Témoignages

La parole de /’Éternel vint à moi, disant : Avant que je t’aie formé dans le ventre de ta mère, je t’ai connu.

Jérémie 1. 4, 5

Qui étais-je réellement ? (1)

“Je suis né en Tunisie, au sein d’une famille juive. Dans les années 1950, mes parents sont venus vivre à Paris. C’est alors que j’ai commencé à me poser des questions sur mon identité. À 16 ans, je suis allé en Israël pour vivre dans un kibboutz pendant six mois. Cela a été une expérience extraordinaire qui rendait mes questions plus profondes : Qui étais-je réellement ? Un Juif né en Tunisie, élevé en France, toujours à la recherche de son identité. Devais-je accepter la culture de mes parents, ou devais-je m’intégrer dans la culture française, et devenir simplement un “Juif sociologique”, qui n’avait de juif que le nom et qui rejetait les traditions de ses ancêtres ?

Au kibboutz, j’ai rencontré Judy, une chrétienne venue du Canada pour découvrir le pays de la Bible. Je lui ai posé des questions sur ce qu’elle croyait, et finalement, je me suis acheté une Bible. Plus j’avançais dans ma lecture, plus je me posais des questions. Et les réponses suivaient !

La Bible mentionnait des personnages qui m’étaient familiers, comme Abraham, Moïse ou le roi David. Je découvrais qu’ils avaient vécu en relation avec Dieu. J’ai été surpris, puis captivé. Cela a été un véritable déclic : moi aussi, jeune Juif tunisien, je pouvais communiquer avec Dieu, et même avoir une relation personnelle avec lui ! D’autre part, l’image que j’avais de Jésus était déformée : je le voyais comme un non-Juif. Au fil des pages, j’ai découvert un rabbi bien différent de l’homme que l’on m’avait décrit : Jésus aimait le peuple juif.”

 

Jésus… leur dit : Que cherchez-vous ? Ils lui dirent : Maître, où demeures-tu ? Il leur dit : Venez et voyez. Ils allèrent donc et virent où il demeurait ; et ils demeurèrent auprès de lui.

Jean 1. 38, 39

J’étais persuadé que Jésus était le Messie (2)

“J’ai reconnu en Jésus un rabbi qui disait la vérité. Il parlait dans un contexte que tout Juif pouvait comprendre, d’une manière qui me frappait. Je l’approuvais à chaque récit des évangiles. Après plusieurs semaines, j’ai déclaré que j’étais vraiment persuadé que Jésus était le Messie, et que je me considérais comme un de ses disciples. Je n’ai pas eu besoin de révélation particulière, mais d’une foi simple : j’avais l’assurance d’appartenir à celui qui était mort et ressuscité afin que je puisse avoir la vie éternelle.

Quand je suis retourné en France, mes parents ont assez mal réagi à mon nouvel engagement. Ils se sentaient trahis car ils pensaient que j’avais tourné le dos aux espoirs qu’ils avaient fondés sur moi. Pour pouvoir grandir dans ma foi nouvelle, il me fallait un nouveau départ. J’ai donc décidé de me rendre au Canada. Et j’ai épousé Judy en 1976, l’amour nous avait réunis. J’aurais tant aimé que mes parents soient présents, mais ils avaient cessé de me parler depuis que j’avais confessé ma foi en Jésus. Pendant onze ans, ils ont refusé de communiquer avec moi. C’est seulement lorsque nos enfants sont nés qu’ils ont bien voulu renouer le contact, et je remercie Dieu pour cela.

Je n’ai jamais regretté d’avoir placé ma confiance en Jésus et d’avoir remis ma vie entre ses mains. En lui j’ai trouvé les réponses aux questions essentielles de la vie. Et j’en suis toujours reconnaissant à Dieu.”

d’après William

Du bouddhisme au Christ

 « Je suis née dans une famille bouddhiste en Thaïlande… Mon grand-père m’avait inculqué une bonne base et un bon exemple du bouddhisme théorique et vécu. A13 ans, l’image de la croix est apparue dans mon univers, dans un catalogue de bijoux ! Cette figure de souffrance m’a attirée, intriguée, et même effrayée. Qui était cet homme sur la croix ? Un professeur non chrétien m’a parlé d’un certain Jésus… Puis un soir, ma famille a regardé par hasard une émission où j’ai eu juste le temps d’entendre : « Savez-vous pourquoi Jésus est venu naître dans une étable ? C’est parce que le monde n’avait pas de place pour lui, Et vous ? Avez- vous une place pour lui ? » Pour moi c’était clair. C’était un appel, et j’ai répondu… Cependant, pendant des années, j’ai erré entre la Bible et le bouddhisme. Je récitais la prière chrétienne avant de me coucher, en espérant que cela me rapporterait protection et bénédiction. Je ne pouvais alors rien comprendre à la nouvelle naissance, la conversion par laquelle le monde aurait été crucifié pour moi, comme je le serais pour le monde (Galates 6 :14). Le Seigneur qui est bon, a été patient durant tout ce temps. Il me montrait petit à petit qui il était, grâce à la Bible. Mon attrait pour Christ commençait à mûrir pour céder la place à l’amour et à l’adoration. J’ai été baptisée à 17 ans, et mon attitude, mon style de vie changeaient : entre autres j’ai arrêté de fréquenter les fans d’un groupe musical, asservis à la drogue.

L’amour de Jésus, inimaginable, a fait de moi, minable et insignifiante, une enfant de Dieu ».

Jésus… Il n’y a pas… sous le ciel d’autre nom qui soit donné parmi les hommes, par lequel nous devions être sauvés » Actes 4 :12

d’après Vérine M.

Prière d’un enfant

Tout au long des sombres années de la deuxième guerre mondiale, un garçon de moins de douze ans avait à cœur de prier chaque soir le Seigneur Jésus pour que tous les hommes de son quartier qui étaient au front, prisonniers ou dans des camps de travail, puissent revenir un jour à la maison.

Il ne choisissait pas les uns plutôt que les autres. Il priait pour tous ceux qu’il connaissait ou dont il avait entendu parler, sans s’inquiéter de savoir s’ils étaient des croyants ou non. Il pensait à eux parce qu’il avait appris que dans telle ou telle maison il manquait le mari ou le papa, et peu à peu sa liste s’était tristement allongée.

Il priait avec persévérance, et si le soir il s’était laissé gagner par le sommeil en énumérant tous les noms, il recommençait le lendemain matin.

À la fin de la guerre, tous les hommes qui avaient fait l’objet de la prière de l’enfant revin­rent sains et saufs. Ils racontèrent autour d’eux les épisodes de leur exil. La plupart avaient traversé des situations dont ils ne pensaient pas revenir, des circonstances dramatiques auxquelles peu de leurs camarades avaient échappé. Ils n’ont jamais su qu’un enfant avait prié pour eux. Seul celui-ci apprit par cette expérience que le Seigneur écoute la prière de la foi. Pour lui ce fut assurément une grande leçon dont il se souvint toute sa vie.

Semence du 11 avril 2018