondes à la fois, nous choisissons chaque jour dans quel monde investir. Ceux qui investissent dans les choses d’ici-bas sont ébranlés quand celles-ci sont ébranlées. Ceux qui investissent dans les choses d’en haut demeurent fermes quels que soient les obstacles. Ils n’ont rien perdu lorsque les marchés financiers s’effondrent, lorsque les guerres menacent, lorsque les terroristes sévissent, lorsque les trésors se révèlent éphémères. Leur vie n’est pas bâtie sur le sable mouvant mais sur des fondements éternels. Ils savent où ils vont.

… AUX ACTES La persécution, peut-être plus qu’aucun autre aspect de la vie, révèle dans quelle mesure un croyant a les yeux fixés sur les choses éternelles. Nous ne recherchons jamais ce genre d’épreuve, bien évidemment, mais quand elle arrive, notre foi en est purifiée. Nous découvrons qui nous sommes et ce qui nous tient vraiment à cœur. Nous discernons si nous avons vécu selon une vision éternelle ou selon un mensonge provisoire.

Savez-vous où se porterait votre regard si vous étiez persécuté ? La souffrance ferait-elle voler en éclats vos rêves ou vous conduirait-elle à vous y accrocher davantage ? Votre réponse à cette question indiquera où vous avez investi votre vie. Votre regard est-il porté sur l’éternité ?

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19 août

Les artisans de paix Observe comment vit l’homme au cœur droit, l’homme au cœur intègre : tu constateras que l’homme de paix a un avenir. PSAUME 37.37

Psaume 37.30-40

La paix est un joyau si précieux que je donnerais n’importe quoi pour l’obtenir, hormis la vérité.

– Matthew Henry

DE LA PAROLE… Comment vous sentez-vous lorsqu’on vous a offensé? Notre réaction habituelle est explosive. Nous avons le sentiment d’une atteinte à notre réputation et nous voulons que l’offense soit réparée. Nous réagissons avec indignation face au mépris, même si nous ne le montrons pas. Il nous est presque impossible de résister à l’envie d’avoir le dernier mot, d’égaliser le score d’un combat verbal, de remettre les gens à leur place. Nous voulons corriger leur erreur. Beaucoup de personnes sont querelleuses de nature. D’autres évitent la confrontation, mais bouillonnent intérieurement. Aucune de ces approches ne produit la paix. Une personne en conflit a généralement du mal à trouver le sommeil la nuit. Nous savons, au plus profond de nous, que nous sommes faits pour les relations amicales.

Jésus a béni ceux qui procurent la paix. Il a donné de solides promesses à ceux qui cherchent des relations sincères et bien­veillantes. Lorsque nous agissons ainsi, nous comprenons que la pire menace pour la paix est l’orgueil dans notre cœur. Il nous est difficile de laisser les autres se méprendre. Nous nous sentons contraints d’exposer la vérité. Il en résulte généralement un combat acharné pour déterminer qui a raison.

… AUX ACTES Une profonde maturité est nécessaire pour répondre à la critique et aux plaintes par des paroles encourageantes et constructives. L’orgueil en nous ne parvient pas à laisser les offenses sans réparation. L’individu qui peut répondre à une insulte par un compliment est une personne qui a surmonté son orgueil. En agissant ainsi, il est devenu un artisan de paix – un ambassadeur pour qui la réputation de son Roi compte plus que la sienne.

Jésus nous a demandé de répondre à la malveillance par la bienveillance. Une telle attitude indique un esprit noble et paisible. Elle ne nie pas la légitimité du conflit, mais le désamorce. Avez- vous suffisamment surmonté votre orgueil pour réagir ainsi ?

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18 août

Ceux qui ont le cœur pur

O Dieu, crée en moi un cœur pur ! Fais renaître en moi un esprit bien disposé ! PSAUME 51.12

 Psaume 51

S’il existe de la joie dans ce monde, l’homme au cœur pur la possède assurément.

– Thomas a Kempis

DE LA PAROLE… Jésus dit de ceux qui ont le cœur pur qu’ils sont « bienheureux ». Mais cette pureté nous échappe. Il nous est bien difficile de garder nos pensées pures pendant longtemps. Nos sentiments sont entachés de motivations douteuses et nos projets de petitesse et mesquinerie. Si nous sommes vraiment honnêtes avec nous-mêmes et envers notre Dieu, nous reconnaîtrons la vérité : la corruption est profondément ancrée en nous.

Jésus sait que nous sommes incapables de rendre pur notre cœur, et il nous propose de nous remplir de sa pureté à lui. Le Saint-Esprit réside en nous, et comme son nom l’indique, il est saint. Malgré tout, la pureté de nos pensées varie de la même manière que notre amour pour lui fluctue. Que pouvons-nous dire ou faire pour éviter le découragement ?

Nous devons nous rappeler ce qui fait l’essence même de la pureté dans la Bible : un attachement sans partage à la personne de Dieu. Cela ne signifie pas que nos pensées seront toujours exemptes de péché, mais que notre vie sera solidement ancrée en lui. Lorsque le conflit entre égoïsme et altruisme résonnera dans nos cœurs, le zèle pour Dieu l’emportera. Peut-être chuterons- nous souvent, mais notre désir d’être agréable à Dieu doit rester ferme. L’esprit bien disposé » doit être sans cesse renouvelé.

… AUX ACTES Dieu connaît la faiblesse de notre caractère. Le cœur humain est inconstant ; il cède aux appels de ce monde et aux envies de la chair. Mais nous pouvons bénéficier d’une rédemption totale. « Il est en mesure de sauver parfaitement ceux qui s’approchent de Dieu par lui, puisqu’il est toujours vivant pour intercéder en leur faveur auprès de Dieu » (Hébreux 7.25).

Avons-nous oublié l’appel de notre Dieu saint ? Il connaît nos imperfections, mais il passe par-dessus et nous appelle. Ceux qui ont le cœur pur – les amoureux inconditionnels de notre Sau­veur – sont des personnes « en chantier », en cours de réalisation. Mais ce travail ne s’arrête jamais. Cette dynamique ne change pas. Dieu montrera toujours plus de lui-même à ceux qui ont suffisamment goûté de lui pour désirer ardemment la pureté.

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17 AOÛT

Les miséricordieux

Je savais que tu es un Dieu plein de grâce et de compassion, lent à te mettre en colère et riche en amour, et que tu renonces ■volontiers aux menaces que tu profères.

JONAS 4.2

 

Jonas 3.1 – 4.11

Voulez-vous qu’on vous fasse miséricorde ? Faites miséricorde à votre prochain.

– John Chrysostome

DE LA PAROLE… Dans l’Ancien Testament, Jonas est l’un des i ni lire-exemples de compassion les plus saisissants. Il savait que I Heu était un Dieu compatissant, mais il ne voulait pas le voir prendre pitié des Ninivites. Alors il désobéit. Plus tard, contraint d’obéir, il se plaint. Pour une raison mystérieuse, la compassion dont il avait bénéficié de la part de Dieu ne s’était pas traduite en compassion pour autrui.

Nous trouvons-nous parfois dans une situation similaire ? Nous avons été abondamment bénis par Dieu. Nous avons reçu la grâce imméritée et le pardon malgré notre rébellion contre le très-Haut. Pourtant il nous arrive de nous positionner en juge d’autrui, n’est-ce pas ? Cette attitude paraît insensée, mais nous en sommes presque tous coupables. Jésus prononce une Béatitude qu’il souhaite nous faire entendre : « Heureux les miséricordieux, car ils obtiendront miséricorde » (Matthieu 5.7, BC). Cela donne à réfléchir : ceux qui ne font pas miséricorde n’obtiendront pas miséricorde. C’est une parole dure. Chacun de nous a pu la vérifier un jour dans sa vie.

Lorsque nous n’avons pas fait miséricorde, nous n’avons pas compris la miséricorde de Dieu à notre égard. Quelque chose nous a échappé. Nous n’avons pas compris les profondeurs d’où nous avons été tirés et l’étroitesse d’esprit avec laquelle nous jugeons les autres. Nous pensons toujours qu’une attitude irré­prochable est possible, et nous voulons imposer aux autres de s’y efforcer.

… AUX ACTES Après avoir porté un jugement sur autrui, vous est-il déjà arrivé de vous rappeler de la condamnation dont nous étions tous passibles avant de connaître Dieu ? C’est le Saint- Esprit qui vous parle : il vous rappelle que vous tombez aussi sous le jugement de Dieu et que vous ne méritez pas sa miséricorde. Laissez ce rappel pénétrer en vous. Dieu déborde de compassion pour ceux qui sont perdus et pécheurs. Et si nous voulons lui ressembler un tant soit peu, nous devons partager la même com­passion. Nous devons comprendre ce qu’est la miséricorde.

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16 AOÛT

Les affamés et les assoiffés

Comme un cerf qui soupire après l’eau des ruisseaux, de même je soupire après toi, ô mon Dieu. J’ai soif de Dieu, du Dieu vivant ! Quand pourrai-je venir et me présenter devant Dieu ? PSAUME 42.1-2

 

Psaume 42

Désirer plus est une marque véritable de la grâce.

– Robert Murray Mc Cheyne

DE LA PAROLE… Quand Jésus a dit à ses disciples que les affamés et les assoiffés de justice sont bienheureux et seront rassasiés (Matthieu 5.6), était-il en train de leur rappeler ce psaume ? Peut-être. Ou peut-être évoquait-il cette prophétie d’Esaïe : « Vous tous qui avez soif, venez, voici de l’eau ! Et même vous qui n’avez pas d’argent, venez, achetez et mangez ! » Ceux qui sont pauvres d’esprit, ceux qui pleurent et ceux qui sont humbles découvriront en eux-mêmes un appétit sacré qui taraude leur âme.

Jésus n’était pas étranger aux images provenant des écrits de l’Ancien Testament. Son Esprit les avait inspirées et son éducation humaine était basée sur leurs enseignements. Il a prononcé les Béatitudes juste après avoir rappelé au diable que « l’homme ne vit pas seulement de pain, mais aussi de toute parole prononcée par l’Éternel » (Deutéronome 8.3, Matthieu 4.4). Plus tard, il allait se présenter lui-même comme le pain de vie et la source d’eau vive. Il disait vrai : tous les affamés et tous les assoiffés peuvent trouver satisfaction en lui, encore aujourd’hui.

… AUX ACTES Nous avons tendance à penser que l’insatisfaction est un trait de caractère contraire à l’Esprit de Dieu, mais elle contient une part de piété. L’âme insatisfaite sait qu’il manque quelque chose au fond de notre être. Elle a conscience de ce vide qu’ont mentionné Saint Augustin, Biaise Pascal et beaucoup d’au­tres : un vide en forme de Dieu dans le cœur de chaque homme. Et peu importe l’ardeur avec laquelle nous essayons de combler ce vide avec le plaisir, le travail, les personnes ou les choses, le vide persiste. Notre être a été taillé pour Dieu et seul Dieu peut le combler.

Avez-vous faim et soif ? Ne faites pas Terreur d’essayer de satisfaire vos envies avec des choses sans valeur. Dieu seul peut efficacement remplir votre cœur. Cultivez la communion avec lui au fond de vous. Demandez à Jésus de vous bénir de sa présence aujourd’hui.

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15 AOÛT

Les humbles

 Mais ceux qui sont humbles auront le pays comme possession, et ils jouiront d’une paix profonde. PSAUME 37.11

 Psaume 37.1-11

L’humilité est la marque de l’homme qui a été maîtrisé par Dieu.

– Geoffrey B. Wilson

DE IA PAROLE… Pendant le dressage d’un cheval sauvage, l’animal est monté jusqu’à ce que ce que sa volonté soit brisée, Cela peut demander une grande patience, mais si le cavalier parvient à persévérer au-delà de la période de résistance du cheval, la victoire est assurée. Une fois que sa volonté est brisée, le cheval devient docile, prêt pour un service utile.

Lorsque Jésus a dit aux humbles qu’ils étaient bienheureux (Matthieu 5.5), il parlait d’une douceur, d’une humilité et d’une ’h ni mission qu’une volonté non apprivoisée ne peut pas connaître. Il faisait aussi référence au Psaume 37. Il s’agit d’une promesse puni- ceux dont la volonté est gouvernée par Dieu – en d’autres mois, ceux qui ont été brisés : ils obtiendront son héritage. La promesse est adressée au peuple d’Israël et concerne la fameuse terre Promise. C’est en tout cas l’intention originelle de ce psaume. Mais elle est aussi adressée à ceux qui savent que tout bienfait vient de Dieu. Nous sommes ses enfants et il nous destine à un héritage magnifique. Nous obtiendrons cette bénédiction si nous sommes humbles.

Pourquoi l’humilité est-elle si estimée par Dieu ? Parce qu’elle renvoie à notre relation avec lui. L’humilité ne prend pas elle- même les choses en main, mais elle reconnaît la compétence de celui dont nous dépendons. Dieu est honoré par une telle attitude de respect. Cela évite aux personnes qui nous observent de confondre l’œuvre de Dieu avec nos efforts personnels. L’humilité ne poursuit pas ses propres objectifs au détriment des priorités du royaume divin. Elle est le moyen par lequel un être humain imparfait et mortel peut entrer en relation avec un Dieu saint et éternel. Elle donne à Dieu la possibilité d’accomplir sa volonté en nous.

… AUX ACTES Où vous situez-vous sur l’échelle de l’humilité ? Dieu ne vous demande pas d’être timide et faible. Il vous demande cependant d’être doux, modeste, docile et brisé. Il n’honore pas l’insoumission. Il honore ceux qui s’en remettent à lui pour accomplir ses desseins dans l’obéissance. Les fruits éternels peuvent se multiplier à partir d’une telle vie. Et un fruit éternel est le plus grand héritage que l’on puisse imaginer.

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14 AOÛT

Ceux qui pleurent

Triste, accablé, abattu, je me traîne tout le jour.

PSAUME 38.7

Psaume 38

Dans chaque souffrance qui nous déchire le cœur, l’Homme de douleur est présent. – Michael Bruce

DE LA PAROLE… Nous ne pensons pas habituellement que ceux dont le cœur est rongé par le chagrin sont bénis. Mais il existe un désespoir qui est honoré par Dieu. C’est le désespoir face à la condition humaine, au péché et aux ravages que cette planète connaît depuis la Chute. Dieu nous offre une parole d’espoir : nous trouverons un jour le réconfort.

David a pleuré sur son péché commis avec Bath-Chéba (Psaume 51). Mais ce n’est pas le seul texte qui commence avec des paroles de désespoir. Beaucoup de psaumes débutent ainsi, mais s’achèvent presque toujours dans la joie. Ceux qui crient à Dieu dans leur détresse, trouveront finalement une issue à leurs complaintes. Ils bénéficient d’une promesse : « Tu as transformé mes pleurs en une danse de joie » (Psaume 30.12). « Qui sème dans les larmes moissonne avec des cris de joie ! » (Psaume 126.5). Cette histoire se répète tout au long de l’Écriture : l’effroi, la détresse, le désespoir, les larmes et la tristesse débouchent sur la victoire, les promesses, l’espoir, le réconfort et la paix lorsque Dieu est présent. Il apporte toujours la vie.

… AUX ACTES Que faites-vous de votre douleur ? Lui permettez- vous de vous décourager ou de détruire votre foi ? Perdez-vous espoir au milieu d’une épreuve ? Relevez la tête. Dieu ne veut pas vous voir tellement préoccupé par les difficultés au point de le quitter des yeux. Et il ne veut pas que notre péché nous afflige au point d’en oublier son pardon. Aucun réconfort ne se trouve dans une telle attitude. Et Dieu est un Dieu de réconfort.

En effet, l’âme triste est bénie si le chagrin mène à la repentance et à un cheminement en vérité. Nos lamentations sur les travers de ce monde et sur les voies que prend notre cœur sont justifiées et Dieu les approuve… pour un temps. Il ne veut pas que nous restions dans cet état. Au cœur de notre douleur, Dieu nous fait des promesses. Au plus profond de notre péché, il nous parle de rédemption. Notre douleur est loin d’être au-delà de sa portée. 11 promet réconfort à ceux qui connaissent les peines de ce monde. Il s’offre lui-même en réconfort.

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13 août

Les pauvres en esprit

Le seul sacrifice qui convienne à Dieu, c’est un esprit humilié. O Dieu, tu n’écartes pas un cœur brisé et contrit. PSAUME 51.19

Psaume 51

L’humilité n’est rien d’autre que la connaissance et la conscience de ce que nous sommes vraiment.

– Le Nuage de l’inconnaissance

DE LA PAROLE… En Matthieu 5, Jésus prononce son fameux sermon. Les huit premières déclarations sont des bénédictions. Nous les appelons les Béatitudes. Elles ont pu sembler étranges à leurs premiers auditeurs, car elles évoquent des sujets inattendus. Mais ces bénédictions n’auraient pas dû étonner, car elles expriment des thèmes récurrents dans la Parole de Dieu. La bouche sacrée qui les prononçait sur la montagne était celle de l’Esprit sacré qui les avait inspirées des siècles auparavant.

Considérez la première Béatitude : « Heureux ceux qui se reconnaissent spirituellement pauvres, car le royaume des cieux leur appartient » (Matthieu 5.3). Considérez aussi l’accent mis sur l’humilité dans toute la Parole de Dieu : « Il accorde aux humbles le salut pour parure » (Psaume 149.4), ainsi que le verset d’aujourd’hui. Jésus disait au peuple que la compréhension de leur pauvreté les préparerait pour la richesse du royaume divin. Pour une nation modelée sur la spiritualité des pharisiens, c’était une surprise. Mais la Bible avait mis les choses au clair depuis le début : l’orgueil auto-suffisant est un mauvais modèle.

… AUX ACTES L’autosuffisance continue à être un mauvais modèle. Comme dans le jardin d’Éden, l’orgueil tue. Nous n’avons pas été créés pour l’indépendance autonome. Il n’y a rien d’auto­suffisant en nous, hormis la possibilité de nous débrouiller plus ou moins bien pendant quelques décennies, et même là, nous dépendons des ressources divines. Nous avons été créés pour une dépendance absolue. Nous sommes pauvres d’esprit et seul Dieu peut y remédier. Il y a un vide dans le cœur de chaque homme, un vide qu’aucun effort personnel ne peut remplir.

Voilà justement notre sortie de secours : cesser nos efforts pour remplir ce vide, et être simplement désespérés. C’est alors que peut commencer la vie avec Dieu. Ne laissez pas le désespoir vous conduire à un frénétique effort personnel. Laissez votre pauvreté vous conduire à proclamer votre dépendance de Dieu. Une telle posture démontre l’absence d’orgueil et nous apporte la bénédiction. Dieu répond toujours à ceux qui le cherchent.

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12 AOÛT

La substance de nos vies

Je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne va au Père sans passer par moi.

JEAN 14.6

 Jean 14.1-6

Ce n’est pas votre attachement à Christ qui vous sauve, c’est Christ.

– Charles Spurgeon

DE LA PAROLE… Avez-vous remarqué combien de fois Jésus dit : « Je suis » ? Fait-il allusion au nom divin de Yahvé – « JE SUIS CELUI QUI EST – que Dieu a révélé à Moïse (Exode 3.14). Il est très clair dans Jean : « Je suis le pain qui donne la vie » (6.35, 48), « Je suis la lumière du monde » (8.12 et 9.5), « Je suis la porte par où passent les brebis » (10.7), « Je suis le bon berger » (10.11, 14), « Je suis la résurrection et la vie » (11.25), « Je suis le vrai plant de vigne » (15.1), et ici dans Jean 14.6 : « Je suis le chemin, la vérité et la vie ». Il est tout ce dont nous avons besoin pour vivre dans ce monde.

Jésus n’est pas venu à nous en nous promettant de nous montrer le chemin, de nous nourrir de pain, de faire briller la lumière sur nous, de nous dire toute la vérité ou de nous fournir toute autre aide directe. Il est beaucoup plus proche de nous que cela. Il ne nous offre pas juste ces réalités ; il est ces réalités. D’une façon très réelle et littérale, Jésus est notre vie maintenant. Nous ne lui demandons pas son aide pour vivre notre vie, mais nous lui demandons de nous faire vivre sa vie plus profondément chaque jour. Il n’est donc pas simplement notre professeur, notre guide, notre consolateur, notre guérisseur ou notre libérateur, dans la mesure où nous pensons que ces rôles appartiennent à une personne extérieure à nous. H est vraiment dans les profondeurs de notre cœur, nous demandant d’évacuer les déchets pour qu’il puisse briller à travers nous. Nous avons été crucifiés ; il est vivant (Galates 2.20).

… AUX ACTES Voyez-vous Jésus seulement comme quelqu’un qui est venu vous aider ? Ou vous appuyez-vous sur le fait qu’il demeure dans votre cœur ? Il n’est pas juste votre exemple ou votre copilote. Il est la substance de votre vie. Vous ne pouvez pas connaître le Père, ni atteindre le paradis, s’il ne fait que vous montrer le chemin. Il doit vous emmener là-bas. Etant nés de son Esprit, nous devons réellement laisser son Esprit vivre en nous. Cette vérité profonde transforme la vie. Méditez-la. Souvenez- vous chaque matin que Jésus est présent en vous, et qu’il a l’in­tention de vous transformer à son image.

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11 août

Les jours nous sont comptés

Apprends-nous donc à bien compter nos jours, afin que notre cœur acquière la sagesse.

PSAUME 90.12

Psaume 90

Le temps nous est donné pour que nous l’utilisions en vue de l’éternité.

– Anonyme

DE LA PAROLE… Quelque chose au fond de notre âme nous dit que la vie n’a pas de fin. Dieu a placé cette pensée en nous quand il nous a créés pour l’éternité. Effectivement, la vie n’a pas de fin, niais il existe une différence considérable entre la vie sur terre et celle dans l’éternité. Elles se chevauchent, mais c’est seulement J.ms l’une d’elles que nous pouvons porter du fruit pour l’autre. Ce que nous faisons aujourd’hui peut avoir des conséquences éternelles. Nous pouvons investir dans les trésors du royaume de Dieu.

Tant de vies s’achèvent avec des regrets. Beaucoup de personnes se laissent vivre en mode « survie » ou en mode « divertissement », et ne réfléchissent jamais aux fruits éternels. Nous devons planter pour que notre Dieu puisse récolter et nous récompenser. Afin de semer efficacement, nous devons avoir clairement conscience que le temps pour planter est extrêmement court. Le temps disponible pour porter du fruit est court.

Jacques nous dit que la vie est une vapeur. David en convient : « Tout homme n’est qu’un souffle » (Psaume 39.6). Aux vues de l’immensité et de l’éternité, nous sommes un petit point sur la courbe du temps. Le temps qu’il nous faut pour apprendre ce que nous devons savoir et nous équiper pour le service est limité. Mais Dieu nous accorde un privilège incroyable. Nous pouvons accomplir, pendant cet instant, des œuvres d’une portée éternelle. Par nous, Dieu peut changer des vies. Il peut former nos enfants, nos conjoints et nos amis en agissant par nous. Il peut nourrir l’affamé, encourager l’exclu, racheter le perdu, guérir le malade et construire son royaume à travers nous. Mais ceci dépend de la sagesse que nous manifestons et de notre capacité à compter nos jours.

… AUX ACTES Paul nous dit de racheter le temps, car nous vivons des jours mauvais (Éphésiens 5.16). Nos années passent à toute vitesse et nous échappent avant même que nous en ayons pris conscience. Nous devons les compter. Nous devons vivre avec un œil sur les contraintes du temps et la certitude de la mort. La sagesse remplit le cœur de ceux qui vivent avec une telle perspective.

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10 AOÛT

Des paroles mesurées Celui qui parle beaucoup ne saurait éviter de pécher, mais l’homme avisé met un frein à ses lèvres.

PROVERBES 10.19

Matthieu 12.36

Parlez comme le font ceux qui savent que Dieu entend.

– Tertullien

DE LA PAROLE… La langue humaine est difficile à apprivoiser. Jacques la compare à un feu indomptable et l’appelle « tout un monde de mal » (Jacques 3.6). Ce n’est pas très élogieux, mais plutôt réaliste. Plus nous parlons, plus nous exposons nos pensées profondes. Tôt ou tard, celles qui sont entachées par le péché feront surface. Jésus affirme que nous en sommes responsables. Chaque mot prononcé négligemment devra être justifié devant Dieu. Cette pensée est terrifiante, particulièrement pour ceux qui parlent beaucoup. Il nous sera demandé compte des calomnies, du commérage et de toute autre corruption qui sort de notre bouche. Il est effrayant de penser que les paroles que nous consi­dérons comme anodines revêtent une grande importance aux yeux de Dieu.

Dieu nous encourage souvent à mesurer notre maturité par notre capacité à maîtriser notre langue. Celui qui sait la tenir est sage, dit le proverbe. Dieu nous assure que les mots que nous prononçons sont bien plus puissants que nous le pensons. Certaines paroles peuvent heurter les sentiments, ruiner une réputation, inciter à la guerre, enflammer des jalousies et susciter d’amères rivalités. La discrétion est la meilleure qualité d’une conversa­tion.

… AUX ACTES Cet avertissement ne s’appliquera pas dans les cieux. Nous pourrons y parler librement, car le péché ne jaillira plus de notre cœur. Nous prononcerons des paroles d’adoration à notre Dieu et tout ce que nous dirons aux autres sera édifiant, puisque le ciel est exempt de péché. Mais il n’en est pas ainsi dans ce monde. Ici, des professionnels sont payés pour leurs médisances tandis que des millions de personnes les écoutent. Les émissions télévisées encouragent des commentaires si outra­geants qu’ils poussent à la violence. Quand le péché jaillit, c’est habituellement de la bouche qu’il sort.

Nous qui sommes disciples de Jésus, nous avons été appelés à une discipline de la discrétion. Notre silence a plus de valeur que nous le pensons. Le bien-être des autres est souvent entre nos mains. Dieu a pris un grand risque en nous accordant la parole. Nous sommes appelés à être dignes de sa confiance dans nos paroles.

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9 AOÛT

Une compassion sans limites

Qui donc est mon prochain ?

LUC 10.29

 Luc 10.25-37

Celui qui est rempli d’amour est rempli de Dieu lui-même.

– St Augustin

DE LA PAROLE… La question était posée par un expert de la Loi qui voulait se justifier. La question semblait légitime, mais elle cachait des intentions suspectes. Le spécialiste de la Loi voulait atténuer sa responsabilité aux yeux du Seigneur. Si nos « prochains » ne sont pas nombreux, alors le commandement divin de les aimer ne nécessitera qu’un effort limité de notre part.

Nous ne pouvons pas mépriser cet homme de Loi car nous lui ressemblons ; nous posons exactement les mêmes questions. I ‘amour de Dieu est immense et illimité. Sa grâce est capable de couvrir n’importe quel péché et toucher n’importe quelle âme. Sa compassion n’a pas de limite. Dans les Ecritures, nous sommes fortement encouragés à être comme lui et à nous conformer à son image. Nous savons donc qu’un amour semblable et une grâce sans limite nous sont demandés à nous aussi. Mais comme nous ne savons pas aimer ainsi, nous voulons que Dieu définisse pour nous « Qui est notre prochain ? »

Pensez à toutes nos tentatives pour minimiser le champ d’ap­plication des commandements divins. « Lorsqu’il est dit de par­donner aux autres, c’est seulement quand ils viennent nous demander pardon, n’est-ce pas ? » « Lorsqu’il nous est demandé d’aimer nos ennemis, ça veut juste dire de rester en dehors de leur chemin, c’est bien ça ? » « Lorsque Jésus nous dit d’aller dans le monde entier, il s’adresse uniquement à quelques élus, pas vrai ? » Les questions de ce genre sont innombrables. Nous voulons que Dieu définisse pour nous les limites de notre devoir d’amour et de compassion.

… AUX ACTES Dieu ne définira pas de limite à notre amour parce que son amour est sans limite. Certes, il juge les hommes, mais, contrairement à nos jugements, les siens sont justes et ne sont pas entachés de péché. L’immensité de sa compassion suffit à toucher chaque personne sur la planète, et il nous appelle à lui ressembler. Cela signifie :(aimer à l’extrême, pardonner à l’extrême, se sacrifier à l’extrême. En sommes-nous capables ? Non. Mais il peut faire cela en nous et à travers nous. Laissez-le vivre en vous sans limite. Laissez-le vous ouvrir les yeux sur un monde rempli de vos prochains !

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8 AOÛT

Le parfait exemple

Le Père demeure en moi et c’est lui qui accomplit ainsi ses propres œuvres. JEAN 14.10

Jean 14.8-14

Nul homme ne peut faire l’œuvre de Dieu tant qu’il n’a pas reçu le Saint-Esprit et n’a été revêtu de sa puissance.

– George Campbell Morgan

DE LA PAROLE… Habituellement les chrétiens retiennent une seule des deux interprétations de ce verset. Selon la première, puisque Jésus est l’incarnation de Dieu, sa relation au Père était unique et il en avait l’exclusivité. Dans ce cas, Jésus est le seul à pouvoir dire que le Père accomplit ses œuvres en lui. Selon cette interprétation, nous pouvons nous émerveiller de l’identité de Jésus mais nous ne pourrons jamais y participer.

La seconde interprétation affirme que la relation de Jésus avec le Père était unique – en tant que seul fils engendré de Dieu – et néanmoins un exemple à suivre pour nous. Dans ce cas, Jésus offre le parfait exemple d’un être humain livré à Dieu et imprégné de sa volonté. Selon cette interprétation, non seulement nous pouvons nous émerveiller de l’identité de Jésus mais aussi y participer !

Quelle interprétation retiendrons-nous ? La relation de Jésus avec son Père est-elle unique par tous ses aspects ? Ou bien nous offre-t-il une relation similaire ? Le reste du Nouveau Testament le dit clairement. Si nous sommes obéissants et demandons cette merveilleuse relation, nous pourrons prendre ces paroles de Jésus à notre compte : « Le Père demeure en moi et c’est lui qui accomplit ainsi ses propres œuvres. »

Est-ce présomptueux d’affirmer cela ? Paul l’a fait. Relisez Galates 2.20 et tous les autres versets où il mentionne Christ vivant en lui. Les Ecritures nous crient cette vérité depuis la déclaration de Jésus quelques versets plus loin à propos de ceux qui accomplissent ses œuvres (Jean 14.12), jusqu’à la Pentecôte, puis l’Apocalypse. Cette vérité est partout présente. Jésus n’est pas seulement notre Sauveur, il est notre vie.

… AUX ACTES Voyez-vous la vie de Jésus comme un modèle impossible à atteindre ? C’est effectivement le cas si nous nous reposons sur nos capacités humaines. Mais Jésus nous offre son Esprit pour qu’il vive en nous. Acceptez-le. Appuyez-vous sur lui. Demandez une plus grande démonstration de sa vie en vous. Ne vous contentez pas de moins. Connaître ainsi sa présence et sa puissance, cela fait toute la différence.

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7 AOÛT

Des cœurs malléables

Celui qui est attentif à l’instruction trouvera le bonheur. Heureux celui qui met sa confiance en l’Éternel ! PROVERBES 16.20

 Proverbes 16.20 2 Corinthiens 3.18

O Seigneur, pardonne ce que j’ai été, sanctifie ce que je suis, et ordonne ce que je serai.

– Thomas Wilson

DE LA PAROLE… Sur terre, nous regardons vers le ciel et nous supposons que Dieu exige de nous la justice. C’est un élan naturel, depuis la création. Mais cet élan, ce désir d’être justes, s’est changé en quête futile. La justice ne se trouve que dans le « Tout Autre ». Elle est donnée à celui qui croit, comme un acte de pure grâce.

Abandonnons cette pensée que nous pouvons plaire à Dieu par nos propres vertus et tendons vers ce qu’il cherche vraiment : des cœurs pouvant être façonnés par sa main. Notre maître- artisan cherche de l’or auquel il pourra donner la forme qu’il souhaite. Il veut un matériau qui pourra être fondu, modelé, martelé et purifié. Notre justice dépend de lui. La volonté d’être formés par lui dépend de nous.

Quiconque prête l’oreille à l’instruction est un serviteur soumis au Créateur. Il a compris que suivre Jésus n’est pas une question de performance mais de ressemblance. Nous sommes formés à l’image du Fils, qui est lui-même l’image parfaite du Dieu invisible. Le modèle selon lequel nous avons été créés, selon Genèse 1.26-27, se dessine maintenant. Nous pensions avoir gâché cette vocation, mais elle a été restaurée. Son image vit en nous maintenant. Il est en train de nous y conformer en ce moment-même.

L’inconvénient quand nous voulons suivre les instructions divines – devenir un matériau malléable entre les mains du Sei­gneur – est que cela nécessite énormément de confiance à son égard. Nous n’aimons pas lâcher prise à ce point. Nous avons notre propre idée de ce à quoi nous devrions ressembler. Mais il nous faut y renoncer. Seul celui qui écoute l’instruction prospère. Et celui qui endurcit son cœur ne profitera pas des avantages de ressembler à Jésus.

… AUX ACTES Vous soumettez-vous à l’outil divin ? L’abandon entre les mains de l’artiste devrait être notre position habituelle. L’image parfaite qui en résulte est trop précieuse pour que nous y renoncions. Prêtez l’oreille à ses instructions. La prospérité qui en découle est un trésor céleste.

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6 AOÛT

Humilité et orgueil

Le mépris suit de près l’orgueil, mais la sagesse se tient auprès des humbles. PROVERBES 11.2

Proverbes 11.2 1 Pierre 5.5

C’est notre importance, et non notre misère, qui constitue un obstacle sur Son chemin.

– Daniel Considine

DE LA PAROLE… Dieu déteste l’orgueil. Il s’y oppose toujours. Les Ecritures nous apprennent que l’orgueil est ce qui a provoqué la chute de Satan, et la nôtre aussi. Ce proverbe, ainsi que celui qui s’en rapproche dans Proverbes 16.18 (« L’orgueil précède la ruine ; un esprit fier annonce la chute ») sont deux versets parmi une multitude de références bibliques concernant la haine que Dieu porte à cette racine du péché. 1 Pierre 5.5 est très clair : « Dieu s’oppose aux orgueilleux. » Pour les personnes désirant savoir comment bénéficier des faveurs de Dieu, voilà une clé : Dieu tend les bras aux humbles. Une humilité sincère et une compréhension du péché nous conduiront à Jésus, et il est pour nous le seul chemin vers Dieu. Seuls les humbles peuvent parcourir ce chemin. L’orgueil humain est la plus grande des barrières. Celui qui se croit important ne peut entrer dans le royaume de Dieu.

Quand nous sommes devenus chrétiens, nous nous sommes humiliés. Personne ne peut être au bénéfice du sacrifice de Jésus sans comprendre qu’il ou elle en a besoin, et cette acceptation nous atteint dans notre orgueil. Mais une fois sauvés, nous avons une tendance bien trop humaine à laisser insidieusement l’orgueil nous envahir de nouveau. Nous tentons par nos propres forces de faire le travail du Saint-Esprit. Nous commençons à penser que notre vertu vient de nous et non du Christ. Nous pensons que notre loyauté envers Dieu a du mérite, alors qu’elle est le produit de la pure grâce. Autrement dit, notre vie centrée sur Dieu peut rapidement et subtilement se retrouver centrée sur nous-mêmes. A ce moment-là, notre orgueil devra être de nouveau brisé.

… AUX ACTES Dieu vous a-t-il laissé trébucher ? Peut-être même êtes-vous tombé ? Si c’est le cas, il l’a fait dans sa grâce. Il ébranle notre orgueil parce qu’il nous aime. Il veut nous donner la clé qui ouvre son cœur. Il dévoile le secret de ce qui le satisfait : l’humilité. L’humilité permet la confession et la repentance. Elle rend possible le service et la communion fraternelle, et débouche sur la louange. Elle nous ouvre à sa bénédiction. L’orgueil bloque tout ce qui vient d’en-haut.

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5 AOÛT

Une cause à notre crise

Debout, ô Dieu ! Défends ta cause !

PSAUME 74.22

Psaume 74

Pour prier avec efficacité, nous devons vouloir ce que Dieu veut.

– A.W. Tozer

DE LA PAROLE… Dans les moments de crise, nos yeux sont bra­qués sur nous-mêmes. Nous nous demandons comment faire pour en sortir, comment nous parviendrons à survivre. Mais si Dieu est le centre de notre vie, nos prières devraient rapidement se tourner vers une réalité plus grande que les effets immédiats de la crise. Le contenu de nos prières devrait être focalisé sur Dieu lui-même et sur ses desseins.

Nous supposons trop souvent que les intérêts de Dieu et les nôtres coïncident forcément. Mais nous ne pouvons pas nous permettre une telle légèreté. Souvent, la raison de la crise que nous traversons est de changer cette attitude en nous. Après notre réaction typiquement humaine, obsédés par nous-mêmes, nous devons comprendre les desseins de Dieu – et nous devons les adopter pour nous-mêmes.

L’auteur du Psaume 74 connaît la progression que doit suivre la prière. A la fin du psaume, son problème ne lui appartient plus, car il l’a remis à Dieu. Il ne cherche pas à faire entrer Dieu dans son programme ; il a compris qu’il fait partie du plan de Dieu pour se révéler au monde. Ainsi sa crise ne tourne plus autour de la souffrance dans sa vie mais parle du tort fait à l’honneur de Dieu. Il ne demande plus à Dieu de répondre à ses prières pour des raisons purement personnelles mais pour des raisons célestes. La différence est totale.

… AUX ACTES Quand vous demandez l’aide de Dieu, quelle est votre motivation ? Priez-vous pour vos propres besoins, comme la plupart des personnes ? Bibliquement, il n’y a rien de mal à cela. Mais, les prières selon la Bible devraient finir par correspondre au programme biblique : manifester la gloire de Dieu. Dans la crise, le meilleur moyen d’obtenir la victoire est de viser non plus nos objectifs mais ceux de Dieu. Nos prières devraient passer de « Seigneur, défends ma cause » à « Seigneur, défends TA cause ». Les appels au secours qui commencent dans notre désespoir doivent se terminer dans un attachement à l’œuvre de Dieu et pour l’honneur de son nom. Notre cause doit s’effacer derrière sa cause, et notre volonté épouser la sienne. Nos ruines Sont alors reconstruites pour sa gloire.

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4 AOÛT

Un roi dans notre crise

Pourtant, ô Dieu, tu es mon Roi, tu l’es depuis les temps anciens ! Tu es l’auteur des délivrances en tous lieux sur la terre. PSAUME 74.12

Psaume 74

De même que Christ est la racine à partir de laquelle un saint grandit, il est aussi la règle selon laquelle un saint chemine.

– Anonyme

DE LA PAROLE… Un roi : voilà ce dont notre crise a besoin. Elle a besoin de quelqu’un qui rétablira l’ordre, qui nous dira comment être à nouveau en harmonie avec le programme du royaume, quelqu’un qui sait d’où vient le mal et comment y remédier. Chaque vie humaine a besoin de l’intervention du roi divin.

Appeler Dieu notre roi comporte deux implications majeures. (1) Nous reconnaissons son droit à régner sur nos circonstances, et à être le sujet de notre adoration. (2) Nous reconnaissons notre devoir de soumission à son autorité. Ces deux éléments sont des réponses nécessaires dans la crise ; en tant que roi, il viendra habiter les ruines d’une personne qui reconnaît sa puissance et son autorité.

Voici un piège dans lequel nous tombons facilement, en tant que créatures déchues : nous avons tendance à demander à Dieu de contrôler tous les aspects de notre situation à l’exception de nous-mêmes. Nous voulons qu’il contrôle les personnes qui nous rendent malheureux, les circonstances qui nous causent du stress et tout ce qui menace notre bien-être. Mais nous hésitons à lui proposer une autorité complète sur notre vie. Nous voulons qu’il répare nos ennuis, mais nous ne voulons pas qu’il nous répare, nous.

Dieu n’agit pas ainsi. En fait, il permet que nos crises nous amènent à être prêts à crier à lui et disposés à tout sacrifier – même notre propre volonté – pour qu’il intervienne. Pour nous diriger, il doit briser notre propre autorité. Pour qu’il prenne le contrôle, nous devons le lui abandonner.

… AUX ACTES Dieu apporte le salut sur la terre – selon ses propres termes, et non les nôtres. Dieu doit nous sauver de nous- mêmes – de nos projets, de nos faux espoirs, et de notre détermi­nation à être des personnes accomplies et à y parvenir par nos propres moyens. Nous sommes peu enclins à le laisser accomplir cette œuvre en nous, tant que la crise n’est pas survenue ; mais après, nous sommes prêts à tout pour voir Dieu. C’est la grâce qui nous conduit jusqu’à ce point ; c’est la grâce qui apportera son salut au sein de nos ruines.

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3 AOÛT

Un cri dans notre crise

Viens visiter ces lieux qui sont toujours en ruine : l’ennemi a tout saccagé au sanctuaire. PSAUME 74.3

Psaume 74

Nos limites sont les portes ouvertes du Seigneur.

– Charles Spurgeon

DE LA PAROLE… Il s’agit ici d’un spectacle de désolation. Le temple de Dieu vient d’être détruit par les ennemis de son peuple. Apparemment, aucun secours n’est possible, et tout moyen d’échapper à la catastrophe a disparu. Le désastre est absolu.

Tel est le contexte dans lequel s’inscrit le Psaume 74. Mais ce texte ne concerne pas seulement le peuple de Dieu, plusieurs siècles avant Jésus-Christ ; il nous parle à nous aussi aujourd’hui. Il nous livre l’image d’une âme qui a désespérément besoin de Dieu. Non, les ruines ne sont pas matérielles, et le temple n’est pas fait de pierres. Cette image nous parle parce que nous savons maintenant que la demeure de Dieu dans l’Ancien Testament lait référence au cœur du croyant dans le Nouveau Testament. Et sans doute avons-nous tous, un jour ou l’autre, ressenti le besoin le demander à Dieu : « Viens visiter ces lieux qui sont toujours en ruine : l’ennemi a tout saccagé au sanctuaire. » Nous voulons que Dieu vienne visiter la désolation qui est en nous. Nous avons besoin qu’il vienne parcourir les ruines de notre vie.

C’est la miséricorde de Dieu qui nous amène à ce stade, même si nous sommes loin de ressentir sa bonté. Il nous paraît très dur. Dieu nous laisse courir dans la voie de la rébellion, et il permet souvent à nos cœurs apathiques de nous mener vers des conséquences pathétiques – condamnation, désespoir, brisement, manque. Mais tout cela n’est que grâce. Nous ne pouvons pas connaître Dieu à moins de réclamer à grands cris qu’il vienne visiter notre désolation. Pour cela, nous devons en arriver à crier à lui.

.. AUX ACTES Votre vie vous est-elle déjà apparue comme un spectacle de désolation ? Avez-vous déjà dû consoler un frère ou me sœur dont la vie était en ruine ? Vous savez alors que le cri lu Psaume 74 est légitime. Il est nécessaire d’en arriver à ce stade, le stade douloureux où les nerfs de l’âme sont à vif et où le réconfort de Dieu semble bien loin. Apprenons à considérer cette étape comme nécessaire pour nous approcher de lui. C’est à que Dieu vient nous rencontrer. Il ne nous aurait pas permis le chuter s’il n’avait pas formé des projets pour nous relever.

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2 AOÛT

Le Dieu souverain

Je sais que tu peux tout, et que rien ne saurait t’empêcher d’accomplir les projets que tu as conçus. JOB 42.2

Job 42.1-6

Mon grand plaisir a souvent été de m’approcher de Dieu et de l’adorer en tant que Dieu souverain.

– Jonathan Edwards

DE LA PAROLE… Vers la fin du récit, Job affirme la souveraineté de Dieu. Cette affirmation est une conclusion à laquelle nous n’arrivons pas facilement de nous-mêmes. La foi et l’expérience peuvent nous y amener, mais nous sommes d’abord assaillis par un grand nombre de questions et de doutes. L’issue de cette situation sera-t-elle réellement bonne ? Dieu se montre a-t-il enfin, ou bien me laissera-t-il me débrouiller tout seul ? Mon péché m’a-t-il fait manquer les plans de Dieu ?

Nous connaissons les réponses à ces questions, mais nos épreuves nous en font douter à chaque fois. Les circonstances peuvent être extrêmement persuasives. Nous voyons ce qui est négatif, et bien que nous sachions que la Parole de Dieu est plus fiable que nos propres yeux, nous avons tendance à faire davantage confiance à notre vision personnelle. Lorsque Dieu nous appelle à marcher par la foi et non par la vue, il souhaite que l’invisible nous soit plus réel que le visible. Il veut nous voir placer notre confiance en sa Parole. Il veut que nos questions trouvent une réponse.

Les projets de Dieu ne sont pas anéantis par nos épreuves. Ils ne sont même pas détruits par notre péché. Nous pouvons manquer d’y participer et d’y prendre plaisir si nous persistons à lui désobéir, mais son plan s’accomplira. Aucun de ses projets ne peut échouer. Nous devrons peut-être passer par un chemin long et douloureux afin d’entrer dans ses plans, mais même cela est prévu par Dieu. Il voit tout depuis le début. Il sait d’avance quelles seront nos crises et comment nous réagirons. Son but pendant tout ce temps est de nous amener à une foi profonde, beaucoup plus profonde.

… AUX ACTES Nous pouvons nous poser des questions sur Dieu, mais nous devons savoir qu’en définitive, il peut tout et aucun de ses projets ne peut échouer. L’humble confession de Job au chapitre 42 est l’aveu le plus juste qu’il ait jamais prononcé. Dieu est Dieu et il sait ce qu’il fait. Il maîtrise notre avenir. Il nous appelle à y participer de notre plein gré, mais il a déjà tout préparé. Que ceci nous encourage, et n’oublions pas que Dieu est souverain.

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1er AOÛT

Maître du matin

As-tu, un seul jour de ta vie, commandé au matin et assigné sa place à l’aube ? JOB 38.12

Job 38.1-21

Immortel, invisible, seul Dieu sage, dans une lumière inaccessible, caché à nos yeux.

– Walter Chalmers Smith

DE LA PAROLE… L’interrogation de ce verset est une question que Dieu pose à l’orgueil humain. A sa manière, il nous rappelle nos limites chaque fois que nous devenons trop sûrs de notre rai­sonnement. Dieu nous rappelle qu’il n’est pas nécessaire pour nous de tout comprendre. Notre raisonnement n’est pas la clé du fonctionnement de la création. Nous pouvons y contribuer, et nous devons le faire, sans pour autant être aux commandes ou tout savoir. La maîtrise et l’omniscience ne nous sont pas acces­sibles.

Pourquoi Dieu nous remet-il si souvent à notre place ? Parce que nous l’y obligeons. Constamment nous glissons hors de notre dépendance à son égard et tentons de gérer les choses à notre manière. Parfois même, nous posons des questions qui l’accusent implicitement d’incompétence ou d’ignorance. Sans cesse, nous cherchons à contrôler notre monde et à maîtriser nos ressources. Et Dieu doit nous rappeler que cette responsabilité est la sienne. La nôtre consiste à dépendre de lui et à lui faire confiance.

Mais ne culpabilisons pas trop. Même Job le juste a dû être rappelé à l’ordre. Il s’était mis en tête que ses déboires étaient liés à sa personne – ce qu’il avait fait ou pas, ou ce qu’il pourrait faire pour en sortir. Il ne comprenait pas que son épreuve visait à mettre en cause l’honneur de Dieu lui-même et la valeur de l’adoration. Les questions de Job étaient présomptueuses. Parfois, les nôtres le sont aussi.

… AUX ACTES Avez-vous tendance à vouloir contrôler la situa­tion ? Vous sentez-vous perdu quand les circonstances vous échappent ? Cessez de vous en préoccuper ! De toute manière, vous n’avez jamais eu le contrôle, même si vous le pensiez. Dieu est maître. Il commande l’aube et tient l’immensité de la création dans ses mains. Il assigne une place à chaque chose. Quand nous sommes troublés par les circonstances de la vie, allons à lui. Il a toujours la réponse. Ne trépignons plus. La sagesse de Dieu est fiable. Prenez patience et croyez. Reposez-vous, sachant qu’il vous aidera en son temps. Il mettra fin à votre épreuve comme l’aube met fin à la nuit.

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31 JUILLET

Châtiment ou amour ?

Qu’il s’agisse d’accabler ou d’arroser la terre ou de la bénir, c’est eux (les nuages) qu’il délègue. JOB 37.13 (TOB)

Job 37

Dieu teste notre foi pour que nous puissions tester sa fidélité.

– Anonyme

DE LA PAROLE… La remarque d’Élihou en Job 37.13 est pertinente. Les nuages que Dieu envoie dans notre vie pourraient être un jugement. Ils pourraient aussi être signes de compassion. D’une façon ou d’une autre, notre attention doit davantage se porter sur notre réaction que sur le dessein de Dieu.

Souvent, l’action de Dieu a des effets variés sur différentes personnes. Selon notre relation antérieure avec lui, sa présence peut être réconfortante pour l’un et profondément dérangeante pour l’autre. Ses bénédictions peuvent susciter la gratitude chez l’un ou nourrir la subversion chez l’autre. Dans ce domaine aussi, tout dépend de notre relation antérieure avec notre créateur. Ainsi en est-il de nos épreuves. Pour certains, l’épreuve atteste que le culte qu’ils rendent à Dieu est véritable et elle les rapproche de Dieu. Pour d’autres, l’épreuve les en éloigne. Ils ne voudront plus de ce Dieu qui les laisse souffrir.

Dans l’adversité, le juste milieu est balayé. A la fin de la Seconde Guerre mondiale, certaines personnes internées quittèrent les camps de concentration renforcées dans leur foi, alors que d’autres en sortirent vidées de toute croyance. Pourquoi ces dif­férences de réactions ? Certainement en raison de leur relation antérieure avec Dieu. L’adversité a seulement permis de distinguer entre le vrai et le faux. Elle a démontré qu’on ne pouvait être tiède, mais seulement froid ou bouillant.

… AUX ACTES Dieu laissera des nuages obscurcir le soleil dans votre vie. Peut-être sont-ils déjà arrivés. Sont-ils là pour vous punir ? Ou vont-ils vous régénérer et vous démontrer l’amour de Dieu ? La réponse sera dévoilée dans votre réaction. Tout dépend de comment vous voulez les voir.

Laissez les nuages de l’adversité vous mener en la présence de Dieu. Laissez-les stimuler en votre cœur une passion nouvelle pour mieux le connaître et l’adorer pleinement. Ne les fuyez pas ! Laissez-les traîner suffisamment longtemps pour vous permettre de voir, au final, la grâce de Dieu se déverser sur vous.

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30 JUILLET

Confiance absolue

Quand même il me tuerait, j’espérerais en lui.

JOB 13.15

Job 13.13-19

L’espérance peut voir le ciel même au travers des nuages les plus épais.

– Thomas Benton Brooks

DE LA PAROLE… Quand la foi peut regarder la mort en face et il ire que Dieu est bon, cette foi est authentique. Elle n’est pas dépendante de miracles ou de bénédictions, et l’épreuve ne la détruit pas. Quand la férocité de Satan effraie et meurtrit, le cœur fidèle peut affirmer que Dieu est fidèle. Une telle loyauté ne permet pas aux soi-disantes preuves de mettre en doute la constance du Dieu d’amour.Cela ne signifie pas pour autant que le croyant ne se posera pas de questions. Nous ne devons pas porter des accusations contre Dieu – ce serait pécher – mais nous pouvons lui demander de nous montrer son chemin. Nous pouvons lui demander si notre affliction est le résultat d’un péché que nous aurions commis ou si elle sert un but divin. Nous pouvons demander à Dieu de se manifester dans notre épreuve, et de s’en servir pour se révéler de manière plus profonde.

C’est ainsi que Job a réagi. Sa profession de foi « Quand même il me tuerait, j’espérerais en lui » en précédait une autre : « Mais devant lui je veux défendre ma conduite. » En d’autres termes, Job s’accrochait en toutes circonstances à sa foi, sans toutefois se priver de poser quelques questions. La foi n’implique pas l’ignorance. Elle nous permet de connaître Dieu.

On raconte qu’un jour, un médecin a été obligé d’opérer son fils sans anesthésie. Le fils allait-il regarder le scalpel de son père avec horreur ou avec confiance ? Tout dépendrait de leur relation. Dans cette histoire, bien que la douleur fût atroce, le fils resta couché, immobile, dans une pleine confiance. Il savait qui était son père et il connaissait l’amour que son père lui portait.

… AUX ACTES En est-il de même pour vous ? Pouvez-vous regarder le scalpel du Père avec une confiance absolue, vous disant qu’il sait ce qu’il fait ? Etes-vous certain de l’amour qui sous-tend votre épreuve ? Même s’il semble vouloir vous faire périr, continuerez-vous à mettre votre confiance en lui ? Une foi véritable en arrivera toujours à ce point. Elle peut s’interroger avec de nombreux « pourquoi », mais elle connaît Celui qui a la réponse. En dépit de notre épreuve, Dieu est digne de confiance.

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29 JUILLET

En pleine épreuve

Au milieu de tous ces malheurs, Job ne commit pas de péché et n’attribua rien d’inconvenant à Dieu. JOB 1.22

Job 1

C’est l’épreuve qui fait la preuve de la force ou de la faiblesse.

– Henry Ward Beecher

DE LA PAROLE… Notre vraie maturité spirituelle se manifeste lorsque l’adversité nous frappe. Beaucoup peuvent jouer aux petits saints, donnant l’apparence de la maturité alors que l’insu­bordination règne en eux. Mais quand l’adversité nous atteint, tout est révélé. Notre vraie relation avec Dieu apparaît dans les questions que nous posons et les décisions que nous prenons.

Job était un véritable saint. A cette époque, sa foi surpassait celle de quiconque. L’épreuve vint et Job garda le contrôle de ses pensées et de ses paroles. Il ne commit pas le péché d’accuser Dieu de lui faire du mal.

En est-il de même pour nous ? Souvent, lorsque l’épreuve survient, nous interpellons Dieu : « Pourquoi moi ? » Parfois, la question est honnête, mais plus souvent elle contient un relent de récrimination contre Dieu. Nous sommes absolument certains que nous ne méritons pas cette épreuve, inconscients du fait que, bien souvent, l’épreuve est sans lien avec ce que nous méritons ou pas. Notre épreuve peut très bien, comme dans le cas de Job, être un test pour démontrer le bien-fondé du culte que nous rendons à Dieu. Elle peut former notre caractère et nous aider à grandir dans la proximité de Dieu. Quand nous supposons que notre épreuve est un jugement de Dieu injuste, un règlement de compte divin, nous manifestons les vrais sentiments qui nous habitent : que nous vivons notre relation avec Dieu en termes de donnant-donnant.

… AUX ACTES L’adversité nous en apprend beaucoup sur ce que nous croyons vraiment. C’est peut-être la raison pour laquelle Dieu nous laisse parfois subir l’épreuve. Elle répond à nos questions qui nécessitent une réponse. Elle indique jusqu’où nous avons grandi et la vraie nature de notre relation avec Dieu.

Comment réagissez-vous face à l’épreuve ? Commencez-vous par accuser Dieu d’injustice ? Revenez à la croix et souvenez-vous que ce même jugement à notre encontre aurait été juste. Mais Dieu nous a fait grâce. L’épreuve signifie autre chose. Adorez Dieu dans l’épreuve et laissez-le s’en servir pour qu’il vous attire plus près de lui.

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28 JUILLET

Une vigueur bien faible

Si tu te laisses abattre aux jours de l’adversité, ta force est bien peu de chose. PROVERBES 24.10

Proverbes 24.10 2 Corinthiens 12.9-10

Quand un homme est sans force, s’il s’appuie sur Dieu, il devient puissant.

– D.L. Moody

DE LA PAROLE… Paul luttait avec une écharde dans la chair. Trois fois, sa demande adressée à Dieu de le soulager de cette épreuve reçut la réponse limpide que nous connaissons bien : « Ma grâce te suffit, c’est dans la faiblesse que ma puissance se manifeste pleinement » (2 Corinthiens 12.9). Paul entendit direc­tement de la bouche de Dieu comment persévérer dans l’épreuve. C’est la force de Dieu qui nous soutient.

Jésus nous enseigne que nous aurons à souffrir bien des afflictions dans ce monde (Jean 16.33). Combien serait négligent notre Père si, le sachant, il ne nous préparait pas pour ces temps difficiles ! Nous ne sommes pas destinés à traverser cette vie dans la facilité. Nous avons été bâtis avec une certaine capacité de résistance par le Dieu qui a prévu une éternité pour nous. Il sait que les afflictions viendront. Il est résolu à nous y préparer avec sa force et par sa grâce.

Certains produits nouveaux sont soumis à des tests avant d’être commercialisés, afin de vérifier leur capacité de résistance. Dieu fait de même avec nous, bien que cela puisse être douloureux. Mais il existe une grande différence. Il ne cherche pas à tester notre propre force. II cherche à tester notre volonté à dépendre de sa force. Sa puissance est la seule capable de résister à l’épreuve.

Nous avons vérifié la véracité de ce verset de Proverbes. Nous défaillons au temps de l’affliction et nos forces sont limitées. Cette faiblesse ouvre le champ à la puissance de Dieu. Elle nous conduit à chercher en lui un soutien et un libérateur, et il n’y a pas de démarche plus pertinente. Nous trouverons Dieu si nous perdons nos illusions sur nos propres capacités.

… AUX ACTES Avez-vous déjà connu l’affliction ? Elle est bien plus qu’un test de résistance. Elle nous donne de l’endurance et nous apprend la dépendance. Prenez conscience de votre faiblesse. Connaissez votre propension à défaillir. Vous ferez alors l’expérience de la puissance de Dieu. Béni soit celui qui peut dire : « Ma force est bien peu de chose ! » tout en sachant qu’il existe une force extraordinaire à sa disposition. Et béni soit le donateur d’une grâce toute suffisante. Là où nous sommes faibles, lui, il est fort.

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27 juillet

Quand Dieu se fait attendre

Je me suis dit : « Les Philistins vont tomber sur moi… » Alors, je me suis fait violence et j’ai offert l’holocauste. 1 SAMUEL 13.12

2 Samuel 13.5-15

La patience est compagne de la sagesse.

– St. Augustin

DE LA PAROLE… Cerné par des Philistins revanchards, Saül se trouve en très nette infériorité numérique et mal armé. Il attend Samuel qui doit offrir l’holocauste destiné à gagner les faveurs du Seigneur. Mais Samuel se fait attendre. Pourquoi ? Nous l’ignorons. Nous savons seulement qu’il tarde, et Saül en est désespéré. Devant ce retard, Saül passe à l’action. Il présente l’holocauste lui-même. Saül n’était pas prêtre et n’avait pas les qualités requises pour agir ainsi, mais quelqu’un se devait de le faire. Israël était en danger.

N’avez-vous jamais imploré désespérément l’aide de Dieu sans recevoir la réponse au moment attendu ? Dieu nous teste souvent de cette manière. La réponse est lente à venir, alors nous décidons de prendre la situation en main. Loin de nous l’idée d’être désobéissants, nous supposons juste que Dieu n’a pas répondu à nos prières et souhaite que nous nous débrouillions tout seuls. En fait, il attend pour voir ce à quoi nous attachons le plus d’importance : à notre obéissance ou à notre survie.

Dieu peut-il vraiment nous imposer un test si difficile ? Deman­dez à Abraham, Esther ou Pierre. Et souvenez-vous de Saül. Notre obéissance sera éprouvée souvent dans les petites choses. Mais ces épreuves reviennent toujours à poser la question suivante : si la situation est vraiment désespérée et que notre vie semble dépendre de l’étape suivante, que ferons-nous ? Prendrons-nous les choses en main ou continuerons-nous à faire confiance à Dieu ?

… AUX ACTES La vie est remplie de petits actes d’impatience. Nous prions, mais nous ne prenons pas le temps d’attendre la réponse. Comme Samuel, Dieu se fait attendre. La date butoir semble passée, mais c’est la nôtre, pas celle de Dieu. Alors nous nous disons que nos prières étaient peut-être mal choisies. Non, c’est notre calendrier qui était mal choisi. La Bible est prolixe et catégorique dans ses exhortations sur ce point : attendons-nous à Dieu.

L’impatience de Saül lui a coûté son trône. Comme lui, nous n’aimons pas vivre dans l’attente. Mais le royaume de Dieu consiste justement en cela. Dieu veut voir à quel point nous nous attendons à lui. La réponse viendra et ce ne sera jamais trop tard.

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26 juillet

Plus profond chaque jour

Je le sais, ô mon Dieu, tu sondes notre cœur et tu as du plaisir lorsque quelqu’un est droit. 1 CHRONIQUES 29.17

 1 Chroniques 29.14-19

La croissance spirituelle consiste surtout en la croissance de racines qui ne se voient pas.

– Matthew Henry

DE LA PAROLE… Beaucoup pensent que la foi se résume à un changement de comportement. Au temps de Jésus, de nombreux pharisiens et spécialistes de la loi étaient convaincus que l’essentiel de la religion se manifestait extérieurement. Notre culture commet souvent la même erreur. Les règles et les règlements se sont substitués à un véritable changement de cœur. Constamment Dieu nous ramène à sa Parole, qui ne contient pas un seul verset qui encourage une piété de façade.

N’est-il pas facile pour nous de tomber dans ce piège ? Nous connaissons la vérité : l’Evangile veut changer notre cœur. Nous recherchons alors une démonstration extérieure de ce cœur renou­velé, ce qui est juste. Mais nous permettons ensuite à cet aspect visible de jouer le rôle essentiel de la foi, ce qui est une erreur. Les œuvres extérieures de justice ne sont que le sous-produit de l’œuvre intérieure de notre foi. Tout ce que Dieu demande de nous dans le domaine du comportement doit prendre sa source an plus profond de nous-mêmes.

Dieu désire que la vérité s’enracine solidement dans notre être intérieur. Le voulons-nous ? Dieu veut nous remplir de sa sagesse. Le voulons-nous ? Peut-être avons-nous de la peine à comprendre la radicalité de l’Évangile. Peut-être avons-nous cherché un modèle de comportement à adopter, sans rechercher d’abord le changement de notre caractère. Peut-être avons-nous souhaité recevoir de simples directives plutôt qu’une Parole qui révolutionne notre être.

… AUX ACTES Dieu ne nous laissera pas en paix aussi facilement. Son Esprit ne se lassera pas de nous presser avec amour. Il conti­nuera son œuvre au plus profond de nous. Il ne s’arrêtera pas aux apparences.

Vous arrêtez-vous aux apparences ? Vous contentez-vous d’une foi de façade tandis que votre cœur pécheur gagne du ter­rain ? Partagez les désirs de Dieu. Priez, et ne cessez pas avant que le changement soit véritablement ancré dans votre cœur. Laissez Dieu œuvrer en vous plus profondément chaque jour.

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25 juillet

Une question de cœur

L’homme ne voit que ce qui frappe les yeux, mais l’Éternel regarde au cœur.

1 SAMUEL 16.7

1 Samuel 16.1-13

L’essentiel est invisible pour les yeux.

– Antoine de Saint- Exupéry

DE LA PAROLE… David était le plus jeune de huit frères, et les sept autres paraissaient plus forts et plus capables que lui. Samuel, le prêtre, était un homme de Dieu, mais il regardait les huit fils d’Isaïe avec des yeux humains. Aussi envisageait-il l’onction de Dieu selon des critères humains, ce qui représente une erreur que personne ne peut se permettre, mais que chacun commet. Samuel apprit ce jour-là, au moment de choisir un nouveau roi, un grand principe divin. Le choix de Dieu ne s’appuie pas sur des considérations humaines. Dans sa sagesse insondable, il garde ses décisions secrètes jusqu’au moment où il est prêt à les révéler.

Pensez à ce que signifie cette vérité pour nos églises. Nous mesurons l’onction de Dieu sur un prédicateur à ses qualités de contact humain et à ses talents d’orateur. Nous mesurons l’onction de Dieu sur un ministère en fonction du succès et de la renommée de celui-ci. Nous mesurons l’onction de Dieu sur les individus à leur façon de s’habiller ou de s’exprimer, à leur culture et à leurs dons. Et pendant tout ce temps, la sagesse de Dieu scrute le cœur de chacun, regardant au-delà du talent, de l’intelligence, de l’ap­parence physique et de bien d’autres choses encore. Le caractère est la clé. L’obéissance et la soumission sont les pierres angulaires de l’onction de Dieu. Il nous surprend en bénissant ceux auxquels nous n’aurions pas pensé et en écartant ceux que nous aurions choisis – tout cela parce qu’il voit ce que nous ne pouvons discer­ner.

… AUX ACTES Cela ne signifie pas que les dons, l’intelligence et l’apparence physiques soient sans importance. Cela ne signifie simplement qu’aucune de ces qualités ne permet d’accomplir la volonté de Dieu si le cœur n’est pas droit.

Nous en tirons deux enseignements essentiels : (1) nous ne pouvons juger quelqu’un sur la base de nos critères habituels, et (2) nous ne pouvons pas évaluer notre qualité de disciples en fonction des dons que nous pensons avoir reçus. Dans les deux cas, ce qui frappe les yeux est inadapté. L’œil pénétrant de Dieu ne peut se tromper. La valeur du disciple dépend, de tout temps, des dispositions de son cœur.

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24 JUILLET

Le fleuve tumultueux

Le peuple plia ses tentes pour traverser le Jourdain ; les prêtres portant le coffre de l’alliance marchaient en tête.

C’était l’époque de la moisson où le Jourdain déborde continuellement par-dessus ses rives. JOSUÉ 3.14-15

Josué 3.9-17

La foi voit l’invisible, croit à l’incroyable et récolte l’impossible.

 – Corrie ten Boom

DE LA PAROLE… Pour faire entrer les Israélites en terre promise, vous êtes-vous déjà demandé pourquoi Dieu a choisi l’époque de la moisson ? Le Jourdain est loin d’être une barrière infran­chissable la plus grande partie de l’année et, en quarante ans d’errance, ils auraient pu trouver un moment plus favorable pour le traverser. Mais non ! La mort de Moïse et l’approche du fleuve par l’est ont amené les Israélites sur la berge au moment de la plus forte crue. Pourquoi ?

Dieu veut que nous suivions sa sagesse, ses conseils, son rythme et ses buts. Mais nous laissons souvent nos circonstances dicter le chemin que nous prenons. Des perspectives formidables ? Alors nous prenons cette direction. Une situation facilitée ? Alors nous empruntons le chemin du moindre effort. Ceux dont la vie est guidée par de tels principes suivent les voies du monde. Les voies de Dieu, quant à elles, nous mèneront au bord du Jourdain en crue. Il nous délivrera dans nos moments les plus sombres. Il pourvoira abondamment à tous nos besoins sur une terre stérile.

Il sera pour nous le Dieu de l’impossible.

… AUX ACTES Ne laissez pas les circonstances vous dicter la voie à suivre. Ce rôle appartient à Dieu. Sa puissante voix doit franchir les limites de notre enfermement. Nous devons apprendre à le connaître comme un Dieu libre, un Dieu qui n’est pas limité par l’immensité de nos besoins, ni dépendant de nos circons­tances.

Pourquoi Dieu agit-il ainsi ? Tout simplement, peut-être, pour mieux manifester sa gloire. Quand nous avons uniquement recours à notre humanité pour le choix des possibles, nous accor­dons à l’humain beaucoup de crédit. Parce qu’il surmonte l’im­possible, la gloire revient à Dieu seul. Les miracles nous orientent vers lui. Attendez-les. Réclamez-les. Ne laissez jamais le fleuve tumultueux couvrir sa voix.

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23 juillet

Et si…

La foi est une façon de posséder ce qu’on espère, c’est un moyen d’être sûr des réalités qu’on ne voit pas. HÉBREUX 11.1

Hébreux 11.1, 6

La foi est le regard de l’œil intérieur.

– Alexander MacLaren

DE LA PAROLE… Vous avez prié et tenté d’exercer votre foi. Vous avez été éprouvé et avez tout fait pour garder espoir. Vous avez lu les manchettes des journaux et avez essayé de ne pas perdre confiance. En même temps, vous avez été confronté au doute. Vous vous êtes demandé si Dieu allait se manifester, si les difficultés seraient vraiment résolues, si toutes choses concourent vraiment pour le bien. Vous avez interrogé Dieu.

La pensée humaine est envahie par des « et si ». « Et si j’avais mal interprété les promesses de Dieu ? » « Et si la Bible se trom­pait ? » « Et si mes prières restaient sans réponse ? » « Et si je n’étais pas vraiment sauvé ? » Bien des doutes honnêtes nous tra­vaillent et ils peuvent être lancinants. Beaucoup de nos « et si » sont habilement suggérés par l’ennemi de Dieu, d’autres sont inhérents à notre nature pécheresse. Dans tous les cas, nous éprouvons un grand trouble jusqu’à ce que nous parvenions à nous reposer en Dieu.

C’est une des raisons de la prière – d’une prière engagée, persistante, empreinte d’adoration. Elle nous conduit d’un lieu de doute vers un lieu de foi. Lorsque nous prenons ce chemin, Dieu peut répondre conformément à sa Parole. Le temps passé à faire monter vers lui nos cris ne sert pas à le convaincre, mais à nous convaincre qu’il peut et qu’il veut nous rencontrer dans notre besoin. Notre adoration nous rappelle qui il est. Et sachant qui il est, nous progressons dans notre foi comme jamais aupara­vant.

… AUX ACTES Lorsque vous êtes confronté à vos « et si », com­ment réagissez-vous ? Les ruminez-vous en vous-même jusqu’à ce qu’ils gangrènent votre esprit ? Ce n’est pas le chemin de la foi. Dieu nous invite à l’adoration pour connaître sa force et son amour qui ne défaillent jamais. La sagesse commence quand on sait qui est Dieu, et elle est souvent une condition préalable à la foi. Nous ne pouvons croire en Dieu à moins d’accepter d’abord que sa volonté est bonne pour nous. Alors seulement nous pourrons être sûrs des réalités que nous ne voyons pas. Alors seulement nous pourrons nous approprier ses promesses. Alors seulement il honorera ceux qui le cherchent sincèrement.

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22 juillet

Attentes comblées

Oui, les désirs des méchants seront réduits à néant.

PSAUME 112.10

Psaume 112

Seigneur notre Dieu, accorde-nous la grâce de te rechercher de tout notre cœur.

– St Anselme

DE LA PAROLE… Généralement, nous ne nous considérons pas comme des méchants. Ni comme des justes. Nous nous position­nons plutôt dans un « juste » milieu. Nous connaissons les magnifiques promesses liées à la vie tournée vers Dieu, mais nous pensons ne pas en être dignes. Nous lisons les avertissements inquiétants adressés aux impies, mais nous pensons être au- dessus de ce danger. Pourtant la Bible parle peu de la vie spirituelle moyenne ou médiocre. Elle classe toujours les êtres humains comme pieux ou impies, bons ou mauvais, saints ou profanes, sauvés ou perdus. Dans la Bible, il n’y a pas d’entre- deux.

Peut-être est-ce réconfortant pour ceux qui savent ne pas figurer parmi les méchants, ou inquiétant pour ceux qui se savent injustes. Pour ceux d’entre nous qui connaissons la nature péche­resse de l’homme et sa tendance à manquer le but, ce verset encourage à chercher la justice de Dieu. Nous ne voulons pas qu’un tel verset s’accomplisse dans notre vie. Nous voulons que nos attentes soient louables et validées par Dieu lui-même.

Comment être certains que nos désirs sont justes ? Nous devons considérer leur origine. A quels besoins répondent-ils ? Vers quels buts tendent-ils ? S’ils ne servent qu’à satisfaire notre besoin de sécurité et nos projets personnels, nous devons les reconsidérer. Ils doivent trouver leur source dans un amour profond pour Dieu et sa Parole. Quand il en est ainsi, les attentes seront satisfaites. Dieu l’a promis.

… AUX ACTES Tout le monde a des désirs. Très souvent, ils sont moralement neutres. La vraie question que nous devons nous poser c’est de savoir quelle est leur origine.

Dieu affirme que si nos désirs viennent d’un cœur égocentrique et amoral, ils ne pourront être durablement satisfaits, car il existe une règle fondamentale dans ce monde : le cœur de Dieu aura toujours le dernier mot.

Votre cœur vit-il en harmonie avec le sien ? L’aimez-vous ? Aimez-vous sa Parole, sa volonté, ses voies ? Si oui, alors soyez- en sûr, vos attentes seront satisfaites.

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21 juillet

Psaume 112

Bénédictions éternelles

Car rien ne pourra l’ébranler, on se souviendra pour toujours du juste. PSAUME 112.6

Les plaisirs terrestres ne sont pas plus grands que des « ruisseaux », alors que Dieu est l’océan.

– Jonathan Edwards

DE LA PAROLE… Les promesses de Dieu, pour ceux qui prennent plaisir à ses commandements, sont stupéfiantes. Si quelqu’un aujourd’hui nous faisait de telles promesses, nous l’accueillerions avec un profond scepticisme. Mais nous connaissons celui qui a formulé cette promesse. 11 n’est pas un beau parleur. Cette promesse provient de la Parole du Dieu vivant, notre solide point d’ancrage dans un monde voué au chaos.

Que promet Dieu à ceux qui ont découvert l’invraisemblable alchimie de la crainte et de la joie ? Il leur promet une postérité bénie (v. 2), l’abondance pour toujours (v. 3), la lumière au cœur des ténèbres (v. 4), la bonté (v. 5), l’affranchissement de la crainte (v. 7), la sécurité et la victoire (v. 8) et l’honneur (v. 9). La sur­abondance d’une telle promesse nous submerge. Nous pouvons adhérer sans réserve.

Où est le problème ? L’inconvénient est qu’il nous faut un cœur qui craint Dieu sans le redouter, un cœur qui aspire à sa sainteté plutôt qu’à la fuir. La nature déchue trouve que la Parole de Dieu limite et enferme, ce qui est intolérable face à notre besoin de liberté. Le racheté, lui, aime la Parole de Dieu, même les pierres d’achoppement qu’il y trouve. Il n’y découvrira certai­nement pas la facilité, mais la perspective de ressembler à Christ le fascine. Il recherchera avec passion la sainteté. Comme dans la quatrième béatitude, il est conduit par la soif de la justice (Matthieu 5.6). La faim et la soif de celui qui est fasciné et émerveillé par Dieu seront assouvies.

… AUX ACTES Qui ne voudrait pas s’approprier de telles pro­messes ? Seules les personnes complètement désabusées, qui doutent que Dieu puisse changer vraiment les désirs de leur cœur. Selon leur perspective, l’exigence divine de justice est rédhibitoire. Une telle personne se connaît trop bien, et ne connaît pas assez Dieu. Elle renonce par désespoir.

Nous ne pouvons pas nous permettre de passer à côté de ces trésors. La bénédiction sur nous et nos enfants ? Protégés et libérés de l’angoisse ? Il nous faut demander à Dieu de répandre en nous sa joie. C’est le seul chemin pour accéder à la bénédiction suprême.

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20 juillet

Une joie surnaturelle

Heureux l’homme qui craint le Seigneur et qui aime ses commandements. PSAUME 112.1 (TOB)

La droiture de Jésus provient d’une relation juste avec Dieu basée sur la confiance, la dépendance, la réceptivité.

Psaume 112

– Michael Ramsey

DE LA PAROLE… Le changement le plus important dans la vie d’une personne intervient lorsqu’elle accepte le salut par grâce.

Cependant, de nombreux chrétiens luttent indéfiniment contre les vestiges de la nature déchue. Les échecs répétés jettent un grand nombre d’entre eux dans une sorte de désespoir spirituel. Nous savons que nous sommes sauvés, mais nous n’arrivons pas â le vivre.

Le changement le plus important dans la vie d’un croyant, après son salut, consiste à considérer la satisfaction des exigences divines comme une joie et non comme une contrainte. Vouloir par soi-même être sanctifié entraîne échec sur échec. Tomber amoureux du Dieu juste et saint nous fait marcher de progrès en progrès. Des échecs, il y en aura toujours, mais ils seront abordés de façon nettement différente. Au lieu d’être obnubilés par nos échecs, nous serons envahis par la bonté de Dieu. Nous pouvons oublier le péché occasionnel à mesure que nous avançons dans notre amour pour le Dieu saint. Notre attention est détournée de nos propres œuvres et reportée sur notre Sauveur. La loi ne nous consume plus ; la grâce agit.

Cela n’amoindrit pas la pertinence des règles permettant de vivre une vie sainte, mais signifie simplement que la méthode que nous utilisons pour grandir a changé. Au lieu de recourir aux règles pour vaincre ce qui est injuste en nous, nous centrons notre foi sur Celui qui est le Juste. Sa bonté sans pareille a le pouvoir miraculeux de nous changer. La crainte de la loi a dis­paru.

… AUX ACTES Sans aucun doute, Dieu nous appelle à vivre une vie sainte. Sans aucun doute, il veut que nous suivions ses justes enseignements. La question qui se pose est de savoir comment grandir. Par une hypervigilance envers une loi inaccessible ou par une passion joyeuse pour Celui qui est saint ? Personne n’a jamais été déclaré juste grâce à une stricte obéissance à la loi (Galates 3.11). La loi ne peut pas procurer la vie (Galates 3.21).

Comment trouver cette joie ? Par la foi, la prière et l’Esprit Saint du Dieu merveilleux. Ce qui est humainement impossible est maintenant à votre portée : prendre plaisir à ses commandements

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19 juillet

Une crainte coupable

Les méchants prennent la fuite sans que personne ne les poursuive. Le juste est confiant comme un jeune lion. PROVERBES 28.1

Proverbes 28.1 Lévitique 26.14-17

Un esprit coupable ne peut être libéré que par le repentir.

– Benjamin Whichcote

DE LA PAROLE… Pendant son règne, Saül vouait une haine tenace à David, bien que celui-ci ait manifesté en maintes occasions qu’il ne voulait faire aucun mal au roi, attendant patiemment l’accomplissement du plan de Dieu. Mais Saül était habité par une méchante jalousie. Il pensait que la popularité de David était la pire des menaces. Il voulait se maintenir sur le trône, sans égard pour la volonté de Dieu. Il était prêt à toute manœuvre pour y parvenir.

Celui qui a de mauvaises dispositions à l’égard d’autrui est souvent prisonnier de sa paranoïa. Il traque implacablement sa victime partout où elle va. Il fait l’erreur de penser que l’autre est aussi insensé et manipulateur que lui, ce qui nourrit en lui une constante peur de cet autre. 11 n’y a pas de repos pour lui ; il ne lui reste que la fuite. Une conscience coupable n’a pas de paix.

Celui qui a le cœur pur n’a rien à craindre. Il présume la bonne volonté chez les autres, car elle est présente chez lui. Il a confiance en la puissance de Dieu pour le protéger, car il a vu le pouvoir de l’action divine dans son propre cœur. Il ne craint pas le jugement de Dieu, car il connaît sa justice. Il n’est pas inquiet quant au jugement des hommes, car il connaît l’amour de Dieu. Une conscience pure est toujours en paix et sent la main du Tout- Puissant.

… AUX ACTES Bien des anxiétés que nous ressentons sont le fruit de culpabilités profondément ancrées en nous. Nous n’avons pas confiance en Dieu parce que nous sommes convaincus de lui avoir déplu. Notre conscience ne nous laisse pas en paix. Et nous ne pouvons avoir confiance en personne d’autre, non plus. Nous sommes nerveux et habités par la paranoïa, prêts à fuir. Nous sommes certains que les conséquences de nos péchés, petits ou grands, finiront par nous rattraper.

Quelle est la solution ? La purification viendra de Celui que nous fuyons. Il nous poursuit, mais pas pour se venger. Il veut nous racheter et remplacer notre conscience coupable par un cœur en paix. Ayez confiance en lui. Sa justice nous est librement offerte.

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18 juillet

Soyons des consolateurs

Regardez les pleurs des opprimés : ils n’ont pas de consolateur.

ECCLÉSIASTE 4.1 (TOB)

Ecclésiaste 4.1-3

Quand nous nous détournons de l’indigent, c’est du Christ que nous nous détournons.

– Mère Teresa.

DE LA PAROLE… Dans l’Ecclésiaste, Salomon dresse un constat cinglant et amer de la vie « sous le soleil » (1.3). Il ne prend pas en compte l’œuvre de rédemption de Dieu qui donne un sens à Imites choses. Il envisage une vie loin de Dieu où « tout est déri­soire » (Ecclésiaste 1.2), et ainsi, quand il observe l’opprimé – la veuve, l’orphelin et le captif, que l’on trouve dans toutes sociétés, à toutes les époques – il ne voit aucun consolateur. Personne ne prend parti pour eux.

Dieu voit ces situations. D’après un psalmiste, il est « le père des orphelins et le défenseur des veuves » (Psaume 68.6). Mais plus que cela, il appelle constamment son peuple à prendre soin de l’indigent. Le peuple de Dieu ne doit jamais être oppresseur ; il doit toujours être du côté des opprimés. Il nous faut œuvrer pour la justice en nous sacrifiant pour leur bien-être et en pour­voyant à leurs besoins. Nous pouvons argumenter sur l’approche politique, sociale ou spirituelle de la prise en charge de l’indigence, et débattre sur la meilleure forme d’institution apte à répondre à ces besoins. Mais nous ne pouvons remettre en question le principe biblique incontournable : si nous croyons en la Parole de Dieu, il nous appartient de montrer la compassion de Dieu à ceux qui en ont besoin.

Dans les commandements de la loi de Moïse, Dieu a pris des dispositions particulières en faveur des veuves, des orphelins et des autres nécessiteux. Le livre des Proverbes nous enseigne que « opprimer le pauvre, c’est outrager le Créateur » (14.31) et que Dieu ne répond pas aux prières de ceux qui délaissent l’indigent (21.13). Et si vous pensez que cet intérêt de Dieu pour les indigents se limite à l’Ancien Testament, lisez donc Jacques : la religion authentique et pure consiste à aider les orphelins et les veuves (1-27).

… AUX ACTES Comment agissez-vous à l’égard du pauvre et de l’opprimé ? Votre réponse est avant tout le baromètre de votre relation avec Dieu. Votre engagement visible pour l’indigent vous permettra de savoir si votre cœur bat à l’unisson du sien. Salomon souligne que l’indigent n’a aucun consolateur, et cette affirmation appelle réponse. Dieu invite son peuple à être cette réponse.

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17 juillet

Des propos mesurés

Ne te presse pas d’ouvrir la bouche et ne te laisse pas entraîner par ton cœur à formuler hâtivement des promesses en présence de Dieu. ECCLÉSIASTE 5.1

Ecclésiaste 5.1-3

Quand vous priez, mieux vaut laisser votre cœur sans mot que prononcer des mots sans cœur.

– John Bunyan

DE LA PAROLE… Si vous aviez un rendez-vous pour vous entre­tenir avec le président de la République, vous prendriez un moment pour vous préparer, n’est-ce pas ? Qui, sauf les plus insouciants, négligerait de préparer ses paroles avec sagesse ? Il s’agit d’une rencontre avec quelqu’un qui a le pouvoir de changer les circonstances. Que voudriez-vous modifier ou transformer ? N’y avez-vous pas déjà pensé ?

Mais nous abordons rarement Dieu de cette manière. Peut- être savons-nous que notre temps avec lui est illimité. Peut-être aussi avons-nous entendu dire, par nos pasteurs et enseignants, que nos plus petites préoccupations sont aussi ses préoccupations. Peut-être avons-nous conclu, à cause de son temps généreusement accordé et de ses soins constants, que la prière était une chose banale. Si nous pensons cela, nous nous trompons. Dieu nous accorde effectivement un temps illimité et il se soucie des petites choses. Mais prier, ce n’est pas banal.

Jésus a reproché autant aux hypocrites religieux qu’aux païens leurs flots de paroles. Peut-être faisait-il référence à leurs répétitions agaçantes, mais il soulignait aussi que la multiplicité des paroles n’est pas ce qui rend la prière efficace (Matthieu 6.7). Il a aussi prévenu ses auditeurs qu’ils étaient responsables de toute parole vaine (Matthieu 12.36). S’il nous recommande de faire attention à nos conversations de tous les jours, combien plus devrions-nous soigner nos prières !

… AUX ACTES Dieu nous encourage à nous approcher du trône de sa grâce avec une pleine assurance (Hébreux 4.16). Il ne nous encourage pas à le faire avec désinvolture. Les mots de nos prières sont chargés d’un poids extraordinaire. Ils doivent être réfléchis. Une bonne approche de la prière devrait tenir compte du conseil de l’Ecclésiaste. Après tout, ce que Dieu veut nous dire est sûrement plus important que ce que nous voulons lui dire. Il entend nos désirs, mais il veut aussi que nous écoutions les siens.

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16 juillet

Un amour profond

« L’Eternel a donné, l’Éternel a repris : que l’Éternel soit loué ! » JOB 1.21

DE LA PAROLE… Non, Job n’est pas enchanté par la tournure des évènements. Il ne masque pas sa douleur. Il n’est pas parti­culièrement stoïque. Il est accablé et ne peut le cacher. Mais, dans son accablement, il se rappelle du caractère de Dieu. Il se souvient que tous les dons reçus proviennent d’une main misé­ricordieuse. Il a toujours eu cette distance par rapport aux bienfaits dont il bénéficiait.

Job 1.13-22

Notre Père céleste ne retire jamais rien à ses enfants, sauf s’il veut leur donner quelque chose de meilleur à la place.

– George Müller

Cette qualité nous manque souvent dans l’épreuve. Notre attachement aux choses ou aux personnes que nous craignons de perdre est plus fort que notre attachement au Seigneur lui-même. Quand il s’agit de ce que nous aimons – possessions, personnes, lieux, réalisations – nous préférerions presque perdre Dieu. Nous vivons dans ce monde avec un désir de pérennité ; quand cette pérennité est ébranlée, notre sécurité vole en éclats.

Dieu tient quelque chose de meilleur en réserve pour nous. Il veut que nous aimions les gens qu’il a placés sur notre route et que nous sachions apprécier ses dons, mais il ne veut pas que nous perdions de vue sa personne. Lors d’une crise, quand tout s’écroule autour de nous, il veut être notre fondement inébranlable. Si nous avons construit sur cette base solide, nous pouvons dire avec Job : « Je suis sorti nu du ventre de ma mère, et j’y retournerai nu » (v. 21). Nous devons nous souvenir que nous ne serons que ce qu’il veut que nous soyons – rien de plus, rien de moins. Ne vivons pas comme si nos vies nous appartenaient, elles sont à lui. Et il peut en faire ce qu’il veut, même s’il nous fait passer par des épisodes dramatiques.

… AUX ACTES II nous est difficile de maintenir une telle attitude. Nous avons programmé notre vie. Nous sommes focalisés sur nos rêves, nos projets, nos sentiments, nos amours. Nous avons bâti notre vie avec les éléments que nous jugeons essentiels et rajouté de nombreuses options pour plus d’agréments. Et quand Dieu laisse son ennemi juré nous en dérober une partie, nous estimons que notre vie entière est brisée.

Le cœur sage ne s’attache pas excessivement aux choses que Dieu donne, mais à Dieu lui-même. Evaluez vos attachements avec honnêteté. Quand vous passez par l’épreuve, considérez la valeur de vos pertes à l’aune de la gloire divine.

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15 juillet

Affliction et adoration

Alors Job se leva, il déchira son manteau, se rasa la tête, puis se jeta par terre pour se prosterner. JOB 1.20

Job 1.13-22

L’amour qu’il m’a témoigné dans le passé m’interdit de penser qu’il m’abandonnerait dans la difficulté future.

-John Newton

DE LA PAROLE… Quelle est votre attitude quand l’épreuve est des plus sévère ? Si vous êtes comme tout le monde, l’adoration n’est certainement pas votre première réaction. En fait nous criti­quons souvent Dieu, nous doutons de sa bonté et nous l’interro­geons sur le pourquoi de ce qui nous arrive – c’est tout le rituel de la pitié de soi – bien avant d’en arriver à une vraie adoration.

Dans le récit biblique, l’adoration est la réaction première de Job. Bien que privé de ses moyens de subsistance (ses bœufs, ses ânes) et de transport (ses chameaux), et endeuillé par la mort de ses enfants, il loue Dieu. Il subit ces pertes en une seule journée, mais sa première réaction, après le choc initial et l’amertume, n’est pas la colère, la remise en question ou l’apostasie. C’est l’adoration. En refusant de laisser libre cours à son chagrin, il transgresse toutes les règles de la psychologie.

Comment Job peut-il réagir ainsi ? Sait-il qu’il est sous le microscope divin ? Non, les questions qu’il aborde avec ses amis dans les chapitres suivants montrent qu’il n’a aucune idée de ce qui se passe. Croit-il que ses péchés l’ont finalement rattrapé ? Non, il affirme sa justice tout au long du dialogue. Comment peut-il donc se tourner vers Dieu dans l’adoration ? En fait, au plus profond de lui-même, il a conscience de deux éléments essentiels qu’il nous arrive de remettre en question : (1) Dieu est souverain, et (2) Dieu est bon. C’était une évidence pour Job, qui peut adorer, car en dépit des évènements, il se sait dans la main d’un Dieu réellement bon. Il ne sait pas pourquoi tous ces tourments lui sont arrivés, mais il connaît Celui qui veille sur lui.

… AUX ACTES C’est contraire à la nature humaine, n’est-ce- pas ? Quand notre vie se délite, nous sommes enclins à accuser Dieu de ne pas réagir. Job se souvenait qu’il n’était pas en position de négocier. Tout ce qu’il avait reçu de Dieu était don de sa grâce. Job savait que son affliction n’était pas en lien avec le caractère de Dieu. Lorsque nos épreuves nous écrasent – même au plus fort de la crise – souvenons-nous du caractère miséricor­dieux du Dieu qui ne change pas.

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14 juillet

Pour la gloire de Dieu

Alors l’Eternel demanda à Satan : « As-tu remarqué mon serviteur Job ? » JOB 1.8

DE LA PAROLE… Nous aimons penser que dans notre lutte contre l’adversaire, Dieu est notre refuge. Il l’est, mais pas toujours comme nous le pensons. Job le découvre quand Dieu, au lieu de lui servir de refuge, le met en première ligne. Le Seigneur ne fait aucune tentative pour le protéger de son adversaire. Il le désigne comme une cible.

Job 1.6-12

La gloire de Dieu (…) c’est le vrai but de la vie.

– C. S. Lewis

Job avait bien servi Dieu. Est-ce vraiment la récompense qu’il méritait ? Sa conduite justifiait-elle la transaction faite au ciel entre Satan et celui que Job considérait comme son refuge ? Pourquoi Dieu abandonna-t-il son fidèle serviteur à la tentation, voire au désastre ?

Parce que son objectif primordial pour l’univers ne consiste pas à assurer le confort de l’être humain. Nous supposons souvent que Dieu n’a pour pub que d’exaucer nos désirs et pourvoir à nos besoins. Bien qu’il se soit engagé à exaucer les aspirations de ceux qui se confient en lui et pourvoir à tous leurs besoins, les actions de Dieu ne sont pas principalement motivées par le bien- être de l’homme. Elles ont avant tout pour but la gloire de son nom. Dans le cas de Job, la gloire de son nom nécessitait une démonstration.

… AUX ACTES Nos préoccupations sont fréquemment centrées sur nous-mêmes. Nous partons du principe que, pour Dieu, le salut concerne avant tout notre bien-être. Nous aimerions donc lui fournir notre définition du « bien-être » : confort, prospérité, succès et santé. Dieu s’intéresse à tout cela ; ne nous aime-t-il pas passionnément ? Mais il poursuit un but plus élevé, sa gloire. Dieu est au centre de l’univers, et non l’homme.

Quand vous êtes sous le feu de l’adversaire, demandez à Dieu de vous protéger et de vous délivrer. Mais, plus que cela, demandez-lui de préserver sa renommée par l’exemple de votre vie. Demandez-lui que sa gloire se manifeste dans ce combat contre l’ennemi. Demandez la victoire pour lui d’abord, pour vous ensuite. Admettez que la résolution du conflit vous dépasse. Ce qui est en jeu, c’est la gloire de Dieu.

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13 JUILLET

Le rôdeur

Le Seigneur dit à l’Adversaire : « D’où viens-tu ? » – « De parcourir la terre, répondit-il, et d’y rôder. » JOB 1.7 (TOB)

Job 1.6-12

Quels que soient les plaisirs que Satan vous offre, son but final est votre ruine. Votre destruction est sa priorité absolue.

– Erwin Lutzer

DE LA PAROLE… Le croyant avisé est conscient de la nature de l’ennemi. Certes, nous ne connaîtrons jamais toutes ses tactiques et nous ne serons jamais plus rusés que lui. Nous vivons dans un monde qu’il a englouti dans l’obscurité et plongé dans la confusion, et nous sommes incapables de percer ces ténèbres – du moins par nos propres moyens. Alors, notre rôle dans cette mission de reconnaissance consiste à comprendre que (1) cet ennemi existe, (2) qu’il projette de nuire à chaque enfant de Dieu, (3) qu’il n’est pas omniscient ou omniprésent, mais qu’il rôde.

Lorsque Dieu le rencontre au verset 7, Satan est devant le trône céleste. Dieu sait, bien sûr, d’où il vient, mais il fait reconnaître à Satan son activité scandaleuse. Il a erré par toute la terre pour trouver et rapporter des preuves de souillure et de mal qui pourraient entacher la réputation de Dieu. Pierre aussi mentionne cette activité : « Votre adversaire, le diable, rôde autour de vous comme un lion rugissant, qui cherche quelqu’un à dévorer » (1 Pierre 5.8). Il ne s’agit pas d’une superstition moyenâgeuse, mais d’une guerre.

La sagesse du croyant s’acquiert en prenant conscience de cet ennemi. Mais nous n’avons pas à étudier sa tactique, ni à être obnubilés par son pouvoir – il nous faut seulement regarder à Jésus. Nous devons être conscients que le Mauvais existe, et qu’il est une entité personnelle qui rôde à la porte de notre vie, guettant le moment favorable. Nous ne devons pas lui offrir cette occa­sion.

… AUX ACTES Plusieurs versets des Ecritures encouragent les chrétiens à la « sobriété ». Le zèle de l’adversaire en est la cause. Cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas jouir de la vie et des dons de Dieu. Nous devons simplement rester sur nos gardes.

Regardez à Jésus en toutes choses pour vous placer sous sa garde. Il a remporté la victoire sur Satan et il le tient en son pouvoir. Dans un monde de rôdeurs, il est important de s’en souvenir.

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12 juillet

Toujours dépendants

Élie prit peur et s’enfuit pour sauver sa vie.

1 ROIS 19.3

1 Rois 19.1-18

O Dieu, ne nous permets pas de penser que nous tenons debout par nous-mêmes, sans avoir besoin de toi

– John Donne

DE LA PAROLE… Jacques avait raison d’écrire : « Élie était un homme tout à fait semblable à nous » (Jacques 5.17). Pour la plupart, nous n’exerçons pas un ministère de l’importance de celui d’Elie, mais notre crainte ressemble à la sienne. Élie venait de démontrer la puissance de Dieu sur la religion insensée de Baal. Il avait contemplé la vérité étemelle avec ses yeux humains. Mais dès que Jézabel voulut le tuer, il éprouva une crainte inattendue. Soudain, il ne voyait plus la gloire de Dieu, mais la colère de Jézabel.

N’en est-il pas de même pour nous qui pouvons, dans nos temps d’exaltation, contempler la gloire divine, pour ensuite nous recroqueviller face aux menaces impies ? La présence du Saint-Esprit dans notre cœur est-elle vraiment aussi passagère ? Notre fragilité humaine ne nous permet-elle qu’une vision fugitive de la puissance divine ? Peut-être sommes-nous tout simplement incohérents dans notre piété ? Notre foi est-elle, pour diverses raisons, un muscle parfois réticent à fonctionner ? Bien que la foi consiste, dans un sens, à se reposer en Dieu, nous éprouvons néanmoins la fatigue. Nous passons sans transition de l’anxiété à l’exaltation pour retourner à l’anxiété sans presque jamais en comprendre le motif.

Un cœur rempli de sagesse s’attaquera à de telles incohérences humaines. Nous devons admettre que jamais nous ne serons autonomes. Nous serons toujours dépendants. Les grandes victoires ne font pas disparaître nos besoins fondamentaux. Ainsi en est-t-il de notre condition humaine et il nous faut accepter cette réalité.

… AUX ACTES Nous devons mener un combat contre deux ten­tations permanentes : celle de supposer qu’après avoir remportés de grandes victoires, nous devrions être autonomes, et celle de laisser les circonstances dominer notre réflexion. Élie, ce grand prophète en Israël, a cédé aux deux. Nous aussi. Fréquemment.

Ne nous laissons pas diriger par les choses visibles. La victoire d’hier ne détermine pas celle d’aujourd’hui. Vos ennemis non plus. Vous avez chaque jour grand besoin de Dieu, car vous ne savez pas ce qui constituera une embûche ou une aide.

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11 juillet

Accéder à la connaissance

Vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau. Celui-ci se renouvelle pour être l’image de son Créateur afin de parvenir à la pleine connaissance. COLOSSIENS 3.10

Colossiens 3.1-10

Que les pensées divines viennent penser par moi !

– Amy Carmichael

DE LA PAROLE… Lors de votre nouvelle naissance, vous avez été renouvelé spirituellement. La Bible est explicite. Vous êtes une nouvelle créature ; ce qui est ancien a disparu (2 Corinthiens 5.17). Qu’est-ce que cela signifie pour nos corps ? Ils meurent, mais ils ressusciteront. Et pour nos cœurs ? Ils étaient durs et insoumis à Dieu ; maintenant ils sont malléables et tournés vers lui. Et qu’en est-il de nos pensées ? Paul nous le dit ici. Nous recevons une nouvelle connaissance.

Cette connaissance n’est pas un simple changement de point de vue. Il s’agit de l’irruption de vérités dans notre âme autrefois trompée. Nous avons maintenant une vision radicalement différente des choses, une compréhension fondamentale de qui est Dieu et de comment son Fils nous a sauvés. Nous prenons nos décisions différemment. Nous disposons aussi d’une sagesse divine, d’une capacité à penser ses pensées et à vivre de sa vie. C’est le processus de la sanctification.

N’est-ce pas merveilleux ? Alors que bien des cultes et des philosophies font de nous-même notre propre dieu, Jésus nous transforme en hommes et femmes ayant la pensée de Dieu. C’est un principe fondamental du christianisme : ceux qui étaient déchus et morts sont maintenant habités par Celui qui est ressuscité et vivant.

Cela signifie-t-il que jamais plus nous ne ferons d’erreurs ? Que nous serons toujours d’accord ? Que notre logique sera infaillible ? Absolument pas. Mais cela signifie que, dans la mesure de notre soumission à la pensée de Christ, nous pouvons avoir sa pensée. Nous pouvons être conduits, guidés, renouvelés, transformés, façonnés toujours plus à son image.

… AUX ACTES Êtes-vous conscient du but fixé par Dieu pour votre vie ? C’est peut-être le plus grand défi qui s’offre au chrétien. Nous cédons trop facilement à l’abattement, à la critique, à la tromperie et aux idées fausses. Dieu peut transformer tout cela si nous le laissons faire. Vous n’avez pas à le convaincre d’agir, il vous aime. Il veut que nous pensions comme lui. Débarrassez- vous de la vieille nature et revêtez la nature nouvelle. Soyez, jour après jour, conforme à son image.

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10 juillet

Fuir vers la réalité

Préoccupez-vous de ce qui est là-haut et non de ce qui est sur la terre COLOSSIENS 3.2 (BFC)

Colossiens 3.1-10

Que la pensée du Christ mon Sauveur m’habite jour après jour.

– Kate B. Wilkinson

DE LA PAROLE… L’essentiel de la sagesse, le cœur de cette transformation que nous appelons sanctification (et que Paul nomme renouvellement de la pensée), est résumé dans ce verset. Nous portons notre attention sur ce qui ne nous intéressait pas auparavant. Dans notre réflexion, nous remplaçons le temporel par l’éternel, l’inutile par l’utile, le profane par le sacré, le moi par Christ. Nous ne recherchons plus les ténèbres, mais la lumière. Nous ne recherchons plus l’argent, mais le trésor de grand prix. Nous ne recherchons pas notre propre réputation, mais la sienne. Nous nous situons dans une perspective radicalement différente.

Cette perspective, c’est Christ. Savez-vous ce que nous sommes eu lui ? Voici ce que Paul écrit : nous avons été ressuscités avec lui, nous siégeons là où il siège, il vit au plus profond de notre cœur, là où autrefois nous pensions régner. Cela signifie que nous devons être complètement focalisés sur notre nouvelle demeure et notre nouvelle vie. S’en détourner serait contraire à notre nature transformée. Ce serait fuir la réalité, s’abandonner aux fantasmes de choses sans valeur et négliger les vraies richesses. Nous ressemblerions à des porcs transformés en princes qui prê­tèrent toujours leur fange. Nous serions des insensés.

Et cependant, c’est ainsi que vivent de nombreux chrétiens. Nous avons du mal à nous concentrer sur des réalités que nous ne pouvons pas voir, quoiqu’elles soient très présentes. Nous sommes modelés selon les critères de ce monde, baignant dans de fausses philosophies et habités par de vieilles pensées. Ainsi Paul se doit d’instruire les chrétiens de Colosses qui, comme nous, sont assaillis par des idées erronées. Gardons nos pensées en Christ, c’est là que nous devons être.

… AUX ACTES II s’agit d’une discipline. On nous a peut-être enseigné que discipliner notre esprit à penser d’une certaine façon s’apparente à un lavage de cerveau, une fuite hors de la réalité. Mais pour nous, fixer nos pensées sur les choses d’en haut est une évasion dans la réalité. Elle nous positionne là où nous devons réellement nous trouver. Elle renouvelle notre intel­ligence et nous rend vraiment sages.

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9 juillet

Un merveilleux planning

Dieu fait toute chose belle en son temps.

ECCLÉSIASTE 3.11

Ecclésiaste 3.11 Romains 8.18

Le doigt de Dieu ne peut rien toucher sans le façonner avec grâce.

– Georges MacDonald

DE LA PAROLE… Certaines fleurs s’épanouissent dans les jours qui suivent leur plantation. D’autres ne fleuriront pas pendant des années, avant de s’épanouir pour peu de temps. D’où cela vient-il ? De Dieu, que la beauté de la création manifeste en des temps différents et de différentes manières.

Vous connaissez probablement des personnes qui se sont épanouies aussitôt « plantées ». Peut-être en êtes-vous ? Toutefois, les plantes à floraison rapide peuvent être agaçantes. Elles nous rappellent ce que nous voudrions que Dieu accomplisse dans nos vies. Nous nous impatientons du temps de Dieu qui semble bien long, et nous nous demandons quand nous arriverons dans notre terre promise, objet de notre espérance. Nous oublions ainsi la leçon tirée de la diversité de la flore sur cette terre. La croissance, la maturation et l’épanouissement des végétaux varient largement d’une espèce à l’autre. Et pour Dieu, chaque chrétien est unique. Nous sommes tous différents.

Bien sûr, nous sommes tous un en Christ. Mais, il n’est écrit nulle part que Dieu traite chacun de la même manière. Certains ne semblent jamais souffrir alors que pour d’autres, la souffrance est le lot quotidien. Certains portent du fruit toute leur vie, d’autre seulement pendant un temps. Certains vivent des décennies, d’autres quelques instants. Et Dieu les tient chacun dans sa main.

… AUX ACTES Etes-vous un observateur frustré, exclu de l’en­semble des croyants que Dieu bénit abondamment, vous demandant s’il fera un jour la même chose pour vous ? Bien des raisons peuvent expliquer cette attente, comme les limitations imposées par le péché dans votre vie ou la nature particulière du don qu’il a en réserve pour vous. Mais considérez que Dieu fait toute chose belle en son temps. Il prépare la terre à connaître sa gloire (Habakuk 2.14). Pourquoi vous tiendrait-il à l’écart ?

Considérez la promesse de Romains 8.18 : les souffrances du temps présent ne sont pas comparables à la gloire à venir. Puis appliquez votre attention à la gloire future. Sachez qu’au temps voulu, Dieu fera toute chose – même votre vie – très belle.

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8 JUILLET

Dieu de toute saison

Un temps pour déchirer et un temps pour recoudre, un temps pour garder le silence et un temps pour parler. ECCLÉSIASTE 3.7

Ecclésiaste 3.1-8

Le véritable sens de la vie consiste à œuvrer pour l’établissement du royaume de Dieu.

– Léon Tolstoï.

DE IA PAROLE… Si nous voulons vraiment comprendre comment ce passage s’applique dans nos vies, il nous suffit de regarder à Jésus. Nous pourrions dire que chaque temps et chaque saison ont été accomplis par lui comme il se devait. Un temps pour naître ? Oui, au temps marqué par Dieu. Un temps pour mourir ? (Oui, au moment opportun. Un temps pour tuer ou pour démolir ? Oui, il fallait s’attaquer au mauvais climat de croyances erronées. Un temps pour guérir ou construire ? Oui et aujourd’hui encore, il guérit et construit. De plus, il a dispersé et rassemblé, embrassé et délaissé, déchiré et réparé, il a gardé le silence et a parlé sans détour. Il a aimé l’homme et haï le péché ; il fait toujours les deux. Il a déclaré la guerre au royaume de ce monde et proclamé la paix éternelle – le « Shalom » de Dieu. Pour Jésus, ce n’était pas soit l’un soit l’autre, mais un ensemble cohérent. Mieux que qui­conque, il comprenait le planning divin.

Mais nous devons aussi discerner le temps de Dieu dans nos vies. Nous devons comprendre quelles circonstances nécessitent de se battre, et celles qui exigent de faire la paix. Nous devons savoir quand le moment est venu de labourer avec énergie et quand il faut plutôt semer avec douceur. N’oublions pas comment Dieu nous a confrontés à notre péché, et pourtant patiemment nous a amenés à la repentance. Il a un temps pour l’opposition la plus ferme et l’encouragement le plus humble. Surtout, nous devons comprendre que Jésus n’a pas pour but de conforter chacun dans ce qu’il est, mais de réorienter fondamentalement les personnes, les cultures et les royaumes. Nous devons nous souvenir que la nouvelle création ne peut coexister avec l’an­cienne.

… AUX ACTES Au regard de l’activité de Dieu, nous pouvons constater qu’il y a effectivement un temps pour toute chose. Dieu est venu habiter ce monde jadis parfait mais aujourd’hui rebelle, avec un plan pour arracher et planter, pour tuer et faire naître, pour entrer en guerre et instaurer la paix. Bénis soient ceux qui comprennent l’action divine et qui s’intègrent dans ce plan.

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7 JUILLET

Le fruit de la Chute

Un temps pour mourir… tuer… démolir… pleurer… perdre… jeter… haïr… pour la guerre. ECCLÉSIASTE 3.2-8

Ecclésiaste 3.1-8

Le monde résonne de changements ; il n’est jamais constant sauf dans la désillusion.

– Thomas Watson

DE LA PAROLE… Sans qu’elle nous donne pour autant le droit de tuer, de haïr ou d’entreprendre toute autre action tellement destructrice, la Bible expose les conséquences de la Chute. Nous vivons dans un monde brisé où l’être humain a chuté.

Si chacun voulait bien vivre en conformité avec la justice divine, il n’y aurait jamais un temps pour tuer ou aller à la guerre. Mais ce n’est malheureusement pas le cas. Le mal est présent dans ce monde, et il y a un temps pour le repousser, même par la force. Si le péché n’avait pas introduit la mort sur cette terre, il ne serait pas question d’un temps pour arracher, démolir ou jeter. Mais, je le répète, ce n’est pas le cas ; la décadence est présente dans ce monde, tant matérielle que pour ce qui concerne nos projets, nos idées et nos rêves. Les saisons régissent la croissance des végétaux, mais impliquent aussi leur mort. Dans le cycle de la vie sont déjà présents le commencement et la fin, l’abondance et le sacrifice. Voilà malheureusement ce qui se passe quand on tente de construire la pérennité dans un monde qui passe. Ce n’est pas possible. La nature et Dieu s’y opposent.

… AUX ACTES En fait, l’Ecclésiaste décrit la vie dans un monde déchu. Le contraste avec les promesses du royaume de Dieu est saisissant. Ces « temps » sont-ils tous inhérents aux deux règnes ? Bien sûr que non ! Le royaume de Dieu n’accorde aucune place à la guerre et aux pleurs, à la mort et à la destruction ou à toute autre forme de gangrène et de pourriture. Le royaume de Dieu s’épanouira dans la vie et l’amour, avec un Seigneur qui ne change pas en fonction des saisons. Il changera notre futilité en productivité.

Pour l’instant, comprenons le monde en ruine dans lequel nous vivons. N’essayons pas de le déguiser en paradis. N’espérons pas les temps d’amour et de fidélité tout en cherchant à ignorer les temps de chagrin et de désespoir. Dieu n’a pas racheté une nation de rêveurs, il s’est acquis un peuple plein d’espérance. Nous comprenons la nature de notre monde, mais nous attendons avec impatience l’avènement du royaume de Dieu. Nous en per­cevons déjà les prémices. Chaque chose en son temps

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6 juillet

Un temps pour le bien

Ecclésiaste 3.1-8

Veillez à ne pas être d’emblée attristés par les malheurs de ce monde, car vous ne connaissez pas le bien qu’ils produisent.

-Jean de la Croix

Un temps pour naître… pour planter… pour soigner…

Pour construire. ECCLÉSIASTE 3.2-3

DE IA PAROLE… Nous n’avons pas de difficulté à reconnaître I lien comme la source de la vie, de la santé et du bonheur. Mais toux qui sont éloignés de Dieu, tant parmi les croyants que les non-croyants, peuvent se sentir exclus de telles bénédictions. Pour ceux dont la vie a été marquée par la douleur et les luttes, b », bienfaits de Dieu peuvent paraître vraiment très lointains. Peut-être ont-ils même perdu de vue le Dieu de bienveillance et d’amour ? Peut-être sont-ils devenus désespérés ?

Les périodes sombres de la vie peuvent produire cet effet.

Elles voilent la bonté de Dieu et nous donnent le sentiment d’être seuls au monde. Elles transforment la foi en scepticisme et l’es­pérance en cynisme. Dans la sombre nuit du doute ceux qui, dans le passé, s’attendaient à Dieu réagissent soit en se rapprochant île lui, soit en le lâchant complètement. Quand la tentation de tout lâcher nous assaille, il est important de nous souvenir qu’il y a un temps pour naître, pour planter, pour soigner, pour construire. Il y a un temps pour la bonté de Dieu dans la vie du croyant.

Une interprétation populaire de ce passage affirme qu’un « temps pour tout » signifie que nous pouvons choisir la vision de la vie que nous désirons. « Un temps pour tout » peut signifier, à tort, que tout passe. Mais il s’agit plutôt d’une question de dis­cernement. Celui-ci nous garde de l’orgueil et de l’insouciance dans les périodes de prospérité, et nous permet de ne pas devenir sombres et désagréables dans les temps de disette. Il nous maintient à l’équilibre pour nous éviter un enthousiasme exagéré dans les jours heureux ainsi qu’un effondrement excessif aux heures les plus sombres. Ce passage nous rappelle l’importance de discerner ces temps de la vie, sachant que nos actes sont tri­butaires de tout le cycle des saisons et non pas de la météo d’au­jourd’hui.

… AUX ACTES Si vous traversez une période difficile, sachez qu’elle prendra fin. Les saisons de Dieu s’écoulent en leur temps et nombre d’entre elles sont bonnes. Il ne prive jamais ses enfants de toute bonne saison de la vie. La lumière viendra, le froid dis­paraîtra et Dieu bénira votre vie – en son temps.

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5 JUILLET

Ecclésiaste 3.1-8

Après l’hiver vient l’été. Après la nuit vient l’aurore. Après chaque tempête vient le calme, un ciel dégagé.

– Samuel Rutherford

Changements permanents

Il y a un temps pour tout et un moment pour toutes choses sous le soleil. ECCLÉSIASTE 3.1

DE LA PAROLE… L’homme vit toujours dans l’attente de bonnes choses et la crainte de mauvaises. Nous entretenons des rêves, des buts, des désirs secrets et des besoins impérieux. C’est lorsque nous nous attendons le plus à certains fruits dans notre vie, qu’ils ne viennent pas. Mais quand nous pensons devoir nous satisfaire d’un manque, Dieu donne souvent du fruit. Les saisons de la vie nous frustrent.

L’auteur de l’Ecclésiaste, peut-être Salomon, est âgé et philo­sophe. Bien qu’il ne soit pas animé de l’espérance chrétienne, il connaît néanmoins une chose ou deux sur notre finitude d’ici- bas. Il a constaté le vide et la futilité. Hormis Dieu, il n’a vu qu’absurdité. S’il n’y a pas de Dieu, pas de vie après la mort et pas d’espérance, alors la vie veut-elle la peine d’être vécue ? Malgré cela, sans trouver un sens à la vie, Salomon peut dire : « Il y a un temps pour tout. »

Salomon a observé les changements de saisons. Il sait que le cycle de la vie ne se réduit pas à une simple question météorolo­gique, mais qu’il s’agit aussi de relations, de travail et d’émotions. Au fil de la vie, nous passerons par des saisons stériles. Nous tra­verserons des temps de découragement ou de désespoir. Nous serons soumis à des tâches sans intérêt et exposés à des conflits irréductibles. Entrecoupant les moments de bonheur, des périodes d’atermoiement ou de régression nous affligeront. Tout ne sera pas bon tout le temps.

… AUX ACTES II est important pour nous de le savoir. Nous nous conduisons en insensés si nous ne comprenons pas que la vie comporte différentes saisons. Si vous êtes actuellement inefficace, ou au contraire particulièrement productif, sachez que ce n’est que pour un temps. Que vos relations soient difficiles, ou au contraire excellentes, ce n’est aussi que pour un temps. Nous devons nous habituer au changement permanent.

Beaucoup de chrétiens gémissent ou interpellent Dieu quand leur vie ne va pas comme sur des roulettes. N’agissez pas ainsi. Ce n’est que pour un temps. Ne vous attendez pas à ce que votre année entière soit chaude et ensoleillée. Une partie sera froide et pluvieuse. Si vous êtes en hiver maintenant, sachez que le printemps reviendra.

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4 juillet

Psaume 62.6-11

La communion des hommes avec Dieu est communion des hommes entre eux.

– Thomas d’Aquin

Nés de la grâce

Oui, les gens du peuple sont un souffle, les gens illustres un mensonge. Quand on soulève la balance, eux tous, ils pèsent moins qu’un souffle. PSAUME 62.10 (TOB)

DE LA PAROLE… Nous, les êtres humains, nous utilisons bien des moyens pour créer des divisions entre nous. Certaines civilisations pratiquent ouvertement un système de castes. Dans d’autres, c’est beaucoup plus subtil. Le monde occidental a tendance à classer les gens en fonction de leur statut socio­économique, de leur race ou de leur niveau de compétences. Nous (crions presque n’importe quoi pour marquer notre appartenance à un cercle émérite restreint.

Il n’y a aucun mal à adhérer à un cercle partageant les mêmes opinions ou la même origine sociale. Le vrai problème est celui de la hiérarchisation de ces cercles. Nous considérons les gens suivant des critères d’idéologie et d’éducation, d’origine ethnique et nationale, de pouvoir d’achat et de portefeuille bancaire. Ce n’est pas pour rien que l’on voit rarement bavarder ensemble les barons de la finance et les personnes vivant des allocations. Et la raison n’en est pas seulement un manque d’affinités. Notre socio­logie n’est pas le fruit du hasard. Nous aimons nos différences de classes et nous voulons les maintenir.

Naturellement nous élevons des barrières, mais elles n’ont pas leur place dans le royaume de Dieu. Nous serons tous en communion les uns avec les autres autour du trône. Quand les membres de chaque tribu et de chaque nation se réuniront pour adorer Dieu, plus aucune barrière ne se dressera entre eux. Quand riches et pauvres seront rassemblés en son nom, il n’y aura pas de premières ou deuxièmes classes. Dans son royaume, Dieu ne connaît qu’une seule sorte d’êtres humains : ses enfants.

… AUX ACTES Si le royaume de Dieu, dans le ciel, peut être décrit comme une intime communion des saints, pourquoi le royaume de Dieu sur terre ne lui serait-il pas semblable ? Le psalmiste a raison : aux yeux de Dieu, il n’y a aucune différence entre l’homme de condition élevée et celui de condition modeste. L’enseignement de Jésus ne retenait qu’une seule distinction : ceux qui sont nés de nouveau et les perdus. Une seule naissance importe dans son royaume, et elle n’a rien à voir avec la filiation naturelle. Elle relève de la grâce, ici et maintenant dans ce monde.

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3 juillet

La Parole est puissante

Je tends les mains vers tes commandements car je les aime. Je veux méditer sur tes ordonnances. PSAUME 119.48

Psaume 119.41-48

Méditer, c’est garder la Parole de Dieu en tête jusqu’à ce qu’elle affecte chaque domaine de notre vie et de notre caractère.

– Andrew Murray

DE LA PAROLE… Les vérités de la parole que nous entendons n’ont souvent que peu d’impact dans nos vies. Nous écoutons des prédications à l’église, à la radio ou sur Internet, et nous lisons des ouvrages chrétiens, mais nous les oublions en quelques jours. Pourquoi ? Peut-être parce que nous ne prenons pas le temps de méditer ce que nous avons entendu.

Nous vivons généralement une existence débordante d’activités. Après l’église viennent les autres activités du dimanche. Après l’étude personnelle de la Bible viennent le travail et les responsa­bilités familiales. Nos journées sont surchargées et nous n’avons pas un moment pour nous asseoir et méditer. Mais cette réflexion calme est essentielle ! Si nous n’en prenons pas le temps, nous papillonnons d’une vérité à l’autre avec l’illusion qu’écouter équi­vaut à étudier. Il faut du temps à une vérité pour quitter notre intellect et pénétrer au plus profond de nous-mêmes.

Quand nous entendons ou lisons la vérité, notre intellect approuve, mais ce n’est qu’un premier pas. Pour beaucoup, hélas, c’est aussi le dernier. Dieu veut réaliser une œuvre tellement plus grande en nous par sa Parole. Par la méditation, elle pénètre profondément jusqu’à devenir constitutive de notre vie. C’est le seul moyen pour qu’elle ait un effet sur nous. Notre pensée ne sera changée que si notre cœur est transformé. C’est seulement dans les moments de méditation que les vérités essentielles de l’Evangile nous touchent et nous changent. Sans un tel effort, nous nous contentons d’exprimer notre accord avec l’Evangile sans le vivre réellement. Une vraie foi vient du plus profond de notre cœur.

… AUX ACTES La Parole de Dieu manque-t-elle d’impact dans votre vie ? Peut-être manquez-vous de temps pour elle ! Mais il ne s’agit pas seulement de temps. Le moment passé avec la Parole doit être un moment où l’on « mastique » cette Parole, pour com­prendre ses implications, la laisser pénétrer dans notre cœur et raviver notre vie dans l’Esprit. En interrogeant la Parole, nous devons laisser le temps à Dieu de répondre. C’est la seule façon pour qu’elle devienne une puissance de changement. Notre vie en sera transformée.

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2 juillet

La Parole est joie

Oh ! Que j’aime ta Loi ! Je la médite tout le jour.

PSAUME 119.97

2 JUILLET

Psaume 119.97-104

La Bible est une fenêtre dans ce monde-prison, à travers laquelle nous pouvons entrevoir l’éternité.

– Timothy Dwight

DE I.A PAROLE… Même convaincus de la nécessité de lire quo­tidiennement la Bible et de la mettre en pratique, avec le temps, il nous arrive de voir cette lecture comme une obligation qui nous pèse. Nous ne savons pas trop pourquoi, après avoir décidé avec un cœur sincère de nous laisser enseigner par l’Écriture, nous res­sentons les pressions de la vie se resserrer progressivement sur nous. Un agenda de plus en plus compliqué, des demandes astrei­gnantes, des besoins pressants – tout tend à nous éloigner de notre temps de méditation. Notre ennemi s’en assure et Dieu, lui, le permet – c’est un test de notre attachement à la Parole de vie.

Mais, quand bien même nous y resterions attachés, nous passons par des temps d’émerveillement ainsi que par des temps d’indifférence passive. Ainsi va la nature humaine. Ce qui nous passionne un jour nous rebute le lendemain, même lorsqu’il s’agit d’une activité aussi essentielle que la lecture de la Parole de Dieu.

Comment donc entretenir notre passion pour les Écritures ? Peut-être est-elle liée à la manière dont nous les voyons. Il nous arrive facilement de les considérer comme des reliques surannées non pertinentes – sans lien avec le multiculturalisme ambiant et les découvertes technologiques actuelles. Nous devons nous sou­venir que le cœur humain, depuis des milliers d’années, n’a pas changé. Il est égocentrique, enclin au péché et toujours insatis­fait.

… AUX ACTES Si vous considérez la Bible comme un recueil d’écrits anciens, elle pourrait bien vous captiver, mais elle n’aura jamais un grand impact sur votre vie. Mais, si vous la considérez comme le recueil des oracles de Dieu, la clé qui ouvre les voies secrètes de la vie, elle aura un pouvoir de transformation excep­tionnel. La Parole de Dieu ne peut faire moins – elle insuffle la vie dans des âmes mortes, ressuscite ce qui était mourant et réveille ce qui était endormi.

Quand la Bible devient ennuyeuse pour vous, c’est peut-être que vous êtes parvenu à un plateau spirituel dans votre marche avec Dieu. Demandez-lui de vous emmener plus loin. Il est impossible d’imaginer qu’un père rejette une telle demande de la part de son enfant.

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1er juillet

La Parole est vie

Je veux méditer sur tes ordres, et fixer mes regards sur les voies que tu traces. Je trouve un grand plaisir dans ce que tu prescris et je ne veux jamais oublier ta parole. PSAUME 119.15-16

 

Psaume 119.9-16

Certains lisent la Bible pour s’instruire, d’autres la lisent pour écouter Dieu.

– Andrew Murray

DE LA PAROLE… La lecture de la Bible est-elle une obligation, une chose que l’on s’impose quelle que soit notre envie ? (Un peu comme un enfant qui doit finir ses légumes avant de passer au dessert ?) Si telle est notre opinion, alors nous n’avons pas bien compris l’importance de cette Parole que Dieu nous a donnée. Elle est plus que littérature, histoire ou théologie. Elle est vie !

Beaucoup sont rebutés par les généalogies et les listes de commandements de la Bible, ne comprenant pas le bien-fondé de ces passages pour asseoir notre foi sur des bases historiques et humaines. Réfléchissons cependant à notre situation : nous sommes perdus dans ce monde. Qu’une crise de la quarantaine nous assaille ou qu’une angoisse existentielle nous abatte et nous serons bien obligés d’admettre que nous ne savons pas quel est le bon chemin. Et pendant ce temps la Bible, qui s’empoussière sur l’étagère, brûle de répondre à nos questions sur le sens de la vie. Dieu se révèle à nous par la Bible. Elle renferme toute la sagesse dont nous avons besoin.

… AUX ACTES Par votre environnement professionnel, vos loisirs ou vos conversations, la culture dans laquelle vous vivez tend à vous attirer dans un système de valeurs qui lui est propre. La Parole de Dieu, si nous la laissons agir, nous éloignera de cette influence. Elle seule peut résister au courant de ce monde et nous façonner selon le désir de Dieu.

Devons-nous pour autant ignorer notre culture ? Non, on ne peut y échapper. Au contraire, nous devons nous impliquer dans notre monde afin de l’inciter à entrer dans le royaume de Dieu. Mais nous ne voulons pas qu’il nous influence. Laissez la Bible exercer dans votre vie une influence supérieure à toute philosophie ou tout autre système de valeurs. Non seulement nous devons porter une attention particulière à la Parole de Dieu, mais nous devons aussi y prendre plaisir, en avoir envie et la savourer. Ainsi, elle pourra accomplir en nous l’œuvre voulue par Dieu. Elle fera de nous ce à quoi nous sommes destinés.

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30 juin

D’un extrême à l’autre

Que le frère pauvre soit fier de ce que Dieu l’élève, et le riche de ce que Dieu l’abaisse. JACQUES 1.9-10

Jacques 1.9-11

La seule et unique chose dont je puisse me glorifier, c’est que je ne vois rien en moi-même qui mérite la gloire.

– Catherine de Gêne

DE LA PAROLE… En tant que chrétiens, nous avons tendance à tomber dans un extrême ou l’autre : nous lamenter sans cesse de notre nature corrompue, ou nous vanter des bénéfices de la foi. Selon notre position en ce monde, nous pouvons cultiver l’une ou l’autre de ces attitudes. Pour une raison qui nous échappe, nous déduisons de notre richesse ou de notre pauvreté qu’elles | fourraient être des signes de la faveur de Dieu. Ce raisonnement est erroné. Jacques nous indique comment rééduquer notre pensée sur ce point.Les plus démunis de ce monde auraient sans doute bien besoin qu’on leur rappelle qu’ils sont les enfants bien-aimés du lieu très-haut. Quant aux plus riches, peut-être auraient-ils besoin d’entendre plus souvent qu’ils sont des pécheurs appelés à être serviteurs. Mais un jour ou l’autre, nous avons tous besoin Je comprendre ces deux aspects de la réalité. Seule cette connais­sance équilibrée permet de garder une juste perspective sur le monde et sur la vie : nous sommes d’une part incroyablement et intolérablement pervertis et séparés du Dieu vivant, mais aussi extraordinairement et glorieusement rachetés et bénis de trésors éternels, dont celui de connaître Dieu. Chacun de ces extrêmes est immuablement vrai. Il n’est rien qui puisse changer notre humble origine, et rien qui puisse retirer la promesse exaltante de notre destinée. Passer de la décadence de cette planète rebelle à la famille du Roi, quel parcours !

… AUX ACTES Accordez-vous trop d’attention à votre condition île pécheur ? Un excès de modestie peut causer un tel déséquilibre. Méditez sur les richesses du royaume. Vous vous sentez facilement supérieur aux autres ? Le succès matériel peut être à l’origine de ce défaut. Souvenez-vous que nous sommes tous sortis d’une situation corrompue par le péché et que nous sommes appelés à servir dans un esprit de sacrifice.

Mais quelles que soient les circonstances de votre vie – maté­riel les ou spirituelles – sachez que ces deux extrêmes sont vrais pour chaque croyant. La Bible est claire à ce sujet. L’histoire de la grâce est absolument étonnante. Nous avons été emmenés d’un extrême à l’autre.

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29 JUIN

Des prières nécessaires

Que l’Eternel me garde de commettre une faute contre lui en cessant de prier pour vous. 1 SAMUEL 12.23…

1 Samuel 12.19-25

Priez comme si tout dépendait de votre prière.

– William Boom

DE LA PAROLE… Sans doute vous est-il arrivé de vous demander si vos prières étaient efficaces. Vous avez eu l’impression d’essayer de persuader un Dieu réticent d’intervenir dans une situation, alors qu’il n’en avait pas l’intention. Au fond de votre cœur, vous avez parfois le sentiment que vos prières et votre Dieu prennent des directions opposées. Vous avez laissé vos sentiments vous réduire à l’inactivité.

Nous pouvons affirmer sans nous tromper qu’un jour ou l’autre, nous avons quasiment tous suivi ce type de raisonnement. Pas un seul chrétien n’est convaincu qu’il prie de manière adéquate. Nous avons cette impression persistante que nous pourrions et devrions prier davantage. Une raison pour laquelle nous ne le faisons pas est que nous ne sommes pas entièrement convaincus que nos prières sont nécessaires.

Dans le livre de Samuel, nous apprenons que Dieu a fait de la prière une partie intégrante de son action en ce monde. Il ne nous est pas demandé de convaincre un Dieu réticent de faire ce qu’il hésite à faire ; il nous est demandé d’agir comme des cata­lyseurs de son intervention. Non seulement il est acceptable de faire appel à lui, mais c’est ce qu’il attend de notre part. Dieu semble indiquer que son intervention dans les affaires humaines dépend d’une manière ou d’une autre des prières de celles et ceux qui intercèdent. Si nous ne prions pas, il n’agit pas. Dans son plan divin pour le monde, nos prières sont essentielles. Sa volonté est que nous passions du temps à prier ; si nous ne le faisons pas, nous ne suivons pas son plan.

… AUX ACTES L’Esprit Saint vous a-t-il poussé à prier pour quelqu’un ? Vous devez mener cette entreprise à terme ! Son inci­tation n’est jamais superflue. Dieu ne nous demanderait pas de prier si nos prières n’étaient pas un aspect essentiel de son inter­vention. Nous devons continuer à prier jusqu’à ce que son œuvre soit accomplie. Lorsque nous sommes assurés par son Esprit d’avoir accomplis notre devoir de prière pour un sujet donné, nous pouvons passer à d’autres prières, mais pas avant. Son plan pourrait dépendre de vos supplications. Intercédez dans le sens qu’il vous inspire, quel qu’il soit.

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28 juin

La sagesse dans l’attente

Mais, bien vite ils ont oublié ses actes, ils n’ont pas eu confiance en ses projets. PSAUME 106.13

DE LA PAROLE… Vous avez demandé à Dieu de vous montrer la voie, et il ne vous a pas encore répondu. Vous pensez donc que le moment est venu de passer à l’action. Dieu doit certainement vouloir que vous suiviez votre instinct. Son silence n’est-il pas un feu vert qui vous permet de foncer et de faire ce qui vous semble bon ?

 

Psaume 106.1-23

Il ne vient jamais à ceux qui ne patientent pas.

– Frederick William Faber

Le Psaume 106 raconte l’histoire de la rébellion du peuple d’Israël. Leur désobéissance s’est révélée lorsqu’ils se sont empressés d’agir, alors que Dieu n’avait pas encore exprimé sa volonté. Ils avaient oublié sa bonté. Sinon, ils auraient attendu. Mais il est difficile pour la nature humaine d’attendre. Lorsque le souvenir des bienfaits de Dieu s’estompe, nous cherchons à obtenir ses bienfaits par nous-mêmes. Le peuple d’Israël avait oublié que Dieu était leur rocher, leur protecteur, leur libérateur et l’auteur de toutes sortes de prodiges.

L’envie d’agir vite nous conduit toujours à agir selon nos rai­sonnements humains. Sur quoi d’autre pourrions-nous fonder nos décisions quand nous n’avons pas attendu que Dieu nous montre la voie ? Nous n’avons aucun autre recours. Nous choi­sissons de faire au mieux selon notre propre logique, et nous restons alors dans les limites contraignantes de notre pensée. Il est rare que Dieu agisse à la hâte. Il faut du temps pour le renou­vellement de notre intelligence, c’est-à-dire pour former en nous l’image de Jésus.

… AUX ACTES II est quasiment impossible de discerner la volonté de Dieu sans attendre calmement. Nous devons étouffer ces désirs générés par nos tendances personnelles. Interrogeons Dieu plutôt. Écoutons-le. Laissons sa Parole s’enraciner dans notre cœur. Cherchons conseil auprès des autres membres du corps de Christ. Examinons toutes les options possibles. Avec le temps, une voie se dégagera. Et la voix de Dieu vous chuchotera à l’oreille : « Voici le chemin. Suis-le. »

Avez-vous confiance en la sagesse de Dieu ? Suffisamment pour attendre qu’il soit « trop tard » ? Dieu ne tient pas compte de vos délais, mais il n’est jamais en retard. Il vous indiquera la voie de manière claire, et son « timing » sera parfait.

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27 juin

La sagesse dans la communauté

L’insensé pense toujours qu’il fait bien, mais le sage écoute les avis des autres. PROVERBES 12.15….

Proverbes 12.15 ; 15.22

Cherchez les conseils de gens meilleurs que vous au lieu de suivre vos penchants naturels.

– Thomas a Kempis

DE LA PAROLE… Comment les sages peuvent-ils savoir que leurs décisions sont bonnes ? Comment les fous peuvent-ils com­prendre que leurs choix sont mauvais ? Il est impossible de répondre à ces questions en cherchant en nous-mêmes. Le cœur de l’homme n’est pas fiable en matière de sagesse. Nous espérons que notre vision des choses est fondée sur la réalité, mais toute information nous parvient toujours à travers un filtre qui provoque immanquablement des distorsions. Ce qui nous paraît juste ne l’est pas toujours.

En observant l’histoire d’Israël, nous constatons deux tendances opposées. Dans Deutéronome, Moïse exhorte à maintes reprises le peuple d’Israël à faire ce qui est bon aux yeux de Dieu. Dans Juges, chacun fait ce qui lui semble bon. Par la suite, l’Écriture souligne que les rois pieux agissaient bien aux yeux de Dieu. Les rois impies faisaient ce qui semblait bon à leurs propres yeux. Mais pratiquement tous croyaient qu’ils faisaient ce qui était bien.

A notre époque, la plupart des gens font ce qui leur semble bon. Ils pensent bien faire en relativisant les questions éthiques, et vivent comme des navires sans ancre. Chacun se choisit son propre dieu. La tendance est de regarder en nous-mêmes pour trouver des réponses. En réalité, rien n’est moins biblique. Les fous n’ont pas conscience de leur folie. Comment pouvons-nous savoir ce qui est juste ? En écoutant nos sentiments ? En suivant des désirs passagers ou des principes nés d’une sorte d’autosug­gestion ? N’existe-t-il pas une norme objective qui permettrait de mesurer la sagesse ?

… AUX ACTES II en existe une, évidemment. La Bible nous offre une sagesse solide sur laquelle nous pouvons fonder notre vie. Mais alors que cette sagesse est absolue, son interprétation peut varier largement. Et c’est ici que les conseils des autres entrent en jeu. Nous ne devons jamais sous-estimer le corps du Christ. Il nous a façonnés pour vivre en communauté. En général, la sagesse n’est pas donnée à des individus fidèles à Dieu mais à des communautés fidèles à Dieu.

Cherchez-vous votre chemin ? Sondez votre cœur mais ne lui faites pas entièrement confiance. Fiez-vous à la sagesse de la Bible et aux conseils de ceux qui la vivent.

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26 juin

1 Corinthiens 12.1-20

Les dons spirituels ne sont pas des preuves de spiritualité.

– Samuel Chadwick

La diversité spirituelle

Il y a toutes sortes d’activités, mais c’est le même Dieu ; et c’est lui qui met tout cela en action chez tous. 1 CORINTHIENS 12.6

DE LA PAROLE… Les dons de l’Esprit sont de merveilleux trésors. Ils sont la preuve que Dieu nous a inscrits dans son plan et qu’il a fait de nous ses partenaires. Pensez-y ! Partenaires du Dieu éternel ! Aucune prouesse ou réussite professionnelle ne pourrait rivaliser. Il n’y a pas plus grand honneur pour le travail de nos mains.

Une telle réalité ne peut prendre vie qu’en ceux qui ont la pensée du Christ – qui sont ouverts aux choses spirituelles et sont remplis de l’Esprit de Dieu. Il est d’autant plus surprenant de voir la nature humaine déformer cette bénédiction pour en faire un sujet de dispute. Hélas, c’est bien trop souvent le cas ! Les dons de l’Esprit deviennent pour nous un prétexte pour juger l’œuvre de la grâce chez nos voisins. Si Dieu nous a donné le don de miséricorde, nous éprouvons du mépris pour ceux qui n’en démontrent pas. Si Dieu a donné à quelqu’un un fardeau pour les reclus de la société, cette personne aura tendance à penser que tout le monde devrait manifester le même engagement.

Il nous arrive trop souvent de penser que nos dons sont spirituels, et de considérer que ceux qui manquent de ces dons ne sont pas spirituels. Nous sommes les seuls à penser que nos dons et nos convictions sont des indicateurs de maturité spirituelle. Cette pensée ne se trouve pas dans les Ecritures !

… AUX ACTES L’unité de l’Église est souvent troublée par cette idée que toutes les causes doivent être défendues de la même manière par tous les fidèles. Ou que tous les ministères doivent être pareillement exercés par tous les membres du corps de Christ. Nous oublions que notre Dieu aime la diversité. Nous oublions qu’il n’a pas distribué ses dons de manière parfaitement égale. Est-ce injuste ? Non, car il nous jugera avec justice. Chacun est responsable des talents qui lui ont été confiés. Ni plus, ni moins. La distribution se fait selon la sagesse de Dieu.

Ce n’est pas en possédant tous les dons ou en défendant toutes les causes possibles que nous gagnerons en maturité spi­rituelle, mais en acceptant la diversité du peuple de Dieu et en prenant humblement notre place dans cette pluralité.

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25 juin

De multiples identités

En effet, ceux que Dieu a connus d’avance, il les a aussi destinés d’avance à devenir conformes à l’image de son Fils. ROMAINS 8.29…

Romains 8.28-30

Nous ne pouvons-nous empêcher de nous conformer à ce que nous aimons.

– St. François de Sales

DE LA PAROLE… Beaucoup d’adolescents s’identifient à un athlète célèbre ou à une équipe sportive, alors que d’autres idolâtrent des stars de la chanson. Les adultes sont plus subtils mais trouvent aussi leur identité dans leur carrière, leur rôle dans la famille, leur passe-temps, les modèles médiatiques. Il est dans la nature humaine d’essayer de se conformer à une image attrayante. Nous voulons ressembler à des personnes que nous admirons ou nous conformer à des idéaux que nous apprécions. L’image désirée fait alors partie de nous.

Lorsque nous devenons chrétiens, peut-être trouvons-nous qu’il faut sans cesse lutter pour ressembler au Christ. Mais pour­quoi ? Si nous portons notre affection sur lui comme autrefois sur les modèles de la société, ne devrions-nous pas naturellement nous transformer à son image ? Le problème est sans doute que nous ne portons pas vraiment notre affection sur le Christ. Le plaisir de la nouveauté et de la découverte s’émousse. Nous nous amourachons d’autres images – nouveaux centres d’intérêt, nouveaux modèles – tandis que Jésus, jusque-là l’objet de notre adoration, devient subtilement et imperceptiblement l’objet de notre obligation.

Lorsque nous en arrivons là, la vie chrétienne devient une lutte. Il est difficile de se conformer à l’image de Jésus quand nous portons plus d’estime à une autre image. De nouvelles passions nous poussent dans des directions différentes, et celles- ci nous imposent des exigences souvent inutiles ou même néfastes pour notre personnalité. Le caractère chrétien ne peut prospérer dans un tel contexte. Notre esprit ne peut pas rentrer dans deux moules à la fois.

… AUX ACTES Le processus de croissance représente-t-il une lutte difficile pour vous ? Interrogez-vous sur vos désirs. Comment vous voyez-vous ? Comment aimeriez-vous que les autres vous perçoivent ? Quelle image poursuivez-vous ? Si vous découvrez qu’une image autre que celle de Jésus modèle votre âme, abandonnez-la. Elle sera une entrave à votre croissance. Trouvez votre identité en lui seul.

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24 juin

La maîtrise de soi

Celui qui ne sait pas se dominer est comme une ville démantelée qui n’a plus de remparts. PROVERBES 25.28

DE LA PAROLE… L’Église contemporaine est en proie à des problèmes d’autodiscipline. Des comportements iniques se sont infiltrés au sein de nos communautés à un niveau probablement sans précédent. Peut-être la maîtrise de soi représente un problème pour tant de chrétiens, car elle donne l’impression d’être une œuvre de la chair plutôt qu’un fruit de l’Esprit puisque nous avons des efforts à faire. Alors nous devenons passifs. Nous pensons faussement qu’un effort de notre part serait une « œuvre », un produit de la chair et un symptôme du légalisme. Nous finissons par vivre une foi sans les œuvres, et cette foi est morte.

Proverbes 25.28 2 Timothée 1.7

Pour apprendre la maîtrise de soi, il faut commencer par s’abandonner au seul et unique grand maître.

– Johann Friedrich Lobstein

La maîtrise de soi est un des fruits de l’Esprit les plus dérou­tants. En effet, elle concerne à la fois le moi et l’Esprit. S’il faut rester maître de soi, comment se soumettre à l’Esprit ? Impossible, justement. Mais, contrairement à un enseignement très répandu, la Bible ne nous demande jamais d’être contrôlés par l’Esprit, du moins pas dans le sens où nous devrions abdiquer notre respon­sabilité et notre personnalité. Nous devons naître de l’Esprit, être remplis de l’Esprit, conduits par l’Esprit, inspirés par l’Esprit et scellés par l’Esprit. Mais nous ne sommes pas contrôlés par l’Esprit. Par contre, il nous rend capables de nous contrôler.

Le manque de maîtrise de soi nous fait négliger des disciplines indispensables telles que la prière, l’étude de la Bible, l’évangéli­sation… Il risque de nous faire céder de manière inappropriée à des désirs qui peuvent même être légitimes. Un manque de dis­cipline affecte le travail, la sexualité, les loisirs, l’alimentation, la gestion du temps et de l’argent. Si nous comparons notre existence à une ville ancienne, le laisser-aller équivaut à des murailles croulantes. Privés de cette protection, nous sommes vulnérables aux attaques de l’ennemi.

… AUX ACTES Une vie de saine discipline est utile à Dieu. Il peut accomplir de grandes choses puisque ses vastes ressources sont entre de bonnes mains. Une vie incontrôlée dilapide les trésors spirituels et matériels de Dieu et devient propice à l’attaque ennemie. Laissez l’Esprit vous aider à apprendre la maîtrise de soi. C’est la clé d’une bonne gestion des autres fruits.

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23 juin

La douceur

Faites-vous connaître par votre amabilité envers tous les hommes. Le Seigneur est proche. PHILIPPIENS 4.5

Philippiens 4.4-5

Il n’est rien de plus fort que la douceur, rien de plus doux que la vraie force.

– St. François de Sales

DE LA PAROLE… David usa de douceur envers son fils rebelle (2 Samuel 18.5). Jésus vint sur terre dans un esprit de compassion (Matthieu 11.29 ; 21.5). Paul avait de la tendresse pour les églises qu’il avait fondées (2 Corinthiens 10.1 ; 1 Thessaloniciens 2.7). Tout au long des Écritures, il nous est demandé de revêtir la douceur comme une tenue de rigueur. Et pourquoi donc ? Parce que Dieu s’est montré doux envers nous. C’est son caractère, et nous devons lui ressembler.

Peut-être nous est-il difficile d’envisager Dieu comme quelqu’un de doux. En lisant la Bible, nous voyons sa colère envers l’humanité à l’époque de Noé. Il ordonne à Israël de traiter les Cananéens sans pitié. Il juge Israël avec sévérité dans les livres des prophètes. Il condamne nos péchés lorsqu’il fait porter notre iniquité par Jésus, dans la violence et le sang. Tout cela montre sa pureté absolue et son irréductible sainteté. Mais son cœur est fonda­mentalement doux. Quand notre humilité autorise sa douceur, celle-ci prend toujours le pas sur son jugement.

Avez-vous déjà senti sa douceur ? Lorsque vous recevez la grâce au lieu de la condamnation, elle est là. Chaque jour, quand Dieu vous nourrit, vous protège et vous donne l’air que vous res­pirez, vous pouvez ressentir sa douceur. Si vous connaissez quelqu’un qui vous aime tel que vous êtes, alors vous pouvez voir le reflet de sa douce nature. C’est en Jésus que nous connaissons un Dieu de douceur.

… AUX ACTES Si Dieu se sert du fruit de l’Esprit manifesté par l’Église pour montrer son caractère à un monde désemparé, alors la douceur fait partie des fruits les plus nécessaires. Le monde ne connaît pas ce Dieu de douceur. Il en a dressé un portrait lourd de jugements cruels, ou bien, à l’inverse, une image mielleuse et superficielle. Le monde n’a pas vu suffisamment d’exemples de douceur vertueuse, patiente et rédemptrice. Soyez un de ces exemples et allez chercher quelqu’un d’offensant pour lui démontrer la douceur de Dieu.

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22 juin

La fidélité

Qui, ô Éternel, ô Dieu des armées célestes, qui est puissant comme toi ? Qui, ô Éternel ? Ta fidélité rayonne tout autour de toi. PSAUME 89.9

Psaume 89.1-9

La personne fidèle vit avec Dieu continuellement.

– Clément d’Alexandrie

DE LA PAROLE… Si vous deviez faire une étude du mot fidélité dans la Bible, vous feriez une découverte pour le moins surpre­nante : la plupart des références à la fidélité ne se rapportent pas à nous, mais à Dieu. Dans les Écritures, la fidélité de Dieu est un lait établi, celle des êtres humains ne l’est pas. On nous encourage à la fidélité, mais il nous en manque toujours. Dieu, lui, est constant. Sa fidélité s’élève jusqu’aux cieux (Psaumes 36.6 ; 57.11 ; 108.5). Avec Dieu, les notions d’amour et de fidélité sont si souvent mentionnées ensemble qu’elles sont clairement interdé­pendantes. Son amour est immuable, il n’a rien d’inconstant, pas même après de nombreuses générations (Psaume 100.5). La vraie fidélité subsiste à jamais (Psaume 117.2). Il ne peut en être autre­ment.

C’est pourquoi la fidélité est forcément un fruit de l’Esprit. Elle ne peut être fruit de la chair. L’humanité mesure la fidélité en termes de mois et d’années ; Dieu la mesure en termes d’éternité. Il nous est impossible de maintenir un tel degré d’en­gagement à moins d’en recevoir la capacité d’en haut. Il n’est pas dans nos capacités de rester fidèles à une alliance trop longtemps. Pratiquement toutes les alliances dans la Bible trouvent leurs ori­gines dans le ciel et sont maintenues de manière unilatérale par Dieu qui garde son alliance. Seule sa fidélité dure à toujours.

… AUX ACTES Si vous aviez besoin d’être rassuré quant à votre salut, voilà qui est fait. Dieu vous garde parce qu’il est fidèle. Il connaît l’inconstance de ceux qu’il cherche et, néanmoins, il nous cherche. Il savait combien nous étions instables avant même de s’engager à nous sauver.

Mais nous ne pouvons pas rester instables, pas si nous sommes remplis de son Esprit. La chair est faible, mais nous ne vivons plus selon la chair. Ne dites jamais : « Mais c’est humain ! » Vous êtes un humain habité par l’Esprit du Dieu vivant. La fidélité devient possible lorsque nous dépendons entièrement de lui. Sa fidélité entoure son trône. Faites trôner Dieu dans votre cœur, et la fidélité vous entourera aussi

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21 juin

La bonté

Oui, toute ma vie, ta bonté et ton amour m’accompagneront.

PSAUME 23.6

Psaume 23

La bonté c’est tellement simple : vivre toujours pour les autres, ne jamais rechercher son propre intérêt.

– Dag Hammarskjôld

DE LA PAROLE… De nos jours, pour qu’une chose soit vraiment louable, elle doit être extraordinaire, incroyable, stupéfiante ou géniale. Nous sommes tellement inondés de superlatifs qu’il nous faut chercher des adjectifs toujours plus frappants à chaque nouvelle saison publicitaire. Dieu, par contre, fait souvent sa publicité avec une simplicité rafraîchissante. Il est bon. Profon­dément bon, purement et simplement bon. Bonne est son attitude envers nous, bonne est sa volonté pour nous, et bonnes sont les œuvres qu’il accomplit pour nous. En ce bas monde, nous n’avons pas l’habitude des formes pures ; tout est entaché de corruption. Mais avec Dieu, aucun superlatif n’est nécessaire. Quelle que soit notre perspective, nous ne verrons que bonté chez lui.

Dans sa bonté s’opère une étonnante transformation. Dieu bénit pour que son peuple bénisse à son tour. Il donne pour que nous donnions. Il aime pour que nous aimions. Il pardonne pour que nous pardonnions. Sa conduite envers nous doit être reflétée par notre conduite envers les autres. Il ne s’agit pas juste d’une responsabilité à assumer, mais d’une réaction normale. Si nous avons été bien traités, il est normal de bien traiter les autres. Sa bonté s’enracine en nous ; nous devenons bons, comme lui.

… AUX ACTES Généralement, nous sommes préoccupés par l’impression que nous produisons sur les autres du fait de notre personnalité étonnante, de nos talents extraordinaires ou de nos éclatantes réussites. L’Esprit de Dieu, lui, ne nous rendra pas brillants. Il nous rendra bons.

Si les autres ne décèlent pas en nous une bonté simple et sincère, ils ne voient pas l’Esprit de Dieu. Nous oublions que derrière chaque miracle, chaque enseignement, chaque révélation et chaque prophétie se trouve le bon vouloir de Dieu. La bonté est à la base de tout ce qu’il fait. Il est un créateur bienfaisant, et un créateur bienfaisant engendre des enfants bienfaisants. Portez- vous le fruit de la bonté ? Partagez-le avec quelqu’un aujourd’hui. Montrez au monde à quoi ressemble Dieu.

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20 juin

La bienveillance

Faire du bien aux autres, c’est s’en faire à soi-même, mais l’homme cruel creuse son propre malheur. PROVERBES 11.17

DE LA PAROLE… La bienveillance est une attitude ou un acte qui fait du bien à autrui. Elle est dirigée vers les autres, appréciée par les autres et édifiante pour les autres. La cruauté, elle aussi, est dirigée vers autrui. Mais ce proverbe ne s’intéresse pas aux effets de notre bienveillance (ou de notre manque de bienveillance) sur notre entourage. Il passe directement aux effets secondaires. Il s’intéresse aux conséquences pour soi-même.

 

Proverbes 11.17 Colossiens 3.12

Une parole aimable peut être courte et simple, mais elle résonne à l’infini.

– Mère Teresa

Tout comme la patience valorise ceux qui sont les moins enclins à se faire valoir, la bienveillance édifie ceux qui s’intéressent le plus à l’édification d’autrui. Les personnes cruelles essaient de se faire valoir en rabaissant les autres, mais cette stratégie se retourne contre elles. Nuire à autrui finit toujours par nuire à soi-même. De même, faire du bien à autrui finit toujours par profiter à la personne bienveillante. Ceux qui aident les autres s’aident eux-mêmes, et Dieu les aide aussi.

Mais soyons prudents quant à notre définition de la bien­veillance. La véritable bienveillance poussera une personne à dire la vérité dans l’amour (Éphésiens 4.15). Personne ne remettrait en question la bienveillance de Jésus, mais elle pouvait être très provocatrice à l’égard de ceux qui déformaient la vérité et la justice. Toute personne sage n’aura aucun mal à accepter le verset suivant : « Si le juste me reprend, il me prouve son amour. Qu’il me fasse des reproches, c’est sur ma tête un parfum que je ne refuse pas » (Psaume 141.5). La bienveillance, c’est l’effort délibéré de chercher le bien d’autrui.

… AUX ACTES Ressentez-vous de l’hostilité de la part de certaines personnes ? La raison se trouve peut-être en vous- même. Peut-être n’avez-vous pas fait l’effort d’être bon. On récolte ce qu’on sème.  Celui qui sème la gentillesse récolte l’amour.

Certains considèrent-ils votre gentillesse comme un dû ? Ce n’est pas le cas de Dieu. Un proverbe populaire déclare : « Aide- toi et le ciel t’aidera. » Mais la Bible déclare que Dieu aide ceux qui aident les autres. Si vous êtes de ceux-là, vous en bénéficierez aussi.

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19 juin

La patience

La raison de l’homme lui fait retenir sa colère, et sa gloire c’est de passer par-dessus l’offense. PROVERBES 19.11

 Proverbes 19.11 Ecclésiaste 7.8-9

Soyez aussi patients avec les autres que Dieu l’a été avec vous.

– Anonyme

DE LA PAROLE… Les personnes les plus déterminées à faire valoir leurs droits et à réaliser leurs ambitions sont généralement celles qui ont le moins de chance de se faire une bonne réputation. C’est étonnant, n’est-ce pas ? Les gens qui s’enflamment vite et sont très sûrs d’eux-mêmes ont quelque chose de dérangeant dans leur personnalité. Il leur faut absolument obtenir ce qu’ils veulent, maintenant ! Ils sont dominés par leurs coups de tête. Ils portent la marque de ce monde et ils n’impressionnent personne, si ce n’est eux-mêmes.

En revanche, ce sont les personnes patientes – lentes à la colère, réfléchies et peu empressées à parler ou à porter des juge­ments – que l’on estime le plus. Elles ne font pas valoir leur répu­tation, elles la méritent tout simplement. Elles renoncent à avoir le dernier mot, mais suscitent le respect. Le monde les remarque, car elles sont clairement différentes. De telles personnes portent la marque de la sagesse. En somme, que ce soit leur intention ou non, elles ressemblent à Jésus.

Pendant sa tentation au désert, Jésus aurait pu obtenir la domination des nations de ce monde, mais il a préféré attendre. Il aurait pu instaurer son royaume quand il est entré dans Jérusalem à dos d’âne, mais il a patienté. Il aurait pu condamner ceux qui l’ont crucifié, mais il a retardé son jugement. Il aurait pu invoquer les armées célestes pour le défendre, mais il s’est retenu. Il aurait pu revenir hier, mais il a attendu.

Pourquoi donc est-il si patient ? Parce que, plus il investit dans son peuple – en temps comme en maturité spirituelle – plus grands en seront les bénéfices éternels.

… AUX ACTES Appliquez-vous ce même principe ? Parfois, la meilleure des réponses est une réponse peu empressée, voire pas de réponse du tout. Parfois, il est inutile de se défendre soi- même si on sait que la situation finira par être rétablie. Parfois, la personne qui nous a offensé finira par changer d’avis, si nous lui en laissons le temps. Si vous êtes patient en toute chose, vous êtes comme Jésus. Votre sagesse vous honorera, vous et Jésus.

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18 juin

La paix

Que la paix instaurée par le Christ gouverne vos décisions. COLOSSIENS 3.15

DE LA PAROLE… La paix est hors d’atteinte. Elle échappe non ‘. Seulement aux pays en guerre, mais aussi aux institutions publiques cl privées. Malheureusement, elle est également absente de nos églises et de nos familles. Et plus troublant encore, elle manque dans notre cœur.

 

Colossiens 3.15-17

Tu nous as créés pour toi, et nos cœurs sont agités jusqu’à ce qu’ils trouvent le repos en toi.

– St. Augustin

Depuis le jardin d’Eden, le cœur de l’homme est troublé. Nous sommes des créatures agitées parce que nous nous sommes éloignés du but pour lequel nous avons été créés. Nous avons perdu la dépendance naturelle que nos premiers parents éprou­vaient à l’égard de Dieu. Le sentiment d’insécurité règne. Et là où règne l’insécurité, il ne peut y avoir de paix.

Nous vivons dans un monde en conflit parce que nos cœurs sont en conflit. Nous voulons établir le règne du Christ dans nos cœurs, mais Christ doit remplacer le règne du moi, avec toutes ses craintes, ses ambitions, ses passions et ses faux espoirs. Et cela prend du temps. Les personnes tourmentées de la sorte trouvent difficile de vivre en paix avec les autres, que ce soit au travail, à l’église ou à la maison. Les gens qui ne s’entendent pas bien avec les autres ont invariablement un malaise avec eux- mêmes. Ceux qui sont en paix en eux-mêmes sont presque toujours en paix avec les autres. Et même quand les autres se déchaînent contre eux – comme ce fut le cas de Jésus sur la croix, d’Etienne devant le sanhédrin, ou de Paul lors de ses déplace­ments – ils ne font rien pour attiser le conflit. Ils sont en paix avec eux-mêmes et en paix avec Dieu.

… AUX ACTES Paul dit qu’il nous faut laisser la paix du Christ régner dans nos cœurs. Il ne dit pas que la paix doit simplement exister dans nos cœurs, ni qu’elle doit influencer nos cœurs de temps à autre. Elle doit y régner.

Etablissez votre propre diagnostic : êtes-vous en conflit avec les autres ? Si tel est le cas, il s’agit sans doute du reflet de la condition de votre cœur. Demandez à Dieu de calmer ces flots tumultueux en vous. Laissez Jésus régner dans les moindres recoins de votre être. Expérimentez les profondeurs de sa paix.

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17 juin

La joie

La joie que donne l’Éternel est votre force.

NÉHÉMIE 8.10

Néhémie 8.1-12

La joie consiste à se savoir aimé inconditionnel­lement.

– Henri Nouwen

DE LA PAROLE… Le jour où Esdras le scribe lut le livre de la Loi de Dieu en présence de l’assemblée fut un jour d’affliction et de repentance. Soudain, toute une génération d’Israélites se rendait compte de ce que les générations antérieures avaient abandonné : une alliance d’amour avec le grand Dieu tout-puissant. Et, d’après Néhémie, ils pleurèrent.

Avez-vous déjà pleuré sur vos échecs ? Vider son cœur de lourds péchés irréparables est une expérience d’humilité. Le cœur humain ne se sent jamais aussi faible que lorsqu’il se retrouve face à ses défauts indéniables. Notre humanité est criblée de péchés, et nous ne pouvons rien y faire. Nous sommes faibles et impuissants.

Croyez-le ou pas, il n’est point de meilleur endroit. C’est dans notre faiblesse que Dieu nous rencontre, et il élève les humbles. « Heureux ceux qui pleurent, car Dieu les consolera » (Matthieu 5.4). Quelle fragilité bénie que de n’avoir aucun droit devant Dieu, aucune parole pour se justifier, absolument aucune capacité de négociation ! Une fois que nous l’acceptons, nous pouvons accepter sa provision, et il n’existe pas de plus grande joie. C’est tout ce dont nous avons besoin. Nous passons alors de la faiblesse à la force, car c’est dans notre vulnérabilité la plus évidente que la puissance de Dieu et sa présence se manifestent avec le plus d’éclat. Nous pouvons laisser tomber nos douloureuses tentatives d’autosuffisance et accepter que lui seul est suffisant. Aucune joie n’est plus grande que celle de se rendre compte que tout repose sur ses épaules et non sur les nôtres.

… AUX ACTES Connaissez-vous la joie de Dieu ? L’avez-vous déjà entendu vous parler dans votre chagrin et vous dire, avec Néhémie : « Ce jour est un jour consacré à notre Seigneur. Ne vous affligez donc pas, car la joie que donne l’Éternel est votre force » ? Le chrétien dépourvu de joie porte un fardeau qu’aucun être humain n’est capable de porter. Le chrétien joyeux a déjà affronté sa faiblesse et a accepté la force de Dieu, en lui abandonnant ses fardeaux. Apprenez l’art de lâcher vos fardeaux ; soyez fort et joyeux.

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16 juin

L’amour

Il a déployé sur moi l’étendard de l’amour.

CANTIQUE 2.4

 DE LA PAROLE… Le Cantique des Cantiques est un livre romantique, car notre Dieu est un Dieu romantique. L’affirmation serait- elle irrespectueuse ? Non, si nous comprenons que l’amour pas­sionné ne peut provenir que du cœur passionné de Dieu. L’amour romantique n’est pas une invention de Satan ni la marque d’une condition humaine dépravée. Il caractérise des êtres émotionnels créés à l’image d’un Dieu émotionnel. Notre amour reflète le sien.

Cantique 2.1-4

L’amour pour les êtres humains provient

Immanquablement de l’amour de Dieu.

– John Hooper

Tout comme le jeune marié dans le Cantique des Cantiques, Jésus, l’époux des grandes noces divines, a déployé son amour sur nous comme une déclaration de victoire. Nous en tirons notre identité. Nous savons qu’il nous aime, et c’est pourquoi nous l’aimons (1 Jean 4.19). De plus, nous nous aimons aussi les uns les autres. C’est là le trait caractéristique du chrétien rempli de l’Esprit. Là où l’amour est absent, l’Esprit est absent. Là où l’Esprit est absent, l’amour est absent.

Cette vérité est tellement importante que Jésus lui consacre une grande part des dernières paroles qu’il a adressées à ses dis­ciples. Dans les chapitres 13 à 16 de Jean, il leur donne une démonstration d’amour pour ensuite l’enseigner : l’amour et l’obéissance, l’amour et l’Esprit, l’amour et la prière, l’amour et son amitié. Puis, dans sa prière d’adieu, il demande à son Père : « Qu’ils soient parfaitement un et qu’ainsi le monde puisse recon­naître que c’est toi qui m’as envoyé et que tu les aimes comme tu m’aimes » (Jean 17.23). Il s’agit d’un amour intime – « moi en eux et toi en moi » – entre un Dieu qui aime, son fils bien-aimé, et un peuple qui a soif d’amour. S’il est une marque de foi, c’est bien l’amour.

… AUX ACTES Votre vie porte-t-elle la bannière de l’amour ? Êtes-vous conscient de l’amour immense de Dieu à votre égard ? Éprouvez-vous de l’amour pour lui et pour les autres ? Ne vous méprenez pas : peu importe le degré de maturité spirituelle d’un croyant, sa spiritualité est fausse s’il n’est pas empreint d’amour. « Dieu est amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » (1 Jean 4.16). Il n’est point d’autre chemin. Une vie sans amour n’est pas chrétienne. Que l’amour, plus que tout, vous définisse.

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15 juin

Le fruit et l’Esprit

Mais le fruit de l’esprit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi. GALATES 5.22-23

Galates 5.16-26

Une œuvre conçue pour l’éternité ne peut venir que de l’Esprit éternel.

– A. W. Tozer

DE LA PAROLE… Toute personne souhaitant vivre dans la fidélité à Dieu a déjà prié pour lui demander de porter les fruits décrits dans ce texte. Nous voulons plus d’amour, alors nous prions que Dieu augmente notre amour. Nous voulons plus de patience, alors nous prions pour être plus patients. Tout le monde connaît la chanson. Nous avons tous sollicité ces qualités comme on énumère une liste de courses.

Mais il existe une meilleure approche. Au lieu de rechercher plus de fruit, recherchons plus d’Esprit. Lorsque nous pensons avoir besoin de plus d’amour, nous avons en réalité besoin de plus de Jésus en nous. Ou, plus précisément, nous avons besoin que Jésus ait « plus de nous ». Il en est de même pour la joie, la paix, la patience, etc. Il ne s’agit pas de neuf qualités que nous pouvons isoler les unes des autres pour y travailler séparément. Toutes ensemble, elles font partie de la pensée du Christ. Plus nous demeurons dans son Esprit, plus nous possédons ces fruits. Lorsqu’il nous en manque certains, c’est que nous manquons d’une dimension de notre relation avec l’Esprit qui les donne. Pour porter plus de fruit, il nous faut nous rapprocher de la source. Alors jailliront l’amour, la joie, la paix, etc.

Tel est le dessein de Dieu pour son peuple. Il ne veut pas simplement nous rendre meilleurs, il veut habiter en nous. Il ne s’agit pas pour les fruits de l’Esprit de parer à nos manquements, mais de manifester la présence de Dieu dans ce monde. Si vous constatez une carence en vous, le problème n’est pas le manque d’une quelconque qualité, mais le manque de relation avec le Dieu vivant qui veut vivre sa vie en vous.

… AUX ACTES Croyez-le ou non, c’est par vous et par les autres chrétiens que Dieu veut révéler son caractère en ce monde. Si nous ne manifestons pas le Seigneur, alors personne ne le verra. C’est une immense responsabilité, mais aussi un immense privilège. Manquez-vous du fruit de l’Esprit ? Alors vous manquez de Dieu. Pas nécessairement de son salut, mais de sa seigneurie et de sa communion. Ne demandez pas l’amour, la joie, ou quoi que ce soit d’autre. Demandez Dieu.

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14 juin

Soulagés du fardeau

Le souci au fond du cœur déprime un homme, mais une parole d’encouragement lui rend la joie. PROVERBES 12.25

DE LA PAROLE… Une des exhortations les plus fréquentes dans les Ecritures est celle de ne pas nous inquiéter. Pourtant, un des problèmes les plus tenaces chez les chrétiens est l’inquiétude. C’est curieux, n’est-ce pas ? Mais si Dieu nous recommande si souvent de ne pas avoir peur, c’est probablement parce qu’il sait que la peur est l’un de nos pires problèmes.

Pourquoi Dieu se préoccupe-t-il tant de nos inquiétudes ? Parce qu’il n’aime pas nous voir peiner sous un lourd fardeau. Ce verset des Proverbes affirme que le souci au fond du cœur déprime un homme. L’inquiétude est l’antithèse de la vie abondante que Jésus est venu nous donner, car elle nous empêche de faire la volonté de Dieu et de nous réjouir de sa présence. Quand nos pensées sont absorbées par des circonstances difficiles ou par des personnes compliquées, nous ne pouvons plus nous concentrer sur Dieu. Quand nous craignons les forces qui nous volent ainsi notre vie, nous les plaçons plus haut que celui qui nous donne la vie, le Seigneur lui-même.

Dieu ne veut pas que nous soyons abattus. Peut-être nous donne-t-il beaucoup de responsabilités, mais il ne nous en accable pas. Son fardeau est léger, car Jésus le porte avec nous. Tant que nous nous agitons à cause de nos propres charges, nous ne pouvons pas laisser Jésus les porter. Nous ne pouvons pas sentir sa force si nous tentons de porter le poids de la vie par nos propres forces. Il faut décider : qui va porter nos fardeaux ? Dieu bien sûr.

… AUX ACTES Quelle est la solution à l’inquiétude ? Il y en a plusieurs, la prière étant la première. Cependant, le proverbe d’aujourd’hui en donne une autre : de « bonnes » paroles. Que votre vie en soit remplie. La vérité de Dieu est bonne pour vous, après tout. Révisez-la souvent. Dites-la autour de vous. C’est avant tout par ses enfants que Dieu s’exprime dans ce monde. Manifestez sa bonté à l’égard des autres de manière verbale. Et lorsque les autres vous adressent des paroles aimables, acceptez- les. C’est Dieu qui vous les envoie.

Proverbes 12.25 Philippiens 4.6

Méfiez-vous de l’inquiétude. Après le péché, il n’est rien de plus troublant pour l’esprit. Elle serre les cœurs, peine les âmes, et nous empêche de voir clair. – William Ullathorne

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13 juin

Un Dieu redevable ?

Qui m’a prêté pour que j’aie à lui rendre ? Tout est à moi sous l’étendue des deux. JOB 41.3

Job 40.25-32 ; 41.1-3

Avant que nous quittions cette terre, chaque minute vécue sera pour le chrétien une minute de grâce.

– Charles Spurgeon

DE LA PAROLE… Imaginez qu’un père offre à sa fille un somp­tueux cadeau à chaque Noël : un bijou de très grande valeur. Les premières fois, elle pousse des cris de joie en sautant au cou de son père. Mais après quelques années, il doit se contenter d’un simple « merci ». Elle finit même par considérer ce somptueux cadeau comme un dû. Imaginez qu’une année, le père n’ait pas assez d’argent et lui achète un objet beaucoup plus modeste. Quelle sera sa réaction ?

Nous connaissons assez bien la nature humaine pour savoir qu’une fois habitués à une faveur, nous la considérons plutôt comme un dû. Avons-nous remarqué la même chose dans notre vie spirituelle ? Dieu nous a offert le salut, et ce cadeau nous a procuré une grande joie, comme il se doit pour des bénéficiaires sans mérite. Puis nous nous sommes mis à prendre ses miséricordes pour des acquis. Et à présent, nous estimons souvent qu’elles nous reviennent de droit. Il nous arrive même de nous plaindre lorsqu’il ne répond pas à nos prières comme nous le voudrions ou lorsque la vie n’est pas aussi facile qu’elle devrait l’être. Que nous est-il arrivé ? Nous avons commis une terrible erreur. Nous n’avons pas compris la logique de la miséricorde de Dieu. Quelque part en chemin, nous avons décidé que ses merveilleuses promesses nous donnaient non seulement le droit d’y croire, mais aussi de les exiger. Peut-être avons-nous été trop gâtés ?

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12 juin

Un Dieu de justice

Nombreux sont ceux qui recherchent la faveur du chef, mais c’est l’Éternel qui fait droit à chacun. PROVERBES 29.26

DE LA PAROLE… Dieu aime la justice. Et nous qui sommes créés à son image, nous détestons l’injustice. Surtout si la balance ne penche pas de notre côté ! Même si on nous a dit cent fois que la vie n’est pas juste, nous voulons qu’elle le soit. Nous craignons de ne pas recevoir notre part du gâteau.

 

Proverbes 29.26 Ésaïe 30.18

La justice de Dieu garantit qu’un jour toute injustice sera jugée.

– Joseph Stowell

Notre sens de la justice est contrarié lorsque Dieu n’intervient pas au moment que nous jugeons opportun. L’idée que toute justice ne sera rendue qu’au jugement dernier ne nous satisfait pas. Et si le coupable se repentait, justice ne serait pas faite ; ce serait un tour gratuit pour lui ! Nous avons pourtant, nous aussi, bénéficié d’un tour gratuit le jour où nous avons accepté le sacrifice de Jésus. Mais peu importe, lorsque nous avons subi un tort, nous réclamons justice.

Au cours des siècles passés, cette indignation a conduit les hommes à créer toutes sortes de tribunaux et de châtiments. Et  Dieu pourrait les approuver ; il n’aime pas le chaos. Du moment où nos systèmes judiciaires reflètent les valeurs de Dieu, ils lui sont agréables. Mais il reste toujours quelque offense impunie. Alors, nous avons le choix : nous pouvons ressasser sans cesse nos griefs, ou nous pouvons les lâcher et pardonner, confiants que Dieu s’en occupe au mieux. Nous choisissons souvent la colère plutôt que la confiance.

… AUX ACTES Quelle solution appliquez-vous quand on vous fait du tort ? La Bible ne recommande pas la vengeance ; celle-ci appartient à Dieu. Elle ne promet pas non plus que justice sera toujours faite : Dieu ne nous a pas fait subir sa justice quand nous avons accepté Jésus comme sauveur. Comment pouvons- nous exiger que d’autres la subissent ?

Cela vous gêne ? Détendez-vous. Dieu rendra effectivement justice, en son temps et à sa manière. Il attend avec patience tous ceux qui vont se repentir ; c’est trop tôt pour un verdict définitif. Cherchez la justice aujourd’hui, lorsque c’est utile, mais n’y fondez pas tous vos espoirs. Vous gagnerez à vous attendre à Dieu.

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11 juin

Se soucier du malheureux

Heureux celui qui se soucie du pauvre. S’il est dans le malheur, l’Éternel le délivre. PSAUME 41.2

 

Psaume 41.2-4

Celui qui demande miséricorde sans la démontrer lui- même détruit le pont qu’il s’apprêtait à traverser.

– Thomas Adams

DE LA PAROLE… Imaginez que votre enfant ne se préoccupe que très peu d’autrui, qu’il se plonge dans des activités qui ne tournent qu’autour de lui et cherche toujours son intérêt personnel sans jamais se sacrifier pour quiconque. Même en présence de la misère, il ne semble pas s’émouvoir.

Comment réagirez-vous à son égard le jour où il aura des problèmes ? En tant que parent, votre compassion vous mènera tout naturellement à prendre soin de votre enfant. Mais avec quel enthousiasme ? S’il n’a manifesté aucun sentiment de sym­pathie à l’égard d’autrui, il est probable que votre premier désir soit qu’il apprenne la compassion.

D’un autre côté, comment réagiriez-vous face à un enfant toujours prêt à aider les autres ? Vos compassions sont éveillées par une personne de nature compatissante. Le jour où elle est en grande difficulté, elle peut compter sur la compassion d’autrui.

Il en est de même avec Dieu. Il aime chaque être humain, même les personnes sans cœur. Mais il prend plaisir à secourir celles qui sont compatissantes. Si nous nous soucions rarement des autres, il est possible que Dieu nous laissera dans nos difficultés jusqu’à ce nous apprenions à nous mettre à la place des personnes dans le besoin.

… AUX ACTES Ceux qui se soucient des malheureux peuvent toujours compter sur l’oreille compatissante de Dieu. Mais parfois, nous sommes tellement pris par notre programme personnel que nous remarquons à peine les besoins autour de nous. Ce n’est pas que les autres ne nous intéressent pas. Ils nous intéressent – mais pas au point de ressentir leur douleur ou de remarquer leur détresse. Nous sommes trop occupés par nos propres affaires.

Dans sa miséricorde, Dieu se soucie de nos besoins quel que soit notre niveau de compassion. Toutefois, il prend soin de nous avec plus d’empressement, plus de puissance et de manière plus visible si nous avons démontré sa nature par nos actes en faveur d’autrui. Est-ce que nous tardons à faire miséricorde ? Alors nous aurons du mal à trouver grâce. Ou sommes-nous plutôt des exemples de bienveillance ? Alors nous en recevrons en abondance.

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10 juin

À l’heure du besoin Le pot de farine ne se videra pas, et la jarre d’huile non plus, jusqu’au jour ou l’Eternel fera pleuvoir sur le pays. 1 ROIS 17.14

DE LA PAROLE… La nourriture était rare en Israël à cause de la sécheresse. Le prophète Élie recevait de la nourriture par des •corbeaux, mais le torrent était à sec. Alors Dieu lui dit : « Va à Sarepta, tu y trouveras une veuve. » C’est elle qui allait lui donner •e dont il avait besoin. Élie s’exécuta. La femme n’était pas loin le mourir de faim, mais Dieu pourvut miraculeusement à ses besoins, à ceux de son fils et à ceux du prophète.

1 Rois 17.7-16

Vos besoins ne dépasseront jamais ce que Dieu peut pourvoir.

– J. I. Packer

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi Dieu avait ordonné au prophète d’aller voir une femme qui ne possédait rien ? Elle l’était pas une grande source de richesse ! Elle était sur le point le préparer son dernier repas qu’elle comptait prendre avec son fils avant de se résigner à mourir. Mais la providence de Dieu se manifeste dans la plus grande indigence, et cette femme apprit la valeur d’obéir d’abord à Dieu.

Pourriez-vous donner votre dernier centime à une œuvre chrétienne alors que vous êtes tenaillé par la faim ? C’est exactement : ce que Dieu a demandé à cette veuve. Les principes profonds de la providence divine ne s’appliquent que lorsque nous avons placé l’obéissance avant nos propres intérêts. Personne n’a jamais reçu la bénédiction du Seigneur en s’accrochant désespérément à son dernier sou. Les bénédictions arrivent lorsque nous nous décidons à ne rien laisser entraver notre générosité. Dieu cherche les personnes qui feront ce qu’il dit avant d’entreprendre leurs propres projets, même désespérés – comme ce fut le cas pour la veuve de Sarepta qui offrit à Élie ce qu’elle pensait être son dernier repas.

.. AUX ACTES A quel stade pensons-nous posséder trop peu pour continuer de donner à Dieu ? C’est à ce stade que Dieu démontrera la futilité de nos projets. Non pas parce qu’il prend plaisir à nous frustrer, mais parce que ses projets sont plus grands que ceux que notre instinct de survie nous autorise. Le flot miraculeux de sa providence n’est miraculeux à nos yeux que lorsqu’il tous semble improbable. L’heure de notre plus grand besoin est heure de sa plus grande providence. Une veuve phénicienne a survécu à la famine sur la base de ce principe. Vous pouvez le faire aussi.

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9 juin

Pratiquez la Parole

Ne vous contentez pas d’écouter la Parole, traduisez-la en actes, sans quoi vous vous tromperiez vous-mêmes. JACQUES 1.22

Jacques 1.22-25

La foi sans les œuvres ne peut plaire, ni les bonnes œuvres sans la foi.

– Bède le Vénérable

DE LA PAROLE… Qui voit le comportement des chrétiens ? Dieu, d’abord. Il s’intéresse aussi à nos motivations et aux pensées qui habitent notre esprit. Cependant, il se préoccupe moins d’un peuple qui pense de manière correcte que d’un peuple qui met en application ce qu’il sait. C’est là son désir sans cesse exprimé dans les Écritures.

Qui d’autre voit les chrétiens ? Eh bien, d’autres chrétiens. C’est principalement par nos actes que nous nous encourageons mutuellement. Peut-être un frère ou une sœur a besoin d’entendre parler à nouveau de l’amour de Dieu. Mais il ou elle a sans doute bien plus besoin de voir cet amour incarné dans des actes concrets. Dieu est affligé par la foi qui consiste seulement à dire « Au revoir, portez-vous bien ! » (cf/. Jacques 2.16). Une telle foi n’accomplit rien d’utile à Dieu. Elle doit se traduire par des actes, de la prière, quelque chose ! Sinon, elle est gaspillée.

Et puis, le monde incroyant nous observe. Il n’a que faire des subtilités de notre théologie. Et, hormis les philosophes, personne ne se pose les questions auxquelles nous tentons de répondre. Les non-croyants veulent voir la foi de leurs propres yeux, et l’action est la seule manière de parler le même langage qu’eux. Lorsque Jésus disait à ses disciples que le monde les connaîtrait grâce à leur amour, il ne parlait pas d’un sentiment enfoui en eux. Il sollicitait de leur part des actes d’amour. La foi, l’amour et l’espérance restent invisibles aux yeux d’un monde perdu tant que nous n’agissons pas conformément à ce que nous croyons.

… AUX ACTES Écouter la Parole nous est bénéfique mais peut aussi nous donner un sentiment de satisfaction trompeur. Lorsque nous méditons la Parole et la laissons modeler notre pensée, nous faisons souvent l’erreur de croire qu’elle fait désormais partie de notre vie. C’est une illusion. Nous n’intégrons la Parole que lorsque nous la traduisons en actes. Elle ne devient effective qu’à partir du moment où nous permettons à Dieu de la faire passer de notre raison à nos actes visibles. Toute autre approche risque de nous endormir dans un faux sentiment de sécurité. Ne soyez pas dupe. Faites ce que dit la Parole.

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8 juin

Des paroles « inspirées »

Proverbes 16.24 Colossiens 4.6

Prends ma bouche, et remplis-la de paroles qui viennent de toi.

– Frances Ridley Havergal

Que votre parole soit toujours empreinte de la grâce de Dieu et pleine de saveur pour savoir comment répondre avec à-propos à chacun. COLOSSIENS 4.6

DE LA PAROLE… Si les mots sont aussi puissants qu’un feu ardent, capables autant de réchauffer le cœur que de le carboniser, il est plus que souhaitable de porter notre attention sur ce qui les inspire. Les mots ne sont pas le simple fruit du hasard. Ils sont le I ri lit de l’âme. Ils témoignent de ce qui grandit en nous, que ce soit l’Esprit de Dieu ou l’esprit de la corruption. Ils sont la mesure de notre vie spirituelle. Ils révèlent ce qui est en nous.

Tout le mal « sort du dedans et rend l’homme impur » (Marc 7.23). Le jugement porté ici par Jésus sur la corruption de l’âme humaine est étonnant, mais l’expérience et la sagesse le confirment, t ‘’est bien du cœur de l’homme que provient toute malice qui, même si nous la gardons pour nous, contamine inévitablement notre discours. Il est impossible de dissimuler une âme pécheresse. I es mots corrompus sont le fruit de l’arbre qui est en train de pourrir.

Cependant, si nous sommes ramenés à la vie par l’Esprit de Dieu nos mots deviennent le fruit d’un arbre prospère planté près d’un courant d’eau. Nous pouvons prononcer un discours plein de grâce parce que nous sommes pleins de grâce. Notre conversation peut être assaisonnée de sel parce que nous avons été assaisonnés de sel. Nous pouvons porter du fruit éternel parce que nous sommes un fruit éternel. La Parole de vie remplit un cœur fidèle de paroles de vie. Elle rend fertile ce qui était sté­rile…

… AUX ACTES Analysez votre discours : prononcez-vous souvent des paroles négatives ? Bouillonnez-vous de colère et d’amertume ? Répandez-vous le découragement et la critique quand vous ouvrez la bouche ? Il s’agit du reflet de ce qui est en vous. Un tel comportement dénote un manque de relation avec l’Esprit de vie, d’espoir et de grâce.

Ne faites pas Terreur de croire que votre conversation et votre condition spirituelle sont deux choses distinctes. L’une est le reflet de l’autre. Si le reflet est négatif, ne vous contentez pas de vous nettoyer la bouche. Savourez la communion de l’Esprit Saint. Dieu ne veut pas changer votre langue, il veut changer votre cœur. C’est alors seulement que vos paroles deviendront les siennes.

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7 juin

Le pouvoir des mots

D’aimables paroles sont comme un rayon de miel : douces pour l’âme et bienfaisantes pour le corps. PROVERBES 16.24

Proverbes 16.24 Colossiens 4.6

Une parole aimable peut être courte et simple, mais elle résonne à l’infini.

– Mère Teresa

DE LA PAROLE… En ce monde, il y a peu de choses aussi conta­gieuses que les mots. Voyez comme les rumeurs se répandent comme une traînée de poudre, les mensonges attisent passions et vengeances, et les paroles amères endurcissent à la fois ceux qui les prononcent et ceux qui les entendent. En revanche, observez combien les encouragements cultivent la volonté, les louanges affermissent ce qui est louable, et la vérité engendre la sagesse. Les mots sont puissants.

Parler est une immense responsabilité. Nous imaginons dif­ficilement la portée du plus banal de nos commentaires. Pourtant, son effet peut durer jusque dans l’éternité. Il est l’occasion pour Dieu de bénir, ou pour le diable de maudire. Bénédictions et malédictions agissent sur le cœur et l’âme des êtres humains de manière extraordinaire.

Les paroles aimables sont douces et bienfaisantes. Elles ont un profond impact spirituel. C’est ainsi que nos paroles sont des canaux capables de transmettre la puissance de Dieu ou la cor­ruption du monde. Elles peuvent être inspirées par le Saint- Esprit ou détournées par le malin. Leur impact est énorme.

… AUX ACTES Avez-vous déjà réfléchi à la portée de vos paroles ? Par elles, vous pouvez déverser condamnation ou encouragement. Vous pouvez changer l’ambiance dans une pièce et même le cours d’une vie. Vous pouvez arrêter une personne en plein élan ou la placer sur un chemin fertile. Ce qui sort de votre bouche est contagieux, que ce soit pour édifier ou démolir. Tout dépend de ce que vous dites et de comment vous le dites.

Tentez une petite expérience : considérez chacun de vos mots comme une étincelle puissante, une petite contribution à un vaste projet d’avenir. Pensez à l’impact de vos mots au-delà du moment présent. Apprenez à vous taire si vous n’êtes pas sûr que vos paroles seront en accord avec les Ecritures et pleines de grâce. Il n’est pourtant pas exclu de prononcer des paroles sévères : certaines situations l’exigent. Mais que votre discours soit pour le bien. Et surtout, qu’il dirige les gens vers Dieu.

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6 juin

Proverbes 12.2 Psaume 5.12

La personne qui veut toujours arriver à ses fins entretient une affreuse idole appelée le moi. Mais la personne qui renonce à sa propre volonté trouve Dieu.

– Janet Erskin Stewart

L’approbation de Dieu

Le Seigneur approuve quelqu’un qui agit bien. Mais il condamne ceux qui trompent les autres. PROVERBES 12.2 (PdV)

DE LA PAROLE… Nous pourrions penser que le contraire d’un homme qui agit bien est un homme qui agit mal. Mais ce n’est pas ce que dit ce verset. Ici, l’homme de bien est opposé à l’homme rusé. Dieu n’approuve pas ceux qui, comme le serpent dans le jardin d’Eden, usent de ruses.

Notre monde fait l’éloge de la ruse, alors qu’elle comporte lin côté sournois : elle manipule les gens pour arriver à ses propres fins. Pourquoi une telle attitude est-elle tolérable aux yeux du monde alors qu’elle est si abjecte aux yeux de Dieu ? Parce qu’elle est commune à toute l’humanité. Ceux qui s’y prennent le mieux sont souvent admirés. Mais la ruse en dit long •ho la foi d’une personne. Les rusés ne s’attendent pas à l’aide de Dieu ; ils doivent s’aider eux-mêmes. Ils ne s’attendent pas à la faveur de Dieu ; ils doivent chercher leur propre bien. Ils ne croient pas que Dieu les observe ; ils sont dans ce monde pour eux-mêmes. En somme, la personne rusée nie la nature de Dieu.

Nous avons tous tendance à manipuler les circonstances. Nous voulons mettre toutes les chances de notre côté, tracer le meilleur chemin devant nous, attirer autant de partisans que possible à notre point de vue. Mais plus nous sommes focalisés si u notre place dans ce monde – que ce soit au travail, à la maison, à l’église, etc. – moins nous sommes focalisés sur Dieu. Nous ne pouvons donner la priorité à la fois à nos projets et à i eux de Dieu, à moins de nous aligner parfaitement sur les siens, ce qui est rarement le cas.

… AUX ACTES Etre un homme de bien aux yeux de Dieu suppose de ne pas chercher à intervenir dans les domaines qui lui reviennent. Il est le maître des circonstances – inutile donc de recourir à la ruse. Nous ne perdrons pas les occasions qu’il nous réserve. Les personnes qu’il veut nous faire connaître croiseront notre chemin. La manipulation n’est nullement nécessaire, ni même la bienvenue. Tout ce que Dieu demande, c’est que nous noyons disposés à suivre ses plans. Une telle disposition du cœur obtient ses faveurs.

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5 juin

Des actes empreints d’humilité

Y a-t-il parmi vous quelqu’un de sage et d’expérimenté ? Qu’il en donne la preuve par sa bonne conduite, c’est-à-dire par des actes empreints d’humilité qui caractérise la véritable sagesse. JACQUES 3.13

Jacques 3.13-18

C’est celui qui se connaît le mieux qui a le moins d’estime pour lui- même.

– Henry G. Brown

DE LA PAROLE… Si le livre des Proverbes est considéré comme le livre de la sagesse de l’Ancien Testament, on peut en dire autant du livre de Jacques pour le Nouveau Testament. La théologie profonde de l’Église primitive est appliquée à la vie concrète dans Jacques. La véritable foi résulte en de bonnes œuvres. La vérité de l’Évangile est incarnée de manière visible dans la façon de considérer les pauvres et les veuves, dans les paroles des chrétiens, dans les souffrances de l’Église et dans les prières des fidèles. Et, selon Jacques, toutes ces œuvres sont caractérisées par l’humilité.

Pourquoi l’humilité est-elle un produit de la sagesse ? Parce que la sagesse reconnaît qui est Dieu et réalise qui nous sommes vraiment. Elle voit l’énorme contraste entre les deux et s’émerveille de ce que Dieu nous ait quand même sauvés. Elle reconnaît la dépravation totale de la condition humaine, mais affirme la gloire de la rédemption. Avec une telle compréhension des choses, quelle place reste-t-il à l’orgueil ? Aucune. La sagesse l’exclut. L’humilité grandit en ceux qui voient les choses telles qu’elles sont.

Lorsque l’orgueil se manifeste dans l’Église, n’est-ce pas en raison d’une mauvaise compréhension de l’Évangile ? L’orgueil ne peut exister là où l’Évangile est bien compris. Le fait que nous ayons tous un problème avec l’orgueil n’altère en rien cette vérité ; nous avons également tous un problème avec la profondeur et la majesté de l’Évangile. Il faut toute une vie pour saisir ces réalités.

… AUX ACTES Que produisent vos bonnes œuvres ? L’orgueil ou l’humilité ? Si c’est de l’orgueil, c’est que vous cherchez à gagner la faveur de Dieu, et ce n’est pas le message de l’Évangile mais du légalisme. Si c’est de l’humilité, c’est que vous manifestez la grâce exceptionnelle que vous avez expérimentée.

Méfiez-vous de l’orgueil, mais ne le confondez pas avec le sentiment de satisfaction. La vie empreinte de sagesse et d’intel­ligence dont parle Jacques donne un profond sentiment de satis­faction, mais elle n’est pas orgueilleuse. La grâce enlève tout sens de mérite. Nous agissons avec humilité, car nous n’avons aucune raison d’agir autrement.

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4 JUIN

Un lieu de repos

Ne vous mettez en souci pour rien, mais exposez vos besoins à Dieu. Adressez-lui vos prières et vos requêtes, en lui disant aussi votre reconnaissance. Alors la paix de Dieu gardera votre cœur et votre pensée sous la protection de Jésus-Christ.

PHILIPPIENS 4.6-7

Philippiens 4.4-7

Priez, et laissez Dieu s’inquiéter.

– Martin Luther

DE LA PAROLE… Nous sommes facilement envahis par des pensées anxieuses. Nos pensées sont alors tellement absorbées par notre souci qu’il en devient une obsession et consomme tout noire temps et toute notre énergie. Nous avons beau prier et demander à Dieu d’intervenir dans la situation, le problème nous ronge toujours. Il n’est pas facile de se débarrasser de l’in­quiétude.

Paul nous donne un sage conseil, qui est en fait un ordre : « Ne vous mettez en souci pour rien. » Comment y arriver ? Nous pouvons faire des prières en bonne et due forme, mais comment faire pour qu’une telle paix pénètre notre cœur perturbé ? En priant avec reconnaissance et en étant pleinement convaincus que notre problème est celui de Dieu. Par ce type de prière, notre problème passe entre ses mains. Pourquoi la situation nous envahirait-elle, puisqu’elle est à lui ?

Le seul moyen d’accéder à ce lieu de repos est de lâcher prise. Nous devons être prêts à laisser Dieu régler la question comme il le veut, peu importe les conséquences dans notre vie. Lâcher le contrôle de la situation peut sembler effrayant. Mais, de toute manière, nous n’en avions jamais vraiment eu le contrôle. Et Dieu n’a-t-il pas la meilleure solution ? Nous pouvons lui faire entièrement confiance pour s’occuper lui-même de nos pro­blèmes.

… AUX ACTES Vous passez par des épreuves difficiles ? Cessez de poursuivre vos propres objectifs. Dans votre cœur, transférez votre droit de propriété sur la situation à Dieu lui-même. Notre inquiétude vient d’un faux sentiment de contrôle – le sentiment que c’est peut-être à nous qu’il appartient de gérer la crise pour améliorer la situation. Mais cette responsabilité revient à Dieu. Lâchez votre volonté propre, et laissez votre cœur et vos pensées retrouver la paix.

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3 juin

Un abandon radical

Tout comme celui qui vous a appelés est saint, soyez saints dans tout votre comportement. Car voici ce que Dieu dit dans l’Écriture :

« Soyez saints, car je suis saint. »

1 PIERRE 1.15-16

1Pierre 1.13-16

La beauté sereine d’une vie sainte est la plus puissante influence exercée dans ce monde, après celle de la puissance de Dieu. – Blaise Pascal

DE LA PAROLE… La sainteté n’est pas l’exigence d’un Dieu à cheval sur la moralité. Elle est une source de bénédictions. Peut- être l’envisagions-nous comme un mal nécessaire, un état que Dieu exigerait en théorie mais que nous ne pourrions jamais vraiment atteindre. Peut-être la voyions-nous comme une exigence pour son intérêt à lui et non vraiment le nôtre. Voilà sans doute le problème auquel est confronté tout chrétien qui se trouve à mi-chemin entre l’appel à la sainteté et la tolérance de ses désirs mal dirigés. Au fond, nous ne croyons pas vraiment que devenir comme Jésus – le processus de la sanctification – nous soit avan­tageux dans notre situation aujourd’hui.

Cependant, Dieu nous promet : « Faites donc du règne de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux votre préoccupation première, et toutes ces choses vous seront données en plus » (Matthieu 6.33). « Car l’Eternel parcourt toute la terre du regard pour soutenir ceux dont le cœur est tourné vers lui sans partage » (2 Chroniques 16.9). Toutes sortes de richesses nous sont proposées, et cependant nous nous accrochons encore à notre nature flétrie par le péché, comme si elle pouvait nous offrir toute sécurité. Voilà comment « la chair » réagit lorsqu’elle est menacée par un appel à la sainteté.

… AUX ACTES Votre lutte contre le péché ne dissimule-t-elle pas une méfiance à l’égard de la sanctification ? Par la foi, faites tout ce que vous pouvez pour dépasser cette méfiance. Lisez l’histoire de Joseph qui fut richement béni parce qu’il s’engagea à rester pur. Lisez l’histoire de Job qui fut doublement béni parce qu’il crut en la fidélité de Dieu. Lisez l’histoire de tous les grands personnages de l’Ancien ou du Nouveau Testament et cherchez une seule personne restée fidèle à Dieu qui n’ait pas été bénie[I]. Vous n’en trouverez pas ! Acceptez-le et soyez encouragé par ce que vous allez découvrir.

[I] NDLR : « Si quelqu’un quitte, à cause de moi et de l’Évangile, sa maison, ses frères, ses sœurs, sa mère, son père, ses enfants ou ses terres, il recevra cent fois plus dès à présent : des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, des terres, avec des persécutions ; et, dans le monde à venir, la vie étemelle. » Marc 10.29.

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2 juin

Une transformation radicale

Tout comme celui qui vous a appelés est saint, soyez saints dans tout votre comportement. Car voici ce que Dieu dit dans l’Écriture :

« Soyez saints, car je suis saint. »

1 PIERRE 1.15-16

1 Pierre 1.13-16

Aimer Jésus, c’est aimer la sainteté.

– David Smithers

DE LA PAROLE… Nous sommes tellement habitués à l’Évangile qu’il en devient presque banal. C’est cependant la vérité la plus spectaculaire de l’histoire : les êtres humains peuvent avoir une relation avec Dieu, le Tout-Puissant. Peut-être avons-nous entendu cette vérité si souvent que nous ne l’apprécions plus à sa juste valeur, alors qu’elle est la plus saisissante de toute l’Écriture, bouleversante pour quiconque la réalise vraiment.

Comment en bénéficier ? Par le sacrifice de Jésus qui ôte nos impuretés et nous rend purs. C’est l’aspect juridique de la question. Mais comment vivre au quotidien une relation concrète avec le Tout-Puissant ? Par la sainteté. Il s’agit du processus qui nous amène à devenir comme lui, ce que les théologiens appellent la •• sanctification ». Tandis que le sacrifice de substitution de Jésus est le fondement de notre relation avec Dieu, notre sanctification en est l’application concrète. Sans elle, nous ne pouvons pas vrai­ment le connaître.

Voilà des vérités extraordinaires ! Quand, pour la première fois, nous découvrons qui est Dieu, nous rencontrons effectivement un énorme obstacle : un être humain profondément marqué par le péché ne peut s’approcher d’un Dieu tellement saint ! L’un des deux doit subir un changement radical de personnalité. Or, nous savons que Dieu ne change pas. Nous seuls pouvons et devons changer.

.. AUX ACTES Nous nous contentons trop souvent de la dimen­sion juridique de notre salut sans trop penser à l’appliquer au quotidien. Mais nous ne pouvons pas connaître Dieu – vraiment le connaître, vivre une relation avec lui – sans devenir comme Im. Et ce sera douloureux. La sanctification s’attaque à notre nature pécheresse, et cela fait mal. Nous sommes lents à lâcher prise.

Vous croyez que Dieu ne vous demandera jamais d’abandonner certains de vos instincts naturels ? Détrompez-vous. Il le fera sûrement. Lâchez ce péché que vous tolérez. Peu importe si ça lait mal. Laissez Dieu vous refaçonner. Abandonnez tout ce qui n’est pas semblable à son caractère pur et parfait. Soyez saints.

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1 juin

La monnaie du Royaume

Maintenant, par la foi en Jésus-Christ, vous êtes tous fils de Dieu. Car vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous vous êtes revêtus du Christ. GALATES 3.26-27

Galates 3.22-29

Tout bien considéré, la foi est la seule clé de l’univers.

– Thomas Merton

DE LA PAROLE… Quelle est notre relation avec Dieu ? Une fois sauvés par la grâce au moyen de la foi, nous nous empressons souvent de mener une vie hybride mêlant foi et légalisme. Ce n’est pas que nous manquions de foi en Dieu ou même que nous doutions de la capacité de Jésus à nous sauver ; le problème est que nous fondons notre foi sur la qualité de nos œuvres. Lorsque nous servons Dieu fidèlement, nous pensons qu’il pose sur nous un regard favorable. Et lorsque nous trébuchons, nous supposons qu’il nous tourne le dos jusqu’à ce que nous nous repentions.

Il y a là une part de vérité ; nous savons que Dieu pose un regard favorable sur les justes, et qu’il soumet ses enfants à la discipline lorsqu’ils tolèrent le péché et la rébellion dans leur vie. Mais nous allons souvent trop loin : nous nous mettons à fonder notre relation avec Dieu sur ce que nous avons fait ou pas. Nous prions avec plus d’assurance lorsque nous sommes bons, et nous servons avec plus d’enthousiasme quand nous sommes obéissants. Nous oublions combien nous dépendons de la grâce du Père. Nous nous mettons à fonder notre foi sur nos bonnes actions plutôt que sur sa bonté. L’obéissance devient alors pour nous un moyen de rester dans ses bonnes grâces plutôt qu’une réponse à la justification en Christ.

Rappelons-nous que nous sommes saints devant Dieu. Non pas justes en nous-mêmes, mais revêtus de la justice de Jésus. Nous avons reçu le droit sacré de parler à l’Éternel de nos problèmes du moment. Et tandis que nous parlons, gardons-nous bien de penser que c’est la qualité de nos œuvres qui nous a donné ce droit. Dieu n’accepte qu’une seule monnaie dans son royaume, et elle est non-convertible. Seule la monnaie de la foi est valable devant Dieu.

… AUX ACTES Quelle monnaie essayez-vous d’utiliser dans le royaume de Dieu ? S’agit-il d’autre chose que la foi en la justice de Jésus lui-même ? Si tel est le cas, rappelez-vous chaque jour que seul Jésus est acceptable aux yeux de Dieu – que ce soit pour la prière, le ministère ou toute autre chose. Et nous ne sommes « en Jésus » que par la foi.

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31 mai

Humbles rappels

Il a le pouvoir d’abaisser ceux qui vivent dans l’orgueil. DANIEL 4.34

Daniel 4.28-34

Celui qui est à terre ne craint pas de tomber, celui qui est rabaissé ne craint pas l’orgueil.

– John Bunyan

De LA PAROLE… Au fond de nous, nous connaissons la vérité en ce qui nous concerne. Tout ce que nous avons nous a été donné. Aucun d’entre nous n’a demandé à naître ou précisé les conditions dans lesquelles il voulait vivre. Nous n’avons pas choisi nos talents ou notre aspect physique. Nous n’avons pas décidé de notre lieu de naissance ou de notre langue maternelle. Nous avons peut-être choisi certaines orientations, mais c’est le créateur qui nous a donné dynamisme et sagesse pour le faire. Nous n’avons pas déterminé les principales circonstances de notre existence. Tout ce que nous avons est un don de Dieu.

Mais, bien que conscients de tout cela, nous nous attribuons beaucoup de mérite pour les bonnes choses que nous avons. Nous sommes fiers de notre travail, affichons nos réussites, annonçons nos compétences et utilisons nos relations pour rehausser notre image. Pour des êtres qui ont été créés, nous nous conduisons étonnamment comme des créateurs !

A l’époque de Daniel, le roi de Babylone commit cette même erreur. Il avait été témoin de la puissance de Dieu dans les inter­prétations des rêves par Daniel et lors de la survie des trois hommes dans la fournaise. Pourtant il se glorifia lui-même. Il fit ériger une représentation de sa personne en or, annonçant que tous ses sujets devaient l’adorer. Il s’attribua le mérite de la puissance et de la gloire de Babylone. Dieu dut lui rappeler clai­rement que toute puissance, sagesse et autorité viennent d’en haut. Nabuchodonosor fut humilié par Dieu et frappé de folie.

… AUX ACTES Dieu va détruire notre orgueil aussi. Nous ne sommes pas aussi arrogants et audacieux que Nabuchodonosor, mais nous devons souvent nous rappeler notre indigence. Nous ne pouvons pas connaître une bonne relation avec Dieu tant que nous ne comprenons pas que tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes provient de sa grâce. Lorsque nous nous en attribuons le mérite, nous nions la générosité de Dieu. Réveillons-nous donc chaque matin en nous rappelant que nous devons notre vie à la grâce divine. Cette pensée nous gardera humbles et nous ouvrira les bras de Dieu. Elle nous ancrera dans la vérité.

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30 MAI

Une vie fertile

Car nous vivons guidés par la foi, non par la vue.

2 CORINTHIENS 5.7

2 Corinthiens 5.1-7

Vous honorez Jésus lorsque vous agissez, par la foi, selon sa Parole.

– Ed Cole

DE LA PAROLE… La plupart d’entre nous essayons de mener notre vie selon la sagesse humaine. Certains y parviennent. D’autres font tant d’erreurs qu’à la fin, il ne leur reste que des regrets. Si seulement nous pouvions recevoir des conseils d’en haut, nous saurions comment mener notre vie ! Si seulement nous pouvions entendre la voix de Celui qui sait !

En fait, c’est possible. La Voix a parlé. Ses paroles nous sont accessibles. Mais à cela, une condition : nous devons être disposés à obéir. Sinon, nous n’aurons pas ce que Jésus appelle des « oreilles pour entendre ». Ceux qui obéissent à ce qu’ils savent déjà de Dieu ont les oreilles ouvertes, et ceux qui ont les oreilles ouvertes sont enclins à l’obéissance. Il s’agit d’un cercle vertueux, conçu par Dieu lui-même : l’obéissance engendre l’écoute, qui engendre l’obéissance, qui engendre l’écoute…

La vie de la foi est une vie d’obéissance, et une vie d’obéissance est une vie de foi. Mais la plupart d’entre nous avons un problème avec l’obéissance. Nous perdons nos « oreilles pour écouter » et en conséquence nous retombons dans la sagesse humaine. Nous sommes des minables comparés aux héros de la Bible. Pourquoi ? La sagesse humaine n’aurait pas entraîné Abraham en haut d’une montagne pour sacrifier son fils. Elle n’aurait pas conduit le peuple de Dieu au bord de la mer Rouge avec une armée à ses trousses. Elle n’aurait pas fait sept fois le tour de Jéricho et sonné de la trompette pour faire tomber la muraille. Elle n’aurait pas mis David face à Goliath. Et plus frappant encore, la sagesse humaine n’aurait pas sacrifié le Fils de Dieu sur une croix pour sauver la misérable race humaine.

… AUX ACTES Réfléchissez ! Préférez-vous vivre selon la logique humaine et fermer vos oreilles, ou vous lancer dans l’aventure plus risquée, mais ô combien réelle, de la foi chrétienne authen­tique ? La réponse n’est pas claire pour tous. Mais nous savons qui sont les personnes qui tiennent bon dans le long terme. La Bible est pleine d’exemples. Ces personnes ont vécu par la foi, non par la vue.

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29 mai

Les premiers pas de foi

Car nous vivons guidés par la foi, non par la vue.

2 CORINTHIENS 5.7

2 Corinthiens 5.1-7

Le fondement ultime de la foi et de la connaissance, c’est la confiance en Dieu.

– Charles Hodge

DE LA PAROLE… La vie par la foi présente une difficulté : il s’agit de fonder nos décisions quant à notre avenir, notre famille, notre emploi (tout en fait) sur des réalités invisibles. Non seulement, nous ne distinguons pas clairement ces réalités – quoique Dieu nous éclairera si nous le lui demandons – mais notre entourage non plus. De là viennent des malentendus, le rejet, voire même des moqueries à notre égard. En effet, quand nous vivons par la foi, au début nous ne savons pas où nous allons. Et tandis que nous discernons à peine les prochains pas, notre famille et nos amis nous observent, et eux ne les comprennent pas du tout.

Le monde ici-bas fonctionne par la vue. Notre société aime les preuves tangibles. Elle a appris à se servir des limites humaines pour prospérer. Osez défier ces limites et vous verrez vos contem­porains s’éloigner de vous. Car le refus de vivre par la vue, de jouer selon les règles de ce monde, revient à en rejeter les croyances fondamentales. Pour notre société, la religion n’est que spéculation. Notre monde n’a rien contre la croyance religieuse, tant que notre vie n’est pas fondée sur l’invisible. Mais sitôt que nos yeux s’ouvrent à la réalité supérieure du royaume de Dieu, nous ne tardons pas à être traités d’instables, voire même de fous.

Voyez Abraham qui eut pour mission de partir sans savoir où il allait, et à qui un fils « improbable » avait été promis. Ou bien Moïse qui dut exiger d’un dirigeant hostile la libération de millions d’esclaves. Ou encore Elisée, encerclé par une armée ennemie, mais protégé par les armées célestes. Quant à Marie qui a porté le Fils de Dieu dans son sein, les circonstances de sa grossesse étaient socialement inacceptables.

… AUX ACTES Avez-vous peur de vivre par la foi ? Bienvenue au  club ! Mais dans Hébreux 11, le panthéon de la foi est composé justement de personnes comme vous. Alors soyez audacieux et oubliez la myopie. La foi voit beaucoup mieux que la vue.

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28 mai

Une foi mal placée

Car nous vivons guidés par la foi, non par la vue.

2 CORINTHIENS 5.7

2 Corinthiens 5.1-7

L’essence de la foi consiste à nous satisfaire de tout ce que Dieu est pour nous en Jésus.

– John Piper

DE LA PAROLE… Parmi les trois méthodes les plus fréquentes pour prendre les décisions de la vie, la troisième, suivre un guide surnaturel, peut se révéler la plus gratifiante. Elle peut aussi être la plus désastreuse. Tout dépend de ce en quoi nous plaçons notre foi. Tout comme il est possible de marcher par une vue défectueuse, il est possible de marcher par une foi mal placée. Vivre par la foi et non par la vue n’est pas une garantie.

Songez à toutes les offres surnaturelles que nous propose le monde : spiritisme, médiums, horoscope, channeling, esprits guides, voyants, etc. Le croyant ordinaire se moque de ces offres lorsqu’elles sont manifestement occultes. Mais elles peuvent se présenter sous des formes très subtiles. Vous n’y croyez pas ? Allez en librairie consulter les livres dans la section « développement personnel ». Notre époque ne manque pas de mystiques qui pro­clament détenir la voie du bonheur, de la réalisation de soi. Seu­lement, à moins que ces voies ne proviennent de la révélation divine, elles sont trompeuses.

La consultation de toute source surnaturelle de connaissance, hormis Dieu, est interdite dans les Ecritures (Deutéronome 18.10). Elle peut être présentée comme de simples conseils et promue auprès du grand public, elle n’en demeure pas moins idolâtre. Chercher conseil dans l’horoscope ou auprès de tout autre soit- disant détenteur de la sagesse d’en haut équivaut à gifler Dieu en pleine figure. Cette recherche suggère qu’il existe une source supérieure plus accessible que Dieu lui-même. Mais il est l’autorité ultime et il est accessible. Pourquoi chercher ailleurs ?

… AUX ACTES Chercher un guide surnaturel est un mandat biblique. Mais il convient d’entreprendre cette recherche avec soin et discernement. Il ne suffit pas que les conseils soient sur­naturels, ils doivent provenir de Dieu. Ne vous fiez pas à vos émotions, à votre bon sens ou aux séductions spirituelles de ce siècle. Dépendez de Dieu seul. Osez vivre par la foi… en Dieu.

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27 mai

Une logique limitée

Car nous vivons guidés par la foi, non par la vue.

2 CORINTHIENS 5.7

2 Corinthiens 5.1-7

Tout l’enseignement de Jésus-Christ allait à l’encontre du bon sens.

– OSWALD CHAMBERS

I)E LA PAROLE… Examinons la deuxième façon de nous diriger dans la vie: privilégier le bon sens. Cette approche semble plus noble que de privilégier les émotions. Elle repose sur la logique. Nous faisons la liste des avantages et des inconvénients ; nous évaluons les risques encourus dans chaque cas de figure afin de prendre la direction la plus sûre et la plus profitable. Il s’agit du meilleur chemin que le raisonnement humain puisse offrir. Mais il n’en demeure pas moins profondément humain. Et il s’agit toujours de marcher par la vue et non par la foi.

La méthode du bon sens est une façon intellectuelle de – placer la chance de notre côté ». Elle ne diffère pas vraiment de celle du parieur sur le champ de courses qui a soigneusement étudié les chevaux et calculé leurs chances de gagner. Viser la meilleure éducation, habiter les meilleurs quartiers, planifier la carrière qui nous correspond le mieux et faire des économies pour l’avenir – aucun de ces critères n’est mauvais s’il est posé sur le fondement de la sagesse éternelle et sur les recommandations de Dieu. Mais nous ignorons souvent ce fondement et évitons ces recommandations. Nous ne faisons confiance qu’à notre propre jugement et misons sur la meilleure vie possible. En bref, nous plaçons notre logique au-dessus de la voix de l’Eternel. Même si nous réussissons alors aux yeux des hommes, nous échouons aux yeux de Dieu.

… AUX ACTES Dieu nous recommande d’acquérir sa sagesse. Celle-ci est tout à fait raisonnable, mais il faut les yeux de la foi pour s’en rendre compte. Ces yeux qui voient au-delà des ambitions de ce monde pour distinguer les vraies valeurs du royaume éternel ont d’autres critères de choix. La foi renonce souvent aux désirs du monde pour trouver les trésors durables du royaume de Dieu. La foi ne recherche pas la vie la plus longue mais la vie la plus fructueuse. La foi comprend que la sagesse de Dieu apparaît souvent insensée aux yeux du monde. La Parole de Dieu regorge d’exemples : la vision prudente ne fait pas de miracles ; la foi qui prend des risques en produit tout le temps !

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26 mai

Des émotions fugaces

Car nous vivons guidés par la foi, non par la vue.

2 CORINTHIENS 5.7

2 Corinthiens 5.1-7

La foi c’est l’oiseau qui chante alors qu’il fait encore nuit.

– Max Lucado

DE LA PAROLE… Nous les humains prenons la plupart de nos décisions par la vue, dans le sens où : (1) Nous laissons nos émotions nous guider ; en d’autres termes nous faisons ce que nous voulons, et l’orgueil et les émotions prévalent. (2) Nous pri­vilégions le bon sens en évaluant les avantages et les inconvénients, et les risques associés à chaque cas de figure. (3) Nous recherchons un guide surnaturel dans les étoiles et les horoscopes, dans les médiums et les voyants, voire même auprès des gourous célèbres du développement personnel.

Chacune de ces manières de diriger sa vie présente de graves inconvénients. Examinons la première aujourd’hui. Beaucoup de croyants tombent dans ce piège. Dieu a créé nos émotions avec l’intention qu’elles soient comblées, mais pas dans le but qu’elles nous dirigent. Lorsqu’elles le font, nous sommes inconstants, soumis à des hauts et des bas et aux tendances du moment. Notre vie manque de cohérence et Dieu n’y a pas sa place. Quand nous plaçons en priorité nos émotions avant sa sagesse, nous usurpons le trône dans notre cœur où lui seul a le droit de s’asseoir. La direction que nous prenons dépend de notre humeur du moment et cela nous fait courir à la catastrophe. Tôt ou tard nous découvrons que celui qui n’en fait qu’à sa tête, se fiant à ses instincts, est comme un animal… et un sot.

… AUX ACTES Pour acquérir la sagesse, Dieu nous recommande de lui demander la sienne. Sa sagesse est immuable et profondément ancrée dans la réalité – elle se base sur les faits. Elle ne suit pas une mode et les humeurs du moment. En bref, sa sagesse est ce que nos émotions ne sont pas.

Un croyant qui renonce à ses émotions pour se fier aux ins­tructions plus fiables du Dieu éternel fait preuve de sagesse. Mais il doit savoir qu’il n’aura pas toujours à éviter ses émotions, car Dieu nous a créés pour nous épanouir émotionnellement. Cependant, nous connaissons la plus grande plénitude quand nous sommes remplis de lui, et non quand nous essayons de satisfaire nos désirs du moment. La vue est limitée, pas la foi. Alors laissons-nous guider par la foi.

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25 MAI

Une sainte satisfaction

Le séjour des morts et l’abîme sont insatiables, de même, les yeux de l’homme ne sont jamais rassasiés. PROVERBES 27.20

 

Proverbes 27.20 Ecclésiaste 6.7

Il est tellement important de ne pas gaspiller les choses précieuses en passant tout son temps à se plaindre des choses qu’on n’a pas.

DE LA PAROLE… Presque tous les enfants ont promis un jour à leurs parents : « Achète-moi juste ça et je ne te demanderai plus jamais rien. » C’est une promesse creuse dès le départ, tous les parents le savent.

Quel chrétien n’a pas prononcé un jour une prière semblable : « Seigneur, réponds à cette seule prière et je promets d’être satis­fait » ? C’est une promesse creuse. Dieu le sait. Et nous aussi, au fond.

Pourquoi la nature humaine n’est-elle jamais satisfaite ? Au moment de franchir une étape importante de la vie, nous avons tous cru que nous serions désormais heureux. Mais il n’en est rien. Dès que l’emploi a été décroché, la voiture achetée, le mariage célébré, ou qu’un autre désir a été assouvi, nous avons tourné nos regards vers un nouveau projet.

Ces envies insatiables nous apprennent au moins une chose : un besoin nous taraude au plus profond de nous. Nous sommes tenaillés par la faim de sens dans notre vie et de résultats concrets. Nous pouvons remercier Dieu de nous avoir créés ainsi ; il l’a fait pour que notre relation avec lui grandisse et porte du fruit. Mais nous devons comprendre que le péché a déformé ce dessein. Au lieu de laisser notre insatisfaction nous conduire vers Dieu et son royaume, nous reportons notre besoin sur les possessions, les personnes, les lieux et les projets personnels. Nous recherchons la vie au mauvais endroit.

… AUX ACTES Le proverbe d’aujourd’hui dit vrai : les yeux de l’homme ne sont jamais rassasiés. Mais une relation plus mature avec Dieu éclairera notre insatisfaction et reportera notre besoin sur ce qui satisfait vraiment. Nous découvrirons qu’il est en fait possible de se contenter de ce que l’on a dans ce monde tout en désirant Dieu davantage. Lui seul peut nous satisfaire.

25 MAI

Proverbes 27.20 Ecclésiaste 6.7

Il est tellement important de ne pas gaspiller les choses précieuses en passant tout son temps à se plaindre des choses qu’on n’a pas.

– Edith Schaeffer

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24 MAI

Une illusion défaite

Lorsque tes jugements s’exercent sur la terre, les habitants du monde apprennent la justice. ÉSAÏE 26.9

Ésaïe 26.7-11

La pierre précieuse ne peut pas être polie sans friction, pas plus que l’homme ne peut être perfectionné sans épreuve.

– Anonyme

DE LA PAROLE… L’être humain a une étrange tendance à progresser dans l’adversité et à s’égarer dans la prospérité. Cela nous étonne, parce que nous définissons le succès en termes de performances. Mais Dieu le définit en termes de croissance spirituelle. Et nous nous développons mieux spirituellement lorsque nous avons des difficultés.

Pour quelle raison ? La douleur agit comme un catalyseur de la croissance spirituelle depuis les premières pages des Écritures. Nous l’observons particulièrement dans le livre des Juges. Chaque fois que le peuple prospérait, il s’éloignait de Dieu. Chaque fois qu’il implorait Dieu, celui-ci le délivrait. Et le cycle se répétait. C’est un cycle que nous connaissons bien dans notre vie personnelle, et le principe est presque mathématique dans sa précision. La facilité conduit le plus souvent à l’apostasie, tandis que la douleur pousse à chercher Dieu. Pourquoi ?

Parce que nous sommes motivés par le besoin. Quand tout va bien, nous pensons n’avoir besoin de rien. C’est une illusion dangereuse, car elle masque la pauvreté spirituelle que nous partageons tous. Puis, des circonstances surgissent et soulignent notre besoin – directement lié à notre pauvreté spirituelle. Ces circonstances nous font tourner les yeux vers Dieu et élèvent notre âme. Sa miséricorde nous place dans une situation de crise, et celle-ci nous oblige à nous tourner vers lui.

… AUX ACTES Pensez-vous à ce principe lorsque vous traversez l’épreuve ? Il ne fournit peut-être pas l’unique explication de nos difficultés, mais certainement un élément explicatif. La crise peut être l’occasion parfaite d’apprendre la justice », parce qu’alors nous dirigeons notre attention vers Dieu et nous attendons à sa Parole. Il nous attire à lui dans de telles circonstances. La possibilité de grandir davantage en lui nous est offerte et nous apprenons à chercher Celui qui importe vraiment. Si vous avez des problèmes, cherchez-le avec zèle.

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23 MAI

Laisser le passé

Oubliant ce qui est derrière moi, et tendant toute mon énergie vers ce qui est devant moi, je poursuis ma course vers le but. PHILIPPIENS 3.13-14

DE LA PAROLE… C’est facile de conserver des regrets inutiles. Certaines personnes sont capables de ne jamais regarder en arrière. Mais la plupart des gens se demandent en quoi leur vie aurait été différente s’ils avaient fait certaines choses autrement. Des pensées de ce genre peuvent nous paralyser. Elles nous hantent et nous maintiennent dans le passé.

Philippiens 3.12-14

Dieu n’est pas vaincu par l’échec humain.

– William J. C. White

Deux choses peuvent empêcher le passé de nous dérober la joie du présent : notre identification avec Jésus et notre foi en la souveraineté de Dieu. Voici comment :

Lorsque l’ennemi saisit toutes les occasions pour nous rappeler nos échecs et nous accuser de désobéissance, le chrétien peut au contraire se rappeler qu’il ne vit pas sur la base de ce qu’il a fait. Il se tient debout devant Dieu sur la base de ce que Jésus a fait. Notre identité est en lui.

La conviction que Dieu est souverain nous protégera également de nos regrets. Même en cas de faux pas, nous savons qu’avant même la fondation du monde, Dieu était au courant et qu’il avait prévu le remède. Aucun de nos actes ne le prend par surprise. Il sait depuis toujours comment nous ramener dans le giron de sa volonté, alors même que nous en sommes très éloignés.

… AUX ACTES Dieu ne nous a jamais demandé de regarder dans le rétroviseur pour mieux nous lamenter sur nos manquements. Lorsque nous sommes venus à Jésus, nous avons confessé que nous étions pécheurs et il nous a sauvés.

Etes-vous hanté par des souvenirs du passé ? Il est temps de les rejeter. A l’ennemi de votre âme, désignez Jésus comme fondement de votre justice – les accusations du malin perdent tout fondement dès lors que vous trouvez votre identité dans le Fils de Dieu. Et souvenez-vous de la souveraineté divine. Trouvez dans les Écritures des héros de la foi qui ont fauté – c’est assez dificile et voyez comment Dieu a servi ses desseins malgré leurs échecs. Vivez dans le présent et regardez vers l’avenir avec espérance. Rien dans votre passé ne peut contrecarrer le plan de Dieu.

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22 MAI

Réaction au malheur

Aucune calamité n’atteint le juste, mais les méchants sont accablés de maux. PROVERBES 12.21

Proverbes 12.21

Les épreuves permettent aux gens de s’élever au-dessus de la religion, vers Dieu. – Frère André

DE LA PAROLE… Pourquoi les maux accablent-ils les bons ? La question est légitime ; nous voyons des chrétiens fidèles traverser des moments très difficiles. Notre expérience ne contre dit-elle pas ce proverbe ? Faut-il en conclure que ce proverbe n’est qu’une généralité ? Pas nécessairement. Abordons ce proverbe avec quelques définitions claires. Définissons « maux » et « juste ».

Qui sont les justes ? Certainement pas ceux pour qui tout va bien, car alors aucun d’entre nous ne serait concerné. Le proverbe manquerait de réalisme, or la Bible est très réaliste. Les justes savent qui est Dieu, et ils s’appuient sur cette conviction en toute situation. Ils ont suffisamment soif de Dieu pour lui faire confiance. Même si leur passé n’est pas juste, ils savent prendre la bonne direction pour l’avenir.

Que sont les « maux » ? Certainement pas les circonstances difficiles ou la souffrance. Sinon le proverbe ne serait qu’une affirmation fantaisiste, et la Bible ne l’est pas. Tous les êtres humains subissent des épreuves, mais leur relation avec Dieu n’en pâtit pas forcément. Le mal suprême serait la dégradation de notre relation avec Dieu, et les justes s’y refusent. Ils laissent les épreuves les rapprocher de Dieu. Ils voient plus clairement la grâce de Dieu au lendemain de la crise ; ils lui font davantage confiance lorsque des obstacles menacent leur confiance ; ils le servent avec plus d’abnégation lorsque cela coûte cher. C’est à travers la souffrance que nous voyons mieux le Seigneur et qu’il devient plus réel pour nous. Cela ne nous cause aucun tort.

… AUX ACTES Ce proverbe concerne moins les épreuves que la façon d’y réagir. Aucune des épreuves que traverse le juste n’est réellement dommageable si sa foi subsiste. Mais les épreuves sont certainement négatives pour ceux dont la foi est conditionnelle ; leur amour envers Dieu dépend uniquement de ce qu’il fait pour qu’ils se sentent bien.

Nous traversons tous des épreuves et notre réaction définit qui nous sommes. Sommes-nous parmi les justes ou bien les méchants ? Le test de la douleur répond à cette question.

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Aucun substitut Ai-je placé ma confiance dans l’or ? Ai-je dit à l’or fin : « Tu es mon assurance » ? (…) j’aurais été traître envers le Dieu du ciel. JOB 31.24, 28 DE LA PAROLE… Un jour, Moïse, dans un long discours, énuméra les bénédictions dont les Israélites jouiraient s’ils obéissaient à I lieu et les malédictions qu’ils subiraient dans le cas contraire. Dieu avait conclu une alliance avec les Israélites, et il allait la res­pecter. En serait-il de même pour eux ? Parmi les sentences claires énumérées par Moïse en cas de désobéissance, figurait celle-ci : leurs ennemis assiégeraient leurs villes « jusqu’à ce que s’écroulent les hautes murailles fortifiées », objets de leur confiance (Deutéronome 28.52). 21 MAI Job 31.24-28 Ce n’est pas la confiance qui nous protège mais le Dieu en qui nous avons foi. – OSWALD CHAMBERS Une des conséquences les plus terribles du péché, c’est que nous nous mettons à placer notre confiance dans nos efforts per­sonnels plutôt qu’en Dieu qui en est à jamais digne. Notre foi s’effrite et nous cherchons alors des solutions de substitution, souvent inefficaces. Dans le discours de Moïse, il s’agit des hautes murailles des villes, une protection au cas où Dieu viendrait à faillir ! Dans les lamentations de Job, c’est l’or au cas où Dieu viendrait à manquer ! Ces « béquilles » dont nous dépendons sont nombreuses pour assurer notre sécurité, notre confort ou notre plaisir. Nous prenons alors le gros risque de leur accorder davantage de confiance qu’à Dieu. Une telle attitude revient à manifester de l’infidélité. … AUX ACTES Où cherchez-vous votre paix intérieure ? Dans un compte bancaire ? Dans vos connaissances ? Dans les airbags île votre voiture ? La liste pourrait prendre plusieurs pages. Non pas que l’assurance terrestre soit mauvaise en soi. Mais notre confiance dans l’or ou les murs peut dissimuler un manque de confiance en Dieu. Il doit nous débarrasser de nos fausses sécurités afin que nous puissions véritablement nous appuyer sur lui. Rappelez-vous cette affirmation de Jésus : Dieu garde un œil sur le moineau et, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Seule votre désobéissance délibérée peut vous perdre, et même dans ce cas, il veille encore sur vous. Plaçons notre confiance en Celui qui en est absolument digne. N’acceptons aucun substitut. Reposons-nous dans ses bras souverains.

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20 mai

Libérer un bienfaiteur

Par elle (la langue) nous bénissons le Seigneur notre

Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à

l’image de Dieu. JACQUES 3.9 (LS)

Jacques 3.1-12

Les paroles bienveillantes impriment également leur image sur l’âme des hommes, et c’est une bien belle image.

– Blaise Pascal

DE LA PAROLE… Les paroles positives semblent moins nous marquer que les paroles négatives, mais leur pouvoir peut s’avérer surprenant. Une bonne parole peut édifier. Elle peut confirmer les talents, les compétences et même l’orientation de la vie d’une personne qui a juste besoin d’un peu d’encouragement. Elle peut changer le cours de la journée, voire de toute la semaine, du mois ou de l’année. Une remarque peut avoir un effet boule de neige tout autant constructif que destructeur. Qui négligerait un outil aussi puissant ?

Nos bouches peuvent bénir les autres et glorifier Dieu. Elles peuvent décrire ses grandes œuvres, témoigner de sa miséricorde insondable et s’émerveiller de ses voies remarquables. Nos paroles peuvent être entendues dans les recoins les plus sombres de ce monde, comme dans les grandes assemblées et les salles du paradis. Elles peuvent résonner dans le temple de Dieu avec des louanges et proclamer sa grandeur merveilleuse. Nos voix peuvent pousser des cris de victoire et proclamer la miséricorde divine à toutes les nations. En fait nos bouches ont été créées justement pour cet usage.

Humilier, dénigrer, rabaisser ou détruire, c’est transgresser le dessein pour lequel la langue a été créée. Nous le transgressons aussi lorsque nous exprimons mécontentement et critique de manière excessive. La langue a été formée principalement pour bénir, sinon exclusivement dans ce but. Elle a été donnée pour bénir Dieu et notre prochain. Et par cet usage, elle nous bénira nous aussi.

… AUX ACTES Cet outil puissant, l’avez-vous caché quelque part ? Avez-vous omis d’utiliser cette source puissante de béné­diction ? Si votre bouche prononce des paroles négatives, inversez la tendance. Utilisez votre bouche pour bénir en tout temps. Vous verrez que le cours de votre vie ira dans le même sens. Quand la bénédiction jaillit de votre cœur, Dieu la fait revenir vers vous. Votre langue a été créée pour bénir. Utilisez-là donc à cet usage.

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19 mai

Dompter la langue

La langue aussi est un feu ; c’est tout un monde de mal.

Elle est là, parmi les autres organes de notre corps, et contamine notre être entier. JACQUES 3.6

DE LA PAROLE… Chaque été, l’histoire se répète. Quelqu’un n’éteint pas bien sa cigarette et d’une seule braise toute la forêt s’embrase. Les pompiers affrontent l’ennemi destructeur depuis le sol et les airs, et les autorités n’épargnent aucun effort pour le maîtriser. Il est presque impossible d’arrêter un violent feu de forêt tant qu’il ne pleut pas. Des centaines d’hectares peuvent ainsi être détruits, et tout cela a commencé par une étincelle.

Jacques 3.1-12

Les paroles froides glacent les autres, les paroles vives les écorchent et les paroles amères les rendent amers.

– Blaise Pascal

Tel est aussi le pouvoir de la langue, nous dit Jacques. Les paroles brûlent. Une fois enflammées, rien ne peut les arrêter. La seule façon d’éviter de graves dégâts est d’éviter les étincelles. Une fois prononcées, les paroles ne peuvent pas être retirées. Associés à notre nature humaine prompte aux commérages, les mots se répandent rapidement. Il est pratiquement impossible de les « éteindre ».

La langue doit être domptée. Ses capacités destructrices nécessitent la plus grande prudence. Sa perversité se répand au dehors mais œuvre également au dedans. Non seulement les mots déforment-ils la manière dont les autres voient la situation, nuis ils entraînent notre esprit à faire de même. Un commentaire Insouciant devient rapidement une intime conviction. Le bavardage anodin n’existe pas. Les mots ont leur importance.

AUX ACTES Etes-vous prudent avec votre langue ? La sagesse biblique a beaucoup à nous apprendre sur la puissance de la parole. « Ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c’est cela qui rend l’homme impur », disait Jésus (Matthieu 15.18-19). Les mots révèlent notre état intérieur. Quand ce sont nos impuretés intérieures qu’ils expriment, les autres peuvent s’en trouver gravement offensés. Les bâtons et les pierres peuvent nous briser mais les mots aussi.

Gardez votre langue. Elle peut influer sur le cours entier de voire vie, écrit Jacques. Tout ce qui possède un tel pouvoir doit être dompté.

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18 mai

Inébranlables

Le méchant est terrassé par sa perversité, mais le juste reste plein de confiance jusque dans la mort. PROVERBES 14.32

Proverbes 14.32 Psaume 71.1-3

Aussi sûr que Dieu place ses enfants dans la fournaise, il y sera avec eux.

– Charles Spurgeon

DE LA PAROLE… Comment réagissez-vous en situation de crise ? Ou plutôt, comment réagissez-vous aux irritations mineures de la vie quotidienne ? – question plus révélatrice de votre état spirituel. Vous pouvez affirmer que Dieu est digne de confiance, qu’il est votre rempart et votre bouclier, mais ce ne sont que des mots tant qu’ils n’ont pas été mis à l’épreuve. Sommes-nous vrai­ment proches du Père céleste ?

Connaissez-vous des chrétiens qui ont des doctrines correctes au sujet de Dieu mais qui s’affolent à chaque difficulté ? Lorsque la panique s’installe chez un individu, il est difficile de croire en l’authenticité de sa foi en la souveraineté de Dieu. C’est dans le feu de l’action que se révèle la vérité sur notre relation avec Dieu. C’est dans les situations où il faut lui faire confiance que nous découvrons si nous le faisons réellement. Croire à la providence de Dieu ne signifie pas grand-chose tant que nous ne sommes pas dans le besoin. Croire en la puissance de Dieu ne signifie pas grand-chose si nous ne sommes pas impuissants. C’est alors que la vérité se révèle.

Ceux qui n’ont pas placé leur confiance dans le refuge divin, qui l’ignorent et suivent leur propre chemin, sont qualifiés de « méchants » dans la Bible. Cette affirmation peut paraître excessive mais elle exprime une juste appréciation de la rébellion de l’homme. Et ceux qui ne font pas totalement confiance en Dieu seront terrassés au bout du compte. Par contre, rien ne peut ébranler ceux qui lui font confiance, pas même la mort.

… AUX ACTES Alors, où vous situez-vous ? Votre conviction quant à la fidélité de Dieu est-elle creuse ? Appliquez-vous ses promesses aux autres mais pas à vous-même ? Nous devons savoir qui est notre forteresse. Dieu ne nous demande pas de devenir forts, mais de trouver notre force en lui. La voix de sa paix peut résonner plus fort que toutes nos épreuves. Dieu tient ferme lorsque tout le reste vacille. Et vous ?

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17 MAI

 La parole parfaite

Chaque parole de Dieu est entièrement vraie. Il défend comme un bouclier ceux qui se confient en lui. PROVERBES 30.5

DE LA PAROLE… Dans un monde de loyautés changeantes, d’ar­naques sournoises et d’idées évolutives, nous avons besoin de savoir où ancrer nos âmes. Nous manquons de zèle pour examiner tout ce qui nous paraît injuste, et de perspicacité pour dénoncer les fausses philosophies. Le rationalisme humain n’a pas les moyens de déterminer la vérité éternelle. Nous avons besoin d’aide. Seul Dieu peut nous indiquer la bonne direction.

Proverbes 30.5 Colossiens 3.16

Nous devons à la fois déclarer l’infaillibilité des Ecritures et vivre en conformité avec elles.

– Francis Schaeffer

Pour ceux qui cherchent l’absolu, quel réconfort quand ils le trouvent ! Selon ce proverbe, la vérité absolue nous protège. De quoi ? De tout mensonge subtil, de toute parole malveillante, de Imite erreur doctrinale et de tout faux messie. A notre grande consternation, le monde est plein de promesses creuses. Livrés à nous-mêmes, nous passerions notre vie ballottée par les vagues tumultueuses de « vérités » rivales. Et lorsque nous aurions enfin compris la vanité de nos efforts personnels, il serait trop tard pour nous fonder sur la sagesse divine. En bref, nous avons foncièrement besoin d’être ancrés dans la révélation de Dieu.

AUX ACTES Comment faire ? Passer un moment chaque jour J.ms la Parole de Dieu est un bon début. Mais est-ce suffisant ce moment passé avec Dieu, souvent à la sauvette, peut-il nous protéger de l’erreur ?

Voici un bon modèle à suivre : pour commencer, demandez chaque jour à Dieu de vous aider à démasquer le mensonge. Puis, méditez un texte biblique. Laissez-le faire son chemin en vous, examinez-le sous tous les angles et trouvez des façons de le mettre en pratique. Ne vous contentez pas d’étudier la Parole de I heu. Consommez-la avec autant de plaisir que votre aliment préféré. Dieu sait remplir nos cœurs des choses que nous aimons, nous aimons la Parole parfaite, la Parole parfaite demeurera en nous.

Le Nouveau Testament confirme le proverbe d’aujourd’hui. « Que la Parole du Christ réside au milieu de vous dans toute sa richesse » (Colossiens 3.16). Dans un monde de mensonges n’est- il pas bon de savoir que nous avons accès à un trésor authen­tique ?

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16 MAI

Ne pas fuir

Je dis : « Ah ! je voudrais avoir les ailes de la colombe, prendre mon vol vers un refuge sûr. Je m’enfuirais bien loin d’ici, pour demeurer dans le désert. Je gagnerais en hâte un sûr abri contre le vent impétueux de la tempête. » PSAUME 55.7-9

Psaume 55.5-9, 17-19

Rien de grand n’a jamais été accompli sans épreuve.

– Catherine de Sienne

DE LA PAROLE… David était un homme selon le cœur de Dieu et un grand roi. Mais de bien des manières, il était semblable à nous. Le Psaume 55 le démontre bien. Face à l’adversité, David a tout simplement voulu s’enfuir.

Nous avons tous des envies similaires. Lorsque des problèmes nous assaillent et ne semblent offrir aucune issue de secours, nous voulons juste nous extirper de la situation. Tout chrétien en qui Dieu est à l’œuvre et qu’il pousse dans ses retranchements peut en témoigner. Parfois, nous serions prêts à tout pour que Dieu nous débarrasse de nos épreuves. Nous prions pour en être délivrés, mais Dieu maintient la pression aussi longtemps qu’il le juge nécessaire.

Dieu ne méprise pas nos sentiments. Il nous a créés et il connaît nos fragilités. Il comprend notre désir de fuir devant les difficultés. Mais il insiste également sur l’importance de l’endurance, parce qu’elle donne des résultats spirituels que rien d’autre ne peut produire. Et il n’y a pas d’autre façon d’apprendre l’endurance qu’en endurant. Impossible de l’apprendre en théorie, seule l’épreuve peut nous l’apprendre. Nous devons être mis dans une situation où nous sommes obligés de nous appuyer sur Dieu et d’apprendre ses voies. L’expérience est la seule façon de le connaî­tre.

… AUX ACTES La bonne nouvelle pour ceux qui traversent de grandes épreuves, c’est qu’une fois le désir de fuir abandonné, Dieu délivre. Lorsque nous développons notre endurance, Dieu nous délivre des tribulations que nous traversons. Toutes les craintes des versets 5-9 sont suivies des bénédictions des versets 17-19. Notre Dieu ne nous abandonne pas dans l’épreuve. Il veut nous faire découvrir ses bienfaits ; il ne tarde pas indéfiniment. Le jour de la délivrance viendra. Dieu est assis sur son trône de toute éternité (v. 20). La souffrance n’aura pas le dernier mot. Inutile de fuir, faisons appel tout simplement à Celui qui est plus fort que nos épreuves.

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13 mai

Des yeux qui voient tout

L’Eternel voit ce qui se passe en tout lieu ; il observe tous les hommes, méchants et bons. PROVERBES 15.3

DE LA PAROLE… Nous savons bien que Dieu est omniprésent, mais en avons-nous réellement conscience ? Voilà une pensée profonde : quoi que nous fassions, quelles que soient nos moti­vations, où que nous allions et quelles qu’en soient les raisons,

Proverbes 15.3 Psaume 139.1-17

Dieu est toujours près de vous et avec vous, ne le laissez pas seul.

– Laurent de la Résurrection

Dieu nous voit. Il connaît chacun de nos élans, bons ou mauvais. Nous ne pouvons pas lui raconter une histoire dont il ne connaîtrait pas les tenants et aboutissants. Il a déjà vu toute la scène.

C’est pour le moins désarmant ! Nous savons, au fond, com­ment nous sommes. Nous savons ce que nous racontons aux autres pour nous donner bonne figure. Nous connaissons le visage qui se cache derrière le maquillage, au sens littéral comme au sens figuré. Nous savons aussi, plus ou moins, que nous nous leurrons nous-mêmes. Et si nous retirions toutes les fausses sécurités et l’image que nous cherchons à projeter de nous- mêmes ? D’avance, nous en tremblons de crainte. Mais notre vrai visage, Dieu le voit déjà.

Connaître ce Dieu qui voit tout est réconfortant. Pourquoi ? parce qu’il nous voit tels que nous sommes et nous invite quand même à nous rapprocher de lui pour recevoir le salut et son amour. Une fois que nous comprenons cela, nous pouvons nous détendre. Il a vu le pire de ce que nous sommes et ne s’est pas détourné de nous ! Il continue à nous chercher. Il désire encore notre compagnie.

… AUX ACTES Personne ne peut tromper Dieu. Notre jeu d’acteur est inefficace. Il vaut mieux avoir une relation honnête avec lui. Il n’apprendra rien de nouveau, mais à moins de rester authentiques dans notre relation avec lui, nous ne pourrons rien découvrir à son sujet. Lorsque nous arrêtons de chercher à faire bonne figure, nous trouvons notre sécurité en lui plutôt que dans notre image. Nous savons que son amour doit être grand, puisqu’il nous aime, qui que nous soyons !

Dieu voit tout. Soyez-en très conscient et laissez ce sentiment guider chacun de vos pas. Reposez-vous sur cette conviction. Il connaît tout de la route sur laquelle vous marchez.

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12 MAI

Pourquoi pas ?

C’est pourquoi ceux qui te connaissent ont placé leur confiance en toi. Car toi, jamais, tu ne délaisses, ô Éternel, celui qui se tourne vers toi. PSAUME 9.11

Psaume 9.1-11

Avoir confiance, c’est lâcher prise en sachant que Dieu va nous rattraper.

– James Dobson

DE LA PAROLE… Quelque chose nous retient. Peut-être s’agit-il de la crainte de nous tromper au sujet de Dieu. Ou bien nous sentons-nous présomptueux ? Si nous avons été déçus dans le passé, il est possible que nous soyons hantés par notre méprise. C’est alors qu’une petite voix dans notre tête nous dit : et si Dieu ne répondait pas à mes attentes ? Et si tous mes espoirs n’étaient qu’illusion ? » Alors nous hésitons à faire confiance A Dieu. Nous prions et nous espérons, mais la foi demeure incomplète et le doute perdure. Nous lui demandons de nous aider mais nous réservons tout jugement avant d’avoir vu sa réponse.

L’appel des Écritures est contraire à nos penchants naturel » Nous sommes appelés à faire confiance à Dieu dans un total abandon. Il ne s’agit pas seulement de croire qu’il est là et qu’il s’implique d’une manière ou d’une autre. Il nous faut être pleinement convaincus qu’il recherche activement notre bien et répond à nos prières. Nous devons lâcher nos stratégies et nos ambitions, renoncer à tous les « plans B », nous abandonner dans ses bras totalement et irrévocablement. Mais nous sommes réticents et un problème revient sans cesse : malgré ce qu’il a déjà accompli, nous ne lui faisons pas entièrement confiance. Pourquoi ?

… AUX ACTES Dieu a appelé Abraham à quitter Haran et à se rendre dans un endroit qu’il lui révélerait par la suite. Jésus a invité Pierre à sortir du bateau et à marcher sur l’eau. Ce génie d’appel bien qu’effrayant, est typique dans le royaume de Dieu Pourquoi est-ce effrayant ? Où pourrait-il nous mener que nous regretterions ? Pourrait-il nous entraîner dans le danger sans nous en sortir ?

Dieu nous appelle à une confiance totale – le genre de confiance qui ne prépare ni filet de sécurité ni réserve de provisions pour les jours de disette spirituelle. Si elle est trahie, cette confiance ne permet pas de sauver la face. Mais elle ne peut être trahie Essayez de trouver quelqu’un que Dieu a abandonné. Observez la fidélité divine et pesez-vous la question : « Pourquoi ne lui ferais-je pas confiance sans réserve ? » Pensez-y. Pourquoi pas ?

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11 mai

Des rêves utiles

Celui qui travaille sa terre aura du pain en abondance, mais celui qui court après des chimères est dépourvu de sens. PROVERBES 12.11

DE LA PAROLE… Les rêves sont merveilleux. Dieu nous donne des cœurs de rêveurs parce qu’il veut nous voir accomplir de belles actions. Dans le cœur qui rêve, Dieu peut planter la vision de ministères efficaces, du partage de l’Évangile et de l’aide aux pauvres. Il peut inspirer des méthodes nouvelles pour contribuer, à l’établissement du royaume des cieux. Il peut enthousiasmer des millions de personnes et changer le cours des nations. Les rêves sont le point de départ de grands exploits.

Proverbes 12.11 Matthieu 21.28-32

Les rêves gagnent en sainteté lorsqu’ils sont mis en action.

– Adélaïde Proctor

La difficulté, c’est que les rêves ne sont qu’un début. Ils n’accomplissent rien en eux-mêmes. S’ils alimentent le feu, ils n’en sont pas la substance. Une vie qui fourmille d’idées, quelles qu’elles soient, est futile si aucune action n’en résulte jamais.

I lieu peut planter des rêves dans votre cœur, mais il n’en reste pas là. Il attend du fermier qu’il travaille la terre, qu’il arrose les graines et surveille leur croissance. Dieu veut que nos visions Noient accompagnées d’un plan d’action. Jésus a raconté une parabole qui illustrait ce principe. Un homme avait deux fils. I lin dit qu’il était d’accord de travailler la vigne mais ne le fit pas. L’autre ne le voulait pas mais finit par le faire. Lequel des deux Jésus félicita-t-il ? Celui qui avait agi ; pas le rêveur (Matthieu.’ 1.28-32).

… AUX ACTES Avez-vous de grands projets ? Êtes-vous convaincu d’avoir reçu une vision de Dieu ? Si c’est le cas, quels sont vos projets ? Dieu veut vous voir saisir les visions qu’il vous a données et aller de l’avant. Notez toutes les étapes et poursuivez-les. Ne laissez pas vos rêves et vos aspirations devenir de vagues souvenirs qui vous hantent au réveil.

Vous êtes incertain de vos aspirations ? Vous essayez encore déterminer si elles viennent de vous ou si vous les avez reçues de Dieu ? Alors demandez à Dieu d’encourager de manière précise les rêves qu’il a aussi pour vous. Et quand vous les aurez identifiés, ne les laissez pas dormir. Demandez-lui quel est son planning. Demandez-lui la sagesse. Et agissez selon ses pro­messes.

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10 Mai

Garder l’intérieur

Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie. PROVERBES 4.23 (LS)

Proverbes 4.20-27

Apprenons à nous « jeter » en Dieu.

– Bernard de Clairvaux

DE LA PAROLE… Comme la plupart des gens, vous pensez peut-être que veiller sur votre cœur consiste à veiller à ce que certaines choses n’y entrent pas. L’injustice, les idées erronées et les tentations doivent être maintenues à distance. Certes, mais la vigilance est double : il s’agit aussi de veiller à ce que certaines choses n’en sortent pas. D’ailleurs, si nous y parvenons, le problème des tentations externes se réglera souvent de lui-même.

Réfléchissez : les forces qui peuvent assaillir un cœur de l’ex­térieur sont innombrables. Mais les qualités que nous devons garder en nous – l’esprit de Jésus, l’humilité et la douceur, l’attitude de service et de sacrifice, l’adoration et la reconnais­sance – relèvent d’un seul et même Esprit. La plupart des religions recommandent d’éviter le mal. Dieu, lui, nous encourage à nous ouvrir à sa personne. En effet, nous sommes mieux équipés pour nous concentrer sur son caractère que sur les séductions de l’ennemi. D’ailleurs, l’ordre nous en est donné. L’apôtre Paul insiste sur cette formation de disciple radicalement nouvelle : « Je dis donc : marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair » (Galates 5.16, LS). Il n’est dit nulle part de vivre contre notre nature pécheresse et d’espérer

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9 MAI

La sagesse s’offre à nous

Car celui qui me trouve a découvert la vie, il obtient la faveur de l’Éternel. PROVERBES 8.35

DE LA PAROLE… Tout est prêt maintenant pour que Dieu appelle ceux dont le cœur est à lui. Il a créé le monde sur le fondement de la sagesse, et la sagesse nous interpelle. Autrefois étrangers à son plan éternel, nous avons été ressuscités et réintégrés à ce plan par l’œuvre de la sagesse incarnée : Jésus. Maintenant que nous avons l’éternité devant nous, qu’allons-nous en faire ?

Proverbes 8 Le péché

Abandonné est une des meilleures preuves du péché pardonné. -J.C.Ryle

Nous ne sommes pas encore entrés dans le repos éternel. Si Dieu ne nous a pas rappelés à lui, nous vivons néanmoins la vie éternelle déjà sur terre et ce dans un but précis. Seulement, bon nombre de chrétiens ont dilapidé ce trésor. La sagesse éternelle, fondement de ce monde, nous est offerte et nous ne la saisissons pas. Pourquoi ?

Le choix devrait être évident. D’un côté nous sont offerts la Parole fiable de Dieu, le sang purificateur de la croix, la vie res­suscitée, la puissance de l’Esprit Saint, la communion du corps du Christ, l’héritage du Fils et la faveur de Dieu. De l’autre, des plaisirs fugitifs, des objets à posséder, des endroits à découvrir, des personnes à utiliser, de l’argent à dépenser, du temps à gaspiller et des droits à défendre. Seul un fou opterait pour le second choix ; or nous vivons dans un monde de folie. Nous avons pris part à ses passions et sommes imprégnés de ses phi­losophies. La sagesse éternelle nous est offerte si généreusement el pourtant nous la traitons avec si peu d’égards.

… AUX ACTES Nous sommes toujours en quête de quelque chose. Cela peut être la poursuite des biens matériels et des plaisirs ou, de manière moins tangible, l’aspiration à s’élever dans la société ou à réaliser certains exploits. Cette quête peut même être spirituelle, quand nous cherchons la paix de l’esprit et la joie du cœur. Mais à moins d’être inspirée de la pensée de Dieu, cette recherche est vaine.

Le chrétien qui vit selon la sagesse de Dieu découvre que le péché est moins un mal à combattre, qu’une séduction qui perd de son intérêt. Il a trouvé une quête bien supérieure et bien plus bénéfique. Quel péché pourrait rivaliser ? La faveur de Dieu coule comme une fontaine pour ceux qui cherchent sa pensée.

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Le péché, cet intrus

J’étais à ses côtés comme son maître d’œuvre. PROVERBES 8.30

8 MAI

Proverbes 8

Avec la Chute, tout est devenu anormal.

– Francis Schaeffer

DE LA PAROLE… La Bible commence par ces paroles : « Au com­mencement, Dieu créa le ciel et la terre. » Nous avons de la difficulté à imaginer une création ex nihilo – quelque chose à partir de rien. Des éléments qui n’existaient pas auparavant sont sortis de la parole de Dieu. La substance a rempli le vide.

Nos esprits limités peinent à comprendre cette idée, mais souvenons-nous que la création n’était pas uniquement matérielle. Elle était fondée sur la nature même de Dieu. Ce que la voix divine appelait à exister fut posé sur une base préexistante : la sagesse. Elle était « à ses côtés comme son maître d’œuvre », nous dit le verset d’aujourd’hui. Nous voyons-là une dimension d’ordre et de sens. Mais tout ce que nous voyons aujourd’hui et qui n’a pas de sens – la violence d’un monde obsédé par lui- même, le chaos et la folie, la mort et la maladie – a envahi la création sous la forme d’un intrus virulent : le péché. La voix de la sagesse n’avait pas invité ces symptômes du mal. Leur présence n’est pas légitime et ils n’ont aucun droit de se trouver là, hormis par l’intermédiaire de la rébellion des humains qui les a introduits. Notre péché est une intrusion malveillante dans la propriété du créateur.

Nous nous sommes habitués à ce corps étranger, à cette pathologie du péché. Mais cet intrus n’a pas sa place dans un monde fondé sur la sagesse. Cette même sagesse sur laquelle reposait la création du monde nous interpelle aujourd’hui. Et c’est sur ce même fondement, posé par Dieu au premier jour, que nous pouvons construire notre vie. Mais à condition de rejeter l’intrusion du péché.

… AUX ACTES Comprenez-vous à quel point le péché est violent ? Le considérez-vous comme un cancer invasif, l’antithèse de la vie et une violation de l’ordre créé ? Ou le considérez-vous sans antipathie, comme le résultat de défauts humains compré­hensibles ? Ceux qui parviennent à comprendre le péché comme la contradiction à la voix du créateur souffrent réellement, mais ce faisant, ils acquièrent la sagesse et ils sont purifiés. En s’alignant sur le premier fondement, ils sont enfin en phase avec un monde construit sur la sagesse.

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7 mai

La sagesse était là

J’ai été établie dès les temps éternels, bien avant que la terre ne fût créée. PROVERBES 8.23

DE LA PAROLE… Notre orgueil humain inverse souvent l’ordre des choses. Nous pensons que Dieu est arrivé dans notre vie assez tardivement. Notre identité était donc déjà bien établie quand il s’est invité pour nous attirer dans une relation avec lui. Pour nous qui avons accepté ses « avances », même cette acceptation peut être empreinte d’orgueil. Alors que notre cœur s’ouvrait à lui, n’étions-nous pas maîtres de la situation ?

Proverbes 8

Seigneur mon Dieu, tu m’as créé et tu m’as recréé.

– St. Anselme

C’est ce que nous croyons, mais Dieu avait déjà posé les jalons indispensables pour que nous lui ouvrions notre cœur. Il a créé le monde qui est devenu notre environnement nécessaire, il a créé le processus génétique qui un jour a donné lieu à noire naissance. Il nous a même formés dans le sein de notre lucre (Psaume 139.13, Jérémie 1.5). Il n’est pas un rédempteur tardif. Il a toujours été là, avec sa sagesse.

11 est extrêmement important d’en être persuadés, notamment quand notre vie semble s’écrouler. Une telle impression est fausse.

I a vie que vous avez construite tombe peut-être en morceaux, mais pas la vie que Dieu a formée. Sa sagesse connaissait toute i hose avant même la création du monde. Si Dieu a permis que vous soyez abattu, c’est pour une raison. Il vous pousse au bout de votre « moi » pécheur et vous place au commencement de la vie dans ses bras rassurants. Il vous débarrasse de votre identité laclice et fragile afin que vous trouviez votre identité réelle en lui cl dans ses voies. La sagesse est en place depuis l’éternité ; c’est vous qui avez du retard, mais Dieu vous ramène à la maison.

… AUX ACTES Comprenez-vous à quel point votre vie est enracinée dans l’éternité ? Votre place dans l’éternité n’est pas le huit d’une réflexion après coup de la part d’un Dieu qui aime improviser. Pensiez-vous que votre péché l’avait pris par surprise ? ce n’est nullement le cas. Il avait déjà prévu la solution. Avant la création du monde, il a accompli au moins deux choses : il a fait jaillir sa sagesse et il a pensé à vous (Éphésiens 1.4). Sa sagesse et voire existence allaient main dans la main. Vous avez du mal à I imaginer ? C’est normal. Reposez-vous sur l’assurance que la sagesse de Dieu dure à jamais.

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6 Mai

Une porte de sortie

J’aime ceux qui m’aiment, et ceux qui me cherchent ne manquent pas de me trouver. PROVERBES 8.17

6 MAI

Proverbes 8

Entrevoir sa crucifixion permet de crucifier le péché.

– Charles Spurgeon

DE LA PAROLE… Il s’agit d’une nouvelle dévastatrice : noire nature pécheresse nous rend incompatibles avec le caractère de Dieu et non-conformes aux principes de sa sagesse. Mais une bonne nouvelle nous rassure : le changement est possible. La sagesse n’est pas hors de notre portée à tout jamais, malgré toute la force avec laquelle nous l’avons rejetée par le passé. Même si la folie est sur nos talons depuis des années, nous pouvons nous tourner vers la voix de la sagesse qui nous interpelle. Il n’est pas trop tard pour devenir aptes au royaume de Dieu.

La sagesse de Dieu va nous conduire à la croix de Jésus, bien sûr. C’est là que Jésus a payé pour notre ancienne vie futile et que notre rébellion est pardonnée. Si nous nous inclinons hum­blement devant l’agneau divin offert en sacrifice, nous sommes purifiés des souillures de ce monde et lancés sur la voie de la vie de disciple. Mais une fois passés par la croix, nous devons cultiver notre amour pour ce qui est éternel. Nous devons rechercher la sagesse avec passion. Il nous faut développer une fascination pour les principes d’un monde juste tel que Dieu l’avait créé.

… AUX ACTES Si vous manquez de vision personnelle, lisez les deux premiers chapitres de la Bible, ainsi que les deux derniers. Genèse 1 et 2 et Apocalypse 21 et 22 sont des images de la perfection. Du jardin d’Éden à la cité de Dieu, de la poussière du sol à l’épouse du Christ, la sagesse règne. Retirez les énormes parenthèses relatives au problème du péché – Genèse 3 à Apoca­lypse 20 – et vous verrez clairement la sainteté de Dieu et la beauté de son œuvre. Il est souvent difficile de voir cette beauté dans la période actuelle, mais elle est là. Elle est notre origine et notre destinée, réunies en une seule réalité.

Pendant que vous lisez ces quatre chapitres, tels des serre- livres éternels de chaque côté du problème temporel du péché, laissez votre amour pour le créateur rédempteur se développer. Comme une plante qui s’élance vers la lumière du soleil, laissez votre vie s’élancer vers sa sagesse. Ouvrez-vous devant lui et apprenez à aimer ses voies.

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5 Mai

Une voix superflue

« Venez par ici, entrez donc, vous qui n’avez pas

D’expérience ! » PROVERBES 9.4, 16

Proverbes 9

Le bon sens s’adapte au monde ; la sagesse tâche d’être conforme au ciel.

– Joseph Joubert

DE LA PAROLE… Dans les Proverbes, la folie et la sagesse prennent une voix humaine ; ce sont des principes personnifiés. A plusieurs reprises dans ce livre, la sagesse lance un appel. La folie aussi. La sagesse promet une bénédiction éternelle. La folie promet un moment de plaisir. Leurs voix sont incessantes.

Alors, laquelle des deux voix est citée dans les versets ci- dessus ? Les deux, la sagesse au verset 4 et la folie au verset 16. Elles disent exactement la même chose. Elles s’adressent à ceux qui sont ignorants et manquent de jugement ; la seule différence entre les deux interpellations se trouve dans la réaction de l’auditeur qui les entend.

Nous ignorons souvent cet appel persistant. Nous ne savons peut-être pas que chaque choix est une réponse à la voix de la sagesse ou à la voix de la folie. Elles nous interpellent, ces voix, quand nous sommes confrontés à la tentation, lorsque nous recherchons la sécurité, quand nous formons nos projets, lorsque nous dépensons notre argent… Ne les avez-vous pas entendues ? Elles disent toujours la même chose : « Entrez ici ! »

La sagesse est comme une épouse, un partenaire toujours présent pour nous soutenir pour notre bien. La folie est comme une prostituée dont la promesse, bien que séduisante, débouche sur une expérience décevante. Lorsque les Proverbes parlent d’épouses et de prostituées, de fidélité et d’adultère, nous devons les interpréter de manière littérale, mais également au sens figuré. Nous faisons des choix tous les jours ; chaque fois la sagesse et la folie nous appellent, et leurs voix sont parfois très proches.

… AUX ACTES Quelle voix écoutez-vous ? La sagesse ne cherche pas à vous en mettre plein la vue. Elle impressionne peu et n’exige rien. La folie est vantarde, tape-à-l’œil et s’impose souvent. Elle déclare que vous êtes ici pour prendre le maximum de plaisir. La sagesse n’est pas d’accord : vous êtes ici pour être béni et devenir source de bénédiction. Vous voyez la différence ? Quand les deux appellent, à quelle voix vos oreilles s’ouvrent- elles ? Entraînez-vous, beaucoup de choses dépendent de votre capacité à entendre.

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4 Mai

Une voix superflue

« Venez par ici, entrez donc, vous qui n’avez pas D’expérience ! »

PROVERBES 9.4, 16

Proverbes 9

Le bon sens s’adapte au monde ; la sagesse tâche d’être conforme au ciel.

– Joseph Joubert

DE LA PAROLE… Dans les Proverbes, la folie et la sagesse prennent une voix humaine ; ce sont des principes personnifiés. A plusieurs reprises dans ce livre, la sagesse lance un appel. La folie aussi. La sagesse promet une bénédiction éternelle. La folie promet un moment de plaisir. Leurs voix sont incessantes.

Alors, laquelle des deux voix est citée dans les versets ci- dessus ? Les deux, la sagesse au verset 4 et la folie au verset 16. Elles disent exactement la même chose. Elles s’adressent à ceux qui sont ignorants et manquent de jugement ; la seule différence entre les deux interpellations se trouve dans la réaction de l’auditeur qui les entend.

Nous ignorons souvent cet appel persistant. Nous ne savons peut-être pas que chaque choix est une réponse à la voix de la sagesse ou à la voix de la folie. Elles nous interpellent, ces voix, quand nous sommes confrontés à la tentation, lorsque nous recherchons la sécurité, quand nous formons nos projets, lorsque nous dépensons notre argent… Ne les avez-vous pas entendues ? Elles disent toujours la même chose : « Entrez ici ! »

La sagesse est comme une épouse, un partenaire toujours présent pour nous soutenir pour notre bien. La folie est comme une prostituée dont la promesse, bien que séduisante, débouche sur une expérience décevante. Lorsque les Proverbes parlent d’épouses et de prostituées, de fidélité et d’adultère, nous devons les interpréter de manière littérale, mais également au sens figuré. Nous faisons des choix tous les jours ; chaque fois la sagesse et la folie nous appellent, et leurs voix sont parfois très proches.

… AUX ACTES Quelle voix écoutez-vous ? La sagesse ne cherche pas à vous en mettre plein la vue. Elle impressionne peu et n’exige rien. La folie est vantarde, tape-à-l’œil et s’impose souvent. Elle déclare que vous êtes ici pour prendre le maximum de plaisir. La sagesse n’est pas d’accord : vous êtes ici pour être béni et devenir source de bénédiction. Vous voyez la différence ? Quand les deux appellent, à quelle voix vos oreilles s’ouvrent- elles ? Entraînez-vous, beaucoup de choses dépendent de votre capacité à entendre.

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3 MAI

Un objectif élevé

Dieu créa les hommes pour qu’ils soient son image, il les créa pour qu’ils soient l’image de Dieu. Il les créa homme et femme. GENÈSE 1.27

DE LA PAROLE… Personne ne peut mener une vie pleine de sens sans savoir d’où il vient, où il va et pourquoi la vie existe. Il s’agit de principes fondamentaux à toute existence. Si nous ne les connaissons pas, nous ne connaissons pas l’Evangile et nous ne disposons pas des éléments qui nous permettent de prendre nos décisions en accord avec le plan de Dieu. Nous devons savoir ceci : nous avons été créés par lui, pour lui et à son image.

Genèse 1.26-28

La règle de vie d’une personne parfaite est d’être l’image et à la ressemblance de Dieu.

– Clément d’Alexandrie

Il s’agit d’une vérité remarquable. Nous étions destinés à cire l’image de Dieu et bien que cette image ait été brisée au moment de la Chute, l’intention originelle de Dieu subsiste. La chute ne l’a pas pris par surprise, et son plan a consisté notamment à créer un peuple qui reflète sa gloire. Il désire toujours que nous soyons à son image. C’est pourquoi il a mis son Esprit dans le cœur d’hommes pécheurs mais rachetés, ces vases de terre que nous sommes. Oui, l’humanité sera effectivement à son image ; il c rendra visible en sa création. Certes, nous avions renoncé au privilège de porter son image en nous, mais il avait déjà décidé de la recréer. Il manifeste lui-même son image en nous.

… AUX ACTES Nous sommes pris par le travail, l’emprunt à rembourser, la famille, les affaires, les relations et les loisirs, essayant d’y trouver la plénitude. Il nous est facile de nous laisser ainsi distraire du vrai but. En effet, nous sommes appelés à une existence bien plus enthousiasmante. Nous sommes faits pour être comme Lui ! C’est l’objectif. C’était le destin de nos premiers parents et c’est le but de notre rédemption. Adam et Eve ont été façonnés à son image ; mais pour ce qui nous concerne, il vit en nous. Et chaque jour, nous sommes transformés un peu plus à I image de Dieu (2 Corinthiens 3.18).

Vivez-vous dans cette perspective ? Prenez-vous vos décisions en tenant compte de ce but ? Méditez cette vérité étonnante chaque jour et laissez-la vous guider. Quels que soient vos autres désirs, rien ne surpasse cette vocation. Nous avons été créés pour Lui ressembler.

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2 MAI

Des richesses qui ont du sens

Je me suis dit en moi-même : « Va donc, teste les plaisirs, et goûte à ce qui est bon. » ECCLÉSIASTE 2.1

2 MAI

Ecclésiaste 2.1-11

Notre véritable richesse s’évalue à ce que nous valons si nous perdons toute notre fortune.

– John Henry Jowett

DE LA PAROLE… Un journaliste demanda un jour à un homme d’affaires extrêmement riche qui venait de survivre à une grave affection cardiaque comment cette expérience allait changer sa vie. Il répondit qu’il allait dépenser plus d’argent et que, par exemple, aucun vin coûtant moins de cent dollars la bouteille ne franchirait ses lèvres. Sa pensée profonde en ce moment de crise était que la vie est courte et qu’elle doit être vécue pleinement. Ce n’est pas une mauvaise philosophie si l’on sait comment définir « pleinement ». Mais sa définition était erronée, car elle reposait sur des valeurs passagères.

Un chrétien avisé sait reconnaître l’erreur d’accorder la priorité aux plaisirs de la vie. Nous vivons avec un objectif beaucoup plus durable : le plaisir véritable fondé sur les réalités du royaume de Dieu et notre communion avec lui. Du moins, c’est notre idéal. Toutefois, nous découvrons souvent en nous un conflit : une aversion à l’égard de la philosophie de l’homme d’affaires, mais une manière de vivre qui s’en inspire. Depuis la Chute, la nature humaine cherche à établir un paradis sur terre, à reconstruire le jardin d’Éden. Bien que nous soyons promis à un paradis éternel, nous voulons le paradis ici aussi. Nous le voyons dans le confort que nous recherchons et dans les supplications que nous formulons. Le jardin d’Éden est hors d’atteinte, mais nous tendons toujours vers lui.

… AUX ACTES Dans Ecclésiaste 2.1-11, Salomon décrit le résultat final d’une vie investie dans le temporel : rien ! Son portefeuille d’investissements est pourtant impressionnant, mais il est déçu, désabusé même, par les bénéfices. Tout est dérisoire, conclut-il. Un jour nous mourrons et, à moins d’avoir investi dans ce qui est éternel, il ne restera rien.

Comparez la futilité de l’Ecclésiaste avec les richesses de l’Évangile de Jésus. Il nous offre un héritage qui vient de Dieu. L’homme d’affaires couvert de richesses en a été privé, même lorsqu’il s’est trouvé confronté à la mort. Il en va de même pour une multitude de personnes. Mais les yeux de la foi peuvent voir les richesses du royaume de Dieu. Apprenons à vivre pour ces richesses-là.

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Un désir qui a du sens

L’œil n’est jamais rassasié de voir. L’oreille n’est jamais remplie de ce qu’elle entend. ECCLÉSIASTE 1.8

DE LA PAROLE… La nature humaine n’est jamais satisfaite. Quels que soient les bienfaits de Dieu à notre égard, nous en voulons davantage. Une fois que nous avons goûté à sa générosité, notre appétit est stimulé mais pas rassasié. Nous sommes toujours dans l’attente du prochain bienfait.

1er MAI

Ecclésiaste 1.1-11

Que les choses temporelles servent votre usage, mais que les choses éternelles soient l’objet de votre désir.

-Thomas a Kempis

Ce désir de toujours recevoir une bénédiction supplémentaire .1 cependant un avantage : s’il est bien orienté, nous pouvons obtenir satisfaction. Ceux d’entre nous qui avons entendu prêcher sermon après sermon sur les vertus du contentement seront peut-être surpris. Il est vrai que le désir des plaisirs de ce monde, comme Salomon l’a écrit, n’est jamais entièrement satisfait. Mais 11 existe une soif qui est récompensée par une pluie de bénédictions. Si notre insatisfaction nous conduit vers Dieu et son royaume, elle sera un jour récompensée. Dieu ne se refuse jamais à ceux qui veulent le connaître davantage.

Salomon dit : « L’œil n’est jamais rassasié de voir. L’oreille n’est jamais remplie de ce qu’elle entend. » Ce constat est-il négatif ? Ou peut-il être vu positivement ? Tout dépend. Si nos envies éternelles sont détournées vers les choses temporelles, alors l’affirmation de Salomon est une mauvaise nouvelle. Mais il en est tout autrement si nous cherchons d’abord le royaume de Dieu et sa justice.

… AUX ACTES Etes-vous mécontent de votre vie ? Si vous la remplissez de choses qui ne durent pas, comment pourriez-vous en être satisfait ? Ce que vous recherchez n’est pas de nature à vous combler.

Mais si vous remplissez votre vie de Dieu (et que vous le laissez-vous remplir), il saura satisfaire vos besoins, et lorsque l’insatisfaction reviendra, il vous donnera davantage. Vous serez pleinement satisfait pendant un temps, puis vous comprendrez qu’il reste encore tant à découvrir sur lui. Votre désir vous conduira encore plus à chercher sa présence. Nous pouvons explorer Dieu à jamais ; ses richesses sont inépuisables.