Méditation a la bonne heure 28 juin

Je suis errant comme une brebis perdue : cherche ton serviteur ! ^
Psaume 119.176
Le psalmiste a écrit ce long psaume en parlant des commandements de Dieu et de son amour pour eux. Il les chérit en son cœur et les pratique continuellement, mais il ne se repose cependant en rien sur sa pratique pour être reçu par Dieu. Au contraire, l’expérience des commandements divins l’a conduit à se voir errant comme une brebis perdue. Il est donc porté à admettre sa propension au péché, avec la part d’incrédulité qu’il y a dans l’errance et dans la perdition qui s’ensuit. Où donc trouver l’espoir d’en être délivré, sinon en Dieu lui-même ? C’est précisément en lui que le psalmiste cherche cette délivrance ; il le prie donc de le chercher, s’appuyant ainsi uniquement sur la grâce libre et souveraine de Dieu. Ce dernier la révèle en Christ le bon berger ; c’est pourquoi la brebis reconnaît sa voix et le suit.

Méditation a la bonne heure 27 jui

Tes préceptes sont merveil­leux : c’est pourquoi mon âme les garde.

Psaume 119.129

Au fur et à mesure que le croyant découvre les préceptes de la parole de Dieu, il s’émer­veille de leur valeur et de leur pertinence pour sa vie. Il désire donc les garder en son âme, non pas pour les cacher à l’abri des re­gards, mais au contraire pour les exposer à la vue de ceux qui l’entourent. C’est en vivant ces préceptes que le croyant les met en va­leur, ou plus exactement honore le Dieu qui les a donnés. Bien que le péché lui blesse en­core l’âme, le croyant garde continuellement les préceptes divins en fixant les regards sur celui qui les a parfaitement accomplis, Jésus- Christ son Sauveur et son représentant devant Dieu. C’est le seul moyen de demeurer dans son amour et ainsi de s’éloigner progressive­ment des voies du péché. A Dieu seul en soit la gloire, en Jésus-Christ notre Seigneur !

Méditation a la bonne heure 26 juin

Ta parole est une lampe à mes pieds et une lumière sur mon sentier.

Psaume 119.105

L’obscurité spirituelle dont ce monde est environné nécessite un éclairage particulier. Des pièges de toutes sortes sont en effet tendus sur le chemin des hommes qui, s’ils ne sont pas éclairés, tomberont rapidement dans l’un ou l’autre d’entre eux. Pour les en garder, le Seigneur donne sa parole, la lampe spirituelle sur le chemin du croyant. Avec cette lampe, le chrétien est avisé de tout ce qui l’entoure et peut donc marcher sur le chemin étroit qui se trouve en Christ. Remarquez où le psalmiste indique l’utilité de la lampe : à ses pieds. Car il ne s’agit pas seulement d’avoir l’intellect éclairé au sujet de tel ou tel point théologique, il s’agit de marcher dans la vie chrétienne, c’est-à-dire d’avoir une attitude pratique face à des réalités qui ne le sont pas moins, Christ notre lumière, guidant continuellement notre sentier.

Méditation a la bonne heure 25 juin

Car je suis comme une outre dans la fumée ; je n’oublie pas tes prescriptions^^
Psaume 119.83
L’outre de vin placée dans la chaleur et la fumée des foyers avait, à l’époque, pour but d’accélérer sa fermentation. De la même façon, il arrive au croyant de se retrouver dans des situations inconfortables, où il ne voit pas bien vers quoi les circonstances le mènent. Une chose est sûre : il n’oubliera pas les prescriptions de Dieu. Celui qui, en de telles circonstances, s’éloigne des voies de Dieu, doit s’interroger sur la réalité de sa foi, car le véritable chrétien garde la foi même dans les mauvais jours. Ces mauvais moments sont donc utiles pour s’examiner soi-même (2 Corinthiens 13.5). Es-tu, mon frère, dans une de ces situations peu confortables ? Ne t’inquiète pas, n’oublie pas les prescriptions de Dieu en Christ, confie-toi en lui et tu seras encouragé de voir ainsi ta foi authentifiée et fortifiée.

Méditation a la bonne heure 24 Juin

Avant d’avoir été humilié, je m’égarais ; maintenant, j’observe ta parole.

Psaume 119.67

Quand un homme en humilie un autre c’est toujours dans une attitude orgueilleuse, à des fins destructrices. Mais quand Dieu fait pas­ser son enfant par le chemin de l’humiliation, c’est, d’une part, de façon mesurée, sans au­cun excès nuisible à la bonne santé spirituelle ; d’autre part, c’est toujours avec des objectifs précis, afin de sanctifier chacun de ceux qu’il s’est acquis par son propre sang. Dieu use en effet de pédagogie envers son enfant, la voie de l’humiliation devant être reçue comme une voie d’instruction. Elle comporte également une mesure « corrective », à l’image de la hou­lette dont se sert le berger pour ramener sa brebis sur le bon chemin. Bénissons Dieu en Christ d’user de sa houlette à notre égard, car l’observation de sa parole est pour nous une fin des plus profitable.

Méditation a la bonne heure 23 juin

Détourne mes yeux de la vue des choses vaines, fais- moi vivre dans ta voie ! ^

Psaume 119.37

Les choses vaines pullulent dans ce monde et il paraît bien compliqué de ne pas les voir. Mais la foi en Christ n’arrête pas ses regards sur ces choses : la foi en Christ ne fait pas comme la femme de Lot qui regarda en arrière et devint une statue de sel (Genèse 19.26) ; la foi en Christ regarde à lui et à lui seul pour le salut de l’âme. Sa vie en est totalement dépendante. La vie abondante qui s’écoule de Christ permet d’ailleurs de discerner la vanité des choses existant hors de la voie du salut. La grâce de la vie augmentant sans cesse en force dans son cœur, le croyant focalise toujours plus ses regards sur Christ. Ainsi, plus le croyant avance dans la vie, plus il réalise sa dépendance de Dieu pour vivre. Soyons donc assurés que le Dieu de la grâce souveraine fera vivre son enfant dans sa voie.

Méditation a la bonne heure 22 Juin

Je serre ta promesse dans mon cœur, afin de ne pas pécher contre toi.

Psaume 119.11

Recevoir en soi l’Esprit de vie bouleverse complètement l’inclinaison du cœur. Ce siège de toutes les plus mauvaises dispositions devient, à la conversion, un réceptacle bienveillant de la parole divine. Celle-ci y fait habiter Christ, prenant progressivement autorité dans tous les domaines où le diable avait laissé son empreinte. Réalisant cela, le croyant craint de plus en plus d’offenser son Dieu en se laissant aller à des fonctionnements pécheurs, dont il était auparavant l’esclave. Que faire donc, pour un cœur renouvelé, sinon y serrer la parole prometteuse de Christ ? Car en lui se trouve bel et bien la promesse d’être gardé du mal. Que les paroles de notre texte soient invoquées devant le trône de la grâce quand la tentation de pécher survient, mais aussi avant qu’elle ne survienne ! Amen !

Méditation a la bonne heure 21 juin

La pierre qu’ont rejetée ceux qui bâtissaient est devenue la pierre principale, celle de l’angle. ^

Psaume 118.22

A l’époque, ceux qui ont rejeté David ne pouvaient aller contre le Dieu de l’Histoire ; au-delà de leur désir, la volonté de Dieu se réalisait et rien ni personne ne pouvait y faire obstacle. David fut donc la pierre principale, le roi du peuple d’Israël. Les événements de ce temps illustraient ce qui se passe dans le royaume spirituel. Quand Jésus vint sur la terre, les religieux de l’époque le confirmèrent ; ils rejetèrent donc le roi des rois, Jésus-Christ, la pierre d’angle de l’édifice spirituel auquel ils étaient étrangers. Aujourd’hui encore, parmi les croyants, il est facile de repérer l’esprit des religieux : ce sont ceux qui rejettent Christ de leur message comme de leur vie. Il était, il est et sera cependant pour toujours la pierre prin­cipale de l’édifice de Dieu, qui rejette tout ce qui n’est pas construit sur ce seul fondement.

Méditation a la bonne heure 20 juin

20 juin

Elle a du prix aux yeux de l’Eternel, la mort de ses fi­dèles.   Psaume 116.15

Dieu a élu son peuple avant la fondation du monde (Ephésiens 1.4). Dans cette éternité « passée », le Dieu trinitaire avait déjà évalué le coût de leur salut. Le prix en était très élevé, car il fallait que le Fils éternel, Dieu lui-même, s’in­carne et meure à la place des pécheurs pour leur accorder la vie éternelle. Avec le temps, les fidèles se rendent toujours plus compte du prix de leur vie : c’est dans la mort de Christ qu’ils en trouvent la source. Dieu les attirant toujours plus près de lui, leur vie est une mé­lodie qui joue toujours plus distinctement le son de l’Evangile. La fin de leur pèlerinage est donc la dernière note, le dernier témoignage qu’ils rendent dans ce monde. C’est un point culminant préparé avec précision dans la pro­vidence de Dieu, pour faire résonner son nom juste avant leur entrée dans la gloire.

Méditation a la bonne heure 19 juin

Pourquoi les nations diraient-elles : Où donc est leur Dieu ?
Psaume 115.2
Le psalmiste a en point de mire la gloire de Dieu. Il n’a aucun doute sur le fait qu’elle resplendit, mais il craint une confusion de la part de ceux qui la voient : ils ont une telle ignorance du vrai Dieu qu’ils pourraient attribuer la manifestation de cette gloire à l’homme. C’est pourquoi le psalmiste intercède auprès de Dieu pour que ce soit bien son nom qui soit glorifié (Psaume 115.1). Qu’il est affligeant pour le croyant de voir l’athée placer le vrai Dieu à côté de toutes sortes d’idoles ! En faisant entrer, à l’époque, l’arche de l’Eternel dans le temple de Dagon, les Philistins avaient vu que l’idole ne pouvait tenir debout face à elle (1 Samuel 5.4). De la même manière, le croyant supplie le vrai Dieu de glorifier encore de façon marquante le nom de Christ dans sa vie, en faisant tomber toutes les idoles.