Meditation

18 juillet

Soyons des consolateurs

Regardez les pleurs des opprimés : ils n’ont pas de consolateur.

ECCLÉSIASTE 4.1 (TOB)

Ecclésiaste 4.1-3

Quand nous nous détournons de l’indigent, c’est du Christ que nous nous détournons.

– Mère Teresa.

DE LA PAROLE… Dans l’Ecclésiaste, Salomon dresse un constat cinglant et amer de la vie « sous le soleil » (1.3). Il ne prend pas en compte l’œuvre de rédemption de Dieu qui donne un sens à Imites choses. Il envisage une vie loin de Dieu où « tout est déri­soire » (Ecclésiaste 1.2), et ainsi, quand il observe l’opprimé – la veuve, l’orphelin et le captif, que l’on trouve dans toutes sociétés, à toutes les époques – il ne voit aucun consolateur. Personne ne prend parti pour eux.

Dieu voit ces situations. D’après un psalmiste, il est « le père des orphelins et le défenseur des veuves » (Psaume 68.6). Mais plus que cela, il appelle constamment son peuple à prendre soin de l’indigent. Le peuple de Dieu ne doit jamais être oppresseur ; il doit toujours être du côté des opprimés. Il nous faut œuvrer pour la justice en nous sacrifiant pour leur bien-être et en pour­voyant à leurs besoins. Nous pouvons argumenter sur l’approche politique, sociale ou spirituelle de la prise en charge de l’indigence, et débattre sur la meilleure forme d’institution apte à répondre à ces besoins. Mais nous ne pouvons remettre en question le principe biblique incontournable : si nous croyons en la Parole de Dieu, il nous appartient de montrer la compassion de Dieu à ceux qui en ont besoin.

Dans les commandements de la loi de Moïse, Dieu a pris des dispositions particulières en faveur des veuves, des orphelins et des autres nécessiteux. Le livre des Proverbes nous enseigne que « opprimer le pauvre, c’est outrager le Créateur » (14.31) et que Dieu ne répond pas aux prières de ceux qui délaissent l’indigent (21.13). Et si vous pensez que cet intérêt de Dieu pour les indigents se limite à l’Ancien Testament, lisez donc Jacques : la religion authentique et pure consiste à aider les orphelins et les veuves (1-27).

… AUX ACTES Comment agissez-vous à l’égard du pauvre et de l’opprimé ? Votre réponse est avant tout le baromètre de votre relation avec Dieu. Votre engagement visible pour l’indigent vous permettra de savoir si votre cœur bat à l’unisson du sien. Salomon souligne que l’indigent n’a aucun consolateur, et cette affirmation appelle réponse. Dieu invite son peuple à être cette réponse.

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17 juillet

Des propos mesurés

Ne te presse pas d’ouvrir la bouche et ne te laisse pas entraîner par ton cœur à formuler hâtivement des promesses en présence de Dieu. ECCLÉSIASTE 5.1

 

Ecclésiaste 5.1-3

Quand vous priez, mieux vaut laisser votre cœur sans mot que prononcer des mots sans cœur.

– John Bunyan

DE LA PAROLE… Si vous aviez un rendez-vous pour vous entre­tenir avec le président de la République, vous prendriez un moment pour vous préparer, n’est-ce pas ? Qui, sauf les plus insouciants, négligerait de préparer ses paroles avec sagesse ? Il s’agit d’une rencontre avec quelqu’un qui a le pouvoir de changer les circonstances. Que voudriez-vous modifier ou transformer ? N’y avez-vous pas déjà pensé ?

Mais nous abordons rarement Dieu de cette manière. Peut- être savons-nous que notre temps avec lui est illimité. Peut-être aussi avons-nous entendu dire, par nos pasteurs et enseignants, que nos plus petites préoccupations sont aussi ses préoccupations. Peut-être avons-nous conclu, à cause de son temps généreusement accordé et de ses soins constants, que la prière était une chose banale. Si nous pensons cela, nous nous trompons. Dieu nous accorde effectivement un temps illimité et il se soucie des petites choses. Mais prier, ce n’est pas banal.

Jésus a reproché autant aux hypocrites religieux qu’aux païens leurs flots de paroles. Peut-être faisait-il référence à leurs répétitions agaçantes, mais il soulignait aussi que la multiplicité des paroles n’est pas ce qui rend la prière efficace (Matthieu 6.7). Il a aussi prévenu ses auditeurs qu’ils étaient responsables de toute parole vaine (Matthieu 12.36). S’il nous recommande de faire attention à nos conversations de tous les jours, combien plus devrions-nous soigner nos prières !

… AUX ACTES Dieu nous encourage à nous approcher du trône de sa grâce avec une pleine assurance (Hébreux 4.16). Il ne nous encourage pas à le faire avec désinvolture. Les mots de nos prières sont chargés d’un poids extraordinaire. Ils doivent être réfléchis. Une bonne approche de la prière devrait tenir compte du conseil de l’Ecclésiaste. Après tout, ce que Dieu veut nous dire est sûrement plus important que ce que nous voulons lui dire. Il entend nos désirs, mais il veut aussi que nous écoutions les siens.

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16 juillet

Un amour profond

« L’Eternel a donné, l’Éternel a repris : que l’Éternel soit loué ! » JOB 1.21

DE LA PAROLE… Non, Job n’est pas enchanté par la tournure des évènements. Il ne masque pas sa douleur. Il n’est pas parti­culièrement stoïque. Il est accablé et ne peut le cacher. Mais, dans son accablement, il se rappelle du caractère de Dieu. Il se souvient que tous les dons reçus proviennent d’une main misé­ricordieuse. Il a toujours eu cette distance par rapport aux bienfaits dont il bénéficiait.

 

Job 1.13-22

Notre Père céleste ne retire jamais rien à ses enfants, sauf s’il veut leur donner quelque chose de meilleur à la place.

– George Müller

Cette qualité nous manque souvent dans l’épreuve. Notre attachement aux choses ou aux personnes que nous craignons de perdre est plus fort que notre attachement au Seigneur lui-même. Quand il s’agit de ce que nous aimons – possessions, personnes, lieux, réalisations – nous préférerions presque perdre Dieu. Nous vivons dans ce monde avec un désir de pérennité ; quand cette pérennité est ébranlée, notre sécurité vole en éclats.

Dieu tient quelque chose de meilleur en réserve pour nous. Il veut que nous aimions les gens qu’il a placés sur notre route et que nous sachions apprécier ses dons, mais il ne veut pas que nous perdions de vue sa personne. Lors d’une crise, quand tout s’écroule autour de nous, il veut être notre fondement inébranlable. Si nous avons construit sur cette base solide, nous pouvons dire avec Job : « Je suis sorti nu du ventre de ma mère, et j’y retournerai nu » (v. 21). Nous devons nous souvenir que nous ne serons que ce qu’il veut que nous soyons – rien de plus, rien de moins. Ne vivons pas comme si nos vies nous appartenaient, elles sont à lui. Et il peut en faire ce qu’il veut, même s’il nous fait passer par des épisodes dramatiques.

… AUX ACTES II nous est difficile de maintenir une telle attitude. Nous avons programmé notre vie. Nous sommes focalisés sur nos rêves, nos projets, nos sentiments, nos amours. Nous avons bâti notre vie avec les éléments que nous jugeons essentiels et rajouté de nombreuses options pour plus d’agréments. Et quand Dieu laisse son ennemi juré nous en dérober une partie, nous estimons que notre vie entière est brisée.

Le cœur sage ne s’attache pas excessivement aux choses que Dieu donne, mais à Dieu lui-même. Evaluez vos attachements avec honnêteté. Quand vous passez par l’épreuve, considérez la valeur de vos pertes à l’aune de la gloire divine.

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15 juillet

Affliction et adoration

Alors Job se leva, il déchira son manteau, se rasa la tête, puis se jeta par terre pour se prosterner. JOB 1.20

Job 1.13-22

L’amour qu’il m’a témoigné dans le passé m’interdit de penser qu’il m’abandonnerait dans la difficulté future.

-John Newton

DE LA PAROLE… Quelle est votre attitude quand l’épreuve est des plus sévère ? Si vous êtes comme tout le monde, l’adoration n’est certainement pas votre première réaction. En fait nous criti­quons souvent Dieu, nous doutons de sa bonté et nous l’interro­geons sur le pourquoi de ce qui nous arrive – c’est tout le rituel de la pitié de soi – bien avant d’en arriver à une vraie adoration.

Dans le récit biblique, l’adoration est la réaction première de Job. Bien que privé de ses moyens de subsistance (ses bœufs, ses ânes) et de transport (ses chameaux), et endeuillé par la mort de ses enfants, il loue Dieu. Il subit ces pertes en une seule journée, mais sa première réaction, après le choc initial et l’amertume, n’est pas la colère, la remise en question ou l’apostasie. C’est l’adoration. En refusant de laisser libre cours à son chagrin, il transgresse toutes les règles de la psychologie.

Comment Job peut-il réagir ainsi ? Sait-il qu’il est sous le microscope divin ? Non, les questions qu’il aborde avec ses amis dans les chapitres suivants montrent qu’il n’a aucune idée de ce qui se passe. Croit-il que ses péchés l’ont finalement rattrapé ? Non, il affirme sa justice tout au long du dialogue. Comment peut-il donc se tourner vers Dieu dans l’adoration ? En fait, au plus profond de lui-même, il a conscience de deux éléments essentiels qu’il nous arrive de remettre en question : (1) Dieu est souverain, et (2) Dieu est bon. C’était une évidence pour Job, qui peut adorer, car en dépit des évènements, il se sait dans la main d’un Dieu réellement bon. Il ne sait pas pourquoi tous ces tourments lui sont arrivés, mais il connaît Celui qui veille sur lui.

… AUX ACTES C’est contraire à la nature humaine, n’est-ce- pas ? Quand notre vie se délite, nous sommes enclins à accuser Dieu de ne pas réagir. Job se souvenait qu’il n’était pas en position de négocier. Tout ce qu’il avait reçu de Dieu était don de sa grâce. Job savait que son affliction n’était pas en lien avec le caractère de Dieu. Lorsque nos épreuves nous écrasent – même au plus fort de la crise – souvenons-nous du caractère miséricor­dieux du Dieu qui ne change pas.

 

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14 juillet

Pour la gloire de Dieu

Alors l’Eternel demanda à Satan : « As-tu remarqué mon serviteur Job ? » JOB 1.8

DE LA PAROLE… Nous aimons penser que dans notre lutte contre l’adversaire, Dieu est notre refuge. Il l’est, mais pas toujours comme nous le pensons. Job le découvre quand Dieu, au lieu de lui servir de refuge, le met en première ligne. Le Seigneur ne fait aucune tentative pour le protéger de son adversaire. Il le désigne comme une cible.

Job 1.6-12

La gloire de Dieu (…) c’est le vrai but de la vie.

– C. S. Lewis

Job avait bien servi Dieu. Est-ce vraiment la récompense qu’il méritait ? Sa conduite justifiait-elle la transaction faite au ciel entre Satan et celui que Job considérait comme son refuge ? Pourquoi Dieu abandonna-t-il son fidèle serviteur à la tentation, voire au désastre ?

Parce que son objectif primordial pour l’univers ne consiste pas à assurer le confort de l’être humain. Nous supposons souvent que Dieu n’a pour pub que d’exaucer nos désirs et pourvoir à nos besoins. Bien qu’il se soit engagé à exaucer les aspirations de ceux qui se confient en lui et pourvoir à tous leurs besoins, les actions de Dieu ne sont pas principalement motivées par le bien- être de l’homme. Elles ont avant tout pour but la gloire de son nom. Dans le cas de Job, la gloire de son nom nécessitait une démonstration.

… AUX ACTES Nos préoccupations sont fréquemment centrées sur nous-mêmes. Nous partons du principe que, pour Dieu, le salut concerne avant tout notre bien-être. Nous aimerions donc lui fournir notre définition du « bien-être » : confort, prospérité, succès et santé. Dieu s’intéresse à tout cela ; ne nous aime-t-il pas passionnément ? Mais il poursuit un but plus élevé, sa gloire. Dieu est au centre de l’univers, et non l’homme.

Quand vous êtes sous le feu de l’adversaire, demandez à Dieu de vous protéger et de vous délivrer. Mais, plus que cela, demandez-lui de préserver sa renommée par l’exemple de votre vie. Demandez-lui que sa gloire se manifeste dans ce combat contre l’ennemi. Demandez la victoire pour lui d’abord, pour vous ensuite. Admettez que la résolution du conflit vous dépasse. Ce qui est en jeu, c’est la gloire de Dieu.

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13 JUILLET

Le rôdeur

Le Seigneur dit à l’Adversaire : « D’où viens-tu ? » – « De parcourir la terre, répondit-il, et d’y rôder. » JOB 1.7 (TOB)

 

Job 1.6-12

Quels que soient les plaisirs que Satan vous offre, son but final est votre ruine. Votre destruction est sa priorité absolue.

– Erwin Lutzer

DE LA PAROLE… Le croyant avisé est conscient de la nature de l’ennemi. Certes, nous ne connaîtrons jamais toutes ses tactiques et nous ne serons jamais plus rusés que lui. Nous vivons dans un monde qu’il a englouti dans l’obscurité et plongé dans la confusion, et nous sommes incapables de percer ces ténèbres – du moins par nos propres moyens. Alors, notre rôle dans cette mission de reconnaissance consiste à comprendre que (1) cet ennemi existe, (2) qu’il projette de nuire à chaque enfant de Dieu, (3) qu’il n’est pas omniscient ou omniprésent, mais qu’il rôde.

Lorsque Dieu le rencontre au verset 7, Satan est devant le trône céleste. Dieu sait, bien sûr, d’où il vient, mais il fait reconnaître à Satan son activité scandaleuse. Il a erré par toute la terre pour trouver et rapporter des preuves de souillure et de mal qui pourraient entacher la réputation de Dieu. Pierre aussi mentionne cette activité : « Votre adversaire, le diable, rôde autour de vous comme un lion rugissant, qui cherche quelqu’un à dévorer » (1 Pierre 5.8). Il ne s’agit pas d’une superstition moyenâgeuse, mais d’une guerre.

La sagesse du croyant s’acquiert en prenant conscience de cet ennemi. Mais nous n’avons pas à étudier sa tactique, ni à être obnubilés par son pouvoir – il nous faut seulement regarder à Jésus. Nous devons être conscients que le Mauvais existe, et qu’il est une entité personnelle qui rôde à la porte de notre vie, guettant le moment favorable. Nous ne devons pas lui offrir cette occa­sion.

… AUX ACTES Plusieurs versets des Ecritures encouragent les chrétiens à la « sobriété ». Le zèle de l’adversaire en est la cause. Cela ne veut pas dire que nous ne pouvons pas jouir de la vie et des dons de Dieu. Nous devons simplement rester sur nos gardes.

Regardez à Jésus en toutes choses pour vous placer sous sa garde. Il a remporté la victoire sur Satan et il le tient en son pouvoir. Dans un monde de rôdeurs, il est important de s’en souvenir.

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12 juillet

Toujours dépendants

Élie prit peur et s’enfuit pour sauver sa vie.

1 ROIS 19.3

 

1 Rois 19.1-18

O Dieu, ne nous permets pas de penser que nous tenons debout par nous-mêmes, sans avoir besoin de toi

– John Donne

DE LA PAROLE… Jacques avait raison d’écrire : « Élie était un homme tout à fait semblable à nous » (Jacques 5.17). Pour la plupart, nous n’exerçons pas un ministère de l’importance de celui d’Elie, mais notre crainte ressemble à la sienne. Élie venait de démontrer la puissance de Dieu sur la religion insensée de Baal. Il avait contemplé la vérité étemelle avec ses yeux humains. Mais dès que Jézabel voulut le tuer, il éprouva une crainte inattendue. Soudain, il ne voyait plus la gloire de Dieu, mais la colère de Jézabel.

N’en est-il pas de même pour nous qui pouvons, dans nos temps d’exaltation, contempler la gloire divine, pour ensuite nous recroqueviller face aux menaces impies ? La présence du Saint-Esprit dans notre cœur est-elle vraiment aussi passagère ? Notre fragilité humaine ne nous permet-elle qu’une vision fugitive de la puissance divine ? Peut-être sommes-nous tout simplement incohérents dans notre piété ? Notre foi est-elle, pour diverses raisons, un muscle parfois réticent à fonctionner ? Bien que la foi consiste, dans un sens, à se reposer en Dieu, nous éprouvons néanmoins la fatigue. Nous passons sans transition de l’anxiété à l’exaltation pour retourner à l’anxiété sans presque jamais en comprendre le motif.

Un cœur rempli de sagesse s’attaquera à de telles incohérences humaines. Nous devons admettre que jamais nous ne serons autonomes. Nous serons toujours dépendants. Les grandes victoires ne font pas disparaître nos besoins fondamentaux. Ainsi en est-t-il de notre condition humaine et il nous faut accepter cette réalité.

… AUX ACTES Nous devons mener un combat contre deux ten­tations permanentes : celle de supposer qu’après avoir remportés de grandes victoires, nous devrions être autonomes, et celle de laisser les circonstances dominer notre réflexion. Élie, ce grand prophète en Israël, a cédé aux deux. Nous aussi. Fréquemment.

Ne nous laissons pas diriger par les choses visibles. La victoire d’hier ne détermine pas celle d’aujourd’hui. Vos ennemis non plus. Vous avez chaque jour grand besoin de Dieu, car vous ne savez pas ce qui constituera une embûche ou une aide.

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11 juillet

Accéder à la connaissance

Vous vous êtes revêtus de l’homme nouveau. Celui-ci se renouvelle pour être l’image de son Créateur afin de parvenir à la pleine connaissance. COLOSSIENS 3.10

Colossiens 3.1-10

Que les pensées divines viennent penser par moi !

– Amy Carmichael

DE LA PAROLE… Lors de votre nouvelle naissance, vous avez été renouvelé spirituellement. La Bible est explicite. Vous êtes une nouvelle créature ; ce qui est ancien a disparu (2 Corinthiens 5.17). Qu’est-ce que cela signifie pour nos corps ? Ils meurent, mais ils ressusciteront. Et pour nos cœurs ? Ils étaient durs et insoumis à Dieu ; maintenant ils sont malléables et tournés vers lui. Et qu’en est-il de nos pensées ? Paul nous le dit ici. Nous recevons une nouvelle connaissance.

Cette connaissance n’est pas un simple changement de point de vue. Il s’agit de l’irruption de vérités dans notre âme autrefois trompée. Nous avons maintenant une vision radicalement différente des choses, une compréhension fondamentale de qui est Dieu et de comment son Fils nous a sauvés. Nous prenons nos décisions différemment. Nous disposons aussi d’une sagesse divine, d’une capacité à penser ses pensées et à vivre de sa vie. C’est le processus de la sanctification.

N’est-ce pas merveilleux ? Alors que bien des cultes et des philosophies font de nous-même notre propre dieu, Jésus nous transforme en hommes et femmes ayant la pensée de Dieu. C’est un principe fondamental du christianisme : ceux qui étaient déchus et morts sont maintenant habités par Celui qui est ressuscité et vivant.

Cela signifie-t-il que jamais plus nous ne ferons d’erreurs ? Que nous serons toujours d’accord ? Que notre logique sera infaillible ? Absolument pas. Mais cela signifie que, dans la mesure de notre soumission à la pensée de Christ, nous pouvons avoir sa pensée. Nous pouvons être conduits, guidés, renouvelés, transformés, façonnés toujours plus à son image.

… AUX ACTES Êtes-vous conscient du but fixé par Dieu pour votre vie ? C’est peut-être le plus grand défi qui s’offre au chrétien. Nous cédons trop facilement à l’abattement, à la critique, à la tromperie et aux idées fausses. Dieu peut transformer tout cela si nous le laissons faire. Vous n’avez pas à le convaincre d’agir, il vous aime. Il veut que nous pensions comme lui. Débarrassez- vous de la vieille nature et revêtez la nature nouvelle. Soyez, jour après jour, conforme à son image.

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10 juillet

Fuir vers la réalité

Préoccupez-vous de ce qui est là-haut et non de ce qui est sur la terre COLOSSIENS 3.2 (BFC)

Colossiens 3.1-10

Que la pensée du Christ mon Sauveur m’habite jour après jour.

– Kate B. Wilkinson

 

DE LA PAROLE… L’essentiel de la sagesse, le cœur de cette transformation que nous appelons sanctification (et que Paul nomme renouvellement de la pensée), est résumé dans ce verset. Nous portons notre attention sur ce qui ne nous intéressait pas auparavant. Dans notre réflexion, nous remplaçons le temporel par l’éternel, l’inutile par l’utile, le profane par le sacré, le moi par Christ. Nous ne recherchons plus les ténèbres, mais la lumière. Nous ne recherchons plus l’argent, mais le trésor de grand prix. Nous ne recherchons pas notre propre réputation, mais la sienne. Nous nous situons dans une perspective radicalement différente.

Cette perspective, c’est Christ. Savez-vous ce que nous sommes eu lui ? Voici ce que Paul écrit : nous avons été ressuscités avec lui, nous siégeons là où il siège, il vit au plus profond de notre cœur, là où autrefois nous pensions régner. Cela signifie que nous devons être complètement focalisés sur notre nouvelle demeure et notre nouvelle vie. S’en détourner serait contraire à notre nature transformée. Ce serait fuir la réalité, s’abandonner aux fantasmes de choses sans valeur et négliger les vraies richesses. Nous ressemblerions à des porcs transformés en princes qui prê­tèrent toujours leur fange. Nous serions des insensés.

Et cependant, c’est ainsi que vivent de nombreux chrétiens. Nous avons du mal à nous concentrer sur des réalités que nous ne pouvons pas voir, quoiqu’elles soient très présentes. Nous sommes modelés selon les critères de ce monde, baignant dans de fausses philosophies et habités par de vieilles pensées. Ainsi Paul se doit d’instruire les chrétiens de Colosses qui, comme nous, sont assaillis par des idées erronées. Gardons nos pensées en Christ, c’est là que nous devons être.

… AUX ACTES II s’agit d’une discipline. On nous a peut-être enseigné que discipliner notre esprit à penser d’une certaine façon s’apparente à un lavage de cerveau, une fuite hors de la réalité. Mais pour nous, fixer nos pensées sur les choses d’en haut est une évasion dans la réalité. Elle nous positionne là où nous devons réellement nous trouver. Elle renouvelle notre intel­ligence et nous rend vraiment sages.

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9 juillet

Un merveilleux planning

Dieu fait toute chose belle en son temps.

ECCLÉSIASTE 3.11

Ecclésiaste 3.11 Romains 8.18

Le doigt de Dieu ne peut rien toucher sans le façonner avec grâce.

– Georges MacDonald

DE LA PAROLE… Certaines fleurs s’épanouissent dans les jours qui suivent leur plantation. D’autres ne fleuriront pas pendant des années, avant de s’épanouir pour peu de temps. D’où cela vient-il ? De Dieu, que la beauté de la création manifeste en des temps différents et de différentes manières.

Vous connaissez probablement des personnes qui se sont épanouies aussitôt « plantées ». Peut-être en êtes-vous ? Toutefois, les plantes à floraison rapide peuvent être agaçantes. Elles nous rappellent ce que nous voudrions que Dieu accomplisse dans nos vies. Nous nous impatientons du temps de Dieu qui semble bien long, et nous nous demandons quand nous arriverons dans notre terre promise, objet de notre espérance. Nous oublions ainsi la leçon tirée de la diversité de la flore sur cette terre. La croissance, la maturation et l’épanouissement des végétaux varient largement d’une espèce à l’autre. Et pour Dieu, chaque chrétien est unique. Nous sommes tous différents.

Bien sûr, nous sommes tous un en Christ. Mais, il n’est écrit nulle part que Dieu traite chacun de la même manière. Certains ne semblent jamais souffrir alors que pour d’autres, la souffrance est le lot quotidien. Certains portent du fruit toute leur vie, d’autre seulement pendant un temps. Certains vivent des décennies, d’autres quelques instants. Et Dieu les tient chacun dans sa main.

… AUX ACTES Etes-vous un observateur frustré, exclu de l’en­semble des croyants que Dieu bénit abondamment, vous demandant s’il fera un jour la même chose pour vous ? Bien des raisons peuvent expliquer cette attente, comme les limitations imposées par le péché dans votre vie ou la nature particulière du don qu’il a en réserve pour vous. Mais considérez que Dieu fait toute chose belle en son temps. Il prépare la terre à connaître sa gloire (Habakuk 2.14). Pourquoi vous tiendrait-il à l’écart ?

Considérez la promesse de Romains 8.18 : les souffrances du temps présent ne sont pas comparables à la gloire à venir. Puis appliquez votre attention à la gloire future. Sachez qu’au temps voulu, Dieu fera toute chose – même votre vie – très belle.

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8 JUILLET

Dieu de toute saison

Un temps pour déchirer et un temps pour recoudre, un temps pour garder le silence et un temps pour parler. ECCLÉSIASTE 3.7

Ecclésiaste 3.1-8

Le véritable sens de la vie consiste à œuvrer pour l’établissement du royaume de Dieu.

– Léon Tolstoï.

 

DE IA PAROLE… Si nous voulons vraiment comprendre comment ce passage s’applique dans nos vies, il nous suffit de regarder à Jésus. Nous pourrions dire que chaque temps et chaque saison ont été accomplis par lui comme il se devait. Un temps pour naître ? Oui, au temps marqué par Dieu. Un temps pour mourir ? (Oui, au moment opportun. Un temps pour tuer ou pour démolir ? Oui, il fallait s’attaquer au mauvais climat de croyances erronées. Un temps pour guérir ou construire ? Oui et aujourd’hui encore, il guérit et construit. De plus, il a dispersé et rassemblé, embrassé et délaissé, déchiré et réparé, il a gardé le silence et a parlé sans détour. Il a aimé l’homme et haï le péché ; il fait toujours les deux. Il a déclaré la guerre au royaume de ce monde et proclamé la paix éternelle – le « Shalom » de Dieu. Pour Jésus, ce n’était pas soit l’un soit l’autre, mais un ensemble cohérent. Mieux que qui­conque, il comprenait le planning divin.

Mais nous devons aussi discerner le temps de Dieu dans nos vies. Nous devons comprendre quelles circonstances nécessitent de se battre, et celles qui exigent de faire la paix. Nous devons savoir quand le moment est venu de labourer avec énergie et quand il faut plutôt semer avec douceur. N’oublions pas comment Dieu nous a confrontés à notre péché, et pourtant patiemment nous a amenés à la repentance. Il a un temps pour l’opposition la plus ferme et l’encouragement le plus humble. Surtout, nous devons comprendre que Jésus n’a pas pour but de conforter chacun dans ce qu’il est, mais de réorienter fondamentalement les personnes, les cultures et les royaumes. Nous devons nous souvenir que la nouvelle création ne peut coexister avec l’an­cienne.

… AUX ACTES Au regard de l’activité de Dieu, nous pouvons constater qu’il y a effectivement un temps pour toute chose. Dieu est venu habiter ce monde jadis parfait mais aujourd’hui rebelle, avec un plan pour arracher et planter, pour tuer et faire naître, pour entrer en guerre et instaurer la paix. Bénis soient ceux qui comprennent l’action divine et qui s’intègrent dans ce plan.

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7 JUILLET

Le fruit de la Chute

Un temps pour mourir… tuer… démolir… pleurer… perdre… jeter… haïr… pour la guerre. ECCLÉSIASTE 3.2-8

Ecclésiaste 3.1-8

Le monde résonne de changements ; il n’est jamais constant sauf dans la désillusion.

– Thomas Watson

 

DE LA PAROLE… Sans qu’elle nous donne pour autant le droit de tuer, de haïr ou d’entreprendre toute autre action tellement destructrice, la Bible expose les conséquences de la Chute. Nous vivons dans un monde brisé où l’être humain a chuté.

Si chacun voulait bien vivre en conformité avec la justice divine, il n’y aurait jamais un temps pour tuer ou aller à la guerre. Mais ce n’est malheureusement pas le cas. Le mal est présent dans ce monde, et il y a un temps pour le repousser, même par la force. Si le péché n’avait pas introduit la mort sur cette terre, il ne serait pas question d’un temps pour arracher, démolir ou jeter. Mais, je le répète, ce n’est pas le cas ; la décadence est présente dans ce monde, tant matérielle que pour ce qui concerne nos projets, nos idées et nos rêves. Les saisons régissent la croissance des végétaux, mais impliquent aussi leur mort. Dans le cycle de la vie sont déjà présents le commencement et la fin, l’abondance et le sacrifice. Voilà malheureusement ce qui se passe quand on tente de construire la pérennité dans un monde qui passe. Ce n’est pas possible. La nature et Dieu s’y opposent.

… AUX ACTES En fait, l’Ecclésiaste décrit la vie dans un monde déchu. Le contraste avec les promesses du royaume de Dieu est saisissant. Ces « temps » sont-ils tous inhérents aux deux règnes ? Bien sûr que non ! Le royaume de Dieu n’accorde aucune place à la guerre et aux pleurs, à la mort et à la destruction ou à toute autre forme de gangrène et de pourriture. Le royaume de Dieu s’épanouira dans la vie et l’amour, avec un Seigneur qui ne change pas en fonction des saisons. Il changera notre futilité en productivité.

Pour l’instant, comprenons le monde en ruine dans lequel nous vivons. N’essayons pas de le déguiser en paradis. N’espérons pas les temps d’amour et de fidélité tout en cherchant à ignorer les temps de chagrin et de désespoir. Dieu n’a pas racheté une nation de rêveurs, il s’est acquis un peuple plein d’espérance. Nous comprenons la nature de notre monde, mais nous attendons avec impatience l’avènement du royaume de Dieu. Nous en per­cevons déjà les prémices. Chaque chose en son temps

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6 juillet

Un temps pour le bien

Ecclésiaste 3.1-8

Veillez à ne pas être d’emblée attristés par les malheurs de ce monde, car vous ne connaissez pas le bien qu’ils produisent.

-Jean de la Croix

Un temps pour naître… pour planter… pour soigner…

Pour construire. ECCLÉSIASTE 3.2-3

DE IA PAROLE… Nous n’avons pas de difficulté à reconnaître I lien comme la source de la vie, de la santé et du bonheur. Mais toux qui sont éloignés de Dieu, tant parmi les croyants que les non-croyants, peuvent se sentir exclus de telles bénédictions. Pour ceux dont la vie a été marquée par la douleur et les luttes, b », bienfaits de Dieu peuvent paraître vraiment très lointains. Peut-être ont-ils même perdu de vue le Dieu de bienveillance et d’amour ? Peut-être sont-ils devenus désespérés ?

Les périodes sombres de la vie peuvent produire cet effet.

Elles voilent la bonté de Dieu et nous donnent le sentiment d’être seuls au monde. Elles transforment la foi en scepticisme et l’es­pérance en cynisme. Dans la sombre nuit du doute ceux qui, dans le passé, s’attendaient à Dieu réagissent soit en se rapprochant île lui, soit en le lâchant complètement. Quand la tentation de tout lâcher nous assaille, il est important de nous souvenir qu’il y a un temps pour naître, pour planter, pour soigner, pour construire. Il y a un temps pour la bonté de Dieu dans la vie du croyant.

Une interprétation populaire de ce passage affirme qu’un « temps pour tout » signifie que nous pouvons choisir la vision de la vie que nous désirons. « Un temps pour tout » peut signifier, à tort, que tout passe. Mais il s’agit plutôt d’une question de dis­cernement. Celui-ci nous garde de l’orgueil et de l’insouciance dans les périodes de prospérité, et nous permet de ne pas devenir sombres et désagréables dans les temps de disette. Il nous maintient à l’équilibre pour nous éviter un enthousiasme exagéré dans les jours heureux ainsi qu’un effondrement excessif aux heures les plus sombres. Ce passage nous rappelle l’importance de discerner ces temps de la vie, sachant que nos actes sont tri­butaires de tout le cycle des saisons et non pas de la météo d’au­jourd’hui.

… AUX ACTES Si vous traversez une période difficile, sachez qu’elle prendra fin. Les saisons de Dieu s’écoulent en leur temps et nombre d’entre elles sont bonnes. Il ne prive jamais ses enfants de toute bonne saison de la vie. La lumière viendra, le froid dis­paraîtra et Dieu bénira votre vie – en son temps.

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5 JUILLET

Ecclésiaste 3.1-8

Après l’hiver vient l’été. Après la nuit vient l’aurore. Après chaque tempête vient le calme, un ciel dégagé.

– Samuel Rutherford

Changements permanents

Il y a un temps pour tout et un moment pour toutes choses sous le soleil. ECCLÉSIASTE 3.1

DE LA PAROLE… L’homme vit toujours dans l’attente de bonnes choses et la crainte de mauvaises. Nous entretenons des rêves, des buts, des désirs secrets et des besoins impérieux. C’est lorsque nous nous attendons le plus à certains fruits dans notre vie, qu’ils ne viennent pas. Mais quand nous pensons devoir nous satisfaire d’un manque, Dieu donne souvent du fruit. Les saisons de la vie nous frustrent.

L’auteur de l’Ecclésiaste, peut-être Salomon, est âgé et philo­sophe. Bien qu’il ne soit pas animé de l’espérance chrétienne, il connaît néanmoins une chose ou deux sur notre finitude d’ici- bas. Il a constaté le vide et la futilité. Hormis Dieu, il n’a vu qu’absurdité. S’il n’y a pas de Dieu, pas de vie après la mort et pas d’espérance, alors la vie veut-elle la peine d’être vécue ? Malgré cela, sans trouver un sens à la vie, Salomon peut dire : « Il y a un temps pour tout. »

Salomon a observé les changements de saisons. Il sait que le cycle de la vie ne se réduit pas à une simple question météorolo­gique, mais qu’il s’agit aussi de relations, de travail et d’émotions. Au fil de la vie, nous passerons par des saisons stériles. Nous tra­verserons des temps de découragement ou de désespoir. Nous serons soumis à des tâches sans intérêt et exposés à des conflits irréductibles. Entrecoupant les moments de bonheur, des périodes d’atermoiement ou de régression nous affligeront. Tout ne sera pas bon tout le temps.

… AUX ACTES II est important pour nous de le savoir. Nous nous conduisons en insensés si nous ne comprenons pas que la vie comporte différentes saisons. Si vous êtes actuellement inefficace, ou au contraire particulièrement productif, sachez que ce n’est que pour un temps. Que vos relations soient difficiles, ou au contraire excellentes, ce n’est aussi que pour un temps. Nous devons nous habituer au changement permanent.

Beaucoup de chrétiens gémissent ou interpellent Dieu quand leur vie ne va pas comme sur des roulettes. N’agissez pas ainsi. Ce n’est que pour un temps. Ne vous attendez pas à ce que votre année entière soit chaude et ensoleillée. Une partie sera froide et pluvieuse. Si vous êtes en hiver maintenant, sachez que le printemps reviendra.

 

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4 juillet

Psaume 62.6-11

La communion des hommes avec Dieu est communion des hommes entre eux.

– Thomas d’Aquin

Nés de la grâce

Oui, les gens du peuple sont un souffle, les gens illustres un mensonge. Quand on soulève la balance, eux tous, ils pèsent moins qu’un souffle. PSAUME 62.10 (TOB)

DE LA PAROLE… Nous, les êtres humains, nous utilisons bien des moyens pour créer des divisions entre nous. Certaines civilisations pratiquent ouvertement un système de castes. Dans d’autres, c’est beaucoup plus subtil. Le monde occidental a tendance à classer les gens en fonction de leur statut socio­économique, de leur race ou de leur niveau de compétences. Nous (crions presque n’importe quoi pour marquer notre appartenance à un cercle émérite restreint.

Il n’y a aucun mal à adhérer à un cercle partageant les mêmes opinions ou la même origine sociale. Le vrai problème est celui de la hiérarchisation de ces cercles. Nous considérons les gens suivant des critères d’idéologie et d’éducation, d’origine ethnique et nationale, de pouvoir d’achat et de portefeuille bancaire. Ce n’est pas pour rien que l’on voit rarement bavarder ensemble les barons de la finance et les personnes vivant des allocations. Et la raison n’en est pas seulement un manque d’affinités. Notre socio­logie n’est pas le fruit du hasard. Nous aimons nos différences de classes et nous voulons les maintenir.

Naturellement nous élevons des barrières, mais elles n’ont pas leur place dans le royaume de Dieu. Nous serons tous en communion les uns avec les autres autour du trône. Quand les membres de chaque tribu et de chaque nation se réuniront pour adorer Dieu, plus aucune barrière ne se dressera entre eux. Quand riches et pauvres seront rassemblés en son nom, il n’y aura pas de premières ou deuxièmes classes. Dans son royaume, Dieu ne connaît qu’une seule sorte d’êtres humains : ses enfants.

… AUX ACTES Si le royaume de Dieu, dans le ciel, peut être décrit comme une intime communion des saints, pourquoi le royaume de Dieu sur terre ne lui serait-il pas semblable ? Le psalmiste a raison : aux yeux de Dieu, il n’y a aucune différence entre l’homme de condition élevée et celui de condition modeste. L’enseignement de Jésus ne retenait qu’une seule distinction : ceux qui sont nés de nouveau et les perdus. Une seule naissance importe dans son royaume, et elle n’a rien à voir avec la filiation naturelle. Elle relève de la grâce, ici et maintenant dans ce monde.

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3 juillet

La Parole est puissante

Je tends les mains vers tes commandements car je les aime. Je veux méditer sur tes ordonnances. PSAUME 119.48

Psaume 119.41-48

Méditer, c’est garder la Parole de Dieu en tête jusqu’à ce qu’elle affecte chaque domaine de notre vie et de notre caractère.

– Andrew Murray

DE LA PAROLE… Les vérités de la parole que nous entendons n’ont souvent que peu d’impact dans nos vies. Nous écoutons des prédications à l’église, à la radio ou sur Internet, et nous lisons des ouvrages chrétiens, mais nous les oublions en quelques jours. Pourquoi ? Peut-être parce que nous ne prenons pas le temps de méditer ce que nous avons entendu.

Nous vivons généralement une existence débordante d’activités. Après l’église viennent les autres activités du dimanche. Après l’étude personnelle de la Bible viennent le travail et les responsa­bilités familiales. Nos journées sont surchargées et nous n’avons pas un moment pour nous asseoir et méditer. Mais cette réflexion calme est essentielle ! Si nous n’en prenons pas le temps, nous papillonnons d’une vérité à l’autre avec l’illusion qu’écouter équi­vaut à étudier. Il faut du temps à une vérité pour quitter notre intellect et pénétrer au plus profond de nous-mêmes.

Quand nous entendons ou lisons la vérité, notre intellect approuve, mais ce n’est qu’un premier pas. Pour beaucoup, hélas, c’est aussi le dernier. Dieu veut réaliser une œuvre tellement plus grande en nous par sa Parole. Par la méditation, elle pénètre profondément jusqu’à devenir constitutive de notre vie. C’est le seul moyen pour qu’elle ait un effet sur nous. Notre pensée ne sera changée que si notre cœur est transformé. C’est seulement dans les moments de méditation que les vérités essentielles de l’Evangile nous touchent et nous changent. Sans un tel effort, nous nous contentons d’exprimer notre accord avec l’Evangile sans le vivre réellement. Une vraie foi vient du plus profond de notre cœur.

… AUX ACTES La Parole de Dieu manque-t-elle d’impact dans votre vie ? Peut-être manquez-vous de temps pour elle ! Mais il ne s’agit pas seulement de temps. Le moment passé avec la Parole doit être un moment où l’on « mastique » cette Parole, pour com­prendre ses implications, la laisser pénétrer dans notre cœur et raviver notre vie dans l’Esprit. En interrogeant la Parole, nous devons laisser le temps à Dieu de répondre. C’est la seule façon pour qu’elle devienne une puissance de changement. Notre vie en sera transformée.

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2 juillet

La Parole est joie

Oh ! Que j’aime ta Loi ! Je la médite tout le jour.

PSAUME 119.97

2 JUILLET

Psaume 119.97-104

La Bible est une fenêtre dans ce monde-prison, à travers laquelle nous pouvons entrevoir l’éternité.

– Timothy Dwight

DE I.A PAROLE… Même convaincus de la nécessité de lire quo­tidiennement la Bible et de la mettre en pratique, avec le temps, il nous arrive de voir cette lecture comme une obligation qui nous pèse. Nous ne savons pas trop pourquoi, après avoir décidé avec un cœur sincère de nous laisser enseigner par l’Écriture, nous res­sentons les pressions de la vie se resserrer progressivement sur nous. Un agenda de plus en plus compliqué, des demandes astrei­gnantes, des besoins pressants – tout tend à nous éloigner de notre temps de méditation. Notre ennemi s’en assure et Dieu, lui, le permet – c’est un test de notre attachement à la Parole de vie.

Mais, quand bien même nous y resterions attachés, nous passons par des temps d’émerveillement ainsi que par des temps d’indifférence passive. Ainsi va la nature humaine. Ce qui nous passionne un jour nous rebute le lendemain, même lorsqu’il s’agit d’une activité aussi essentielle que la lecture de la Parole de Dieu.

Comment donc entretenir notre passion pour les Écritures ? Peut-être est-elle liée à la manière dont nous les voyons. Il nous arrive facilement de les considérer comme des reliques surannées non pertinentes – sans lien avec le multiculturalisme ambiant et les découvertes technologiques actuelles. Nous devons nous sou­venir que le cœur humain, depuis des milliers d’années, n’a pas changé. Il est égocentrique, enclin au péché et toujours insatis­fait.

… AUX ACTES Si vous considérez la Bible comme un recueil d’écrits anciens, elle pourrait bien vous captiver, mais elle n’aura jamais un grand impact sur votre vie. Mais, si vous la considérez comme le recueil des oracles de Dieu, la clé qui ouvre les voies secrètes de la vie, elle aura un pouvoir de transformation excep­tionnel. La Parole de Dieu ne peut faire moins – elle insuffle la vie dans des âmes mortes, ressuscite ce qui était mourant et réveille ce qui était endormi.

Quand la Bible devient ennuyeuse pour vous, c’est peut-être que vous êtes parvenu à un plateau spirituel dans votre marche avec Dieu. Demandez-lui de vous emmener plus loin. Il est impossible d’imaginer qu’un père rejette une telle demande de la part de son enfant.

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1er juillet

La Parole est vie

Je veux méditer sur tes ordres, et fixer mes regards sur les voies que tu traces. Je trouve un grand plaisir dans ce que tu prescris et je ne veux jamais oublier ta parole. PSAUME 119.15-16

 

Psaume 119.9-16

Certains lisent la Bible pour s’instruire, d’autres la lisent pour écouter Dieu.

– Andrew Murray

DE LA PAROLE… La lecture de la Bible est-elle une obligation, une chose que l’on s’impose quelle que soit notre envie ? (Un peu comme un enfant qui doit finir ses légumes avant de passer au dessert ?) Si telle est notre opinion, alors nous n’avons pas bien compris l’importance de cette Parole que Dieu nous a donnée. Elle est plus que littérature, histoire ou théologie. Elle est vie !

Beaucoup sont rebutés par les généalogies et les listes de commandements de la Bible, ne comprenant pas le bien-fondé de ces passages pour asseoir notre foi sur des bases historiques et humaines. Réfléchissons cependant à notre situation : nous sommes perdus dans ce monde. Qu’une crise de la quarantaine nous assaille ou qu’une angoisse existentielle nous abatte et nous serons bien obligés d’admettre que nous ne savons pas quel est le bon chemin. Et pendant ce temps la Bible, qui s’empoussière sur l’étagère, brûle de répondre à nos questions sur le sens de la vie. Dieu se révèle à nous par la Bible. Elle renferme toute la sagesse dont nous avons besoin.

… AUX ACTES Par votre environnement professionnel, vos loisirs ou vos conversations, la culture dans laquelle vous vivez tend à vous attirer dans un système de valeurs qui lui est propre. La Parole de Dieu, si nous la laissons agir, nous éloignera de cette influence. Elle seule peut résister au courant de ce monde et nous façonner selon le désir de Dieu.

Devons-nous pour autant ignorer notre culture ? Non, on ne peut y échapper. Au contraire, nous devons nous impliquer dans notre monde afin de l’inciter à entrer dans le royaume de Dieu. Mais nous ne voulons pas qu’il nous influence. Laissez la Bible exercer dans votre vie une influence supérieure à toute philosophie ou tout autre système de valeurs. Non seulement nous devons porter une attention particulière à la Parole de Dieu, mais nous devons aussi y prendre plaisir, en avoir envie et la savourer. Ainsi, elle pourra accomplir en nous l’œuvre voulue par Dieu. Elle fera de nous ce à quoi nous sommes destinés.

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30 juin

D’un extrême à l’autre

Que le frère pauvre soit fier de ce que Dieu l’élève, et le riche de ce que Dieu l’abaisse. JACQUES 1.9-10

Jacques 1.9-11

La seule et unique chose dont je puisse me glorifier, c’est que je ne vois rien en moi-même qui mérite la gloire.

– Catherine de Gêne

DE LA PAROLE… En tant que chrétiens, nous avons tendance à tomber dans un extrême ou l’autre : nous lamenter sans cesse de notre nature corrompue, ou nous vanter des bénéfices de la foi. Selon notre position en ce monde, nous pouvons cultiver l’une ou l’autre de ces attitudes. Pour une raison qui nous échappe, nous déduisons de notre richesse ou de notre pauvreté qu’elles | fourraient être des signes de la faveur de Dieu. Ce raisonnement est erroné. Jacques nous indique comment rééduquer notre pensée sur ce point.Les plus démunis de ce monde auraient sans doute bien besoin qu’on leur rappelle qu’ils sont les enfants bien-aimés du lieu très-haut. Quant aux plus riches, peut-être auraient-ils besoin d’entendre plus souvent qu’ils sont des pécheurs appelés à être serviteurs. Mais un jour ou l’autre, nous avons tous besoin Je comprendre ces deux aspects de la réalité. Seule cette connais­sance équilibrée permet de garder une juste perspective sur le monde et sur la vie : nous sommes d’une part incroyablement et intolérablement pervertis et séparés du Dieu vivant, mais aussi extraordinairement et glorieusement rachetés et bénis de trésors éternels, dont celui de connaître Dieu. Chacun de ces extrêmes est immuablement vrai. Il n’est rien qui puisse changer notre humble origine, et rien qui puisse retirer la promesse exaltante de notre destinée. Passer de la décadence de cette planète rebelle à la famille du Roi, quel parcours !

… AUX ACTES Accordez-vous trop d’attention à votre condition île pécheur ? Un excès de modestie peut causer un tel déséquilibre. Méditez sur les richesses du royaume. Vous vous sentez facilement supérieur aux autres ? Le succès matériel peut être à l’origine de ce défaut. Souvenez-vous que nous sommes tous sortis d’une situation corrompue par le péché et que nous sommes appelés à servir dans un esprit de sacrifice.

Mais quelles que soient les circonstances de votre vie – maté­riel les ou spirituelles – sachez que ces deux extrêmes sont vrais pour chaque croyant. La Bible est claire à ce sujet. L’histoire de la grâce est absolument étonnante. Nous avons été emmenés d’un extrême à l’autre.

 

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29 JUIN

Des prières nécessaires

Que l’Eternel me garde de commettre une faute contre lui en cessant de prier pour vous. 1 SAMUEL 12.23…

1 Samuel 12.19-25

Priez comme si tout dépendait de votre prière.

– William Boom

DE LA PAROLE… Sans doute vous est-il arrivé de vous demander si vos prières étaient efficaces. Vous avez eu l’impression d’essayer de persuader un Dieu réticent d’intervenir dans une situation, alors qu’il n’en avait pas l’intention. Au fond de votre cœur, vous avez parfois le sentiment que vos prières et votre Dieu prennent des directions opposées. Vous avez laissé vos sentiments vous réduire à l’inactivité.

Nous pouvons affirmer sans nous tromper qu’un jour ou l’autre, nous avons quasiment tous suivi ce type de raisonnement. Pas un seul chrétien n’est convaincu qu’il prie de manière adéquate. Nous avons cette impression persistante que nous pourrions et devrions prier davantage. Une raison pour laquelle nous ne le faisons pas est que nous ne sommes pas entièrement convaincus que nos prières sont nécessaires.

Dans le livre de Samuel, nous apprenons que Dieu a fait de la prière une partie intégrante de son action en ce monde. Il ne nous est pas demandé de convaincre un Dieu réticent de faire ce qu’il hésite à faire ; il nous est demandé d’agir comme des cata­lyseurs de son intervention. Non seulement il est acceptable de faire appel à lui, mais c’est ce qu’il attend de notre part. Dieu semble indiquer que son intervention dans les affaires humaines dépend d’une manière ou d’une autre des prières de celles et ceux qui intercèdent. Si nous ne prions pas, il n’agit pas. Dans son plan divin pour le monde, nos prières sont essentielles. Sa volonté est que nous passions du temps à prier ; si nous ne le faisons pas, nous ne suivons pas son plan.

… AUX ACTES L’Esprit Saint vous a-t-il poussé à prier pour quelqu’un ? Vous devez mener cette entreprise à terme ! Son inci­tation n’est jamais superflue. Dieu ne nous demanderait pas de prier si nos prières n’étaient pas un aspect essentiel de son inter­vention. Nous devons continuer à prier jusqu’à ce que son œuvre soit accomplie. Lorsque nous sommes assurés par son Esprit d’avoir accomplis notre devoir de prière pour un sujet donné, nous pouvons passer à d’autres prières, mais pas avant. Son plan pourrait dépendre de vos supplications. Intercédez dans le sens qu’il vous inspire, quel qu’il soit.

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28 juin

La sagesse dans l’attente

Mais, bien vite ils ont oublié ses actes, ils n’ont pas eu confiance en ses projets. PSAUME 106.13

DE LA PAROLE… Vous avez demandé à Dieu de vous montrer la voie, et il ne vous a pas encore répondu. Vous pensez donc que le moment est venu de passer à l’action. Dieu doit certainement vouloir que vous suiviez votre instinct. Son silence n’est-il pas un feu vert qui vous permet de foncer et de faire ce qui vous semble bon ?

 

Psaume 106.1-23

Il ne vient jamais à ceux qui ne patientent pas.

– Frederick William Faber

Le Psaume 106 raconte l’histoire de la rébellion du peuple d’Israël. Leur désobéissance s’est révélée lorsqu’ils se sont empressés d’agir, alors que Dieu n’avait pas encore exprimé sa volonté. Ils avaient oublié sa bonté. Sinon, ils auraient attendu. Mais il est difficile pour la nature humaine d’attendre. Lorsque le souvenir des bienfaits de Dieu s’estompe, nous cherchons à obtenir ses bienfaits par nous-mêmes. Le peuple d’Israël avait oublié que Dieu était leur rocher, leur protecteur, leur libérateur et l’auteur de toutes sortes de prodiges.

L’envie d’agir vite nous conduit toujours à agir selon nos rai­sonnements humains. Sur quoi d’autre pourrions-nous fonder nos décisions quand nous n’avons pas attendu que Dieu nous montre la voie ? Nous n’avons aucun autre recours. Nous choi­sissons de faire au mieux selon notre propre logique, et nous restons alors dans les limites contraignantes de notre pensée. Il est rare que Dieu agisse à la hâte. Il faut du temps pour le renou­vellement de notre intelligence, c’est-à-dire pour former en nous l’image de Jésus.

… AUX ACTES II est quasiment impossible de discerner la volonté de Dieu sans attendre calmement. Nous devons étouffer ces désirs générés par nos tendances personnelles. Interrogeons Dieu plutôt. Écoutons-le. Laissons sa Parole s’enraciner dans notre cœur. Cherchons conseil auprès des autres membres du corps de Christ. Examinons toutes les options possibles. Avec le temps, une voie se dégagera. Et la voix de Dieu vous chuchotera à l’oreille : « Voici le chemin. Suis-le. »

Avez-vous confiance en la sagesse de Dieu ? Suffisamment pour attendre qu’il soit « trop tard » ? Dieu ne tient pas compte de vos délais, mais il n’est jamais en retard. Il vous indiquera la voie de manière claire, et son « timing » sera parfait.

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27 juin

La sagesse dans la communauté

L’insensé pense toujours qu’il fait bien, mais le sage écoute les avis des autres. PROVERBES 12.15….

Proverbes 12.15 ; 15.22

Cherchez les conseils de gens meilleurs que vous au lieu de suivre vos penchants naturels.

– Thomas a Kempis

DE LA PAROLE… Comment les sages peuvent-ils savoir que leurs décisions sont bonnes ? Comment les fous peuvent-ils com­prendre que leurs choix sont mauvais ? Il est impossible de répondre à ces questions en cherchant en nous-mêmes. Le cœur de l’homme n’est pas fiable en matière de sagesse. Nous espérons que notre vision des choses est fondée sur la réalité, mais toute information nous parvient toujours à travers un filtre qui provoque immanquablement des distorsions. Ce qui nous paraît juste ne l’est pas toujours.

En observant l’histoire d’Israël, nous constatons deux tendances opposées. Dans Deutéronome, Moïse exhorte à maintes reprises le peuple d’Israël à faire ce qui est bon aux yeux de Dieu. Dans Juges, chacun fait ce qui lui semble bon. Par la suite, l’Écriture souligne que les rois pieux agissaient bien aux yeux de Dieu. Les rois impies faisaient ce qui semblait bon à leurs propres yeux. Mais pratiquement tous croyaient qu’ils faisaient ce qui était bien.

A notre époque, la plupart des gens font ce qui leur semble bon. Ils pensent bien faire en relativisant les questions éthiques, et vivent comme des navires sans ancre. Chacun se choisit son propre dieu. La tendance est de regarder en nous-mêmes pour trouver des réponses. En réalité, rien n’est moins biblique. Les fous n’ont pas conscience de leur folie. Comment pouvons-nous savoir ce qui est juste ? En écoutant nos sentiments ? En suivant des désirs passagers ou des principes nés d’une sorte d’autosug­gestion ? N’existe-t-il pas une norme objective qui permettrait de mesurer la sagesse ?

… AUX ACTES II en existe une, évidemment. La Bible nous offre une sagesse solide sur laquelle nous pouvons fonder notre vie. Mais alors que cette sagesse est absolue, son interprétation peut varier largement. Et c’est ici que les conseils des autres entrent en jeu. Nous ne devons jamais sous-estimer le corps du Christ. Il nous a façonnés pour vivre en communauté. En général, la sagesse n’est pas donnée à des individus fidèles à Dieu mais à des communautés fidèles à Dieu.

Cherchez-vous votre chemin ? Sondez votre cœur mais ne lui faites pas entièrement confiance. Fiez-vous à la sagesse de la Bible et aux conseils de ceux qui la vivent.

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26 juin

1 Corinthiens 12.1-20

Les dons spirituels ne sont pas des preuves de spiritualité.

– Samuel Chadwick

La diversité spirituelle

Il y a toutes sortes d’activités, mais c’est le même Dieu ; et c’est lui qui met tout cela en action chez tous. 1 CORINTHIENS 12.6

DE LA PAROLE… Les dons de l’Esprit sont de merveilleux trésors. Ils sont la preuve que Dieu nous a inscrits dans son plan et qu’il a fait de nous ses partenaires. Pensez-y ! Partenaires du Dieu éternel ! Aucune prouesse ou réussite professionnelle ne pourrait rivaliser. Il n’y a pas plus grand honneur pour le travail de nos mains.

Une telle réalité ne peut prendre vie qu’en ceux qui ont la pensée du Christ – qui sont ouverts aux choses spirituelles et sont remplis de l’Esprit de Dieu. Il est d’autant plus surprenant de voir la nature humaine déformer cette bénédiction pour en faire un sujet de dispute. Hélas, c’est bien trop souvent le cas ! Les dons de l’Esprit deviennent pour nous un prétexte pour juger l’œuvre de la grâce chez nos voisins. Si Dieu nous a donné le don de miséricorde, nous éprouvons du mépris pour ceux qui n’en démontrent pas. Si Dieu a donné à quelqu’un un fardeau pour les reclus de la société, cette personne aura tendance à penser que tout le monde devrait manifester le même engagement.

Il nous arrive trop souvent de penser que nos dons sont spirituels, et de considérer que ceux qui manquent de ces dons ne sont pas spirituels. Nous sommes les seuls à penser que nos dons et nos convictions sont des indicateurs de maturité spirituelle. Cette pensée ne se trouve pas dans les Ecritures !

… AUX ACTES L’unité de l’Église est souvent troublée par cette idée que toutes les causes doivent être défendues de la même manière par tous les fidèles. Ou que tous les ministères doivent être pareillement exercés par tous les membres du corps de Christ. Nous oublions que notre Dieu aime la diversité. Nous oublions qu’il n’a pas distribué ses dons de manière parfaitement égale. Est-ce injuste ? Non, car il nous jugera avec justice. Chacun est responsable des talents qui lui ont été confiés. Ni plus, ni moins. La distribution se fait selon la sagesse de Dieu.

Ce n’est pas en possédant tous les dons ou en défendant toutes les causes possibles que nous gagnerons en maturité spi­rituelle, mais en acceptant la diversité du peuple de Dieu et en prenant humblement notre place dans cette pluralité.

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25 juin

De multiples identités

En effet, ceux que Dieu a connus d’avance, il les a aussi destinés d’avance à devenir conformes à l’image de son Fils. ROMAINS 8.29…

Romains 8.28-30

Nous ne pouvons-nous empêcher de nous conformer à ce que nous aimons.

– St. François de Sales

DE LA PAROLE… Beaucoup d’adolescents s’identifient à un athlète célèbre ou à une équipe sportive, alors que d’autres idolâtrent des stars de la chanson. Les adultes sont plus subtils mais trouvent aussi leur identité dans leur carrière, leur rôle dans la famille, leur passe-temps, les modèles médiatiques. Il est dans la nature humaine d’essayer de se conformer à une image attrayante. Nous voulons ressembler à des personnes que nous admirons ou nous conformer à des idéaux que nous apprécions. L’image désirée fait alors partie de nous.

Lorsque nous devenons chrétiens, peut-être trouvons-nous qu’il faut sans cesse lutter pour ressembler au Christ. Mais pour­quoi ? Si nous portons notre affection sur lui comme autrefois sur les modèles de la société, ne devrions-nous pas naturellement nous transformer à son image ? Le problème est sans doute que nous ne portons pas vraiment notre affection sur le Christ. Le plaisir de la nouveauté et de la découverte s’émousse. Nous nous amourachons d’autres images – nouveaux centres d’intérêt, nouveaux modèles – tandis que Jésus, jusque-là l’objet de notre adoration, devient subtilement et imperceptiblement l’objet de notre obligation.

Lorsque nous en arrivons là, la vie chrétienne devient une lutte. Il est difficile de se conformer à l’image de Jésus quand nous portons plus d’estime à une autre image. De nouvelles passions nous poussent dans des directions différentes, et celles- ci nous imposent des exigences souvent inutiles ou même néfastes pour notre personnalité. Le caractère chrétien ne peut prospérer dans un tel contexte. Notre esprit ne peut pas rentrer dans deux moules à la fois.

… AUX ACTES Le processus de croissance représente-t-il une lutte difficile pour vous ? Interrogez-vous sur vos désirs. Comment vous voyez-vous ? Comment aimeriez-vous que les autres vous perçoivent ? Quelle image poursuivez-vous ? Si vous découvrez qu’une image autre que celle de Jésus modèle votre âme, abandonnez-la. Elle sera une entrave à votre croissance. Trouvez votre identité en lui seul.

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24 juin

La maîtrise de soi

Celui qui ne sait pas se dominer est comme une ville démantelée qui n’a plus de remparts. PROVERBES 25.28

DE LA PAROLE… L’Église contemporaine est en proie à des problèmes d’autodiscipline. Des comportements iniques se sont infiltrés au sein de nos communautés à un niveau probablement sans précédent. Peut-être la maîtrise de soi représente un problème pour tant de chrétiens, car elle donne l’impression d’être une œuvre de la chair plutôt qu’un fruit de l’Esprit puisque nous avons des efforts à faire. Alors nous devenons passifs. Nous pensons faussement qu’un effort de notre part serait une « œuvre », un produit de la chair et un symptôme du légalisme. Nous finissons par vivre une foi sans les œuvres, et cette foi est morte.

Proverbes 25.28 2 Timothée 1.7

Pour apprendre la maîtrise de soi, il faut commencer par s’abandonner au seul et unique grand maître.

– Johann Friedrich Lobstein

La maîtrise de soi est un des fruits de l’Esprit les plus dérou­tants. En effet, elle concerne à la fois le moi et l’Esprit. S’il faut rester maître de soi, comment se soumettre à l’Esprit ? Impossible, justement. Mais, contrairement à un enseignement très répandu, la Bible ne nous demande jamais d’être contrôlés par l’Esprit, du moins pas dans le sens où nous devrions abdiquer notre respon­sabilité et notre personnalité. Nous devons naître de l’Esprit, être remplis de l’Esprit, conduits par l’Esprit, inspirés par l’Esprit et scellés par l’Esprit. Mais nous ne sommes pas contrôlés par l’Esprit. Par contre, il nous rend capables de nous contrôler.

Le manque de maîtrise de soi nous fait négliger des disciplines indispensables telles que la prière, l’étude de la Bible, l’évangéli­sation… Il risque de nous faire céder de manière inappropriée à des désirs qui peuvent même être légitimes. Un manque de dis­cipline affecte le travail, la sexualité, les loisirs, l’alimentation, la gestion du temps et de l’argent. Si nous comparons notre existence à une ville ancienne, le laisser-aller équivaut à des murailles croulantes. Privés de cette protection, nous sommes vulnérables aux attaques de l’ennemi.

… AUX ACTES Une vie de saine discipline est utile à Dieu. Il peut accomplir de grandes choses puisque ses vastes ressources sont entre de bonnes mains. Une vie incontrôlée dilapide les trésors spirituels et matériels de Dieu et devient propice à l’attaque ennemie. Laissez l’Esprit vous aider à apprendre la maîtrise de soi. C’est la clé d’une bonne gestion des autres fruits.

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23 juin

La douceur

Faites-vous connaître par votre amabilité envers tous les hommes. Le Seigneur est proche. PHILIPPIENS 4.5

Philippiens 4.4-5

Il n’est rien de plus fort que la douceur, rien de plus doux que la vraie force.

– St. François de Sales

DE LA PAROLE… David usa de douceur envers son fils rebelle (2 Samuel 18.5). Jésus vint sur terre dans un esprit de compassion (Matthieu 11.29 ; 21.5). Paul avait de la tendresse pour les églises qu’il avait fondées (2 Corinthiens 10.1 ; 1 Thessaloniciens 2.7). Tout au long des Écritures, il nous est demandé de revêtir la douceur comme une tenue de rigueur. Et pourquoi donc ? Parce que Dieu s’est montré doux envers nous. C’est son caractère, et nous devons lui ressembler.

Peut-être nous est-il difficile d’envisager Dieu comme quelqu’un de doux. En lisant la Bible, nous voyons sa colère envers l’humanité à l’époque de Noé. Il ordonne à Israël de traiter les Cananéens sans pitié. Il juge Israël avec sévérité dans les livres des prophètes. Il condamne nos péchés lorsqu’il fait porter notre iniquité par Jésus, dans la violence et le sang. Tout cela montre sa pureté absolue et son irréductible sainteté. Mais son cœur est fonda­mentalement doux. Quand notre humilité autorise sa douceur, celle-ci prend toujours le pas sur son jugement.

Avez-vous déjà senti sa douceur ? Lorsque vous recevez la grâce au lieu de la condamnation, elle est là. Chaque jour, quand Dieu vous nourrit, vous protège et vous donne l’air que vous res­pirez, vous pouvez ressentir sa douceur. Si vous connaissez quelqu’un qui vous aime tel que vous êtes, alors vous pouvez voir le reflet de sa douce nature. C’est en Jésus que nous connaissons un Dieu de douceur.

… AUX ACTES Si Dieu se sert du fruit de l’Esprit manifesté par l’Église pour montrer son caractère à un monde désemparé, alors la douceur fait partie des fruits les plus nécessaires. Le monde ne connaît pas ce Dieu de douceur. Il en a dressé un portrait lourd de jugements cruels, ou bien, à l’inverse, une image mielleuse et superficielle. Le monde n’a pas vu suffisamment d’exemples de douceur vertueuse, patiente et rédemptrice. Soyez un de ces exemples et allez chercher quelqu’un d’offensant pour lui démontrer la douceur de Dieu.

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22 juin

La fidélité

Qui, ô Éternel, ô Dieu des armées célestes, qui est puissant comme toi ? Qui, ô Éternel ? Ta fidélité rayonne tout autour de toi. PSAUME 89.9

 

Psaume 89.1-9

La personne fidèle vit avec Dieu continuellement.

– Clément d’Alexandrie

DE LA PAROLE… Si vous deviez faire une étude du mot fidélité dans la Bible, vous feriez une découverte pour le moins surpre­nante : la plupart des références à la fidélité ne se rapportent pas à nous, mais à Dieu. Dans les Écritures, la fidélité de Dieu est un lait établi, celle des êtres humains ne l’est pas. On nous encourage à la fidélité, mais il nous en manque toujours. Dieu, lui, est constant. Sa fidélité s’élève jusqu’aux cieux (Psaumes 36.6 ; 57.11 ; 108.5). Avec Dieu, les notions d’amour et de fidélité sont si souvent mentionnées ensemble qu’elles sont clairement interdé­pendantes. Son amour est immuable, il n’a rien d’inconstant, pas même après de nombreuses générations (Psaume 100.5). La vraie fidélité subsiste à jamais (Psaume 117.2). Il ne peut en être autre­ment.

C’est pourquoi la fidélité est forcément un fruit de l’Esprit. Elle ne peut être fruit de la chair. L’humanité mesure la fidélité en termes de mois et d’années ; Dieu la mesure en termes d’éternité. Il nous est impossible de maintenir un tel degré d’en­gagement à moins d’en recevoir la capacité d’en haut. Il n’est pas dans nos capacités de rester fidèles à une alliance trop longtemps. Pratiquement toutes les alliances dans la Bible trouvent leurs ori­gines dans le ciel et sont maintenues de manière unilatérale par Dieu qui garde son alliance. Seule sa fidélité dure à toujours.

… AUX ACTES Si vous aviez besoin d’être rassuré quant à votre salut, voilà qui est fait. Dieu vous garde parce qu’il est fidèle. Il connaît l’inconstance de ceux qu’il cherche et, néanmoins, il nous cherche. Il savait combien nous étions instables avant même de s’engager à nous sauver.

Mais nous ne pouvons pas rester instables, pas si nous sommes remplis de son Esprit. La chair est faible, mais nous ne vivons plus selon la chair. Ne dites jamais : « Mais c’est humain ! » Vous êtes un humain habité par l’Esprit du Dieu vivant. La fidélité devient possible lorsque nous dépendons entièrement de lui. Sa fidélité entoure son trône. Faites trôner Dieu dans votre cœur, et la fidélité vous entourera aussi

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21 juin

La bonté

Oui, toute ma vie, ta bonté et ton amour m’accompagneront.

PSAUME 23.6

 

Psaume 23

La bonté c’est tellement simple : vivre toujours pour les autres, ne jamais rechercher son propre intérêt.

– Dag Hammarskjôld

DE LA PAROLE… De nos jours, pour qu’une chose soit vraiment louable, elle doit être extraordinaire, incroyable, stupéfiante ou géniale. Nous sommes tellement inondés de superlatifs qu’il nous faut chercher des adjectifs toujours plus frappants à chaque nouvelle saison publicitaire. Dieu, par contre, fait souvent sa publicité avec une simplicité rafraîchissante. Il est bon. Profon­dément bon, purement et simplement bon. Bonne est son attitude envers nous, bonne est sa volonté pour nous, et bonnes sont les œuvres qu’il accomplit pour nous. En ce bas monde, nous n’avons pas l’habitude des formes pures ; tout est entaché de corruption. Mais avec Dieu, aucun superlatif n’est nécessaire. Quelle que soit notre perspective, nous ne verrons que bonté chez lui.

Dans sa bonté s’opère une étonnante transformation. Dieu bénit pour que son peuple bénisse à son tour. Il donne pour que nous donnions. Il aime pour que nous aimions. Il pardonne pour que nous pardonnions. Sa conduite envers nous doit être reflétée par notre conduite envers les autres. Il ne s’agit pas juste d’une responsabilité à assumer, mais d’une réaction normale. Si nous avons été bien traités, il est normal de bien traiter les autres. Sa bonté s’enracine en nous ; nous devenons bons, comme lui.

… AUX ACTES Généralement, nous sommes préoccupés par l’impression que nous produisons sur les autres du fait de notre personnalité étonnante, de nos talents extraordinaires ou de nos éclatantes réussites. L’Esprit de Dieu, lui, ne nous rendra pas brillants. Il nous rendra bons.

Si les autres ne décèlent pas en nous une bonté simple et sincère, ils ne voient pas l’Esprit de Dieu. Nous oublions que derrière chaque miracle, chaque enseignement, chaque révélation et chaque prophétie se trouve le bon vouloir de Dieu. La bonté est à la base de tout ce qu’il fait. Il est un créateur bienfaisant, et un créateur bienfaisant engendre des enfants bienfaisants. Portez- vous le fruit de la bonté ? Partagez-le avec quelqu’un aujourd’hui. Montrez au monde à quoi ressemble Dieu.

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20 juin

La bienveillance

Faire du bien aux autres, c’est s’en faire à soi-même, mais l’homme cruel creuse son propre malheur. PROVERBES 11.17

DE LA PAROLE… La bienveillance est une attitude ou un acte qui fait du bien à autrui. Elle est dirigée vers les autres, appréciée par les autres et édifiante pour les autres. La cruauté, elle aussi, est dirigée vers autrui. Mais ce proverbe ne s’intéresse pas aux effets de notre bienveillance (ou de notre manque de bienveillance) sur notre entourage. Il passe directement aux effets secondaires. Il s’intéresse aux conséquences pour soi-même.

 

Proverbes 11.17 Colossiens 3.12

Une parole aimable peut être courte et simple, mais elle résonne à l’infini.

– Mère Teresa

Tout comme la patience valorise ceux qui sont les moins enclins à se faire valoir, la bienveillance édifie ceux qui s’intéressent le plus à l’édification d’autrui. Les personnes cruelles essaient de se faire valoir en rabaissant les autres, mais cette stratégie se retourne contre elles. Nuire à autrui finit toujours par nuire à soi-même. De même, faire du bien à autrui finit toujours par profiter à la personne bienveillante. Ceux qui aident les autres s’aident eux-mêmes, et Dieu les aide aussi.

Mais soyons prudents quant à notre définition de la bien­veillance. La véritable bienveillance poussera une personne à dire la vérité dans l’amour (Éphésiens 4.15). Personne ne remettrait en question la bienveillance de Jésus, mais elle pouvait être très provocatrice à l’égard de ceux qui déformaient la vérité et la justice. Toute personne sage n’aura aucun mal à accepter le verset suivant : « Si le juste me reprend, il me prouve son amour. Qu’il me fasse des reproches, c’est sur ma tête un parfum que je ne refuse pas » (Psaume 141.5). La bienveillance, c’est l’effort délibéré de chercher le bien d’autrui.

… AUX ACTES Ressentez-vous de l’hostilité de la part de certaines personnes ? La raison se trouve peut-être en vous- même. Peut-être n’avez-vous pas fait l’effort d’être bon. On récolte ce qu’on sème.  Celui qui sème la gentillesse récolte l’amour.

Certains considèrent-ils votre gentillesse comme un dû ? Ce n’est pas le cas de Dieu. Un proverbe populaire déclare : « Aide- toi et le ciel t’aidera. » Mais la Bible déclare que Dieu aide ceux qui aident les autres. Si vous êtes de ceux-là, vous en bénéficierez aussi.

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19 juin

La patience

La raison de l’homme lui fait retenir sa colère, et sa gloire c’est de passer par-dessus l’offense. PROVERBES 19.11

 Proverbes 19.11 Ecclésiaste 7.8-9

Soyez aussi patients avec les autres que Dieu l’a été avec vous.

– Anonyme

DE LA PAROLE… Les personnes les plus déterminées à faire valoir leurs droits et à réaliser leurs ambitions sont généralement celles qui ont le moins de chance de se faire une bonne réputation. C’est étonnant, n’est-ce pas ? Les gens qui s’enflamment vite et sont très sûrs d’eux-mêmes ont quelque chose de dérangeant dans leur personnalité. Il leur faut absolument obtenir ce qu’ils veulent, maintenant ! Ils sont dominés par leurs coups de tête. Ils portent la marque de ce monde et ils n’impressionnent personne, si ce n’est eux-mêmes.

En revanche, ce sont les personnes patientes – lentes à la colère, réfléchies et peu empressées à parler ou à porter des juge­ments – que l’on estime le plus. Elles ne font pas valoir leur répu­tation, elles la méritent tout simplement. Elles renoncent à avoir le dernier mot, mais suscitent le respect. Le monde les remarque, car elles sont clairement différentes. De telles personnes portent la marque de la sagesse. En somme, que ce soit leur intention ou non, elles ressemblent à Jésus.

Pendant sa tentation au désert, Jésus aurait pu obtenir la domination des nations de ce monde, mais il a préféré attendre. Il aurait pu instaurer son royaume quand il est entré dans Jérusalem à dos d’âne, mais il a patienté. Il aurait pu condamner ceux qui l’ont crucifié, mais il a retardé son jugement. Il aurait pu invoquer les armées célestes pour le défendre, mais il s’est retenu. Il aurait pu revenir hier, mais il a attendu.

Pourquoi donc est-il si patient ? Parce que, plus il investit dans son peuple – en temps comme en maturité spirituelle – plus grands en seront les bénéfices éternels.

… AUX ACTES Appliquez-vous ce même principe ? Parfois, la meilleure des réponses est une réponse peu empressée, voire pas de réponse du tout. Parfois, il est inutile de se défendre soi- même si on sait que la situation finira par être rétablie. Parfois, la personne qui nous a offensé finira par changer d’avis, si nous lui en laissons le temps. Si vous êtes patient en toute chose, vous êtes comme Jésus. Votre sagesse vous honorera, vous et Jésus.

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18 juin

La paix

Que la paix instaurée par le Christ gouverne vos décisions. COLOSSIENS 3.15

DE LA PAROLE… La paix est hors d’atteinte. Elle échappe non ‘. Seulement aux pays en guerre, mais aussi aux institutions publiques cl privées. Malheureusement, elle est également absente de nos églises et de nos familles. Et plus troublant encore, elle manque dans notre cœur.

 

Colossiens 3.15-17

Tu nous as créés pour toi, et nos cœurs sont agités jusqu’à ce qu’ils trouvent le repos en toi.

– St. Augustin

Depuis le jardin d’Eden, le cœur de l’homme est troublé. Nous sommes des créatures agitées parce que nous nous sommes éloignés du but pour lequel nous avons été créés. Nous avons perdu la dépendance naturelle que nos premiers parents éprou­vaient à l’égard de Dieu. Le sentiment d’insécurité règne. Et là où règne l’insécurité, il ne peut y avoir de paix.

Nous vivons dans un monde en conflit parce que nos cœurs sont en conflit. Nous voulons établir le règne du Christ dans nos cœurs, mais Christ doit remplacer le règne du moi, avec toutes ses craintes, ses ambitions, ses passions et ses faux espoirs. Et cela prend du temps. Les personnes tourmentées de la sorte trouvent difficile de vivre en paix avec les autres, que ce soit au travail, à l’église ou à la maison. Les gens qui ne s’entendent pas bien avec les autres ont invariablement un malaise avec eux- mêmes. Ceux qui sont en paix en eux-mêmes sont presque toujours en paix avec les autres. Et même quand les autres se déchaînent contre eux – comme ce fut le cas de Jésus sur la croix, d’Etienne devant le sanhédrin, ou de Paul lors de ses déplace­ments – ils ne font rien pour attiser le conflit. Ils sont en paix avec eux-mêmes et en paix avec Dieu.

… AUX ACTES Paul dit qu’il nous faut laisser la paix du Christ régner dans nos cœurs. Il ne dit pas que la paix doit simplement exister dans nos cœurs, ni qu’elle doit influencer nos cœurs de temps à autre. Elle doit y régner.

Etablissez votre propre diagnostic : êtes-vous en conflit avec les autres ? Si tel est le cas, il s’agit sans doute du reflet de la condition de votre cœur. Demandez à Dieu de calmer ces flots tumultueux en vous. Laissez Jésus régner dans les moindres recoins de votre être. Expérimentez les profondeurs de sa paix.

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17 juin

La joie

La joie que donne l’Éternel est votre force.

NÉHÉMIE 8.10

Néhémie 8.1-12

La joie consiste à se savoir aimé inconditionnel­lement.

– Henri Nouwen

DE LA PAROLE… Le jour où Esdras le scribe lut le livre de la Loi de Dieu en présence de l’assemblée fut un jour d’affliction et de repentance. Soudain, toute une génération d’Israélites se rendait compte de ce que les générations antérieures avaient abandonné : une alliance d’amour avec le grand Dieu tout-puissant. Et, d’après Néhémie, ils pleurèrent.

Avez-vous déjà pleuré sur vos échecs ? Vider son cœur de lourds péchés irréparables est une expérience d’humilité. Le cœur humain ne se sent jamais aussi faible que lorsqu’il se retrouve face à ses défauts indéniables. Notre humanité est criblée de péchés, et nous ne pouvons rien y faire. Nous sommes faibles et impuissants.

Croyez-le ou pas, il n’est point de meilleur endroit. C’est dans notre faiblesse que Dieu nous rencontre, et il élève les humbles. « Heureux ceux qui pleurent, car Dieu les consolera » (Matthieu 5.4). Quelle fragilité bénie que de n’avoir aucun droit devant Dieu, aucune parole pour se justifier, absolument aucune capacité de négociation ! Une fois que nous l’acceptons, nous pouvons accepter sa provision, et il n’existe pas de plus grande joie. C’est tout ce dont nous avons besoin. Nous passons alors de la faiblesse à la force, car c’est dans notre vulnérabilité la plus évidente que la puissance de Dieu et sa présence se manifestent avec le plus d’éclat. Nous pouvons laisser tomber nos douloureuses tentatives d’autosuffisance et accepter que lui seul est suffisant. Aucune joie n’est plus grande que celle de se rendre compte que tout repose sur ses épaules et non sur les nôtres.

… AUX ACTES Connaissez-vous la joie de Dieu ? L’avez-vous déjà entendu vous parler dans votre chagrin et vous dire, avec Néhémie : « Ce jour est un jour consacré à notre Seigneur. Ne vous affligez donc pas, car la joie que donne l’Éternel est votre force » ? Le chrétien dépourvu de joie porte un fardeau qu’aucun être humain n’est capable de porter. Le chrétien joyeux a déjà affronté sa faiblesse et a accepté la force de Dieu, en lui abandonnant ses fardeaux. Apprenez l’art de lâcher vos fardeaux ; soyez fort et joyeux.

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16 juin

L’amour

Il a déployé sur moi l’étendard de l’amour.

CANTIQUE 2.4

 DE LA PAROLE… Le Cantique des Cantiques est un livre romantique, car notre Dieu est un Dieu romantique. L’affirmation serait- elle irrespectueuse ? Non, si nous comprenons que l’amour pas­sionné ne peut provenir que du cœur passionné de Dieu. L’amour romantique n’est pas une invention de Satan ni la marque d’une condition humaine dépravée. Il caractérise des êtres émotionnels créés à l’image d’un Dieu émotionnel. Notre amour reflète le sien.

Cantique 2.1-4

L’amour pour les êtres humains provient

Immanquablement de l’amour de Dieu.

– John Hooper

Tout comme le jeune marié dans le Cantique des Cantiques, Jésus, l’époux des grandes noces divines, a déployé son amour sur nous comme une déclaration de victoire. Nous en tirons notre identité. Nous savons qu’il nous aime, et c’est pourquoi nous l’aimons (1 Jean 4.19). De plus, nous nous aimons aussi les uns les autres. C’est là le trait caractéristique du chrétien rempli de l’Esprit. Là où l’amour est absent, l’Esprit est absent. Là où l’Esprit est absent, l’amour est absent.

Cette vérité est tellement importante que Jésus lui consacre une grande part des dernières paroles qu’il a adressées à ses dis­ciples. Dans les chapitres 13 à 16 de Jean, il leur donne une démonstration d’amour pour ensuite l’enseigner : l’amour et l’obéissance, l’amour et l’Esprit, l’amour et la prière, l’amour et son amitié. Puis, dans sa prière d’adieu, il demande à son Père : « Qu’ils soient parfaitement un et qu’ainsi le monde puisse recon­naître que c’est toi qui m’as envoyé et que tu les aimes comme tu m’aimes » (Jean 17.23). Il s’agit d’un amour intime – « moi en eux et toi en moi » – entre un Dieu qui aime, son fils bien-aimé, et un peuple qui a soif d’amour. S’il est une marque de foi, c’est bien l’amour.

… AUX ACTES Votre vie porte-t-elle la bannière de l’amour ? Êtes-vous conscient de l’amour immense de Dieu à votre égard ? Éprouvez-vous de l’amour pour lui et pour les autres ? Ne vous méprenez pas : peu importe le degré de maturité spirituelle d’un croyant, sa spiritualité est fausse s’il n’est pas empreint d’amour. « Dieu est amour : celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu, et Dieu demeure en lui » (1 Jean 4.16). Il n’est point d’autre chemin. Une vie sans amour n’est pas chrétienne. Que l’amour, plus que tout, vous définisse.

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15 juin

Le fruit et l’Esprit

Mais le fruit de l’esprit c’est l’amour, la joie, la paix, la patience, l’amabilité, la bonté, la fidélité, la douceur, la maîtrise de soi. GALATES 5.22-23

Galates 5.16-26

Une œuvre conçue pour l’éternité ne peut venir que de l’Esprit éternel.

– A. W. Tozer

DE LA PAROLE… Toute personne souhaitant vivre dans la fidélité à Dieu a déjà prié pour lui demander de porter les fruits décrits dans ce texte. Nous voulons plus d’amour, alors nous prions que Dieu augmente notre amour. Nous voulons plus de patience, alors nous prions pour être plus patients. Tout le monde connaît la chanson. Nous avons tous sollicité ces qualités comme on énumère une liste de courses.

Mais il existe une meilleure approche. Au lieu de rechercher plus de fruit, recherchons plus d’Esprit. Lorsque nous pensons avoir besoin de plus d’amour, nous avons en réalité besoin de plus de Jésus en nous. Ou, plus précisément, nous avons besoin que Jésus ait « plus de nous ». Il en est de même pour la joie, la paix, la patience, etc. Il ne s’agit pas de neuf qualités que nous pouvons isoler les unes des autres pour y travailler séparément. Toutes ensemble, elles font partie de la pensée du Christ. Plus nous demeurons dans son Esprit, plus nous possédons ces fruits. Lorsqu’il nous en manque certains, c’est que nous manquons d’une dimension de notre relation avec l’Esprit qui les donne. Pour porter plus de fruit, il nous faut nous rapprocher de la source. Alors jailliront l’amour, la joie, la paix, etc.

Tel est le dessein de Dieu pour son peuple. Il ne veut pas simplement nous rendre meilleurs, il veut habiter en nous. Il ne s’agit pas pour les fruits de l’Esprit de parer à nos manquements, mais de manifester la présence de Dieu dans ce monde. Si vous constatez une carence en vous, le problème n’est pas le manque d’une quelconque qualité, mais le manque de relation avec le Dieu vivant qui veut vivre sa vie en vous.

… AUX ACTES Croyez-le ou non, c’est par vous et par les autres chrétiens que Dieu veut révéler son caractère en ce monde. Si nous ne manifestons pas le Seigneur, alors personne ne le verra. C’est une immense responsabilité, mais aussi un immense privilège. Manquez-vous du fruit de l’Esprit ? Alors vous manquez de Dieu. Pas nécessairement de son salut, mais de sa seigneurie et de sa communion. Ne demandez pas l’amour, la joie, ou quoi que ce soit d’autre. Demandez Dieu.

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14 juin

Soulagés du fardeau

Le souci au fond du cœur déprime un homme, mais une parole d’encouragement lui rend la joie. PROVERBES 12.25

DE LA PAROLE… Une des exhortations les plus fréquentes dans les Ecritures est celle de ne pas nous inquiéter. Pourtant, un des problèmes les plus tenaces chez les chrétiens est l’inquiétude. C’est curieux, n’est-ce pas ? Mais si Dieu nous recommande si souvent de ne pas avoir peur, c’est probablement parce qu’il sait que la peur est l’un de nos pires problèmes.

Pourquoi Dieu se préoccupe-t-il tant de nos inquiétudes ? Parce qu’il n’aime pas nous voir peiner sous un lourd fardeau. Ce verset des Proverbes affirme que le souci au fond du cœur déprime un homme. L’inquiétude est l’antithèse de la vie abondante que Jésus est venu nous donner, car elle nous empêche de faire la volonté de Dieu et de nous réjouir de sa présence. Quand nos pensées sont absorbées par des circonstances difficiles ou par des personnes compliquées, nous ne pouvons plus nous concentrer sur Dieu. Quand nous craignons les forces qui nous volent ainsi notre vie, nous les plaçons plus haut que celui qui nous donne la vie, le Seigneur lui-même.

Dieu ne veut pas que nous soyons abattus. Peut-être nous donne-t-il beaucoup de responsabilités, mais il ne nous en accable pas. Son fardeau est léger, car Jésus le porte avec nous. Tant que nous nous agitons à cause de nos propres charges, nous ne pouvons pas laisser Jésus les porter. Nous ne pouvons pas sentir sa force si nous tentons de porter le poids de la vie par nos propres forces. Il faut décider : qui va porter nos fardeaux ? Dieu bien sûr.

… AUX ACTES Quelle est la solution à l’inquiétude ? Il y en a plusieurs, la prière étant la première. Cependant, le proverbe d’aujourd’hui en donne une autre : de « bonnes » paroles. Que votre vie en soit remplie. La vérité de Dieu est bonne pour vous, après tout. Révisez-la souvent. Dites-la autour de vous. C’est avant tout par ses enfants que Dieu s’exprime dans ce monde. Manifestez sa bonté à l’égard des autres de manière verbale. Et lorsque les autres vous adressent des paroles aimables, acceptez- les. C’est Dieu qui vous les envoie.

Proverbes 12.25 Philippiens 4.6

Méfiez-vous de l’inquiétude. Après le péché, il n’est rien de plus troublant pour l’esprit. Elle serre les cœurs, peine les âmes, et nous empêche de voir clair.

– William Ullathorne

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13 juin

Un Dieu redevable ?

Qui m’a prêté pour que j’aie à lui rendre ? Tout est à moi sous l’étendue des deux. JOB 41.3

Job 40.25-32 ; 41.1-3

Avant que nous quittions cette terre, chaque minute vécue sera pour le chrétien une minute de grâce.

– Charles Spurgeon

DE LA PAROLE… Imaginez qu’un père offre à sa fille un somp­tueux cadeau à chaque Noël : un bijou de très grande valeur. Les premières fois, elle pousse des cris de joie en sautant au cou de son père. Mais après quelques années, il doit se contenter d’un simple « merci ». Elle finit même par considérer ce somptueux cadeau comme un dû. Imaginez qu’une année, le père n’ait pas assez d’argent et lui achète un objet beaucoup plus modeste. Quelle sera sa réaction ?

Nous connaissons assez bien la nature humaine pour savoir qu’une fois habitués à une faveur, nous la considérons plutôt comme un dû. Avons-nous remarqué la même chose dans notre vie spirituelle ? Dieu nous a offert le salut, et ce cadeau nous a procuré une grande joie, comme il se doit pour des bénéficiaires sans mérite. Puis nous nous sommes mis à prendre ses miséricordes pour des acquis. Et à présent, nous estimons souvent qu’elles nous reviennent de droit. Il nous arrive même de nous plaindre lorsqu’il ne répond pas à nos prières comme nous le voudrions ou lorsque la vie n’est pas aussi facile qu’elle devrait l’être. Que nous est-il arrivé ? Nous avons commis une terrible erreur. Nous n’avons pas compris la logique de la miséricorde de Dieu. Quelque part en chemin, nous avons décidé que ses merveilleuses promesses nous donnaient non seulement le droit d’y croire, mais aussi de les exiger. Peut-être avons-nous été trop gâtés ?

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12 juin

Un Dieu de justice

Nombreux sont ceux qui recherchent la faveur du chef, mais c’est l’Éternel qui fait droit à chacun. PROVERBES 29.26

DE LA PAROLE… Dieu aime la justice. Et nous qui sommes créés à son image, nous détestons l’injustice. Surtout si la balance ne penche pas de notre côté ! Même si on nous a dit cent fois que la vie n’est pas juste, nous voulons qu’elle le soit. Nous craignons de ne pas recevoir notre part du gâteau.

 

Proverbes 29.26 Ésaïe 30.18

La justice de Dieu garantit qu’un jour toute injustice sera jugée.

– Joseph Stowell

Notre sens de la justice est contrarié lorsque Dieu n’intervient pas au moment que nous jugeons opportun. L’idée que toute justice ne sera rendue qu’au jugement dernier ne nous satisfait pas. Et si le coupable se repentait, justice ne serait pas faite ; ce serait un tour gratuit pour lui ! Nous avons pourtant, nous aussi, bénéficié d’un tour gratuit le jour où nous avons accepté le sacrifice de Jésus. Mais peu importe, lorsque nous avons subi un tort, nous réclamons justice.

Au cours des siècles passés, cette indignation a conduit les hommes à créer toutes sortes de tribunaux et de châtiments. Et  Dieu pourrait les approuver ; il n’aime pas le chaos. Du moment où nos systèmes judiciaires reflètent les valeurs de Dieu, ils lui sont agréables. Mais il reste toujours quelque offense impunie. Alors, nous avons le choix : nous pouvons ressasser sans cesse nos griefs, ou nous pouvons les lâcher et pardonner, confiants que Dieu s’en occupe au mieux. Nous choisissons souvent la colère plutôt que la confiance.

… AUX ACTES Quelle solution appliquez-vous quand on vous fait du tort ? La Bible ne recommande pas la vengeance ; celle-ci appartient à Dieu. Elle ne promet pas non plus que justice sera toujours faite : Dieu ne nous a pas fait subir sa justice quand nous avons accepté Jésus comme sauveur. Comment pouvons- nous exiger que d’autres la subissent ?

Cela vous gêne ? Détendez-vous. Dieu rendra effectivement justice, en son temps et à sa manière. Il attend avec patience tous ceux qui vont se repentir ; c’est trop tôt pour un verdict définitif. Cherchez la justice aujourd’hui, lorsque c’est utile, mais n’y fondez pas tous vos espoirs. Vous gagnerez à vous attendre à Dieu.

 

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11 juin

Se soucier du malheureux

Heureux celui qui se soucie du pauvre. S’il est dans le malheur, l’Éternel le délivre. PSAUME 41.2

 

Psaume 41.2-4

Celui qui demande miséricorde sans la démontrer lui- même détruit le pont qu’il s’apprêtait à traverser.

– Thomas Adams

DE LA PAROLE… Imaginez que votre enfant ne se préoccupe que très peu d’autrui, qu’il se plonge dans des activités qui ne tournent qu’autour de lui et cherche toujours son intérêt personnel sans jamais se sacrifier pour quiconque. Même en présence de la misère, il ne semble pas s’émouvoir.

Comment réagirez-vous à son égard le jour où il aura des problèmes ? En tant que parent, votre compassion vous mènera tout naturellement à prendre soin de votre enfant. Mais avec quel enthousiasme ? S’il n’a manifesté aucun sentiment de sym­pathie à l’égard d’autrui, il est probable que votre premier désir soit qu’il apprenne la compassion.

D’un autre côté, comment réagiriez-vous face à un enfant toujours prêt à aider les autres ? Vos compassions sont éveillées par une personne de nature compatissante. Le jour où elle est en grande difficulté, elle peut compter sur la compassion d’autrui.

Il en est de même avec Dieu. Il aime chaque être humain, même les personnes sans cœur. Mais il prend plaisir à secourir celles qui sont compatissantes. Si nous nous soucions rarement des autres, il est possible que Dieu nous laissera dans nos difficultés jusqu’à ce nous apprenions à nous mettre à la place des personnes dans le besoin.

… AUX ACTES Ceux qui se soucient des malheureux peuvent toujours compter sur l’oreille compatissante de Dieu. Mais parfois, nous sommes tellement pris par notre programme personnel que nous remarquons à peine les besoins autour de nous. Ce n’est pas que les autres ne nous intéressent pas. Ils nous intéressent – mais pas au point de ressentir leur douleur ou de remarquer leur détresse. Nous sommes trop occupés par nos propres affaires.

Dans sa miséricorde, Dieu se soucie de nos besoins quel que soit notre niveau de compassion. Toutefois, il prend soin de nous avec plus d’empressement, plus de puissance et de manière plus visible si nous avons démontré sa nature par nos actes en faveur d’autrui. Est-ce que nous tardons à faire miséricorde ? Alors nous aurons du mal à trouver grâce. Ou sommes-nous plutôt des exemples de bienveillance ? Alors nous en recevrons en abondance.

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10 juin

À l’heure du besoin Le pot de farine ne se videra pas, et la jarre d’huile non plus, jusqu’au jour ou l’Eternel fera pleuvoir sur le pays. 1 ROIS 17.14

DE LA PAROLE… La nourriture était rare en Israël à cause de la sécheresse. Le prophète Élie recevait de la nourriture par des •corbeaux, mais le torrent était à sec. Alors Dieu lui dit : « Va à Sarepta, tu y trouveras une veuve. » C’est elle qui allait lui donner •e dont il avait besoin. Élie s’exécuta. La femme n’était pas loin le mourir de faim, mais Dieu pourvut miraculeusement à ses besoins, à ceux de son fils et à ceux du prophète.

1 Rois 17.7-16

Vos besoins ne dépasseront jamais ce que Dieu peut pourvoir.

– J. I. Packer

Vous êtes-vous déjà demandé pourquoi Dieu avait ordonné au prophète d’aller voir une femme qui ne possédait rien ? Elle l’était pas une grande source de richesse ! Elle était sur le point le préparer son dernier repas qu’elle comptait prendre avec son fils avant de se résigner à mourir. Mais la providence de Dieu se manifeste dans la plus grande indigence, et cette femme apprit la valeur d’obéir d’abord à Dieu.

Pourriez-vous donner votre dernier centime à une œuvre chrétienne alors que vous êtes tenaillé par la faim ? C’est exactement : ce que Dieu a demandé à cette veuve. Les principes profonds de la providence divine ne s’appliquent que lorsque nous avons placé l’obéissance avant nos propres intérêts. Personne n’a jamais reçu la bénédiction du Seigneur en s’accrochant désespérément à son dernier sou. Les bénédictions arrivent lorsque nous nous décidons à ne rien laisser entraver notre générosité. Dieu cherche les personnes qui feront ce qu’il dit avant d’entreprendre leurs propres projets, même désespérés – comme ce fut le cas pour la veuve de Sarepta qui offrit à Élie ce qu’elle pensait être son dernier repas.

.. AUX ACTES A quel stade pensons-nous posséder trop peu pour continuer de donner à Dieu ? C’est à ce stade que Dieu démontrera la futilité de nos projets. Non pas parce qu’il prend plaisir à nous frustrer, mais parce que ses projets sont plus grands que ceux que notre instinct de survie nous autorise. Le flot miraculeux de sa providence n’est miraculeux à nos yeux que lorsqu’il tous semble improbable. L’heure de notre plus grand besoin est heure de sa plus grande providence. Une veuve phénicienne a survécu à la famine sur la base de ce principe. Vous pouvez le faire aussi.

 

 

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9 juin

Pratiquez la Parole

Ne vous contentez pas d’écouter la Parole, traduisez-la en actes, sans quoi vous vous tromperiez vous-mêmes. JACQUES 1.22

Jacques 1.22-25

La foi sans les œuvres ne peut plaire, ni les bonnes œuvres sans la foi.

– Bède le Vénérable

DE LA PAROLE… Qui voit le comportement des chrétiens ? Dieu, d’abord. Il s’intéresse aussi à nos motivations et aux pensées qui habitent notre esprit. Cependant, il se préoccupe moins d’un peuple qui pense de manière correcte que d’un peuple qui met en application ce qu’il sait. C’est là son désir sans cesse exprimé dans les Écritures.

Qui d’autre voit les chrétiens ? Eh bien, d’autres chrétiens. C’est principalement par nos actes que nous nous encourageons mutuellement. Peut-être un frère ou une sœur a besoin d’entendre parler à nouveau de l’amour de Dieu. Mais il ou elle a sans doute bien plus besoin de voir cet amour incarné dans des actes concrets. Dieu est affligé par la foi qui consiste seulement à dire « Au revoir, portez-vous bien ! » (cf/. Jacques 2.16). Une telle foi n’accomplit rien d’utile à Dieu. Elle doit se traduire par des actes, de la prière, quelque chose ! Sinon, elle est gaspillée.

Et puis, le monde incroyant nous observe. Il n’a que faire des subtilités de notre théologie. Et, hormis les philosophes, personne ne se pose les questions auxquelles nous tentons de répondre. Les non-croyants veulent voir la foi de leurs propres yeux, et l’action est la seule manière de parler le même langage qu’eux. Lorsque Jésus disait à ses disciples que le monde les connaîtrait grâce à leur amour, il ne parlait pas d’un sentiment enfoui en eux. Il sollicitait de leur part des actes d’amour. La foi, l’amour et l’espérance restent invisibles aux yeux d’un monde perdu tant que nous n’agissons pas conformément à ce que nous croyons.

… AUX ACTES Écouter la Parole nous est bénéfique mais peut aussi nous donner un sentiment de satisfaction trompeur. Lorsque nous méditons la Parole et la laissons modeler notre pensée, nous faisons souvent l’erreur de croire qu’elle fait désormais partie de notre vie. C’est une illusion. Nous n’intégrons la Parole que lorsque nous la traduisons en actes. Elle ne devient effective qu’à partir du moment où nous permettons à Dieu de la faire passer de notre raison à nos actes visibles. Toute autre approche risque de nous endormir dans un faux sentiment de sécurité. Ne soyez pas dupe. Faites ce que dit la Parole.

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8 juin

Des paroles « inspirées »

Proverbes 16.24 Colossiens 4.6

Prends ma bouche, et remplis-la de paroles qui viennent de toi.

– Frances Ridley Havergal

Que votre parole soit toujours empreinte de la grâce de Dieu et pleine de saveur pour savoir comment répondre avec à-propos à chacun. COLOSSIENS 4.6

DE LA PAROLE… Si les mots sont aussi puissants qu’un feu ardent, capables autant de réchauffer le cœur que de le carboniser, il est plus que souhaitable de porter notre attention sur ce qui les inspire. Les mots ne sont pas le simple fruit du hasard. Ils sont le I ri lit de l’âme. Ils témoignent de ce qui grandit en nous, que ce soit l’Esprit de Dieu ou l’esprit de la corruption. Ils sont la mesure de notre vie spirituelle. Ils révèlent ce qui est en nous.

Tout le mal « sort du dedans et rend l’homme impur » (Marc 7.23). Le jugement porté ici par Jésus sur la corruption de l’âme humaine est étonnant, mais l’expérience et la sagesse le confirment, t ‘’est bien du cœur de l’homme que provient toute malice qui, même si nous la gardons pour nous, contamine inévitablement notre discours. Il est impossible de dissimuler une âme pécheresse. I es mots corrompus sont le fruit de l’arbre qui est en train de pourrir.

Cependant, si nous sommes ramenés à la vie par l’Esprit de Dieu nos mots deviennent le fruit d’un arbre prospère planté près d’un courant d’eau. Nous pouvons prononcer un discours plein de grâce parce que nous sommes pleins de grâce. Notre conversation peut être assaisonnée de sel parce que nous avons été assaisonnés de sel. Nous pouvons porter du fruit éternel parce que nous sommes un fruit éternel. La Parole de vie remplit un cœur fidèle de paroles de vie. Elle rend fertile ce qui était sté­rile…

… AUX ACTES Analysez votre discours : prononcez-vous souvent des paroles négatives ? Bouillonnez-vous de colère et d’amertume ? Répandez-vous le découragement et la critique quand vous ouvrez la bouche ? Il s’agit du reflet de ce qui est en vous. Un tel comportement dénote un manque de relation avec l’Esprit de vie, d’espoir et de grâce.

Ne faites pas Terreur de croire que votre conversation et votre condition spirituelle sont deux choses distinctes. L’une est le reflet de l’autre. Si le reflet est négatif, ne vous contentez pas de vous nettoyer la bouche. Savourez la communion de l’Esprit Saint. Dieu ne veut pas changer votre langue, il veut changer votre cœur. C’est alors seulement que vos paroles deviendront les siennes.

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7 juin

Le pouvoir des mots

D’aimables paroles sont comme un rayon de miel : douces pour l’âme et bienfaisantes pour le corps. PROVERBES 16.24

Proverbes 16.24 Colossiens 4.6

Une parole aimable peut être courte et simple, mais elle résonne à l’infini.

– Mère Teresa

DE LA PAROLE… En ce monde, il y a peu de choses aussi conta­gieuses que les mots. Voyez comme les rumeurs se répandent comme une traînée de poudre, les mensonges attisent passions et vengeances, et les paroles amères endurcissent à la fois ceux qui les prononcent et ceux qui les entendent. En revanche, observez combien les encouragements cultivent la volonté, les louanges affermissent ce qui est louable, et la vérité engendre la sagesse. Les mots sont puissants.

Parler est une immense responsabilité. Nous imaginons dif­ficilement la portée du plus banal de nos commentaires. Pourtant, son effet peut durer jusque dans l’éternité. Il est l’occasion pour Dieu de bénir, ou pour le diable de maudire. Bénédictions et malédictions agissent sur le cœur et l’âme des êtres humains de manière extraordinaire.

Les paroles aimables sont douces et bienfaisantes. Elles ont un profond impact spirituel. C’est ainsi que nos paroles sont des canaux capables de transmettre la puissance de Dieu ou la cor­ruption du monde. Elles peuvent être inspirées par le Saint- Esprit ou détournées par le malin. Leur impact est énorme.

… AUX ACTES Avez-vous déjà réfléchi à la portée de vos paroles ? Par elles, vous pouvez déverser condamnation ou encouragement. Vous pouvez changer l’ambiance dans une pièce et même le cours d’une vie. Vous pouvez arrêter une personne en plein élan ou la placer sur un chemin fertile. Ce qui sort de votre bouche est contagieux, que ce soit pour édifier ou démolir. Tout dépend de ce que vous dites et de comment vous le dites.

Tentez une petite expérience : considérez chacun de vos mots comme une étincelle puissante, une petite contribution à un vaste projet d’avenir. Pensez à l’impact de vos mots au-delà du moment présent. Apprenez à vous taire si vous n’êtes pas sûr que vos paroles seront en accord avec les Ecritures et pleines de grâce. Il n’est pourtant pas exclu de prononcer des paroles sévères : certaines situations l’exigent. Mais que votre discours soit pour le bien. Et surtout, qu’il dirige les gens vers Dieu.

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6 juin

Proverbes 12.2 Psaume 5.12

La personne qui veut toujours arriver à ses fins entretient une affreuse idole appelée le moi. Mais la personne qui renonce à sa propre volonté trouve Dieu.

– Janet Erskin Stewart

L’approbation de Dieu

Le Seigneur approuve quelqu’un qui agit bien. Mais il condamne ceux qui trompent les autres. PROVERBES 12.2 (PdV)

DE LA PAROLE… Nous pourrions penser que le contraire d’un homme qui agit bien est un homme qui agit mal. Mais ce n’est pas ce que dit ce verset. Ici, l’homme de bien est opposé à l’homme rusé. Dieu n’approuve pas ceux qui, comme le serpent dans le jardin d’Eden, usent de ruses.

Notre monde fait l’éloge de la ruse, alors qu’elle comporte lin côté sournois : elle manipule les gens pour arriver à ses propres fins. Pourquoi une telle attitude est-elle tolérable aux yeux du monde alors qu’elle est si abjecte aux yeux de Dieu ? Parce qu’elle est commune à toute l’humanité. Ceux qui s’y prennent le mieux sont souvent admirés. Mais la ruse en dit long •ho la foi d’une personne. Les rusés ne s’attendent pas à l’aide de Dieu ; ils doivent s’aider eux-mêmes. Ils ne s’attendent pas à la faveur de Dieu ; ils doivent chercher leur propre bien. Ils ne croient pas que Dieu les observe ; ils sont dans ce monde pour eux-mêmes. En somme, la personne rusée nie la nature de Dieu.

Nous avons tous tendance à manipuler les circonstances. Nous voulons mettre toutes les chances de notre côté, tracer le meilleur chemin devant nous, attirer autant de partisans que possible à notre point de vue. Mais plus nous sommes focalisés si u notre place dans ce monde – que ce soit au travail, à la maison, à l’église, etc. – moins nous sommes focalisés sur Dieu. Nous ne pouvons donner la priorité à la fois à nos projets et à i eux de Dieu, à moins de nous aligner parfaitement sur les siens, ce qui est rarement le cas.

… AUX ACTES Etre un homme de bien aux yeux de Dieu suppose de ne pas chercher à intervenir dans les domaines qui lui reviennent. Il est le maître des circonstances – inutile donc de recourir à la ruse. Nous ne perdrons pas les occasions qu’il nous réserve. Les personnes qu’il veut nous faire connaître croiseront notre chemin. La manipulation n’est nullement nécessaire, ni même la bienvenue. Tout ce que Dieu demande, c’est que nous noyons disposés à suivre ses plans. Une telle disposition du cœur obtient ses faveurs.

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5 juin

Des actes empreints d’humilité

Y a-t-il parmi vous quelqu’un de sage et d’expérimenté ? Qu’il en donne la preuve par sa bonne conduite, c’est-à-dire par des actes empreints d’humilité qui caractérise la véritable sagesse. JACQUES 3.13

Jacques 3.13-18

C’est celui qui se connaît le mieux qui a le moins d’estime pour lui- même.

– Henry G. Brown

DE LA PAROLE… Si le livre des Proverbes est considéré comme le livre de la sagesse de l’Ancien Testament, on peut en dire autant du livre de Jacques pour le Nouveau Testament. La théologie profonde de l’Église primitive est appliquée à la vie concrète dans Jacques. La véritable foi résulte en de bonnes œuvres. La vérité de l’Évangile est incarnée de manière visible dans la façon de considérer les pauvres et les veuves, dans les paroles des chrétiens, dans les souffrances de l’Église et dans les prières des fidèles. Et, selon Jacques, toutes ces œuvres sont caractérisées par l’humilité.

Pourquoi l’humilité est-elle un produit de la sagesse ? Parce que la sagesse reconnaît qui est Dieu et réalise qui nous sommes vraiment. Elle voit l’énorme contraste entre les deux et s’émerveille de ce que Dieu nous ait quand même sauvés. Elle reconnaît la dépravation totale de la condition humaine, mais affirme la gloire de la rédemption. Avec une telle compréhension des choses, quelle place reste-t-il à l’orgueil ? Aucune. La sagesse l’exclut. L’humilité grandit en ceux qui voient les choses telles qu’elles sont.

Lorsque l’orgueil se manifeste dans l’Église, n’est-ce pas en raison d’une mauvaise compréhension de l’Évangile ? L’orgueil ne peut exister là où l’Évangile est bien compris. Le fait que nous ayons tous un problème avec l’orgueil n’altère en rien cette vérité ; nous avons également tous un problème avec la profondeur et la majesté de l’Évangile. Il faut toute une vie pour saisir ces réalités.

… AUX ACTES Que produisent vos bonnes œuvres ? L’orgueil ou l’humilité ? Si c’est de l’orgueil, c’est que vous cherchez à gagner la faveur de Dieu, et ce n’est pas le message de l’Évangile mais du légalisme. Si c’est de l’humilité, c’est que vous manifestez la grâce exceptionnelle que vous avez expérimentée.

Méfiez-vous de l’orgueil, mais ne le confondez pas avec le sentiment de satisfaction. La vie empreinte de sagesse et d’intel­ligence dont parle Jacques donne un profond sentiment de satis­faction, mais elle n’est pas orgueilleuse. La grâce enlève tout sens de mérite. Nous agissons avec humilité, car nous n’avons aucune raison d’agir autrement.

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4 JUIN

Un lieu de repos

Ne vous mettez en souci pour rien, mais exposez vos besoins à Dieu. Adressez-lui vos prières et vos requêtes, en lui disant aussi votre reconnaissance. Alors la paix de Dieu gardera votre cœur et votre pensée sous la protection de Jésus-Christ.

PHILIPPIENS 4.6-7

 

Philippiens 4.4-7

Priez, et laissez Dieu s’inquiéter.

– Martin Luther

DE LA PAROLE… Nous sommes facilement envahis par des pensées anxieuses. Nos pensées sont alors tellement absorbées par notre souci qu’il en devient une obsession et consomme tout noire temps et toute notre énergie. Nous avons beau prier et demander à Dieu d’intervenir dans la situation, le problème nous ronge toujours. Il n’est pas facile de se débarrasser de l’in­quiétude.

Paul nous donne un sage conseil, qui est en fait un ordre : « Ne vous mettez en souci pour rien. » Comment y arriver ? Nous pouvons faire des prières en bonne et due forme, mais comment faire pour qu’une telle paix pénètre notre cœur perturbé ? En priant avec reconnaissance et en étant pleinement convaincus que notre problème est celui de Dieu. Par ce type de prière, notre problème passe entre ses mains. Pourquoi la situation nous envahirait-elle, puisqu’elle est à lui ?

Le seul moyen d’accéder à ce lieu de repos est de lâcher prise. Nous devons être prêts à laisser Dieu régler la question comme il le veut, peu importe les conséquences dans notre vie. Lâcher le contrôle de la situation peut sembler effrayant. Mais, de toute manière, nous n’en avions jamais vraiment eu le contrôle. Et Dieu n’a-t-il pas la meilleure solution ? Nous pouvons lui faire entièrement confiance pour s’occuper lui-même de nos pro­blèmes.

… AUX ACTES Vous passez par des épreuves difficiles ? Cessez de poursuivre vos propres objectifs. Dans votre cœur, transférez votre droit de propriété sur la situation à Dieu lui-même. Notre inquiétude vient d’un faux sentiment de contrôle – le sentiment que c’est peut-être à nous qu’il appartient de gérer la crise pour améliorer la situation. Mais cette responsabilité revient à Dieu. Lâchez votre volonté propre, et laissez votre cœur et vos pensées retrouver la paix.

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3 juin

Un abandon radical

Tout comme celui qui vous a appelés est saint, soyez saints dans tout votre comportement. Car voici ce que Dieu dit dans l’Écriture :

« Soyez saints, car je suis saint. »

1 PIERRE 1.15-16

 

1Pierre 1.13-16

La beauté sereine d’une vie sainte est la plus puissante influence exercée dans ce monde, après celle de la puissance de Dieu. – Blaise Pascal

DE LA PAROLE… La sainteté n’est pas l’exigence d’un Dieu à cheval sur la moralité. Elle est une source de bénédictions. Peut- être l’envisagions-nous comme un mal nécessaire, un état que Dieu exigerait en théorie mais que nous ne pourrions jamais vraiment atteindre. Peut-être la voyions-nous comme une exigence pour son intérêt à lui et non vraiment le nôtre. Voilà sans doute le problème auquel est confronté tout chrétien qui se trouve à mi-chemin entre l’appel à la sainteté et la tolérance de ses désirs mal dirigés. Au fond, nous ne croyons pas vraiment que devenir comme Jésus – le processus de la sanctification – nous soit avan­tageux dans notre situation aujourd’hui.

Cependant, Dieu nous promet : « Faites donc du règne de Dieu et de ce qui est juste à ses yeux votre préoccupation première, et toutes ces choses vous seront données en plus » (Matthieu 6.33). « Car l’Eternel parcourt toute la terre du regard pour soutenir ceux dont le cœur est tourné vers lui sans partage » (2 Chroniques 16.9). Toutes sortes de richesses nous sont proposées, et cependant nous nous accrochons encore à notre nature flétrie par le péché, comme si elle pouvait nous offrir toute sécurité. Voilà comment « la chair » réagit lorsqu’elle est menacée par un appel à la sainteté.

… AUX ACTES Votre lutte contre le péché ne dissimule-t-elle pas une méfiance à l’égard de la sanctification ? Par la foi, faites tout ce que vous pouvez pour dépasser cette méfiance. Lisez l’histoire de Joseph qui fut richement béni parce qu’il s’engagea à rester pur. Lisez l’histoire de Job qui fut doublement béni parce qu’il crut en la fidélité de Dieu. Lisez l’histoire de tous les grands personnages de l’Ancien ou du Nouveau Testament et cherchez une seule personne restée fidèle à Dieu qui n’ait pas été bénie[I]. Vous n’en trouverez pas ! Acceptez-le et soyez encouragé par ce que vous allez découvrir.

[I] NDLR : « Si quelqu’un quitte, à cause de moi et de l’Évangile, sa maison, ses frères, ses sœurs, sa mère, son père, ses enfants ou ses terres, il recevra cent fois plus dès à présent : des maisons, des frères, des sœurs, des mères, des enfants, des terres, avec des persécutions ; et, dans le monde à venir, la vie étemelle. » Marc 10.29.

 

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2 juin

Une transformation radicale

Tout comme celui qui vous a appelés est saint, soyez saints dans tout votre comportement. Car voici ce que Dieu dit dans l’Écriture :

« Soyez saints, car je suis saint. »

1 PIERRE 1.15-16

 

1 Pierre 1.13-16

Aimer Jésus, c’est aimer la sainteté.

– David Smithers

DE LA PAROLE… Nous sommes tellement habitués à l’Évangile qu’il en devient presque banal. C’est cependant la vérité la plus spectaculaire de l’histoire : les êtres humains peuvent avoir une relation avec Dieu, le Tout-Puissant. Peut-être avons-nous entendu cette vérité si souvent que nous ne l’apprécions plus à sa juste valeur, alors qu’elle est la plus saisissante de toute l’Écriture, bouleversante pour quiconque la réalise vraiment.

Comment en bénéficier ? Par le sacrifice de Jésus qui ôte nos impuretés et nous rend purs. C’est l’aspect juridique de la question. Mais comment vivre au quotidien une relation concrète avec le Tout-Puissant ? Par la sainteté. Il s’agit du processus qui nous amène à devenir comme lui, ce que les théologiens appellent la •• sanctification ». Tandis que le sacrifice de substitution de Jésus est le fondement de notre relation avec Dieu, notre sanctification en est l’application concrète. Sans elle, nous ne pouvons pas vrai­ment le connaître.

Voilà des vérités extraordinaires ! Quand, pour la première fois, nous découvrons qui est Dieu, nous rencontrons effectivement un énorme obstacle : un être humain profondément marqué par le péché ne peut s’approcher d’un Dieu tellement saint ! L’un des deux doit subir un changement radical de personnalité. Or, nous savons que Dieu ne change pas. Nous seuls pouvons et devons changer.

.. AUX ACTES Nous nous contentons trop souvent de la dimen­sion juridique de notre salut sans trop penser à l’appliquer au quotidien. Mais nous ne pouvons pas connaître Dieu – vraiment le connaître, vivre une relation avec lui – sans devenir comme Im. Et ce sera douloureux. La sanctification s’attaque à notre nature pécheresse, et cela fait mal. Nous sommes lents à lâcher prise.

Vous croyez que Dieu ne vous demandera jamais d’abandonner certains de vos instincts naturels ? Détrompez-vous. Il le fera sûrement. Lâchez ce péché que vous tolérez. Peu importe si ça lait mal. Laissez Dieu vous refaçonner. Abandonnez tout ce qui n’est pas semblable à son caractère pur et parfait. Soyez saints.

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1 juin

La monnaie du Royaume

Maintenant, par la foi en Jésus-Christ, vous êtes tous fils de Dieu. Car vous tous qui avez été baptisés en Christ, vous vous êtes revêtus du Christ. GALATES 3.26-27

Galates 3.22-29

Tout bien considéré, la foi est la seule clé de l’univers.

– Thomas Merton

DE LA PAROLE… Quelle est notre relation avec Dieu ? Une fois sauvés par la grâce au moyen de la foi, nous nous empressons souvent de mener une vie hybride mêlant foi et légalisme. Ce n’est pas que nous manquions de foi en Dieu ou même que nous doutions de la capacité de Jésus à nous sauver ; le problème est que nous fondons notre foi sur la qualité de nos œuvres. Lorsque nous servons Dieu fidèlement, nous pensons qu’il pose sur nous un regard favorable. Et lorsque nous trébuchons, nous supposons qu’il nous tourne le dos jusqu’à ce que nous nous repentions.

Il y a là une part de vérité ; nous savons que Dieu pose un regard favorable sur les justes, et qu’il soumet ses enfants à la discipline lorsqu’ils tolèrent le péché et la rébellion dans leur vie. Mais nous allons souvent trop loin : nous nous mettons à fonder notre relation avec Dieu sur ce que nous avons fait ou pas. Nous prions avec plus d’assurance lorsque nous sommes bons, et nous servons avec plus d’enthousiasme quand nous sommes obéissants. Nous oublions combien nous dépendons de la grâce du Père. Nous nous mettons à fonder notre foi sur nos bonnes actions plutôt que sur sa bonté. L’obéissance devient alors pour nous un moyen de rester dans ses bonnes grâces plutôt qu’une réponse à la justification en Christ.

Rappelons-nous que nous sommes saints devant Dieu. Non pas justes en nous-mêmes, mais revêtus de la justice de Jésus. Nous avons reçu le droit sacré de parler à l’Éternel de nos problèmes du moment. Et tandis que nous parlons, gardons-nous bien de penser que c’est la qualité de nos œuvres qui nous a donné ce droit. Dieu n’accepte qu’une seule monnaie dans son royaume, et elle est non-convertible. Seule la monnaie de la foi est valable devant Dieu.

… AUX ACTES Quelle monnaie essayez-vous d’utiliser dans le royaume de Dieu ? S’agit-il d’autre chose que la foi en la justice de Jésus lui-même ? Si tel est le cas, rappelez-vous chaque jour que seul Jésus est acceptable aux yeux de Dieu – que ce soit pour la prière, le ministère ou toute autre chose. Et nous ne sommes « en Jésus » que par la foi.

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31 mai

Humbles rappels

Il a le pouvoir d’abaisser ceux qui vivent dans l’orgueil. DANIEL 4.34

Daniel 4.28-34

Celui qui est à terre ne craint pas de tomber, celui qui est rabaissé ne craint pas l’orgueil.

– John Bunyan

De LA PAROLE… Au fond de nous, nous connaissons la vérité en ce qui nous concerne. Tout ce que nous avons nous a été donné. Aucun d’entre nous n’a demandé à naître ou précisé les conditions dans lesquelles il voulait vivre. Nous n’avons pas choisi nos talents ou notre aspect physique. Nous n’avons pas décidé de notre lieu de naissance ou de notre langue maternelle. Nous avons peut-être choisi certaines orientations, mais c’est le créateur qui nous a donné dynamisme et sagesse pour le faire. Nous n’avons pas déterminé les principales circonstances de notre existence. Tout ce que nous avons est un don de Dieu.

Mais, bien que conscients de tout cela, nous nous attribuons beaucoup de mérite pour les bonnes choses que nous avons. Nous sommes fiers de notre travail, affichons nos réussites, annonçons nos compétences et utilisons nos relations pour rehausser notre image. Pour des êtres qui ont été créés, nous nous conduisons étonnamment comme des créateurs !

A l’époque de Daniel, le roi de Babylone commit cette même erreur. Il avait été témoin de la puissance de Dieu dans les inter­prétations des rêves par Daniel et lors de la survie des trois hommes dans la fournaise. Pourtant il se glorifia lui-même. Il fit ériger une représentation de sa personne en or, annonçant que tous ses sujets devaient l’adorer. Il s’attribua le mérite de la puissance et de la gloire de Babylone. Dieu dut lui rappeler clai­rement que toute puissance, sagesse et autorité viennent d’en haut. Nabuchodonosor fut humilié par Dieu et frappé de folie.

… AUX ACTES Dieu va détruire notre orgueil aussi. Nous ne sommes pas aussi arrogants et audacieux que Nabuchodonosor, mais nous devons souvent nous rappeler notre indigence. Nous ne pouvons pas connaître une bonne relation avec Dieu tant que nous ne comprenons pas que tout ce que nous avons et tout ce que nous sommes provient de sa grâce. Lorsque nous nous en attribuons le mérite, nous nions la générosité de Dieu. Réveillons-nous donc chaque matin en nous rappelant que nous devons notre vie à la grâce divine. Cette pensée nous gardera humbles et nous ouvrira les bras de Dieu. Elle nous ancrera dans la vérité.

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30 MAI

Une vie fertile

Car nous vivons guidés par la foi, non par la vue.

2 CORINTHIENS 5.7

2 Corinthiens 5.1-7

Vous honorez Jésus lorsque vous agissez, par la foi, selon sa Parole.

– Ed Cole

DE LA PAROLE… La plupart d’entre nous essayons de mener notre vie selon la sagesse humaine. Certains y parviennent. D’autres font tant d’erreurs qu’à la fin, il ne leur reste que des regrets. Si seulement nous pouvions recevoir des conseils d’en haut, nous saurions comment mener notre vie ! Si seulement nous pouvions entendre la voix de Celui qui sait !

En fait, c’est possible. La Voix a parlé. Ses paroles nous sont accessibles. Mais à cela, une condition : nous devons être disposés à obéir. Sinon, nous n’aurons pas ce que Jésus appelle des « oreilles pour entendre ». Ceux qui obéissent à ce qu’ils savent déjà de Dieu ont les oreilles ouvertes, et ceux qui ont les oreilles ouvertes sont enclins à l’obéissance. Il s’agit d’un cercle vertueux, conçu par Dieu lui-même : l’obéissance engendre l’écoute, qui engendre l’obéissance, qui engendre l’écoute…

La vie de la foi est une vie d’obéissance, et une vie d’obéissance est une vie de foi. Mais la plupart d’entre nous avons un problème avec l’obéissance. Nous perdons nos « oreilles pour écouter » et en conséquence nous retombons dans la sagesse humaine. Nous sommes des minables comparés aux héros de la Bible. Pourquoi ? La sagesse humaine n’aurait pas entraîné Abraham en haut d’une montagne pour sacrifier son fils. Elle n’aurait pas conduit le peuple de Dieu au bord de la mer Rouge avec une armée à ses trousses. Elle n’aurait pas fait sept fois le tour de Jéricho et sonné de la trompette pour faire tomber la muraille. Elle n’aurait pas mis David face à Goliath. Et plus frappant encore, la sagesse humaine n’aurait pas sacrifié le Fils de Dieu sur une croix pour sauver la misérable race humaine.

… AUX ACTES Réfléchissez ! Préférez-vous vivre selon la logique humaine et fermer vos oreilles, ou vous lancer dans l’aventure plus risquée, mais ô combien réelle, de la foi chrétienne authen­tique ? La réponse n’est pas claire pour tous. Mais nous savons qui sont les personnes qui tiennent bon dans le long terme. La Bible est pleine d’exemples. Ces personnes ont vécu par la foi, non par la vue.

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29 mai

Les premiers pas de foi

Car nous vivons guidés par la foi, non par la vue.

2 CORINTHIENS 5.7

2 Corinthiens 5.1-7

Le fondement ultime de la foi et de la connaissance, c’est la confiance en Dieu.

– Charles Hodge

DE LA PAROLE… La vie par la foi présente une difficulté : il s’agit de fonder nos décisions quant à notre avenir, notre famille, notre emploi (tout en fait) sur des réalités invisibles. Non seulement, nous ne distinguons pas clairement ces réalités – quoique Dieu nous éclairera si nous le lui demandons – mais notre entourage non plus. De là viennent des malentendus, le rejet, voire même des moqueries à notre égard. En effet, quand nous vivons par la foi, au début nous ne savons pas où nous allons. Et tandis que nous discernons à peine les prochains pas, notre famille et nos amis nous observent, et eux ne les comprennent pas du tout.

Le monde ici-bas fonctionne par la vue. Notre société aime les preuves tangibles. Elle a appris à se servir des limites humaines pour prospérer. Osez défier ces limites et vous verrez vos contem­porains s’éloigner de vous. Car le refus de vivre par la vue, de jouer selon les règles de ce monde, revient à en rejeter les croyances fondamentales. Pour notre société, la religion n’est que spéculation. Notre monde n’a rien contre la croyance religieuse, tant que notre vie n’est pas fondée sur l’invisible. Mais sitôt que nos yeux s’ouvrent à la réalité supérieure du royaume de Dieu, nous ne tardons pas à être traités d’instables, voire même de fous.

Voyez Abraham qui eut pour mission de partir sans savoir où il allait, et à qui un fils « improbable » avait été promis. Ou bien Moïse qui dut exiger d’un dirigeant hostile la libération de millions d’esclaves. Ou encore Elisée, encerclé par une armée ennemie, mais protégé par les armées célestes. Quant à Marie qui a porté le Fils de Dieu dans son sein, les circonstances de sa grossesse étaient socialement inacceptables.

… AUX ACTES Avez-vous peur de vivre par la foi ? Bienvenue au  club ! Mais dans Hébreux 11, le panthéon de la foi est composé justement de personnes comme vous. Alors soyez audacieux et oubliez la myopie. La foi voit beaucoup mieux que la vue.

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28 mai

Une foi mal placée

Car nous vivons guidés par la foi, non par la vue.

2 CORINTHIENS 5.7

 

2 Corinthiens 5.1-7

L’essence de la foi consiste à nous satisfaire de tout ce que Dieu est pour nous en Jésus.

– John Piper

DE LA PAROLE… Parmi les trois méthodes les plus fréquentes pour prendre les décisions de la vie, la troisième, suivre un guide surnaturel, peut se révéler la plus gratifiante. Elle peut aussi être la plus désastreuse. Tout dépend de ce en quoi nous plaçons notre foi. Tout comme il est possible de marcher par une vue défectueuse, il est possible de marcher par une foi mal placée. Vivre par la foi et non par la vue n’est pas une garantie.

Songez à toutes les offres surnaturelles que nous propose le monde : spiritisme, médiums, horoscope, channeling, esprits guides, voyants, etc. Le croyant ordinaire se moque de ces offres lorsqu’elles sont manifestement occultes. Mais elles peuvent se présenter sous des formes très subtiles. Vous n’y croyez pas ? Allez en librairie consulter les livres dans la section « développement personnel ». Notre époque ne manque pas de mystiques qui pro­clament détenir la voie du bonheur, de la réalisation de soi. Seu­lement, à moins que ces voies ne proviennent de la révélation divine, elles sont trompeuses.

La consultation de toute source surnaturelle de connaissance, hormis Dieu, est interdite dans les Ecritures (Deutéronome 18.10). Elle peut être présentée comme de simples conseils et promue auprès du grand public, elle n’en demeure pas moins idolâtre. Chercher conseil dans l’horoscope ou auprès de tout autre soit- disant détenteur de la sagesse d’en haut équivaut à gifler Dieu en pleine figure. Cette recherche suggère qu’il existe une source supérieure plus accessible que Dieu lui-même. Mais il est l’autorité ultime et il est accessible. Pourquoi chercher ailleurs ?

… AUX ACTES Chercher un guide surnaturel est un mandat biblique. Mais il convient d’entreprendre cette recherche avec soin et discernement. Il ne suffit pas que les conseils soient sur­naturels, ils doivent provenir de Dieu. Ne vous fiez pas à vos émotions, à votre bon sens ou aux séductions spirituelles de ce siècle. Dépendez de Dieu seul. Osez vivre par la foi… en Dieu.

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27 mai

Une logique limitée

Car nous vivons guidés par la foi, non par la vue.

2 CORINTHIENS 5.7

2 Corinthiens 5.1-7

Tout l’enseignement de Jésus-Christ allait à l’encontre du bon sens.

– OSWALD CHAMBERS

I)E LA PAROLE… Examinons la deuxième façon de nous diriger dans la vie: privilégier le bon sens. Cette approche semble plus noble que de privilégier les émotions. Elle repose sur la logique. Nous faisons la liste des avantages et des inconvénients ; nous évaluons les risques encourus dans chaque cas de figure afin de prendre la direction la plus sûre et la plus profitable. Il s’agit du meilleur chemin que le raisonnement humain puisse offrir. Mais il n’en demeure pas moins profondément humain. Et il s’agit toujours de marcher par la vue et non par la foi.

La méthode du bon sens est une façon intellectuelle de – placer la chance de notre côté ». Elle ne diffère pas vraiment de celle du parieur sur le champ de courses qui a soigneusement étudié les chevaux et calculé leurs chances de gagner. Viser la meilleure éducation, habiter les meilleurs quartiers, planifier la carrière qui nous correspond le mieux et faire des économies pour l’avenir – aucun de ces critères n’est mauvais s’il est posé sur le fondement de la sagesse éternelle et sur les recommandations de Dieu. Mais nous ignorons souvent ce fondement et évitons ces recommandations. Nous ne faisons confiance qu’à notre propre jugement et misons sur la meilleure vie possible. En bref, nous plaçons notre logique au-dessus de la voix de l’Eternel. Même si nous réussissons alors aux yeux des hommes, nous échouons aux yeux de Dieu.

… AUX ACTES Dieu nous recommande d’acquérir sa sagesse. Celle-ci est tout à fait raisonnable, mais il faut les yeux de la foi pour s’en rendre compte. Ces yeux qui voient au-delà des ambitions de ce monde pour distinguer les vraies valeurs du royaume éternel ont d’autres critères de choix. La foi renonce souvent aux désirs du monde pour trouver les trésors durables du royaume de Dieu. La foi ne recherche pas la vie la plus longue mais la vie la plus fructueuse. La foi comprend que la sagesse de Dieu apparaît souvent insensée aux yeux du monde. La Parole de Dieu regorge d’exemples : la vision prudente ne fait pas de miracles ; la foi qui prend des risques en produit tout le temps !

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26 mai

Des émotions fugaces

Car nous vivons guidés par la foi, non par la vue.

2 CORINTHIENS 5.7

2 Corinthiens 5.1-7

La foi c’est l’oiseau qui chante alors qu’il fait encore nuit.

– Max Lucado

DE LA PAROLE… Nous les humains prenons la plupart de nos décisions par la vue, dans le sens où : (1) Nous laissons nos émotions nous guider ; en d’autres termes nous faisons ce que nous voulons, et l’orgueil et les émotions prévalent. (2) Nous pri­vilégions le bon sens en évaluant les avantages et les inconvénients, et les risques associés à chaque cas de figure. (3) Nous recherchons un guide surnaturel dans les étoiles et les horoscopes, dans les médiums et les voyants, voire même auprès des gourous célèbres du développement personnel.

Chacune de ces manières de diriger sa vie présente de graves inconvénients. Examinons la première aujourd’hui. Beaucoup de croyants tombent dans ce piège. Dieu a créé nos émotions avec l’intention qu’elles soient comblées, mais pas dans le but qu’elles nous dirigent. Lorsqu’elles le font, nous sommes inconstants, soumis à des hauts et des bas et aux tendances du moment. Notre vie manque de cohérence et Dieu n’y a pas sa place. Quand nous plaçons en priorité nos émotions avant sa sagesse, nous usurpons le trône dans notre cœur où lui seul a le droit de s’asseoir. La direction que nous prenons dépend de notre humeur du moment et cela nous fait courir à la catastrophe. Tôt ou tard nous découvrons que celui qui n’en fait qu’à sa tête, se fiant à ses instincts, est comme un animal… et un sot.

… AUX ACTES Pour acquérir la sagesse, Dieu nous recommande de lui demander la sienne. Sa sagesse est immuable et profondément ancrée dans la réalité – elle se base sur les faits. Elle ne suit pas une mode et les humeurs du moment. En bref, sa sagesse est ce que nos émotions ne sont pas.

Un croyant qui renonce à ses émotions pour se fier aux ins­tructions plus fiables du Dieu éternel fait preuve de sagesse. Mais il doit savoir qu’il n’aura pas toujours à éviter ses émotions, car Dieu nous a créés pour nous épanouir émotionnellement. Cependant, nous connaissons la plus grande plénitude quand nous sommes remplis de lui, et non quand nous essayons de satisfaire nos désirs du moment. La vue est limitée, pas la foi. Alors laissons-nous guider par la foi.

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25 MAI

Une sainte satisfaction

Le séjour des morts et l’abîme sont insatiables, de même, les yeux de l’homme ne sont jamais rassasiés. PROVERBES 27.20

 

Proverbes 27.20 Ecclésiaste 6.7

Il est tellement important de ne pas gaspiller les choses précieuses en passant tout son temps à se plaindre des choses qu’on n’a pas.

DE LA PAROLE… Presque tous les enfants ont promis un jour à leurs parents : « Achète-moi juste ça et je ne te demanderai plus jamais rien. » C’est une promesse creuse dès le départ, tous les parents le savent.

Quel chrétien n’a pas prononcé un jour une prière semblable : « Seigneur, réponds à cette seule prière et je promets d’être satis­fait » ? C’est une promesse creuse. Dieu le sait. Et nous aussi, au fond.

Pourquoi la nature humaine n’est-elle jamais satisfaite ? Au moment de franchir une étape importante de la vie, nous avons tous cru que nous serions désormais heureux. Mais il n’en est rien. Dès que l’emploi a été décroché, la voiture achetée, le mariage célébré, ou qu’un autre désir a été assouvi, nous avons tourné nos regards vers un nouveau projet.

Ces envies insatiables nous apprennent au moins une chose : un besoin nous taraude au plus profond de nous. Nous sommes tenaillés par la faim de sens dans notre vie et de résultats concrets. Nous pouvons remercier Dieu de nous avoir créés ainsi ; il l’a fait pour que notre relation avec lui grandisse et porte du fruit. Mais nous devons comprendre que le péché a déformé ce dessein. Au lieu de laisser notre insatisfaction nous conduire vers Dieu et son royaume, nous reportons notre besoin sur les possessions, les personnes, les lieux et les projets personnels. Nous recherchons la vie au mauvais endroit.

… AUX ACTES Le proverbe d’aujourd’hui dit vrai : les yeux de l’homme ne sont jamais rassasiés. Mais une relation plus mature avec Dieu éclairera notre insatisfaction et reportera notre besoin sur ce qui satisfait vraiment. Nous découvrirons qu’il est en fait possible de se contenter de ce que l’on a dans ce monde tout en désirant Dieu davantage. Lui seul peut nous satisfaire.

25 MAI

Proverbes 27.20 Ecclésiaste 6.7

Il est tellement important de ne pas gaspiller les choses précieuses en passant tout son temps à se plaindre des choses qu’on n’a pas.

– Edith Schaeffer

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24 MAI

Une illusion défaite

Lorsque tes jugements s’exercent sur la terre, les habitants du monde apprennent la justice. ÉSAÏE 26.9

Ésaïe 26.7-11

La pierre précieuse ne peut pas être polie sans friction, pas plus que l’homme ne peut être perfectionné sans épreuve.

– Anonyme

DE LA PAROLE… L’être humain a une étrange tendance à progresser dans l’adversité et à s’égarer dans la prospérité. Cela nous étonne, parce que nous définissons le succès en termes de performances. Mais Dieu le définit en termes de croissance spirituelle. Et nous nous développons mieux spirituellement lorsque nous avons des difficultés.

Pour quelle raison ? La douleur agit comme un catalyseur de la croissance spirituelle depuis les premières pages des Écritures. Nous l’observons particulièrement dans le livre des Juges. Chaque fois que le peuple prospérait, il s’éloignait de Dieu. Chaque fois qu’il implorait Dieu, celui-ci le délivrait. Et le cycle se répétait. C’est un cycle que nous connaissons bien dans notre vie personnelle, et le principe est presque mathématique dans sa précision. La facilité conduit le plus souvent à l’apostasie, tandis que la douleur pousse à chercher Dieu. Pourquoi ?

Parce que nous sommes motivés par le besoin. Quand tout va bien, nous pensons n’avoir besoin de rien. C’est une illusion dangereuse, car elle masque la pauvreté spirituelle que nous partageons tous. Puis, des circonstances surgissent et soulignent notre besoin – directement lié à notre pauvreté spirituelle. Ces circonstances nous font tourner les yeux vers Dieu et élèvent notre âme. Sa miséricorde nous place dans une situation de crise, et celle-ci nous oblige à nous tourner vers lui.

… AUX ACTES Pensez-vous à ce principe lorsque vous traversez l’épreuve ? Il ne fournit peut-être pas l’unique explication de nos difficultés, mais certainement un élément explicatif. La crise peut être l’occasion parfaite d’apprendre la justice », parce qu’alors nous dirigeons notre attention vers Dieu et nous attendons à sa Parole. Il nous attire à lui dans de telles circonstances. La possibilité de grandir davantage en lui nous est offerte et nous apprenons à chercher Celui qui importe vraiment. Si vous avez des problèmes, cherchez-le avec zèle.

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23 MAI

Laisser le passé

Oubliant ce qui est derrière moi, et tendant toute mon énergie vers ce qui est devant moi, je poursuis ma course vers le but. PHILIPPIENS 3.13-14

DE LA PAROLE… C’est facile de conserver des regrets inutiles. Certaines personnes sont capables de ne jamais regarder en arrière. Mais la plupart des gens se demandent en quoi leur vie aurait été différente s’ils avaient fait certaines choses autrement. Des pensées de ce genre peuvent nous paralyser. Elles nous hantent et nous maintiennent dans le passé.

Philippiens 3.12-14

Dieu n’est pas vaincu par l’échec humain.

– William J. C. White

Deux choses peuvent empêcher le passé de nous dérober la joie du présent : notre identification avec Jésus et notre foi en la souveraineté de Dieu. Voici comment :

Lorsque l’ennemi saisit toutes les occasions pour nous rappeler nos échecs et nous accuser de désobéissance, le chrétien peut au contraire se rappeler qu’il ne vit pas sur la base de ce qu’il a fait. Il se tient debout devant Dieu sur la base de ce que Jésus a fait. Notre identité est en lui.

La conviction que Dieu est souverain nous protégera également de nos regrets. Même en cas de faux pas, nous savons qu’avant même la fondation du monde, Dieu était au courant et qu’il avait prévu le remède. Aucun de nos actes ne le prend par surprise. Il sait depuis toujours comment nous ramener dans le giron de sa volonté, alors même que nous en sommes très éloignés.

… AUX ACTES Dieu ne nous a jamais demandé de regarder dans le rétroviseur pour mieux nous lamenter sur nos manquements. Lorsque nous sommes venus à Jésus, nous avons confessé que nous étions pécheurs et il nous a sauvés.

Etes-vous hanté par des souvenirs du passé ? Il est temps de les rejeter. A l’ennemi de votre âme, désignez Jésus comme fondement de votre justice – les accusations du malin perdent tout fondement dès lors que vous trouvez votre identité dans le Fils de Dieu. Et souvenez-vous de la souveraineté divine. Trouvez dans les Écritures des héros de la foi qui ont fauté – c’est assez dificile et voyez comment Dieu a servi ses desseins malgré leurs échecs. Vivez dans le présent et regardez vers l’avenir avec espérance. Rien dans votre passé ne peut contrecarrer le plan de Dieu.

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22 MAI

Réaction au malheur

Aucune calamité n’atteint le juste, mais les méchants sont accablés de maux. PROVERBES 12.21

Proverbes 12.21

Les épreuves permettent aux gens de s’élever au-dessus de la religion, vers Dieu. – Frère André

DE LA PAROLE… Pourquoi les maux accablent-ils les bons ? La question est légitime ; nous voyons des chrétiens fidèles traverser des moments très difficiles. Notre expérience ne contre dit-elle pas ce proverbe ? Faut-il en conclure que ce proverbe n’est qu’une généralité ? Pas nécessairement. Abordons ce proverbe avec quelques définitions claires. Définissons « maux » et « juste ».

Qui sont les justes ? Certainement pas ceux pour qui tout va bien, car alors aucun d’entre nous ne serait concerné. Le proverbe manquerait de réalisme, or la Bible est très réaliste. Les justes savent qui est Dieu, et ils s’appuient sur cette conviction en toute situation. Ils ont suffisamment soif de Dieu pour lui faire confiance. Même si leur passé n’est pas juste, ils savent prendre la bonne direction pour l’avenir.

Que sont les « maux » ? Certainement pas les circonstances difficiles ou la souffrance. Sinon le proverbe ne serait qu’une affirmation fantaisiste, et la Bible ne l’est pas. Tous les êtres humains subissent des épreuves, mais leur relation avec Dieu n’en pâtit pas forcément. Le mal suprême serait la dégradation de notre relation avec Dieu, et les justes s’y refusent. Ils laissent les épreuves les rapprocher de Dieu. Ils voient plus clairement la grâce de Dieu au lendemain de la crise ; ils lui font davantage confiance lorsque des obstacles menacent leur confiance ; ils le servent avec plus d’abnégation lorsque cela coûte cher. C’est à travers la souffrance que nous voyons mieux le Seigneur et qu’il devient plus réel pour nous. Cela ne nous cause aucun tort.

… AUX ACTES Ce proverbe concerne moins les épreuves que la façon d’y réagir. Aucune des épreuves que traverse le juste n’est réellement dommageable si sa foi subsiste. Mais les épreuves sont certainement négatives pour ceux dont la foi est conditionnelle ; leur amour envers Dieu dépend uniquement de ce qu’il fait pour qu’ils se sentent bien.

Nous traversons tous des épreuves et notre réaction définit qui nous sommes. Sommes-nous parmi les justes ou bien les méchants ? Le test de la douleur répond à cette question.

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Aucun substitut

Ai-je placé ma confiance dans l’or ? Ai-je dit à l’or fin : « Tu es mon assurance » ? (…) j’aurais été traître envers le Dieu du ciel. JOB 31.24, 28

DE LA PAROLE… Un jour, Moïse, dans un long discours, énuméra les bénédictions dont les Israélites jouiraient s’ils obéissaient à I lieu et les malédictions qu’ils subiraient dans le cas contraire. Dieu avait conclu une alliance avec les Israélites, et il allait la res­pecter. En serait-il de même pour eux ? Parmi les sentences claires énumérées par Moïse en cas de désobéissance, figurait celle-ci : leurs ennemis assiégeraient leurs villes « jusqu’à ce que s’écroulent les hautes murailles fortifiées », objets de leur confiance (Deutéronome 28.52).

21 MAI

Job 31.24-28

Ce n’est pas la confiance qui nous protège mais le Dieu en qui nous avons foi.

– OSWALD CHAMBERS

Une des conséquences les plus terribles du péché, c’est que nous nous mettons à placer notre confiance dans nos efforts per­sonnels plutôt qu’en Dieu qui en est à jamais digne. Notre foi s’effrite et nous cherchons alors des solutions de substitution, souvent inefficaces. Dans le discours de Moïse, il s’agit des hautes murailles des villes, une protection au cas où Dieu viendrait à faillir ! Dans les lamentations de Job, c’est l’or au cas où Dieu viendrait à manquer ! Ces « béquilles » dont nous dépendons sont nombreuses pour assurer notre sécurité, notre confort ou notre plaisir. Nous prenons alors le gros risque de leur accorder davantage de confiance qu’à Dieu. Une telle attitude revient à manifester de l’infidélité.

… AUX ACTES Où cherchez-vous votre paix intérieure ? Dans un compte bancaire ? Dans vos connaissances ? Dans les airbags île votre voiture ? La liste pourrait prendre plusieurs pages. Non pas que l’assurance terrestre soit mauvaise en soi. Mais notre confiance dans l’or ou les murs peut dissimuler un manque de confiance en Dieu. Il doit nous débarrasser de nos fausses sécurités afin que nous puissions véritablement nous appuyer sur lui.

Rappelez-vous cette affirmation de Jésus : Dieu garde un œil sur le moineau et, même les cheveux de votre tête sont tous comptés. Seule votre désobéissance délibérée peut vous perdre, et même dans ce cas, il veille encore sur vous. Plaçons notre confiance en Celui qui en est absolument digne. N’acceptons aucun substitut. Reposons-nous dans ses bras souverains.

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20 mai

Libérer un bienfaiteur

Par elle (la langue) nous bénissons le Seigneur notre

Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à

l’image de Dieu. JACQUES 3.9 (LS)

Jacques 3.1-12

Les paroles bienveillantes impriment également leur image sur l’âme des hommes, et c’est une bien belle image.

– Blaise Pascal

DE LA PAROLE… Les paroles positives semblent moins nous marquer que les paroles négatives, mais leur pouvoir peut s’avérer surprenant. Une bonne parole peut édifier. Elle peut confirmer les talents, les compétences et même l’orientation de la vie d’une personne qui a juste besoin d’un peu d’encouragement. Elle peut changer le cours de la journée, voire de toute la semaine, du mois ou de l’année. Une remarque peut avoir un effet boule de neige tout autant constructif que destructeur. Qui négligerait un outil aussi puissant ?

Nos bouches peuvent bénir les autres et glorifier Dieu. Elles peuvent décrire ses grandes œuvres, témoigner de sa miséricorde insondable et s’émerveiller de ses voies remarquables. Nos paroles peuvent être entendues dans les recoins les plus sombres de ce monde, comme dans les grandes assemblées et les salles du paradis. Elles peuvent résonner dans le temple de Dieu avec des louanges et proclamer sa grandeur merveilleuse. Nos voix peuvent pousser des cris de victoire et proclamer la miséricorde divine à toutes les nations. En fait nos bouches ont été créées justement pour cet usage.

Humilier, dénigrer, rabaisser ou détruire, c’est transgresser le dessein pour lequel la langue a été créée. Nous le transgressons aussi lorsque nous exprimons mécontentement et critique de manière excessive. La langue a été formée principalement pour bénir, sinon exclusivement dans ce but. Elle a été donnée pour bénir Dieu et notre prochain. Et par cet usage, elle nous bénira nous aussi.

… AUX ACTES Cet outil puissant, l’avez-vous caché quelque part ? Avez-vous omis d’utiliser cette source puissante de béné­diction ? Si votre bouche prononce des paroles négatives, inversez la tendance. Utilisez votre bouche pour bénir en tout temps. Vous verrez que le cours de votre vie ira dans le même sens. Quand la bénédiction jaillit de votre cœur, Dieu la fait revenir vers vous. Votre langue a été créée pour bénir. Utilisez-là donc à cet usage.

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19 mai

Dompter la langue

La langue aussi est un feu ; c’est tout un monde de mal.

Elle est là, parmi les autres organes de notre corps, et contamine notre être entier. JACQUES 3.6

DE LA PAROLE… Chaque été, l’histoire se répète. Quelqu’un n’éteint pas bien sa cigarette et d’une seule braise toute la forêt s’embrase. Les pompiers affrontent l’ennemi destructeur depuis le sol et les airs, et les autorités n’épargnent aucun effort pour le maîtriser. Il est presque impossible d’arrêter un violent feu de forêt tant qu’il ne pleut pas. Des centaines d’hectares peuvent ainsi être détruits, et tout cela a commencé par une étincelle.

Jacques 3.1-12

Les paroles froides glacent les autres, les paroles vives les écorchent et les paroles amères les rendent amers.

– Blaise Pascal

Tel est aussi le pouvoir de la langue, nous dit Jacques. Les paroles brûlent. Une fois enflammées, rien ne peut les arrêter. La seule façon d’éviter de graves dégâts est d’éviter les étincelles. Une fois prononcées, les paroles ne peuvent pas être retirées. Associés à notre nature humaine prompte aux commérages, les mots se répandent rapidement. Il est pratiquement impossible de les « éteindre ».

La langue doit être domptée. Ses capacités destructrices nécessitent la plus grande prudence. Sa perversité se répand au dehors mais œuvre également au dedans. Non seulement les mots déforment-ils la manière dont les autres voient la situation, nuis ils entraînent notre esprit à faire de même. Un commentaire Insouciant devient rapidement une intime conviction. Le bavardage anodin n’existe pas. Les mots ont leur importance.

AUX ACTES Etes-vous prudent avec votre langue ? La sagesse biblique a beaucoup à nous apprendre sur la puissance de la parole. « Ce qui sort de la bouche vient du cœur, et c’est cela qui rend l’homme impur », disait Jésus (Matthieu 15.18-19). Les mots révèlent notre état intérieur. Quand ce sont nos impuretés intérieures qu’ils expriment, les autres peuvent s’en trouver gravement offensés. Les bâtons et les pierres peuvent nous briser mais les mots aussi.

Gardez votre langue. Elle peut influer sur le cours entier de voire vie, écrit Jacques. Tout ce qui possède un tel pouvoir doit être dompté.

 

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18 mai

Inébranlables

Le méchant est terrassé par sa perversité, mais le juste reste plein de confiance jusque dans la mort. PROVERBES 14.32

Proverbes 14.32 Psaume 71.1-3

Aussi sûr que Dieu place ses enfants dans la fournaise, il y sera avec eux.

– Charles Spurgeon

DE LA PAROLE… Comment réagissez-vous en situation de crise ? Ou plutôt, comment réagissez-vous aux irritations mineures de la vie quotidienne ? – question plus révélatrice de votre état spirituel. Vous pouvez affirmer que Dieu est digne de confiance, qu’il est votre rempart et votre bouclier, mais ce ne sont que des mots tant qu’ils n’ont pas été mis à l’épreuve. Sommes-nous vrai­ment proches du Père céleste ?

Connaissez-vous des chrétiens qui ont des doctrines correctes au sujet de Dieu mais qui s’affolent à chaque difficulté ? Lorsque la panique s’installe chez un individu, il est difficile de croire en l’authenticité de sa foi en la souveraineté de Dieu. C’est dans le feu de l’action que se révèle la vérité sur notre relation avec Dieu. C’est dans les situations où il faut lui faire confiance que nous découvrons si nous le faisons réellement. Croire à la providence de Dieu ne signifie pas grand-chose tant que nous ne sommes pas dans le besoin. Croire en la puissance de Dieu ne signifie pas grand-chose si nous ne sommes pas impuissants. C’est alors que la vérité se révèle.

Ceux qui n’ont pas placé leur confiance dans le refuge divin, qui l’ignorent et suivent leur propre chemin, sont qualifiés de « méchants » dans la Bible. Cette affirmation peut paraître excessive mais elle exprime une juste appréciation de la rébellion de l’homme. Et ceux qui ne font pas totalement confiance en Dieu seront terrassés au bout du compte. Par contre, rien ne peut ébranler ceux qui lui font confiance, pas même la mort.

… AUX ACTES Alors, où vous situez-vous ? Votre conviction quant à la fidélité de Dieu est-elle creuse ? Appliquez-vous ses promesses aux autres mais pas à vous-même ? Nous devons savoir qui est notre forteresse. Dieu ne nous demande pas de devenir forts, mais de trouver notre force en lui. La voix de sa paix peut résonner plus fort que toutes nos épreuves. Dieu tient ferme lorsque tout le reste vacille. Et vous ?

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17 MAI

 La parole parfaite

Chaque parole de Dieu est entièrement vraie. Il défend comme un bouclier ceux qui se confient en lui. PROVERBES 30.5

DE LA PAROLE… Dans un monde de loyautés changeantes, d’ar­naques sournoises et d’idées évolutives, nous avons besoin de savoir où ancrer nos âmes. Nous manquons de zèle pour examiner tout ce qui nous paraît injuste, et de perspicacité pour dénoncer les fausses philosophies. Le rationalisme humain n’a pas les moyens de déterminer la vérité éternelle. Nous avons besoin d’aide. Seul Dieu peut nous indiquer la bonne direction.

Proverbes 30.5 Colossiens 3.16

Nous devons à la fois déclarer l’infaillibilité des Ecritures et vivre en conformité avec elles.

– Francis Schaeffer

Pour ceux qui cherchent l’absolu, quel réconfort quand ils le trouvent ! Selon ce proverbe, la vérité absolue nous protège. De quoi ? De tout mensonge subtil, de toute parole malveillante, de Imite erreur doctrinale et de tout faux messie. A notre grande consternation, le monde est plein de promesses creuses. Livrés à nous-mêmes, nous passerions notre vie ballottée par les vagues tumultueuses de « vérités » rivales. Et lorsque nous aurions enfin compris la vanité de nos efforts personnels, il serait trop tard pour nous fonder sur la sagesse divine. En bref, nous avons foncièrement besoin d’être ancrés dans la révélation de Dieu.

AUX ACTES Comment faire ? Passer un moment chaque jour J.ms la Parole de Dieu est un bon début. Mais est-ce suffisant ce moment passé avec Dieu, souvent à la sauvette, peut-il nous protéger de l’erreur ?

Voici un bon modèle à suivre : pour commencer, demandez chaque jour à Dieu de vous aider à démasquer le mensonge. Puis, méditez un texte biblique. Laissez-le faire son chemin en vous, examinez-le sous tous les angles et trouvez des façons de le mettre en pratique. Ne vous contentez pas d’étudier la Parole de I heu. Consommez-la avec autant de plaisir que votre aliment préféré. Dieu sait remplir nos cœurs des choses que nous aimons, nous aimons la Parole parfaite, la Parole parfaite demeurera en nous.

Le Nouveau Testament confirme le proverbe d’aujourd’hui. « Que la Parole du Christ réside au milieu de vous dans toute sa richesse » (Colossiens 3.16). Dans un monde de mensonges n’est- il pas bon de savoir que nous avons accès à un trésor authen­tique ?

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16 MAI

Ne pas fuir

Je dis : « Ah ! je voudrais avoir les ailes de la colombe, prendre mon vol vers un refuge sûr. Je m’enfuirais bien loin d’ici, pour demeurer dans le désert. Je gagnerais en hâte un sûr abri contre le vent impétueux de la tempête. » PSAUME 55.7-9

Psaume 55.5-9, 17-19

Rien de grand n’a jamais été accompli sans épreuve.

– Catherine de Sienne

DE LA PAROLE… David était un homme selon le cœur de Dieu et un grand roi. Mais de bien des manières, il était semblable à nous. Le Psaume 55 le démontre bien. Face à l’adversité, David a tout simplement voulu s’enfuir.

Nous avons tous des envies similaires. Lorsque des problèmes nous assaillent et ne semblent offrir aucune issue de secours, nous voulons juste nous extirper de la situation. Tout chrétien en qui Dieu est à l’œuvre et qu’il pousse dans ses retranchements peut en témoigner. Parfois, nous serions prêts à tout pour que Dieu nous débarrasse de nos épreuves. Nous prions pour en être délivrés, mais Dieu maintient la pression aussi longtemps qu’il le juge nécessaire.

Dieu ne méprise pas nos sentiments. Il nous a créés et il connaît nos fragilités. Il comprend notre désir de fuir devant les difficultés. Mais il insiste également sur l’importance de l’endurance, parce qu’elle donne des résultats spirituels que rien d’autre ne peut produire. Et il n’y a pas d’autre façon d’apprendre l’endurance qu’en endurant. Impossible de l’apprendre en théorie, seule l’épreuve peut nous l’apprendre. Nous devons être mis dans une situation où nous sommes obligés de nous appuyer sur Dieu et d’apprendre ses voies. L’expérience est la seule façon de le connaî­tre.

… AUX ACTES La bonne nouvelle pour ceux qui traversent de grandes épreuves, c’est qu’une fois le désir de fuir abandonné, Dieu délivre. Lorsque nous développons notre endurance, Dieu nous délivre des tribulations que nous traversons. Toutes les craintes des versets 5-9 sont suivies des bénédictions des versets 17-19. Notre Dieu ne nous abandonne pas dans l’épreuve. Il veut nous faire découvrir ses bienfaits ; il ne tarde pas indéfiniment. Le jour de la délivrance viendra. Dieu est assis sur son trône de toute éternité (v. 20). La souffrance n’aura pas le dernier mot. Inutile de fuir, faisons appel tout simplement à Celui qui est plus fort que nos épreuves.

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13 mai

Des yeux qui voient tout

L’Eternel voit ce qui se passe en tout lieu ; il observe tous les hommes, méchants et bons. PROVERBES 15.3

DE LA PAROLE… Nous savons bien que Dieu est omniprésent, mais en avons-nous réellement conscience ? Voilà une pensée profonde : quoi que nous fassions, quelles que soient nos moti­vations, où que nous allions et quelles qu’en soient les raisons,

 

Proverbes 15.3 Psaume 139.1-17

Dieu est toujours près de vous et avec vous, ne le laissez pas seul.

– Laurent de la Résurrection

Dieu nous voit. Il connaît chacun de nos élans, bons ou mauvais. Nous ne pouvons pas lui raconter une histoire dont il ne connaîtrait pas les tenants et aboutissants. Il a déjà vu toute la scène.

C’est pour le moins désarmant ! Nous savons, au fond, com­ment nous sommes. Nous savons ce que nous racontons aux autres pour nous donner bonne figure. Nous connaissons le visage qui se cache derrière le maquillage, au sens littéral comme au sens figuré. Nous savons aussi, plus ou moins, que nous nous leurrons nous-mêmes. Et si nous retirions toutes les fausses sécurités et l’image que nous cherchons à projeter de nous- mêmes ? D’avance, nous en tremblons de crainte. Mais notre vrai visage, Dieu le voit déjà.

Connaître ce Dieu qui voit tout est réconfortant. Pourquoi ? parce qu’il nous voit tels que nous sommes et nous invite quand même à nous rapprocher de lui pour recevoir le salut et son amour. Une fois que nous comprenons cela, nous pouvons nous détendre. Il a vu le pire de ce que nous sommes et ne s’est pas détourné de nous ! Il continue à nous chercher. Il désire encore notre compagnie.

… AUX ACTES Personne ne peut tromper Dieu. Notre jeu d’acteur est inefficace. Il vaut mieux avoir une relation honnête avec lui. Il n’apprendra rien de nouveau, mais à moins de rester authentiques dans notre relation avec lui, nous ne pourrons rien découvrir à son sujet. Lorsque nous arrêtons de chercher à faire bonne figure, nous trouvons notre sécurité en lui plutôt que dans notre image. Nous savons que son amour doit être grand, puisqu’il nous aime, qui que nous soyons !

Dieu voit tout. Soyez-en très conscient et laissez ce sentiment guider chacun de vos pas. Reposez-vous sur cette conviction. Il connaît tout de la route sur laquelle vous marchez.

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12 MAI

Pourquoi pas ?

C’est pourquoi ceux qui te connaissent ont placé leur confiance en toi. Car toi, jamais, tu ne délaisses, ô Éternel, celui qui se tourne vers toi. PSAUME 9.11

Psaume 9.1-11

Avoir confiance, c’est lâcher prise en sachant que Dieu va nous rattraper.

– James Dobson

DE LA PAROLE… Quelque chose nous retient. Peut-être s’agit-il de la crainte de nous tromper au sujet de Dieu. Ou bien nous sentons-nous présomptueux ? Si nous avons été déçus dans le passé, il est possible que nous soyons hantés par notre méprise. C’est alors qu’une petite voix dans notre tête nous dit : et si Dieu ne répondait pas à mes attentes ? Et si tous mes espoirs n’étaient qu’illusion ? » Alors nous hésitons à faire confiance A Dieu. Nous prions et nous espérons, mais la foi demeure incomplète et le doute perdure. Nous lui demandons de nous aider mais nous réservons tout jugement avant d’avoir vu sa réponse.

L’appel des Écritures est contraire à nos penchants naturel » Nous sommes appelés à faire confiance à Dieu dans un total abandon. Il ne s’agit pas seulement de croire qu’il est là et qu’il s’implique d’une manière ou d’une autre. Il nous faut être pleinement convaincus qu’il recherche activement notre bien et répond à nos prières. Nous devons lâcher nos stratégies et nos ambitions, renoncer à tous les « plans B », nous abandonner dans ses bras totalement et irrévocablement. Mais nous sommes réticents et un problème revient sans cesse : malgré ce qu’il a déjà accompli, nous ne lui faisons pas entièrement confiance. Pourquoi ?

… AUX ACTES Dieu a appelé Abraham à quitter Haran et à se rendre dans un endroit qu’il lui révélerait par la suite. Jésus a invité Pierre à sortir du bateau et à marcher sur l’eau. Ce génie d’appel bien qu’effrayant, est typique dans le royaume de Dieu Pourquoi est-ce effrayant ? Où pourrait-il nous mener que nous regretterions ? Pourrait-il nous entraîner dans le danger sans nous en sortir ?

Dieu nous appelle à une confiance totale – le genre de confiance qui ne prépare ni filet de sécurité ni réserve de provisions pour les jours de disette spirituelle. Si elle est trahie, cette confiance ne permet pas de sauver la face. Mais elle ne peut être trahie Essayez de trouver quelqu’un que Dieu a abandonné. Observez la fidélité divine et pesez-vous la question : « Pourquoi ne lui ferais-je pas confiance sans réserve ? » Pensez-y. Pourquoi pas ?

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11 mai

Des rêves utiles

Celui qui travaille sa terre aura du pain en abondance, mais celui qui court après des chimères est dépourvu de sens. PROVERBES 12.11

DE LA PAROLE… Les rêves sont merveilleux. Dieu nous donne des cœurs de rêveurs parce qu’il veut nous voir accomplir de belles actions. Dans le cœur qui rêve, Dieu peut planter la vision de ministères efficaces, du partage de l’Évangile et de l’aide aux pauvres. Il peut inspirer des méthodes nouvelles pour contribuer, à l’établissement du royaume des cieux. Il peut enthousiasmer des millions de personnes et changer le cours des nations. Les rêves sont le point de départ de grands exploits.

Proverbes 12.11 Matthieu 21.28-32

Les rêves gagnent en sainteté lorsqu’ils sont mis en action.

– Adélaïde Proctor

La difficulté, c’est que les rêves ne sont qu’un début. Ils n’accomplissent rien en eux-mêmes. S’ils alimentent le feu, ils n’en sont pas la substance. Une vie qui fourmille d’idées, quelles qu’elles soient, est futile si aucune action n’en résulte jamais.

I lieu peut planter des rêves dans votre cœur, mais il n’en reste pas là. Il attend du fermier qu’il travaille la terre, qu’il arrose les graines et surveille leur croissance. Dieu veut que nos visions Noient accompagnées d’un plan d’action. Jésus a raconté une parabole qui illustrait ce principe. Un homme avait deux fils. I lin dit qu’il était d’accord de travailler la vigne mais ne le fit pas. L’autre ne le voulait pas mais finit par le faire. Lequel des deux Jésus félicita-t-il ? Celui qui avait agi ; pas le rêveur (Matthieu.’ 1.28-32).

… AUX ACTES Avez-vous de grands projets ? Êtes-vous convaincu d’avoir reçu une vision de Dieu ? Si c’est le cas, quels sont vos projets ? Dieu veut vous voir saisir les visions qu’il vous a données et aller de l’avant. Notez toutes les étapes et poursuivez-les. Ne laissez pas vos rêves et vos aspirations devenir de vagues souvenirs qui vous hantent au réveil.

Vous êtes incertain de vos aspirations ? Vous essayez encore déterminer si elles viennent de vous ou si vous les avez reçues de Dieu ? Alors demandez à Dieu d’encourager de manière précise les rêves qu’il a aussi pour vous. Et quand vous les aurez identifiés, ne les laissez pas dormir. Demandez-lui quel est son planning. Demandez-lui la sagesse. Et agissez selon ses pro­messes.

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10 Mai

Garder l’intérieur

Garde ton cœur plus que toute autre chose, car de lui viennent les sources de la vie. PROVERBES 4.23 (LS)

Proverbes 4.20-27

Apprenons à nous « jeter » en Dieu.

– Bernard de Clairvaux

DE LA PAROLE… Comme la plupart des gens, vous pensez peut-être que veiller sur votre cœur consiste à veiller à ce que certaines choses n’y entrent pas. L’injustice, les idées erronées et les tentations doivent être maintenues à distance. Certes, mais la vigilance est double : il s’agit aussi de veiller à ce que certaines choses n’en sortent pas. D’ailleurs, si nous y parvenons, le problème des tentations externes se réglera souvent de lui-même.

Réfléchissez : les forces qui peuvent assaillir un cœur de l’ex­térieur sont innombrables. Mais les qualités que nous devons garder en nous – l’esprit de Jésus, l’humilité et la douceur, l’attitude de service et de sacrifice, l’adoration et la reconnais­sance – relèvent d’un seul et même Esprit. La plupart des religions recommandent d’éviter le mal. Dieu, lui, nous encourage à nous ouvrir à sa personne. En effet, nous sommes mieux équipés pour nous concentrer sur son caractère que sur les séductions de l’ennemi. D’ailleurs, l’ordre nous en est donné. L’apôtre Paul insiste sur cette formation de disciple radicalement nouvelle : « Je dis donc : marchez selon l’Esprit, et vous n’accomplirez pas les désirs de la chair » (Galates 5.16, LS). Il n’est dit nulle part de vivre contre notre nature pécheresse et d’espérer

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9 MAI

La sagesse s’offre à nous

Car celui qui me trouve a découvert la vie, il obtient la faveur de l’Éternel. PROVERBES 8.35

DE LA PAROLE… Tout est prêt maintenant pour que Dieu appelle ceux dont le cœur est à lui. Il a créé le monde sur le fondement de la sagesse, et la sagesse nous interpelle. Autrefois étrangers à son plan éternel, nous avons été ressuscités et réintégrés à ce plan par l’œuvre de la sagesse incarnée : Jésus. Maintenant que nous avons l’éternité devant nous, qu’allons-nous en faire ?

Proverbes 8 Le péché

Abandonné est une des meilleures preuves du péché pardonné. -J.C.Ryle

Nous ne sommes pas encore entrés dans le repos éternel. Si Dieu ne nous a pas rappelés à lui, nous vivons néanmoins la vie éternelle déjà sur terre et ce dans un but précis. Seulement, bon nombre de chrétiens ont dilapidé ce trésor. La sagesse éternelle, fondement de ce monde, nous est offerte et nous ne la saisissons pas. Pourquoi ?

Le choix devrait être évident. D’un côté nous sont offerts la Parole fiable de Dieu, le sang purificateur de la croix, la vie res­suscitée, la puissance de l’Esprit Saint, la communion du corps du Christ, l’héritage du Fils et la faveur de Dieu. De l’autre, des plaisirs fugitifs, des objets à posséder, des endroits à découvrir, des personnes à utiliser, de l’argent à dépenser, du temps à gaspiller et des droits à défendre. Seul un fou opterait pour le second choix ; or nous vivons dans un monde de folie. Nous avons pris part à ses passions et sommes imprégnés de ses phi­losophies. La sagesse éternelle nous est offerte si généreusement el pourtant nous la traitons avec si peu d’égards.

… AUX ACTES Nous sommes toujours en quête de quelque chose. Cela peut être la poursuite des biens matériels et des plaisirs ou, de manière moins tangible, l’aspiration à s’élever dans la société ou à réaliser certains exploits. Cette quête peut même être spirituelle, quand nous cherchons la paix de l’esprit et la joie du cœur. Mais à moins d’être inspirée de la pensée de Dieu, cette recherche est vaine.

Le chrétien qui vit selon la sagesse de Dieu découvre que le péché est moins un mal à combattre, qu’une séduction qui perd de son intérêt. Il a trouvé une quête bien supérieure et bien plus bénéfique. Quel péché pourrait rivaliser ? La faveur de Dieu coule comme une fontaine pour ceux qui cherchent sa pensée.

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Le péché, cet intrus

J’étais à ses côtés comme son maître d’œuvre. PROVERBES 8.30

8 MAI

Proverbes 8

Avec la Chute, tout est devenu anormal.

– Francis Schaeffer

DE LA PAROLE… La Bible commence par ces paroles : « Au com­mencement, Dieu créa le ciel et la terre. » Nous avons de la difficulté à imaginer une création ex nihilo – quelque chose à partir de rien. Des éléments qui n’existaient pas auparavant sont sortis de la parole de Dieu. La substance a rempli le vide.

Nos esprits limités peinent à comprendre cette idée, mais souvenons-nous que la création n’était pas uniquement matérielle. Elle était fondée sur la nature même de Dieu. Ce que la voix divine appelait à exister fut posé sur une base préexistante : la sagesse. Elle était « à ses côtés comme son maître d’œuvre », nous dit le verset d’aujourd’hui. Nous voyons-là une dimension d’ordre et de sens. Mais tout ce que nous voyons aujourd’hui et qui n’a pas de sens – la violence d’un monde obsédé par lui- même, le chaos et la folie, la mort et la maladie – a envahi la création sous la forme d’un intrus virulent : le péché. La voix de la sagesse n’avait pas invité ces symptômes du mal. Leur présence n’est pas légitime et ils n’ont aucun droit de se trouver là, hormis par l’intermédiaire de la rébellion des humains qui les a introduits. Notre péché est une intrusion malveillante dans la propriété du créateur.

Nous nous sommes habitués à ce corps étranger, à cette pathologie du péché. Mais cet intrus n’a pas sa place dans un monde fondé sur la sagesse. Cette même sagesse sur laquelle reposait la création du monde nous interpelle aujourd’hui. Et c’est sur ce même fondement, posé par Dieu au premier jour, que nous pouvons construire notre vie. Mais à condition de rejeter l’intrusion du péché.

… AUX ACTES Comprenez-vous à quel point le péché est violent ? Le considérez-vous comme un cancer invasif, l’antithèse de la vie et une violation de l’ordre créé ? Ou le considérez-vous sans antipathie, comme le résultat de défauts humains compré­hensibles ? Ceux qui parviennent à comprendre le péché comme la contradiction à la voix du créateur souffrent réellement, mais ce faisant, ils acquièrent la sagesse et ils sont purifiés. En s’alignant sur le premier fondement, ils sont enfin en phase avec un monde construit sur la sagesse.

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7 mai

La sagesse était là

J’ai été établie dès les temps éternels, bien avant que la terre ne fût créée. PROVERBES 8.23

DE LA PAROLE… Notre orgueil humain inverse souvent l’ordre des choses. Nous pensons que Dieu est arrivé dans notre vie assez tardivement. Notre identité était donc déjà bien établie quand il s’est invité pour nous attirer dans une relation avec lui. Pour nous qui avons accepté ses « avances », même cette acceptation peut être empreinte d’orgueil. Alors que notre cœur s’ouvrait à lui, n’étions-nous pas maîtres de la situation ?

Proverbes 8

Seigneur mon Dieu, tu m’as créé et tu m’as recréé.

– St. Anselme

C’est ce que nous croyons, mais Dieu avait déjà posé les jalons indispensables pour que nous lui ouvrions notre cœur. Il a créé le monde qui est devenu notre environnement nécessaire, il a créé le processus génétique qui un jour a donné lieu à noire naissance. Il nous a même formés dans le sein de notre lucre (Psaume 139.13, Jérémie 1.5). Il n’est pas un rédempteur tardif. Il a toujours été là, avec sa sagesse.

11 est extrêmement important d’en être persuadés, notamment quand notre vie semble s’écrouler. Une telle impression est fausse.

I a vie que vous avez construite tombe peut-être en morceaux, mais pas la vie que Dieu a formée. Sa sagesse connaissait toute i hose avant même la création du monde. Si Dieu a permis que vous soyez abattu, c’est pour une raison. Il vous pousse au bout de votre « moi » pécheur et vous place au commencement de la vie dans ses bras rassurants. Il vous débarrasse de votre identité laclice et fragile afin que vous trouviez votre identité réelle en lui cl dans ses voies. La sagesse est en place depuis l’éternité ; c’est vous qui avez du retard, mais Dieu vous ramène à la maison.

… AUX ACTES Comprenez-vous à quel point votre vie est enracinée dans l’éternité ? Votre place dans l’éternité n’est pas le huit d’une réflexion après coup de la part d’un Dieu qui aime improviser. Pensiez-vous que votre péché l’avait pris par surprise ? ce n’est nullement le cas. Il avait déjà prévu la solution. Avant la création du monde, il a accompli au moins deux choses : il a fait jaillir sa sagesse et il a pensé à vous (Éphésiens 1.4). Sa sagesse et voire existence allaient main dans la main. Vous avez du mal à I imaginer ? C’est normal. Reposez-vous sur l’assurance que la sagesse de Dieu dure à jamais.

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6 Mai

Une porte de sortie

J’aime ceux qui m’aiment, et ceux qui me cherchent ne manquent pas de me trouver. PROVERBES 8.17

6 MAI

Proverbes 8

Entrevoir sa crucifixion permet de crucifier le péché.

– Charles Spurgeon

DE LA PAROLE… Il s’agit d’une nouvelle dévastatrice : noire nature pécheresse nous rend incompatibles avec le caractère de Dieu et non-conformes aux principes de sa sagesse. Mais une bonne nouvelle nous rassure : le changement est possible. La sagesse n’est pas hors de notre portée à tout jamais, malgré toute la force avec laquelle nous l’avons rejetée par le passé. Même si la folie est sur nos talons depuis des années, nous pouvons nous tourner vers la voix de la sagesse qui nous interpelle. Il n’est pas trop tard pour devenir aptes au royaume de Dieu.

La sagesse de Dieu va nous conduire à la croix de Jésus, bien sûr. C’est là que Jésus a payé pour notre ancienne vie futile et que notre rébellion est pardonnée. Si nous nous inclinons hum­blement devant l’agneau divin offert en sacrifice, nous sommes purifiés des souillures de ce monde et lancés sur la voie de la vie de disciple. Mais une fois passés par la croix, nous devons cultiver notre amour pour ce qui est éternel. Nous devons rechercher la sagesse avec passion. Il nous faut développer une fascination pour les principes d’un monde juste tel que Dieu l’avait créé.

… AUX ACTES Si vous manquez de vision personnelle, lisez les deux premiers chapitres de la Bible, ainsi que les deux derniers. Genèse 1 et 2 et Apocalypse 21 et 22 sont des images de la perfection. Du jardin d’Éden à la cité de Dieu, de la poussière du sol à l’épouse du Christ, la sagesse règne. Retirez les énormes parenthèses relatives au problème du péché – Genèse 3 à Apoca­lypse 20 – et vous verrez clairement la sainteté de Dieu et la beauté de son œuvre. Il est souvent difficile de voir cette beauté dans la période actuelle, mais elle est là. Elle est notre origine et notre destinée, réunies en une seule réalité.

Pendant que vous lisez ces quatre chapitres, tels des serre- livres éternels de chaque côté du problème temporel du péché, laissez votre amour pour le créateur rédempteur se développer. Comme une plante qui s’élance vers la lumière du soleil, laissez votre vie s’élancer vers sa sagesse. Ouvrez-vous devant lui et apprenez à aimer ses voies.

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5 Mai

Une voix superflue

« Venez par ici, entrez donc, vous qui n’avez pas

D’expérience ! » PROVERBES 9.4, 16

Proverbes 9

Le bon sens s’adapte au monde ; la sagesse tâche d’être conforme au ciel.

– Joseph Joubert

DE LA PAROLE… Dans les Proverbes, la folie et la sagesse prennent une voix humaine ; ce sont des principes personnifiés. A plusieurs reprises dans ce livre, la sagesse lance un appel. La folie aussi. La sagesse promet une bénédiction éternelle. La folie promet un moment de plaisir. Leurs voix sont incessantes.

Alors, laquelle des deux voix est citée dans les versets ci- dessus ? Les deux, la sagesse au verset 4 et la folie au verset 16. Elles disent exactement la même chose. Elles s’adressent à ceux qui sont ignorants et manquent de jugement ; la seule différence entre les deux interpellations se trouve dans la réaction de l’auditeur qui les entend.

Nous ignorons souvent cet appel persistant. Nous ne savons peut-être pas que chaque choix est une réponse à la voix de la sagesse ou à la voix de la folie. Elles nous interpellent, ces voix, quand nous sommes confrontés à la tentation, lorsque nous recherchons la sécurité, quand nous formons nos projets, lorsque nous dépensons notre argent… Ne les avez-vous pas entendues ? Elles disent toujours la même chose : « Entrez ici ! »

La sagesse est comme une épouse, un partenaire toujours présent pour nous soutenir pour notre bien. La folie est comme une prostituée dont la promesse, bien que séduisante, débouche sur une expérience décevante. Lorsque les Proverbes parlent d’épouses et de prostituées, de fidélité et d’adultère, nous devons les interpréter de manière littérale, mais également au sens figuré. Nous faisons des choix tous les jours ; chaque fois la sagesse et la folie nous appellent, et leurs voix sont parfois très proches.

… AUX ACTES Quelle voix écoutez-vous ? La sagesse ne cherche pas à vous en mettre plein la vue. Elle impressionne peu et n’exige rien. La folie est vantarde, tape-à-l’œil et s’impose souvent. Elle déclare que vous êtes ici pour prendre le maximum de plaisir. La sagesse n’est pas d’accord : vous êtes ici pour être béni et devenir source de bénédiction. Vous voyez la différence ? Quand les deux appellent, à quelle voix vos oreilles s’ouvrent- elles ? Entraînez-vous, beaucoup de choses dépendent de votre capacité à entendre.

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4 Mai

Une voix superflue

« Venez par ici, entrez donc, vous qui n’avez pas D’expérience ! »

PROVERBES 9.4, 16

Proverbes 9

Le bon sens s’adapte au monde ; la sagesse tâche d’être conforme au ciel.

– Joseph Joubert

DE LA PAROLE… Dans les Proverbes, la folie et la sagesse prennent une voix humaine ; ce sont des principes personnifiés. A plusieurs reprises dans ce livre, la sagesse lance un appel. La folie aussi. La sagesse promet une bénédiction éternelle. La folie promet un moment de plaisir. Leurs voix sont incessantes.

Alors, laquelle des deux voix est citée dans les versets ci- dessus ? Les deux, la sagesse au verset 4 et la folie au verset 16. Elles disent exactement la même chose. Elles s’adressent à ceux qui sont ignorants et manquent de jugement ; la seule différence entre les deux interpellations se trouve dans la réaction de l’auditeur qui les entend.

Nous ignorons souvent cet appel persistant. Nous ne savons peut-être pas que chaque choix est une réponse à la voix de la sagesse ou à la voix de la folie. Elles nous interpellent, ces voix, quand nous sommes confrontés à la tentation, lorsque nous recherchons la sécurité, quand nous formons nos projets, lorsque nous dépensons notre argent… Ne les avez-vous pas entendues ? Elles disent toujours la même chose : « Entrez ici ! »

La sagesse est comme une épouse, un partenaire toujours présent pour nous soutenir pour notre bien. La folie est comme une prostituée dont la promesse, bien que séduisante, débouche sur une expérience décevante. Lorsque les Proverbes parlent d’épouses et de prostituées, de fidélité et d’adultère, nous devons les interpréter de manière littérale, mais également au sens figuré. Nous faisons des choix tous les jours ; chaque fois la sagesse et la folie nous appellent, et leurs voix sont parfois très proches.

… AUX ACTES Quelle voix écoutez-vous ? La sagesse ne cherche pas à vous en mettre plein la vue. Elle impressionne peu et n’exige rien. La folie est vantarde, tape-à-l’œil et s’impose souvent. Elle déclare que vous êtes ici pour prendre le maximum de plaisir. La sagesse n’est pas d’accord : vous êtes ici pour être béni et devenir source de bénédiction. Vous voyez la différence ? Quand les deux appellent, à quelle voix vos oreilles s’ouvrent- elles ? Entraînez-vous, beaucoup de choses dépendent de votre capacité à entendre.

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3 MAI

Un objectif élevé

Dieu créa les hommes pour qu’ils soient son image, il les créa pour qu’ils soient l’image de Dieu. Il les créa homme et femme. GENÈSE 1.27

DE LA PAROLE… Personne ne peut mener une vie pleine de sens sans savoir d’où il vient, où il va et pourquoi la vie existe. Il s’agit de principes fondamentaux à toute existence. Si nous ne les connaissons pas, nous ne connaissons pas l’Evangile et nous ne disposons pas des éléments qui nous permettent de prendre nos décisions en accord avec le plan de Dieu. Nous devons savoir ceci : nous avons été créés par lui, pour lui et à son image.

Genèse 1.26-28

La règle de vie d’une personne parfaite est d’être l’image et à la ressemblance de Dieu.

– Clément d’Alexandrie

Il s’agit d’une vérité remarquable. Nous étions destinés à cire l’image de Dieu et bien que cette image ait été brisée au moment de la Chute, l’intention originelle de Dieu subsiste. La chute ne l’a pas pris par surprise, et son plan a consisté notamment à créer un peuple qui reflète sa gloire. Il désire toujours que nous soyons à son image. C’est pourquoi il a mis son Esprit dans le cœur d’hommes pécheurs mais rachetés, ces vases de terre que nous sommes. Oui, l’humanité sera effectivement à son image ; il c rendra visible en sa création. Certes, nous avions renoncé au privilège de porter son image en nous, mais il avait déjà décidé de la recréer. Il manifeste lui-même son image en nous.

… AUX ACTES Nous sommes pris par le travail, l’emprunt à rembourser, la famille, les affaires, les relations et les loisirs, essayant d’y trouver la plénitude. Il nous est facile de nous laisser ainsi distraire du vrai but. En effet, nous sommes appelés à une existence bien plus enthousiasmante. Nous sommes faits pour être comme Lui ! C’est l’objectif. C’était le destin de nos premiers parents et c’est le but de notre rédemption. Adam et Eve ont été façonnés à son image ; mais pour ce qui nous concerne, il vit en nous. Et chaque jour, nous sommes transformés un peu plus à I image de Dieu (2 Corinthiens 3.18).

Vivez-vous dans cette perspective ? Prenez-vous vos décisions en tenant compte de ce but ? Méditez cette vérité étonnante chaque jour et laissez-la vous guider. Quels que soient vos autres désirs, rien ne surpasse cette vocation. Nous avons été créés pour Lui ressembler.

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2 MAI

Des richesses qui ont du sens

Je me suis dit en moi-même : « Va donc, teste les plaisirs, et goûte à ce qui est bon. » ECCLÉSIASTE 2.1

2 MAI

Ecclésiaste 2.1-11

Notre véritable richesse s’évalue à ce que nous valons si nous perdons toute notre fortune.

– John Henry Jowett

DE LA PAROLE… Un journaliste demanda un jour à un homme d’affaires extrêmement riche qui venait de survivre à une grave affection cardiaque comment cette expérience allait changer sa vie. Il répondit qu’il allait dépenser plus d’argent et que, par exemple, aucun vin coûtant moins de cent dollars la bouteille ne franchirait ses lèvres. Sa pensée profonde en ce moment de crise était que la vie est courte et qu’elle doit être vécue pleinement. Ce n’est pas une mauvaise philosophie si l’on sait comment définir « pleinement ». Mais sa définition était erronée, car elle reposait sur des valeurs passagères.

Un chrétien avisé sait reconnaître l’erreur d’accorder la priorité aux plaisirs de la vie. Nous vivons avec un objectif beaucoup plus durable : le plaisir véritable fondé sur les réalités du royaume de Dieu et notre communion avec lui. Du moins, c’est notre idéal. Toutefois, nous découvrons souvent en nous un conflit : une aversion à l’égard de la philosophie de l’homme d’affaires, mais une manière de vivre qui s’en inspire. Depuis la Chute, la nature humaine cherche à établir un paradis sur terre, à reconstruire le jardin d’Éden. Bien que nous soyons promis à un paradis éternel, nous voulons le paradis ici aussi. Nous le voyons dans le confort que nous recherchons et dans les supplications que nous formulons. Le jardin d’Éden est hors d’atteinte, mais nous tendons toujours vers lui.

… AUX ACTES Dans Ecclésiaste 2.1-11, Salomon décrit le résultat final d’une vie investie dans le temporel : rien ! Son portefeuille d’investissements est pourtant impressionnant, mais il est déçu, désabusé même, par les bénéfices. Tout est dérisoire, conclut-il. Un jour nous mourrons et, à moins d’avoir investi dans ce qui est éternel, il ne restera rien.

Comparez la futilité de l’Ecclésiaste avec les richesses de l’Évangile de Jésus. Il nous offre un héritage qui vient de Dieu. L’homme d’affaires couvert de richesses en a été privé, même lorsqu’il s’est trouvé confronté à la mort. Il en va de même pour une multitude de personnes. Mais les yeux de la foi peuvent voir les richesses du royaume de Dieu. Apprenons à vivre pour ces richesses-là.

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Un désir qui a du sens

L’œil n’est jamais rassasié de voir. L’oreille n’est jamais remplie de ce qu’elle entend. ECCLÉSIASTE 1.8

DE LA PAROLE… La nature humaine n’est jamais satisfaite. Quels que soient les bienfaits de Dieu à notre égard, nous en voulons davantage. Une fois que nous avons goûté à sa générosité, notre appétit est stimulé mais pas rassasié. Nous sommes toujours dans l’attente du prochain bienfait.

1er MAI

Ecclésiaste 1.1-11

Que les choses temporelles servent votre usage, mais que les choses éternelles soient l’objet de votre désir.

-Thomas a Kempis

Ce désir de toujours recevoir une bénédiction supplémentaire .1 cependant un avantage : s’il est bien orienté, nous pouvons obtenir satisfaction. Ceux d’entre nous qui avons entendu prêcher sermon après sermon sur les vertus du contentement seront peut-être surpris. Il est vrai que le désir des plaisirs de ce monde, comme Salomon l’a écrit, n’est jamais entièrement satisfait. Mais 11 existe une soif qui est récompensée par une pluie de bénédictions. Si notre insatisfaction nous conduit vers Dieu et son royaume, elle sera un jour récompensée. Dieu ne se refuse jamais à ceux qui veulent le connaître davantage.

Salomon dit : « L’œil n’est jamais rassasié de voir. L’oreille n’est jamais remplie de ce qu’elle entend. » Ce constat est-il négatif ? Ou peut-il être vu positivement ? Tout dépend. Si nos envies éternelles sont détournées vers les choses temporelles, alors l’affirmation de Salomon est une mauvaise nouvelle. Mais il en est tout autrement si nous cherchons d’abord le royaume de Dieu et sa justice.

… AUX ACTES Etes-vous mécontent de votre vie ? Si vous la remplissez de choses qui ne durent pas, comment pourriez-vous en être satisfait ? Ce que vous recherchez n’est pas de nature à vous combler.

Mais si vous remplissez votre vie de Dieu (et que vous le laissez-vous remplir), il saura satisfaire vos besoins, et lorsque l’insatisfaction reviendra, il vous donnera davantage. Vous serez pleinement satisfait pendant un temps, puis vous comprendrez qu’il reste encore tant à découvrir sur lui. Votre désir vous conduira encore plus à chercher sa présence. Nous pouvons explorer Dieu à jamais ; ses richesses sont inépuisables.