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Dans ses Pas 18 NOVEMBRE

Esdras 8.21-23

Esdras est honoré

J’aurais eu honte de demander à l’empereur de nous fournir une escorte de soldats et des cavaliers pour nous protéger contre l’ennemi pendant la route. ESDRAS 8.22

Une foi ferme en la providence universelle de Dieu est la solution à tous nos problèmes sur cette terre. – B. B. Warfield

 

DE LA PAROLE… Esdras a fait ce qu’Asa avait omis de faire. Dans le danger, il a cherché Dieu. Asa avait conclu des alliances pour sa protection et consulté des docteurs pour sa guérison – des actes qui rejetaient Dieu à la dernière place. Esdras, lui, était décidé à honorer le Seigneur. Après avoir décrit à l’empereur de Babylone la bienveillance et la puissance de Dieu, il ne pouvait faire injure à la réputation qu’il venait d’affirmer. Il savait que ses actions parleraient plus fort que les mots. La Bible nous apprend qu’il a prié, et Dieu a répondu. Ainsi, Esdras nous enseigne que Dieu honore la dépendance à son égard.

… AUX ACTES Êtes-vous de ceux qui font confiance à Dieu pour les guérir, puis demandent aux autres de prier pour leur guérison ? Êtes-vous de ceux qui savent que Dieu prend soin de nous, mais qui lui demandent d’intervenir seulement s’ils y pensent ? Êtes-vous de ceux qui affirment que Dieu les protège, et l’instant d’après investissent beaucoup d’argent dans les meilleurs systèmes de sécurité ? Êtes-vous un Asa ou un Esdras ?

Les efforts que nous fournissons pour répondre à nos besoins ne sont pas des péchés. Rien dans la Bible n’interdit de consulter un médecin, de faire de bons placements financiers ou de verrouiller nos portes. Le péché est avant tout dans notre cœur. Où avons-nous placé notre confiance ? De qui ou de quoi dépendons-nous ? Lorsque nous nous mettons au service de Jésus, battons-nous en retraite au premier danger parce que nous ne sommes pas tout à fait sûrs que Dieu nous protège ? Évitons-nous la dépense parce que nous ne sommes pas tout à fait sûrs qu’il pourvoira ? Le péché nous a-t-il conduits à n’évaluer notre bien-être qu’en termes matériels et stratégiques, et non selon les valeurs de Dieu en qui nous croyons ?

Dieu est premier. L’effort humain est second, voire négligeable. En Dieu nous avons placé notre confiance. L’effort humain se situe au niveau de notre obéissance à Dieu. Nous ne pouvons pas proclamer notre foi puis ajouter à nos prières nos propres stratégies. La foi croit ce que Dieu dit. Honorez-le avec votre foi et il vous honorera avec lui-même.

Dans ses Pas 17 NOVEMBRE

2 Chroniques 16

Asa s’égare

 Car l’Éternel parcourt toute la terre du regard pour soutenir ceux dont le cœur est tourné vers lui sans partage. 2 CHRONIQUES 16.9

 La seule façon de vivre pieusement et justement est de vivre dans la dépendance de Dieu. – Jean Calvin

DE LA PAROLE… Le roi de Juda, Asa, arrière-petit-fils de Salomon, était un homme remarquablement moderne. Non pas qu’il disposait de la technologie ou des données historiques qui sont les nôtres, mais son approche des problèmes correspondait à celle de notre époque. Il avait bien commencé son règne avec ses réformes spirituelles et sa dévotion envers Dieu, mais il a fini dans l’infidélité passive. Il avait ôté les idoles du milieu de son peuple, mais il ne les avait pas ôtées de son propre cœur. Et il a fini par oublier Dieu.

Deux fois, dans le chapitre 16, Asa commet une erreur stupide. Il place chaque fois sa confiance ailleurs qu’en Dieu. Quand le roi d’Israël l’attaque, il pactise avec les Syriens pour bénéficier de leur protection. Le prophète Hanani vient alors le trouver avec le message du verset 9 : Dieu cherche des personnes qui l’aiment de tout leur cœur pour les soutenir. Il veut bien sauver. Il n’est pas réticent – sauf si nous ne lui sommes pas attachés.

Asa aurait dû retenir cette leçon, mais de nouveau il choisit une autre voie. Lorsqu’il tombe gravement malade, il ne se rapproche pas de Dieu mais des docteurs. Il consulte uniquement les guérisseurs.

Asa cherchait l’aide des rois et des médecins, et celle de Dieu en dernier recours. Il se serait facilement coulé dans le moule de notre société actuelle.

… AUX ACTES Vers qui vous tournez-vous quand vous avez des ennuis ? Faites-vous l’erreur de consulter les docteurs sans prier Dieu, sauf si la médecine échoue ? Pensez-vous que notre espoir de paix se trouve principalement entre les mains des poli­ticiens et des puissants de ce monde ? Pensez-vous que le rôle de Dieu consiste surtout à combler les insuffisances de la science, de la technologie, de l’économie, de nos stratégies commerciales et des autres domaines des compétences humaines ?

La science, les lois, les affaires et tous les autres aspects du savoir-faire moderne ne sont pas d’emblée en conflit avec Dieu. En soi, ils n’ont rien de mauvais. Mais ils ne peuvent, tout simplement pas faire l’objet de notre espérance. Évitez l’erreur d’Asa : Dieu est toujours notre premier recours.

Dans ses pas 16 NOVEMBRE

2 Timothée 4.16-18

Une sécurité assurée

Le Seigneur continuera à me délivrer de toute entreprise mauvaise et me sauvera pour son royaume céleste. 2 TIMOTHÉE 4.18

Aucun soldat du Christ n’a jamais été déclaré disparu ou mort au combat. – J. C. Ryle

DE LA PAROLE… Êtes-vous un inquiet ? Bienvenue au club ! C’est le cas de l’humanité entière. Bien sûr, certains le nieront et donneront effectivement l’impression d’être insouciants. Mais, au fond d’eux-mêmes, ils ont peur, peur d’un drame, d’un rejet, et sûrement du jour de leur mort. L’anxiété humaine est universelle. Nous sommes nés dans l’insécurité d’un monde en rupture avec Dieu et enclin au péché. Dieu offre la sécurité. C’est certainement l’élément le plus profondément positif de la Bonne Nouvelle. L’Evangile a consolé tant de cœurs parce qu’il touche aux besoins les plus profonds de notre cœur. Notre faim de communion, d’amour, d’engagement et de sens – tous ces besoins sont comblés par notre héritage en Christ. Mais aucun ne semble nous préoccuper autant que la sécurité. Nous craignons l’échec, la blessure, la solitude, les dettes et la mort. Or, avec Paul nous pouvons affirmer : « Le Seigneur continuera à me délivrer de toute entreprise mauvaise et me sauvera pour son royaume céleste. »

Peut-être pensez-vous que ce verset ne s’adressait qu’aux chrétiens les plus spirituels du royaume de Dieu, ou bien aux chrétiens battus et emprisonnés pour l’Evangile. En effet, pour de nombreux serviteurs de Dieu persécutés, cette promesse est un précieux secours. Mais c’est aussi à nous qu’elle s’adresse. Tous ceux qui vivent pour Jésus feront l’objet d’attaques de l’adversaire. C’est un fait. Et Dieu promet de délivrer tous ceux qui vivent pour Jésus. C’est aussi un fait.

… AUX ACTES II n’existe malheureusement aucune limite aux craintes que nous pouvons éprouver. Certaines personnes sont plus troublées que d’autres. Si vous êtes un inquiet, répétez souvent ce verset. Mémorisez-le. Il ne s’agit pas d’un truc psychologique, mais d’un entraînement à intégrer une vérité absolue. Cette vérité peut pénétrer au plus profond de votre être et insuffler à votre cœur une merveilleuse confiance ancrée dans la Parole – et Jésus a affirmé que la Parole ne pouvait être anéantie (Jean 10.35). Croyez en sa Parole. Auprès de Jésus, vous êtes en sécurité.

 

15 NOVEMBRE

Hébreux 12.1-11

L’épreuve est inévitable

Supportez vos souffrances : elles servent à vous corriger.

C’est en fils que Dieu vous traite. HÉBREUX 12.7

Les âmes les plus fortes sont forgées dans l’épreuve ; les caractères les plus trempés sont cousus de cicatrices. – E. H. Chapin

DE LA PAROLE… Dans les épreuves, nous prions Dieu de nous secourir. Lorsque les circonstances nous accablent, nous prions pour une délivrance. Presque tous les domaines de la vie peuvent présenter des difficultés – la santé, les relations, le travail – et nous demandons alors à Dieu d’arranger ce qui ne va pas. Nous faisons monter vers lui des prières inquiètes. Mais nous oublions un principe fondamental : l’épreuve participe à la sanctification. Dieu veut réaliser certaines choses en nous qui ne peuvent l’être dans un cadre idyllique. Nous considérons le recours à la discipline comme un moyen que Dieu utilise pour ramener un chrétien égaré. Or elle ne concerne pas seulement ceux qui ont chuté, mais aussi ceux que Dieu prépare à une réussite plus étincelante encore. Comme un père humain use de discipline pour éduquer ses enfants, notre Père céleste s’en sert avec nous. Seuls ceux qui sont déjà parfaits peuvent éviter les épreuves que Dieu permet. Qui est parfait ? Personne. Les épreuves viendront et Dieu les utilisera le temps qu’il juge nécessaire. Nous prions Dieu de nous délivrer de ce monde déchiré. Mais il ne le fera pas. Nous vivrons notre vie avec des cicatrices, et parfois même des blessures ouvertes. Nous ne pouvons connaître sa grâce tant qu’il ne nous aura pas mis à l’épreuve. Si nous représentons notre Père miséricordieux dans un monde brisé, nous devons réellement vivre dans ce monde brisé. Nous devons connaître les difficultés qui nécessitent la grâce. Nous n’avons aucune alternative.

 

… AUX ACTES Demandez-vous sans cesse à Dieu de faire le ménage dans votre vie ? D’éclairer les coins sombres et d’embellir ce qui est moche ? C’est acceptable ; il comprend nos préoccupa­tions, mais ne vous attendez pas à la perfection. Le monde parfait auquel nous aspirons est pour plus tard, pour un futur glorieux. Dieu n’a pas l’intention de nous laisser vivre dans le bien-être et le confort, car cela ne nous prépare pas à cette gloire future. Non, il veut que nous gardions en mémoire notre faiblesse, pour mieux nous souvenir de sa grâce. Apprenez à bien supporter ces rappels.

Dans ses pas 14 NOVEMBRE

Romains 12.9-13

 Un reflet de la grâce

Soyez solidaires des saints qui sont dans le besoin. Poursuivez l’hospitalité. ROMAINS 12.13 (NBS)

Celui qui donne avec joie ne pèse pas le prix de son don. Son cœur est heureux et se réjouit pour celui à qui le don est fait. – Julienne de Norwich

DE LA PAROLE… L’Évangile, bien que spirituel, a des implications matérielles d’une portée considérable. Il nous commande de fixer nos regards sur des réalités éternelles plutôt que passagères et il nous appelle à nous détacher toujours plus de ce qui nous asservissait autrefois. Une façon de développer cette vision et ce détachement consiste à pratiquer une générosité volontaire envers autrui. La Bible ne nous autorise jamais à laisser les choses matérielles creuser l’écart entre nous et nos frères et sœurs en Christ. Pourtant l’Église laisse perdurer parmi ses membres des hiérarchies complexes et des distinctions rigides de classes sociales. Non, Jésus n’était pas un communiste, et la Parole de Dieu ne nous contraint pas à instaurer une égalité absolue entre tous ceux qui croient. Mais elle nous commande de partager. Celui qui possède beaucoup doit veiller à aider celui qui a peu. Les récits du Nouveau Testament nous incitent à rechercher des occasions de générosité, et non à donner à contrecœur seulement lorsque l’occasion se présente. Pourquoi est-ce un impératif dans la famille spirituelle chrétienne ? Parce que notre communion fraternelle doit refléter le royaume de Jésus. Nous devons donner un avant-goût du paradis sur terre. Nous avons à refléter la gloire que Dieu manifeste quand il répond à nos besoins. Cela signifie que pour Limiter, nous devons répondre aux besoins des autres. Le Dieu généreux nous appelle à la générosité. Dieu, qui pratique l’hospitalité et nous accueillera dans son ciel à bras ouverts, nous appelle à accueillir notre prochain de la même façon.

 … AUX ACTES II est parfois difficile de voir le ciel sur notre terre. Mais l’Église doit s’assurer que le royaume de Dieu est visible. Cette mission divine nous est donnée par celui qui nous a appelés à l’imiter dans tous les domaines de notre vie. Comment Jésus a-t-il montré le ciel ? Il a touché et guéri, nourri et abreuvé, enseigné et éduqué, pardonné et donné sa vie. Ses disciples ne peuvent pas faire moins. Partagez sur terre comme vous partagerez au ciel. Que l’hospitalité du ciel soit la mesure de votre hospitalité ici-bas. Montrez que le royaume de Dieu habite en vous.

13 NOVEMBRE

Romains 12.9-13

 Un remède dans l’épreuve

 Réjouissez-vous dans l’espérance. Endurez dans la détresse. Consacrez-vous assidûment à la prière. ROMAINS 12.12 (NBS)

L’espérance est la faculté de rester joyeux dans des circonstances que nous savons désespérées. – G. K. Chesterton

DE LA PAROLE… Quand les nuages menacent, nous sommes découragés. Cette réaction est naturelle. Nos yeux qui voient venir l’orage nous disent de courir nous mettre à l’abri, de lutter pour survivre sinon nous mourrons. Nous faisons confiance à ce que nos yeux nous disent. Nous laissons ces informations pénétrer notre cœur et s’y enraciner, malgré la souffrance qu’elles impliquent.

Paul nous donne un remède à notre détresse. Il nous indique comment trouver la joie, la patience et la foi. Nous ne devons pas placer notre espérance en ce que voient nos yeux, car leur vision est trop pessimiste. Nous devons placer notre foi en Dieu. Quand les nuages arrivent, c’est auprès de lui que nous trouvons refuge. Nous avons un choix à faire : laisser les nuages voiler sa face ou demander à Dieu de masquer les nuages. Accorder trop d’importance aux nuages revient à surestimer nos problèmes et à sous-estimer Dieu.

Notre vision est si facilement déformée. Nous sommes tellement retors que nous voyons dans les ténèbres notre vérité la plus sûre et dans la lumière de Dieu un refuge incertain. Une telle aberration est un moyen garanti de nous diriger vers le désespoir. Nous devons plutôt accepter la Parole et l’Esprit de Dieu, sans tenir compte des nuages menaçants. La promesse divine doit toujours être prioritaire. Notre pensée ne sera pas transformée tant que nous n’aurons pas ajusté notre vision.

… AUX ACTES Alors, quel est le remède ? Premièrement, nous devons fixer les yeux sur l’espérance et y trouver notre joie. Dieu nous a donné un aperçu de la réalité : sa force, la promesse de son soutien, sa récompense éternelle. Pourquoi laisserions-nous quelques nuages ébranler ces certitudes ? Deuxièmement, nous devons supporter l’épreuve avec patience. Mêmes si ces réalités sont cachées pour un temps, elles apparaîtront bientôt au grand jour. Troisièmement, nous devons être fidèles dans la prière – non parce que notre prière est bien formulée donc efficace, mais parce que Dieu est efficace. Si nous acceptons ce remède, le changement sera remarquable : les nuages perdront beaucoup de leur importance.

12 novembre

Romains 12.9-13

L’enthousiasme spirituel

Ne soyez pas paresseux, mais empressés. Soyez fervents d’esprit. Servez le Seigneur, comme des esclaves. ROMAINS 12.11 (NBS)

Faites briller avec ferveur votre flamme et l’on viendra de loin pour la voir brûler.

– John Wesley

 DE LA PAROLE… Jésus a reproché un jour à une Église d’être tiède. Les Laodicéens n’étaient ni froids ni bouillants, et Jésus a réagi sévèrement. Il n’accepte pas cet état (Apocalypse 3.15-16). La tiédeur spirituelle éloigne du cœur de Dieu. À plusieurs reprises dans l’Ancien Testament, dans Ésaïe notamment, il est dit que Dieu accomplira sa volonté avec ardeur. Il est un Dieu ardent et il n’y a rien de tiède en lui. Il est résolument opposé au péché. Il aime passionnément ceux qui lui font confiance. Sa sainteté, sa compassion, sa grâce, sa disponibilité, sa protection – tous les attributs de Dieu sont décrits dans la Bible comme parfaits. Il n’est pas un peu amical, partiellement saint, la plupart du temps omniscient, ou vaguement sage. Il est tout, pleinement. Nous sommes ses enfants. Ce serait un non-sens de croire que Dieu ait pu donner à ses enfants un esprit différent du sien. Nous ne pouvons l’imaginer passionné et ardent, tout en restant amorphes nous-mêmes. S’il est ardent, nous devons être ardents. S’il intervient avec zèle, nous devons servir avec zèle. L’amour de Jésus l’a amené à laver les pieds de ses disciples et il a été cloué sur la croix. Et nous ? Le Saint-Esprit a envoyé Paul dans tout l’Empire romain malgré toutes sortes d’opposition. Ne nous inviterait-il pas à la même dynamique ? Les premiers croyants sont morts pour leur foi sur des bûchers et dans les arènes. L’accepterions-nous ?

… AUX ACTES À quel point êtes-vous zélé ? Recherchez-vous le royaume de Dieu et sa justice avec passion ? Si le royaume habite en vous et si votre communion avec lui est réelle, vous serez effectivement passionné pour lui. Nous ne pouvons pas être à la fois pleinement remplis du Saint-Esprit mais tièdes dans notre amour ou notre service. Son Esprit et notre apathie ne peuvent coexister ; il n’y a rien de commun entre les deux. Comme dit l’expression : les chiens ne font pas des chats ! Dieu, qui se donne à fond, aura des enfants qui se donnent à fond.

11 NOVEMBRE

Romains 12.9-13

L’affection fraternelle

 Quant à l’affection fraternelle, soyez pleins de tendresse les uns pour les autres. Soyez les premiers à honorer les autres. ROMAINS 12.10 (NBS)

La valeur d’un homme n’est pas dans le nombre de ses serviteurs, mais dans son aptitude à servir les autres.

– D. L. Moody

DE LA PAROLE… Paul exhortait ainsi les Philippiens : « Ne faites rien par ambition personnelle ni par vanité ; avec humilité, au contraire, estimez les autres supérieurs à vous-mêmes » (Philippiens 2.3, NBS). L’Église de la ville de Philippes avait connu des conflits internes et Paul leur proposait le remède. La vraie humilité consiste à faire passer notre intérêt personnel après celui des autres. Ce n’est pas naturel, mais c’est à l’image du Christ.

Jésus n’a-t-il pas dit à ses disciples que pour le suivre, ils devaient chaque jour se charger de leur croix ? (Luc 9.23) L’acte de porter sa croix doit donc se répéter au quotidien. Celui qui n’accepte pas de souffrir pour le péché d’autrui, qui ne supporte pas d’être dérangé, et qui ne sacrifie pas sa vie pour ses amis, n’a pas grand-chose en commun avec Jésus. Nos projets sont le plus souvent centrés sur nous-mêmes. Le projet de Jésus est toujours orienté vers l’autre.

Il y a bien des années, sur une colline de Judée, Jésus a mis en œuvre un projet dont nous étions le centre. Si ce rendez-vous n’avait pas eu lieu, aujourd’hui, nous ne serions pas vivants spi­rituellement. Si nous ne suivons pas son exemple, nous ne pouvons pas l’appeler notre modèle et notre Seigneur. Le cœur des chrétiens doit être plein de compassion envers les frères et les sœurs en Christ, et il doit désirer l’honneur de l’autre. C’est la façon de vivre dans le royaume, et le monde nous observe pour voir si ce royaume en vaut la peine.

… AUX ACTES Nous devons montrer au monde une voie diffé­rente. Il ne croit plus en l’utopie de la fraternité, mais bien que les chrétiens ne soient pas parfaits dans cette vie, grâce à l’Esprit de Dieu, ils peuvent grandir en amour. Nous sommes, pour tou­jours, liés au Christ avec tous les autres croyants du monde entier.

Jusqu’où le bien-être de l’autre vous préoccupe-t-il ? Encouragez-vous vos frères et sœurs dans le Christ ? Ou recherchez-vous avant tout votre propre épanouissement ? Nous devons construire nos relations avec eux, et ne pas nous contenter d’une amitié de voisinage. Jésus a agi ainsi, et nous sommes à lui. Dieu, qui est fidèle, nous appelle à la fidélité dans nos relations.

9 NOVEMBRE

Romains 12.9-13

Un amour authentique

L’amour ne sait pas mentir.

ROMAINS 12.9

Dieu a-t-il ordonné ? Alors recourrez aux moyens divins pour accomplir ce qu’il a ordonné.

– Watchman Nee

DE LA PAROLE… Jésus nous demande de nous aimer les uns les autres. L’amour est la marque de la communauté chrétienne. Jésus l’appelle le « nouveau commandement », celui qui nous distingue comme disciples (Jean 13.34-35). L’amour n’est pas une option, c’est une obligation. L’obéissance exige que nous aimions Jésus et que nous aimions notre prochain.

Sachant cela, nous essayons, en général, de manifester une certaine forme d’amour, du moins en apparence. Même quand nous entretenons de l’amertume au fond du cœur, nous affichons un sourire chaleureux sur notre visage. Nous agissons avec amour car nous savons que nous sommes supposés en être imprégnés ; mais nous ne respirons pas l’amour. C’est un problème.

Qu’est donc l’amour véritable ? Quand Paul nous exhorte à pratiquer l’amour fraternel, s’attend-il vraiment à ce que nos sentiments s’alignent sur nos actes d’obéissance ? Est-il acceptable d’agir avec amour même si cela ne correspond pas à la réalité intérieure ? C’est un début, mais nous ne pouvons-nous en satisfaire. Agissons comme nous sommes supposés le faire, mais ne nous arrêtons pas là. À un certain moment, l’obéissance devra inclure la sincérité. Autrement, notre cœur ne se rapproche pas du caractère de Dieu.

Réfléchissez à cela. Dieu nous aimerait-il à contrecœur ? Dit-il : « Votre péché est tel que je n’ai aucune réelle compassion pour vous, mais selon ma promesse, je vous traiterai avec amour » ? Bien sûr que non. Il n’y a aucune incohérence dans l’attitude de Dieu. Il n’est pas superficiel. Son amour est le plus authentique et véritable qui soit. Le nôtre doit ressembler au sien.

… AUX ACTES Comment parvenir à aimer de cette façon ? L’amour peut être très difficile, surtout quand il s’agit de nos ennemis ! Notre nature pécheresse n’y parviendra pas. La réponse doit être surnaturelle.

Faites confiance à Dieu pour vivre sa vie en vous. C’est la vie par le Saint-Esprit. Ne lui demandez pas de simplement réformer votre caractère par le don de l’amour, mais de remplacer votre caractère en vous donnant le sien. Son amour est bien réel. Le nôtre doit l’être aussi.

8 NOVEMBRE

Proverbes 15.8-11

Des pensées authentiques

L’Éternel connaît le séjour des morts et l’abîme, combien plus le cœur des humains est-il à découvert devant lui ! PROVERBES 15.11

 Il est plus proche que notre âme, plus proche que nos pensées les plus secrètes.

– A.W. Tozer

 DE LA PAROLE… Si nous voulons avoir « la crainte de l’Éternel » (là où commence la sagesse, Proverbes 9.10), nous devons simplement réaliser qu’il connaît toutes choses, y compris nos pensées les plus gênantes. La haine, les passions malsaines, la duplicité… tout cela est mis à nu devant lui. Les moindres recoins de notre âme sont dévoilés à son saint regard. Le projecteur puissant de sa gloire éclaire nos jardins les plus secrets.

Notre première réaction est d’éprouver de la honte. Comme Adam et Ève qui ont revêtu des feuilles de figuier et se sont cachés loin de la présence de Dieu, nous refoulons l’idée du jugement de Dieu. « On ne peut pas être si mauvais, n’est-ce pas ? Tout le monde sait que Dieu est clément et miséricordieux ! La grâce ne nous accorde-t-elle pas une belle marge d’erreur ? » En agissant ainsi, nous cherchons à nous justifier et nous compro­mettons notre réconciliation avec Dieu. Nos feuilles de figuier surestiment notre justice et sous-estiment la sainteté divine.

Mais le regard aiguisé de Dieu s’avère bienveillant. Oui, notre honte est fondée. Non, il ne traite pas nos péchés avec désinvolture et nous avons parfaitement raison de nous sentir coupables. Mais nous sommes invités à nous décharger de notre culpabilité sur Jésus, à échanger notre vie indigne contre celle parfaite de Jésus. Quelle grâce de la part du Dieu qui a tout vu ! Il ne se contente pas de nous regarder et de secouer la tête. Sa justice a été satisfaite car s’il ne nous concède aucune marge d’erreur, il a offert Jésus, sa justice, pour expier nos fautes. Il voit tout, mais il a tout payé !

… AUX ACTES Celui qui comprend la vision parfaite et bienveillante de Dieu mènera une vie sobre en tenant compte de cette vision. La sagesse se développera chez cette personne. Il n’y aura pas de fausseté chez elle, seulement de la reconnaissance. La vie authentique n’est jamais superficielle. Et quoiqu’entièrement mise à nu, elle n’a aucune raison d’avoir honte.

7 NOVEMBRE

Proverbes 15.8-11

 Une confiance authentique

Une dure leçon attend celui qui s’écarte du droit chemin ; celui qui déteste être repris périra. PROVERBES 15.10

C’est avec compassion et mesure que Dieu châtie ses enfants. – John Trapp

DE LA PAROLE… La nature humaine accepte difficilement d’être corrigée. Nous aimons penser que c’est la société qui a enlevé notre innocence. Nous préférons dire « Je suis comme ça ! » et trouvons que c’est une bonne excuse. Mais la sagesse commence quand nous honorons Dieu et apprenons à le connaître. Elle débute quand nous reconnaissons son désir de redresser ce qui est tordu dans notre vie.

Pour que ce soit possible, il faut lui faire confiance. Quand une voix venue d’en-haut va à l’encontre de nos penchants naturels, nous avons besoin de beaucoup de foi pour l’écouter. Mais Dieu nous accordera cette foi. Il sait que les êtres humains, qui sont des rebelles rachetés, sont souvent désorientés. Il sait que nous avons de la difficulté à distinguer entre le bien et le mal. Il comprend qu’il faut du temps pour que nos yeux s’habituent à la lumière et pour que nos sens discernent la direction du vent. C’est pourquoi il nous parle. Par différents passages des Écritures, à travers les personnes de notre entourage, dans les complexités de notre cœur, il nous parle. Nous ne sommes pas les enfants d’un Dieu silencieux.

Que devons-nous faire quand sa voix est sévère ? La rejeter parce qu’elle nous confronte à nous-mêmes ? L’écouter car nous savons où elle nous conduit ? Une de ces possibilités mène à la mort, l’autre à la vie. La voix du Père est ferme, mais remplie d’amour. Bénis soient ceux qui acceptent sa fermeté tout en dis­cernant son amour.

 … AUX ACTES Toutes les civilisations de tous les temps ont détesté la correction de Dieu. La nôtre ne fait pas exception. Il faut une intervention de son Esprit pour provoquer un repentir véritable. Mais il intervient souvent.

À quel point avez-vous confiance en la Parole de Dieu ? Quand elle vous appelle à un changement de vie radical, l’écoutez-vous ? Quand elle touche du doigt un péché particulier, lui résistez-vous ? Quand elle vous oppose à votre culture, restez- vous solidement ancrés dans sa vérité ? Se fier à la parole restauratrice de Dieu est une bonne chose. Elle change les cœurs et dirige les vies. Elle nous conduit sur un droit chemin jusque dans ses bras.

6 NOVEMBRE

Proverbes 15.8-11

Une vie authentique

L’Éternel a en horreur la conduite du méchant, mais il aime celui qui recherche ce qui est juste. PROVERBES 15.9

 

La sagesse exige une capitulation de la personne à la gloire de l’existence, une démarche qui est proche de l’expérience mystique. – Gerhard Von Rad

DE LA PAROLE… Dieu a conçu et ordonné la création. Il a imprimé son propre caractère dans l’œuvre de ses mains. Les vents soufflent selon ses plans. Les courants maritimes suivent des schémas réguliers. Le fleuve de la vie jaillit dans une seule direction : Dieu. Ordre, but, sens. Notre Dieu est un Dieu juste et droit.

Le problème du péché est qu’il s’oppose à l’ordre, navigue contre le vent et nage contre les courants. Il ne reconnaît pas la marque du Compatissant dans la minutie du cosmos. Il corrompt et obscurcit la connaissance du Dieu saint dans les battements de cœur de ce monde. Le pouls de l’humanité s’emballe et défaille au rythme de l’impiété. La rébellion a violé la nature même de la création, niant la logique du Logos. Le péché est un affront au fondement de sagesse sur lequel repose la terre. À ce titre, il suscite la haine de Dieu.

Notre trahison et notre reniement de l’ouvrage de ses mains n’ont d’autre remède qu’une nouvelle création. Aussi, par sa parole, Dieu a pris la forme de Jésus dans le ventre d’une vierge et a suscité un nouvel ordre des choses. La nouvelle création est incorruptible et non soumise à la mort (1 Cor. 15.45). Et l’Esprit de cette nouvelle création est déposé en nous dès l’instant où nous sommes convaincus de sa vérité et faisons confiance à son efficacité.

… AUX ACTES C’est pourquoi Dieu aime ceux qui cherchent ce qui est juste et droit. Ils démontrent ainsi qu’ils affectionnent les principes sur lesquels il a fondé la création. Nous n’avons pas cet amour à moins que Dieu ne le crée en nous. C’est le processus divin de « recréation ». Dieu dépose en nous un esprit de sagesse, un cœur zélé et l’esprit pur de son royaume. Nos instincts nouveaux nous font naviguer sous le vent divin et dans les courants de son plan. Souffrez-vous de votre propre désobéissance ? Abandonnez la lutte et réfugiez-vous auprès du cœur de Dieu. Laissez-vous envahir par ses flots. Commencez à mieux le connaître et à l’aimer. Laissez cette connaissance et cet amour vous façonner. Dieu se réjouit d’un tel désir.

5 NOVEMBRE

Proverbes 15.8-11

 Un culte authentique

L’Éternel a en horreur les sacrifices offerts par les méchants, mais les prières des hommes droits sont agréables. PROVERBES 15.8

Je te demande d’entrer dans mon cœur, car en suscitant son désir ardent de te voir, tu l’as préparé à te recevoir. – St Augustin

DE LA PAROLE… Plusieurs textes de la Bible nous enseignent que le commencement de la sagesse c’est la crainte de l’Éternel (Proverbes 9.10, par exemple). Si nous désirons la sagesse, nous devons comprendre qui est Dieu. Tout l’univers est basé sur son caractère, même si le péché en a obscurci la gloire. Ceux qui découvrent la sagesse reconnaissent la main de Dieu dans les profondeurs de la création. Ils deviennent alors des observateurs passionnés de son action envers l’humanité et ils veulent lui ressembler.

A ce propos, les Proverbes donnent de nombreux modèles à suivre. Proverbes 15.8 nous enseigne ce à quoi notre créateur trouve son plaisir : il apprécie davantage l’essence du culte que nous lui rendons que la forme extérieure de nos pratiques. Aux temps de l’Ancien Testament, le sacrifice était le plus souvent un animal ou une offrande de céréales. Aujourd’hui, il s’agit d’offrandes d’argent, de temps ou de compétences. L’essentiel n’est pas dans l’offrande. Dieu possède déjà tout. Ce qui importe, c’est le cœur de celui qui donne. Pourquoi ? Parce que les offrandes n’honorent pas autant Dieu que la consécration de l’être humain lui-même.

Pourquoi Dieu n’accepte-t-il pas le sacrifice offert par le méchant ? Parce que ce dernier est superficiel. Il ne prend pas Dieu au sérieux et il continue à vivre pour lui-même. Il a l’apparence de la piété, mais n’en porte pas les fruits – pas d’amour, pas de respect, pas de zèle. Notre créateur n’est pas une force lointaine, la « cause première cosmique » qui nous observe de là-haut. Il est personnel, tout à fait personnel.

 

… AUX ACTES Avez-vous mesuré les implications de cette vérité ? Dieu est proche. Il veut satisfaire vos aspirations les plus profondes – vous savez, ces désirs lancinants qui creusent des vides béants au fond de vous – mais il veut les satisfaire de la bonne façon et au bon moment. Votre âme deviendra alors un lieu de chaleureuse communion et non de froide solitude. Ces bénédictions que vous pensiez trop belles pour être vraies – son amour inconditionnel et son plaisir en notre personnalité – seront bien réelles.

4 NOVEMBRE

Une personne authentique

Galettes 6.1-5

Que chacun examine son propre comportement.

GALATES 6.4

La vraie sainteté possède un parfum qui lui est propre.

– Père André

DE LA PAROLE… Comment savoir si nous sommes hypocrites ? Est-ce quand nous agissons contrairement à nos sentiments ou à nos opinions ? Lin enfant de Dieu qui agit contrairement à sa nouvelle nature, est-il un hypocrite ?

Les chrétiens quittent facilement le chemin de l’authenticité. Nous pouvons, par exemple, adopter un comportement conforme aux valeurs d’autres personnes – ou même aux valeurs bibliques – tout en cultivant sciemment l’impureté dans notre cœur. D’un autre côté, nous pouvons devenir si tolérants de nos pulsions et si transparents quant à nos mauvais penchants que nous sommes authentiques, en effet, mais pas par rapport à notre foi. L’équilibre entre les deux est difficile à trouver ; commençons par nous poser les questions : une personne qui a un « bon » comportement est-elle une personne hypocrite ? Et une personne authentique est-elle une personne qui ne se refuse rien ?

Nous voulons sincèrement trouver le bon équilibre ; nous voulons fuir l’hypocrisie et répondre à l’appel de la sainteté. La différence est grande entre la personne qui agit contrairement à ce qu’elle est en réalité, et celle qui s’impose une discipline pour être comme elle devrait être. L’hypocrite simulera la sainteté sans engagement dans ce sens, alors que la personne sincère répondra à l’appel de Dieu, cherchera à lui obéir et reconnaîtra ouvertement ses luttes et ses échecs. La pureté, si elle est authentique, n’a pas besoin de simulation.

 

… AUX ACTES Si l’on vous dit qu’un comportement contraire à vos sentiments fait de vous un hypocrite, ne le croyez pas. La vérité n’est pas toujours une question de ressenti. Si vous luttez avec des pensées coupables, avouez-le simplement à des personnes dignes de confiance et laissez-les vous aider à lutter. Mais ne cédez pas à la tentation dans le but d’éviter l’hypocrisie.

Par contre, ne soyez pas si préoccupé par l’image que vous présentez aux autres au point de n’être plus vous-même. Ne feignez pas d’être plus sanctifié que vous ne l’êtes. Une vie réellement consacrée à Dieu n’a pas besoin de se faire valoir. Sa transformation ne se limite pas à un maquillage.

3 NOVEMBRE

1 Jean 2.3-6

Exactement comme Jésus

Celui qui prétend qu’il demeure en Christ doit aussi vivre comme le Christ lui-même a vécu. 1 JEAN 2.6

La vie chrétienne ne peut être autre chose qu’une représentation visible du Christ. – Thomas Brooks

DE LA PAROLE… Cette vérité paraît évidente et pourtant… Nous déclarons le salut par la foi en Jésus, nous affirmons être remplis du Saint-Esprit, nous prétendons adorer le Père, et pourtant nous ressemblons souvent si peu à notre Sauveur.

D’où vient une telle incohérence ? Voulons-nous les bienfaits du salut sans les responsabilités ? Saisissons-nous « le don gratuit » en oubliant de porter notre croix ? Quelles que soient nos raisons, nous ne sommes pas les seuls dans ce cas. Chaque religion a des adeptes qui prétendent suivre de bons préceptes mais qui, en réalité, manifestent une indifférence étonnante à leur égard. Les chrétiens ne sont pas sans reproche à ce sujet ! Nous nous leurrons si nous pensons que croire en l’Evangile suffit sans avoir à le mettre en pratique. En écrivant ces mots, Jean pensait peut-être aux propos sévères de Jésus lorsqu’il a demandé à ses disciples : « Pourquoi m’appelez-vous ‘Seigneur ! Seigneur !’ alors que vous n’accomplissez pas ce que je vous commande ? » (Luc 6.46). Jean avait vu des foules se presser autour de Jésus pour voir ses miracles, admiratives et même en adoration ; puis il les a vues s’éloigner quand l’enseignement du Seigneur devenait trop exigeant. Sommes-nous aussi de simples spectateurs à la recherche de miracles ? Cherchons-nous un salut à bon marché ? Prétendons- nous vivre en lui sans vivre comme lui ?

 

… AUX ACTES La première épître de Jean a été écrite pour exhorter les croyants à vivre une foi authentique. Un des premiers signes d’une telle foi est une cohérence entre le vécu et les convictions. Un chrétien qui ne l’est que de nom, dit Jean, ça n’existe pas. L’apôtre Jean reconnaît nos défaillances et notre besoin de les confesser, mais il associe sans cesse la foi qui sauve et la façon dont nous la vivons. Nous devons ressembler au Christ. Les étu­diants tendent à ressembler à leurs professeurs, les enfants à leurs parents, et les chrétiens ressemblent au Christ. C’est ainsi. Le monde doute de la foi chrétienne car ceux qu’il observe sont souvent si différents du Christ. La Parole de Dieu appelle ses témoins à lui ressembler.

 

 

 

1er novembre

Galates 2.19-20

Jésus dans ce monde

Ce n’est plus moi qui vis, c’est Christ qui vit en moi.

GALATES 2.20

Demeurer en Christ est la chose la plus importante de notre vie.- Charles Hodge

DE LA PAROLE… Nous aurons toujours du mal à réaliser que Jésus est maintenant notre vie. Cette pensée est trop profonde pour notre pensée limitée ! Mais nous pouvons être certains d’une chose : ce Dieu qui a offert la vie de son Fils pour nous donner la vie, a investi un trésor en nous. Il attend plus qu’une vie médiocre en retour. D’ailleurs, nous aussi, nous attendons mieux que la médiocrité.

La vie du Christ en nous ne s’accommode pas toujours de la mentalité du monde d’aujourd’hui. Par contre, la vie du Christ en nous nous rendra pleinement satisfaits en tant qu’étrangers sur cette terre. Nous préférerons son royaume à la société en manque de vérité. Nous aurons le désir de partager la vision du Christ et d’accomplir ses plans. Nous ne voulons pas enfouir le trésor de sa vie sous la banalité d’une vie ordinaire. Nous voulons être différents, toujours pleinement humains, toujours un vase de terre, mais un vase qui contient l’eau de la vie étrnelle. Nous voulons cesser de vivre pour nous-mêmes afin de vivre la vie du Christ en nous. Nous désirons profondément cette vie, et c’est ce que Dieu veut pour nous. D’abord venu demeurer parmi nous, il vient à présent demeurer en nous.

… AUX ACTES Souhaitez-vous sincèrement la puissance de Jésus dans votre vie ? Attention à votre réponse ! Sa vie rayonnait la joie, mais aussi la souffrance. C’est pourtant le choix que nous devons faire. Continuez à prier de la façon suivante jusqu’à ce que ces mots vous viennent aussi naturellement que de respirer :

« Seigneur, dans ta grâce, tu as donné la vie de ton Fils pour me donner la vie. Je marche maintenant en lui, dans sa puissance, sa volonté, sa résurrection et sa vie. Que ma vie soit digne de cet appel : que je prie comme il a prié, que je partage ses désirs, sa vision et son œuvre. Je suis un héritier de ton royaume et je désire honorer ce privilège. Donne-moi, s’il te plaît, ta sagesse et implante en moi ta volonté. Laisse-moi voir les miracles de Jésus, sa puissance, sa compassion. Oui, je sais que je porterai aussi le poids de sa croix. Mais, j’en serai heureux car je goûterai aussi à sa vie. Permets que je vive comme Jésus a vécu dans ce monde. Amen. »

31 OCTOBRE

Psaume 119.57-64

La sagesse par la fraternité

Je suis l’ami de ceux qui te révèrent, de ceux qui obéissent à tes décrets.

PSAUME 119.63

Les chrétiens ne sont pas des vagabonds solitaires. – Chuck Colson

DE LA PAROLE… Nous aimons l’idée que notre relation avec Dieu est personnelle et n’implique que nous et lui. Personne d’autre. Mais ce n’est pas la pensée de Dieu qui nous appelle à vivre en communauté. Nous devons faire notre apprentissage en communauté. La sagesse s’acquiert aussi dans la communion fraternelle. Les vérités que nous exprimons ont pour but d’édifier les autres aussi bien que nous-mêmes. Recevoir la pensée du Christ exige de vivre dans le corps du Christ. Une fois que nous sommes imprégnés de la sagesse divine, nous sommes en harmonie avec ceux qui en sont imprégnés aussi. Plus qu’un intérêt commun, c’est un lien spirituel. Recevoir sa pensée c’est recevoir son Esprit, et recevoir son Esprit c’est être en communion les uns avec les autres. Pourquoi ? Parce que Dieu a déversé son Esprit sur de nombreux membres d’un seul corps. Il a distribué ses dons aux uns et aux autres de sorte que si nous désirons le connaître pleinement, nous devons dépendre les uns des autres. La Sainte Trinité est une communauté, et son peuple doit l’être aussi. C’est le seul moyen de saisir pleinement ses vérités. Mais cela pose un problème à beaucoup de chrétiens. Parfois il est difficile de percevoir le Christ dans le corps du Christ. Ceux qui sont en recherche se détournent souvent de Dieu à cause des personnes qui le représentent. Bien qu’il ait fait en nous sa demeure, nous ne le laissons pas toujours habiter en nous de manière visible. Ces vases très terrestres cachent souvent leur trésor sous une opaque couche de péché. La pensée de Dieu est parfois obscurcie.

 

… AUX ACTES N’idéalisons pas l’Église. Elle est composée de gens rachetés mais imparfaits et en cours de transformation. Mais ne la sous-estimons pas non plus. Dieu y habite vraiment. Sa sagesse est trop grande pour qu’un esprit solitaire s’en saisisse, alors il l’a répandue parmi de nombreuses personnes. Le corps du Christ est la présence visible de Jésus dans ce monde. La pensée de Dieu est révélée dans sa Parole et elle est écrite dans nos cœurs, mais elle est cultivée dans la communion fraternelle. Nous avons besoin les uns des autres pour la trouver.

30 OCTOBRE

Psaume 119.49-56

La sagesse par la mise en pratique

La part qui me revient c’est de me conformer à tes commandements.

PSAUME 119.56

Faites le bien avec ce que vous avez, sinon cela ne vous fera aucun bien. – William Penn

DE LA PAROLE… Un vieux manuel de natation montre aux novices comment nager. On y trouve des images de la position du corps dans l’eau, les techniques des mouvements des bras pour différentes nages, les techniques de respiration pour conserver de la vitesse, et tout ce qu’il faut savoir pour éviter de se noyer dans une piscine. Mais personne n’a jamais appris à nager à la seule lecture de cette brochure. Ses lecteurs ont pu acquérir les connaissances nécessaires, mais pas la technique elle-même. Certaines choses ne s’apprennent que par la pratique.

La sagesse de Dieu en est une. Si la parole orale renforce en nous les vérités que nous avons apprises, leur mise en pratique les affermit encore plus. Le meilleur moyen pour vraiment apprendre, c’est de pratiquer. Lire ou écouter une leçon ne fait appel qu’à l’un de nos sens. Mettre une leçon en pratique les met tous en action. Manifestement, notre esprit apprend mieux quand tous nos sens sont en éveil.

Jacques a repris sévèrement ceux qui écoutaient la Parole mais ne la traduisaient pas en actes (Jacques 1.22-25). Ce n’est pas seulement un problème de discipline ; c’est une question d’entraînement. Il est facile d’oublier ce que notre esprit a accueilli. Il est beaucoup plus difficile d’oublier ce que notre esprit a accueilli et ce que notre bouche a exprimé et ce que notre main a accompli. Nous voulons réduire la perte de mémoire. Quand il s’agit d’acquérir la sagesse divine dans nos cœurs, la mémoire disciplinée est essentielle.

 

… AUX ACTES La sagesse de Dieu n’est pas théorique, mais extrêmement pratique. Il ne s’agit pas de spéculations théologiques, mais d’un apprentissage concret. Si nous voulons la sagesse de Dieu, il nous faut déterminer, très honnêtement, quel est notre but. Vivre de cette sagesse doit être notre priorité.

Constatez-vous un fossé entre la connaissance que vous avez de la Parole de Dieu et votre manière de vivre ? Les principes bibliques concernent-ils votre pensée et non votre cœur ? Alors mettez-les en pratique. Aucune autre technique d’apprentissage ne sera plus efficace.

29 OCTOBRE

Psaume 119.9-16

La sagesse par la parole

Mes lèvres énumèrent toutes les lois que tu as prononcées.

PSAUME 119.13

Les mots, ces récipients précieux, remplis de sens.

– St Augustin

DE LA PAROLE… Les spécialistes en techniques de mémorisation disent que si, dans notre conversation, nous prononçons le nom d’une personne rencontrée récemment, nous avons plus de chances de le retenir. Les étudiants qui débattent du contenu d’un cours qu’ils ont suivi vont l’intégrer plus facilement dans leur esprit. Si certaines personnes ont du mal à se souvenir des bonnes blagues, c’est parce qu’elles ne les racontent pas. Verbaliser un savoir acquis récemment est très efficace pour s’en rappeler. La parole renforce la pensée.

Nous trouvons ce même principe dans la Parole de Dieu. Après avoir prié pour recevoir la sagesse de Dieu puis médité et mémorisé certains passages, nous trouverons bénéfique de dire à haute voix ce que nous avons appris. Dans notre culture occidentale, la parole orale est devenue banale ; la verbalisation de nos pensées parfois changeantes n’a rien d’extraordinaire. Il n’en était pas ainsi au temps de la Bible. La parole exprimée était puissante. Dieu a créé l’univers par sa parole. Pour bénir, Dieu et les hommes parlaient. Pour maudire, les hommes parlaient. On ne pouvait retirer ce qui avait été dit. La parole était toujours concrète.

Cette vérité devrait suffire pour nous inciter à examiner nos paroles. Sont-elles l’occasion de donner davantage de poids à nos pensées négatives et suppositions néfastes ? Ou renforçons-nous ce qui est juste et bon ? Nos langues pratiquent-elles la vérité et l’encouragement ou le mensonge et la critique ? Nous croyons que notre pensée maîtrise notre bouche, mais c’est souvent le contraire que l’on observe.

 

… AUX ACTES Une fois que vous avez appris une vérité divine, essayez de la reformuler oralement. Répétez-la à vous-même à haute voix. Partagez-la avec d’autres personnes. Discutez de la manière de la mettre en pratique. Qu’elle devienne une réalité plutôt qu’un concept abstrait. Cette vérité fera davantage partie intégrante de votre pensée et de votre caractère. Votre bouche et vos oreilles l’établiront dans votre cœur.

28 OCTOBRE

Psaume 119.9-16

La sagesse par la mémorisation

 Je garde ta parole tout au fond de mon cœur pour ne pas pécher contre toi. PSAUME119.

Apprendre l’Écriture par cœur est la pratique la plus enrichissante de la vie chrétienne.

– Charles Swindoll

 DE LA PAROLE… Certains chrétiens portent constamment une Bible sur eux, mais la plupart ne le font pas. Mais même si nous le faisions, nous ne trouverions pas un verset pour chaque situation. Une recherche sur Bible électronique ne serait pas non plus très efficace. Les techniques modernes ne suffisent pas, ni les pages de l’Écriture dans nos mains. Ce dont nous avons besoin, c’est de les avoir dans notre cœur.

Nous avons prié que Dieu nous donne sa sagesse. Nous avons médité sur sa Parole, mais nous désirons la contempler de manière plus profonde, plus constante et plus efficace. Nous voulons que les moments gaspillés de notre journée soient rachetés en vue de notre croissance spirituelle. Apprendre la Parole par cœur est la meilleure façon de la graver dans notre cœur.

Beaucoup de gens associent la mémorisation avec l’apprentissage de dates historiques ou de formules mathématiques à l’école. On leur a imposé cet exercice sous peine de recevoir une mauvaise note. L’idée même de la mémorisation n’est alors pas valorisée. Dieu ne nous menace pas d’une mauvaise note et il ne nous impose pas sa Parole contre notre volonté. Il nous invite à y entrer. De même, invitons-la en nous. Là se trouve la vraie bénédiction. Là nous pouvons pénétrer dans sa pensée et ses pensées deviennent nôtres. Mémoriser la Parole de Dieu n’a rien d’ennuyeux. C’est un outil puissant qui nous guide dans la volonté divine.

 … AUX ACTES Lorsque nous mémorisons divers passages de l’Écriture, nous les trouvons plus riches et plus pertinents que jamais. Si nous passons par une crise spirituelle, alors l’Esprit nous donne le mot juste pour notre situation. Si nous sommes tentés, la réfutation jaillit de notre bouche comme lorsque Jésus a été tenté au désert. Si un frère ou une sœur en Christ nous fait part d’un grave besoin, l’Esprit nous suggère un bon conseil ou une parole d’espoir. Alors, la Parole de Dieu ne fera pas seulement partie de nos connaissances mais de nous-mêmes. Elle sera inscrite sur une tablette de chair, et nous serons son ouvrage.

27 OCTOBRE

Psaume 119.145- 152

La sagesse par la méditation

Avant que la nuit ne finisse, mes yeux sont déjà éveillés pour méditer sur ta parole. PSAUME 119.148

La méditation (…) c’est permettre à l’Esprit Saint de s’emparer de la parole écrite et de la déposer dans notre être intérieur comme parole vivante. Campbell McAlpine

DE LA PAROLE… Pour recevoir la sagesse de Dieu, commençons par prier, mais ne nous arrêtons pas là. Sa méthode de transformation exige de nous une totale coopération. Nous ne sommes pas les bénéficiaires passifs de son Esprit ; notre recherche est active. Son Esprit nous est offert, mais il nous faut le vouloir. Et vouloir implique beaucoup plus que simplement demander.

Nous pouvons nous familiariser avec la Parole de Dieu par l’étude. Mais nous ne parviendrons pas à nous l’approprier tant que nous ne la méditons pas. Si nous ne passons pas par cette étape, nous risquons de devenir savants sans être sages. La diffé­rence est grande entre avoir une connaissance à propos de la volonté de Dieu et réellement connaître sa volonté et ses voies. La connaissance enfle et nous entraîne dans l’illusion que nous sommes spirituels, alors que ce n’est pas le cas. L’autre voie nous mène à la vie.

Les églises sont remplies de gens qui entendent la Parole de Dieu le dimanche et l’oublient le lundi. Plusieurs outils sont à notre disposition pour intégrer les vérités de Dieu dans notre vie, mais le premier, après la prière, c’est la méditation. En quoi consiste-t-elle ? Elle implique de « ruminer » la Parole, de se demander pourquoi Dieu l’a prononcée, pourquoi nous avons échoué à la mettre en pratique et comment l’appliquer aujourd’hui. Il n’a pas donné sa Parole pour susciter seulement notre admiration ; il l’a donnée pour que nous la pratiquions. Elle nous est accessible non pas pour nous rendre intelligents mais pour nous changer et nous conformer à l’image lumineuse du Dieu vivant.

… AUX ACTES Ne laissons surtout pas la Parole de Dieu entrer par une oreille et ressortir par l’autre. Ne la lisons pas superficiellement, car elle serait oubliée le lendemain. Elle a de la puissance ! Elle peut faire de nous les êtres que Dieu veut, ceux qu’il a conçus dès le commencement. Ce processus de transformation est l’accomplissement le plus grand de tout être humain. Et c’est la prière à laquelle Dieu répond d’abord quand nous méditons sur sa vérité. Imprégnons-nous-en, complètement et profondément. Laissons-le agir en nous.