Méditation a la bonne heure 8 juillet

Mon âme est devant toi comme une terre épuisée. ^

Psaume 143.6

L’âme qui a déjà goûté aux bénéfices de la grâce sait vers qui se tourner quand elle res­sent un besoin : vers celui dont elle sait qu’elle obtiendra en Christ le secours opportun. Pour cela, quoi de mieux que de présenteront sim­plement la situation telle qu’elle est ? A quel besoin le Seigneur ne saurait-il pas répondre ? Rien de tel donc, pour l’âme, que de s’appro­cher de Dieu en reconnaissant sa faiblesse ; l’âpreté du combat contre le péché, la vigi­lance nécessaire pour nous garder des souil­lures du monde, la force que déploie l’ennemi dans la guerre spirituelle sont autant de rai­sons pour parfois nous sentir épuisés. Il existe cependant en Christ toutes les ressources né­cessaires pour que, telle la terre, l’âme soit fer­tilisée et arrosée, et produise ensuite du fruit dont la gloire ne reviendra qu’à Dieu seul.

Méditation a la bonne heure 7 juillet

Que le juste me frappe, c’est une faveur ; qu’il me fasse des reproches, c’est de l’huile sur ma tête. ^

Psaume 141.5

Il n’est jamais très agréable d’être repris pour une faute que nous avons commise. Pourtant, il y a en cela une véritable bénédic­tion. En effet, c’est la meilleure façon de re­trouver la voie droite. Surtout, il serait inquié­tant pour le croyant de ne pas voir les repro­ches comme une faveur : n’est-ce pas ainsi qu’il entre dans la voie du salut ? Sur le chemin de la repentance, ne devons-nous pas d’abord être frappés par la laideur de notre péché, avant d’en recevoir le pardon par Jésus-Christ le juste ? Si nous voyons cela comme une faveur, continuons de le voir dans la suite de la vie chrétienne ! Bien sûr, nos semblables et même nos frères n’ont pas toujours l’attitude parfaite que nous trouvons en notre Seigneur lors­qu’il nous reprend ; mais s’ils sont ses « outils », n’est-ce pas de l’huile sur notre tête ?

Méditation a la bonne heure 6 juillet

Tu sais quand je m’assieds et quand je me lève, tu comprends de loin ma pensée.
Psaume 139.2
Les hommes n’ont pas toujours conscience de l’omniscience de Dieu ; pour être plus précis, ils rejettent même le fait que Dieu sait en permanence toutes choses à leur sujet. Cette perspective est en effet pour eux inquiétante ; bien des choses faites en cachette, à l’abri du regard de leurs semblables, les confondraient si elles étaient révélées au grand jour ! Pourtant, le Seigneur sait toutes ces choses et même plus, car il pénètre la pensée des hommes ; si certains réussissent à maîtriser leur conduite, que pourront-ils dire au sujet de leurs pensées ? Elles vont parfois à une telle vitesse qu’il est bien difficile de les contrôler ! Pour le croyant, il existe cependant une issue : il peut amener toute pensée captive à l’obéissance au Christ (2 Corinthiens 10.5) et vivre ainsi de façon transparente devant son Dieu.

Méditation a la bonne heure 5 juillet

Eternel, ta bienveillance dure à toujours, n’abandonne pas les œuvres de tes mains !

Psaume 138.8

Le croyant ne répète jamais assez combien la bienveillance de l’Eternel n’a pas de fin. En effet, si l’homme se fie à son propre fonc­tionnement et aux variations de ses humeurs, de ses pensées, de ses projets, il finit parfois par se dire que Dieu lui ressemble. Mais la Bible ne le révèle pas ainsi : en Dieu, il n’y a ni changement, ni ombre de variation (Jacques 1.17). Ainsi, celui qui bénéficie de la bienveil­lance de Dieu en Christ sait qu’elle est valide pour l’éternité. Cette bienveillance ne dé­pend en rien des hommes mais uniquement du bon vouloir et de l’œuvre de Dieu ; ayant commencé la nouvelle création des élus en Christ, il achèvera d’une façon certaine cette œuvre magnifique de grâce (Philippiens 1.6). Les mains percées de mon Sauveur me rap­pelle que je ne serai jamais abandonné.

Méditation a la bonne heure 4 Juillet

Tout ce que l’Eternel veut, il le fait.

Psaume 135.6

L’Eternel est le seul vrai Dieu. Lui seul est au-dessus de toutes choses et a le pouvoir d’agir à sa guise dans le moindre recoin de l’univers. Les idoles des hommes ont les li­mites de l’imagination et n’ont aucun pou­voir sur la réalité ; elles sont mortes et ne peuvent donc conduire les hommes que dans les voies de la mort. La pire d’entre ces idoles est sans doute l’homme lui-même ; la plus sournoise, qui est attachée à la pré­cédente, est sans doute un prétendu libre arbitre, qui laisse une part à la volonté de l’homme dans le salut. Méfions-nous, cette idole-là est aussi la plus coriace : quand on croit l’avoir écrasée, détruite sur les fon­dements de la souveraineté de Dieu, elle rampe parfois encore pour s’infiltrer dans le moindre trou théologique qui ne reconnaît pas la vérité de notre texte.

Méditation a la bonne heure 3 juillet

Voici qu’il est bon, qu’il est agréable pour des frères d’ha­biter unis ensemble !

Psaume 133.1

L’unité entre les croyants est un principe es­sentiel dans la vie de l’église. Ce principe vient du haut, comme «la rosée de l’Hermon qui descend sur les montagnes de Sion » (Psaume 133.3), c’est-à-dire dans la dynamique de grâce souveraine accordée en Christ (cf. Hébreux 12.22-23). Ce principe spirituel est donc essen­tiel pour le croyant lui-même, qui reçoit une bénédiction particulière là où le Seigneur a dé­cidé de la placer. La visibilité de cette unité est bonne pour ceux qui deviendront croyants, les élus qui ne sont pas encore convertis, car ils en voient ainsi les effets. Le monde reçoit égale­ment par là un témoignage vivant de la véri­table unité dans le Seigneur, une unité que les hommes ne peuvent établir par eux-mêmes ; la véritable unité se fait par l’Esprit saint, en Christ, sur le fondement des Ecritures.

Méditation a la bonne heure 2 Juillet

Mon âme est en moi comme un enfant sevré.

Psaume 131.2

Le fait de voir son âme comme un en­fant est, pour le psalmiste, une façon de reconnaître ses origines. Il voit sa relation avec Dieu comme une relation filiale ; il existe en ef­fet une telle intimité entre Dieu et l’âme du croyant qu’il est approprié d’en parler comme d’une relation de parent à enfant ! La comparai­son de l’âme avec l’enfant indique également la dépendance envers Dieu : qui mieux que l’en­fant représente une dépendance totale envers le parent depuis sa naissance ? Voyez ensuite comment cette dépendance reçoit satisfac­tion : le texte porte « comme un enfant sevré »; tous ses besoins sont satisfaits. Voilà de quoi donner de l’assurance à la jeune âme dans le Seigneur, celle qui le connaît depuis peu, mais également à celle qui est appelée à montrer des signes de maturité, car sa croissance est entre de bonnes mains.

Méditation a la bonne heure 1er juillet

Ceux qui sèment avec lar¬mes moissonneront avec cris de triomphe.

Psaume 126.5

La semence de l’Evangile requiert certaines conditions pour se développer à salut. On remarque, en effet, qu’elle prend racine là où elle a été arrosée de pleurs. Y aurait-il donc dans les larmes du semeur une substance « magique » qui garantirait une bonne moisson ? Certainement pas : le salut est l’œuvre souveraine de Dieu en Christ ; il est entièrement accordé par grâce et rien, même les larmes d’un homme, ne peut y participer en quoi que ce soit. Cependant, pour que le semeur soit semeur, il faut qu’il ait reçu la semence en lui-même ; c’est elle qui suscite ensuite les larmes. Ces dernières trouvent leur source dans le cœur du pécheur repentant. Il découvre jour après jour la grâce abondante de Dieu en Christ ; c’est pourquoi les larmes sont plus une conséquence qu’une cause dans le triomphe de la moisson.

Méditation a la bonne heure 30 juin

Sans l’Eternel qui était pour nous – Qu’Israël le dise…

Psaume 124.1

Qu’il ait du succès dans ses examens, dans des épreuves sportives ou dans quelque autre chose, l’homme a vite fait de s’en attribuer la gloire. Mais le croyant ne peut pas faire ainsi, car il sait qui a occasionné ces succès ; il sait que sans l’Eternel rien ne lui serait possible. Au moment où se révèle un succès, les incroyants ne manqueront pas de vous féliciter. Qu’allez- vous faire ? Ce moment est en réalité le mo­ment opportun pour rendre toute la gloire à votre Dieu en Jésus-Christ ; je dis bien toute la gloire, sans quoi vous serez un voleur. En effet, chaque fois que le chrétien ferme sa bouche devant le piédestal que lui dresse le monde, il est en fait en train de voler la gloire qui re­vient à Dieu. Que l’Israël de Dieu le dise ! Sans l’Eternel qui est pour nous en Christ, notre vie ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui (cf. 1 Corinthiens 4.7).

Méditation a la bonne heure 29 juin

Je lève les yeux vers les montagnes… D’où me viendra le secours ? ^

Psaume 121.1

Quand l’homme se trouve face à une difficulté, il a tendance à lever les yeux autour de lui pour évaluer de quel endroit peut lui venir le secours opportun. De Jérusalem, le psalmiste scrutait les montagnes comme pour anticiper le moyen par lequel il pouvait être secouru ; cette attitude illustre bien celle du chrétien qui regarde aux solides montagnes théologiques. Si elles sont réellement fondées sur le Seigneur, alors elles conduisent ses regards vers Jésus-Christ le Sauveur. Car c’est en lui et en lui seul que se trouve le secours des pécheurs. Veux-tu éprouver les montagnes de théologie que tu as reçues ? Alors, regarde si elles te conduisent à Jésus- Christ. Car c’est lui, l’Eternel qui a fait les cieux et la terre (Psaume 121.2), les montagnes ne faisant que pointer vers lui. Que les yeux de notre foi le voient encore aujourd’hui !